Cet OS est un AU dans lequel Emma est la princesse de Camelot, enfant du roi Arthur et de sa femme Guenièvre. Elle est amoureuse du lieutenant Killian Jones, un employé de la marine royale, mais l'idylle secrète qu'ils partagent se voit menacée lorsque les parents de la jeune fille lui apprennent qu'elle doit se marier à l'un des princes des contrées voisines venus la rencontrer.

Hook972, comme promis, cette fiction est pour toi ! Je sais qu'elle est un peu « spéciale » mais tu avais l'air assez emballée par l'intégration de l'univers de Camelot dans la série alors j'ai voulu réutiliser quelques informations que j'ai pu récolter de nos conversations… à ma manière. Je tiens quand même à prévenir à l'avance que c'est une totale invention par rapport aux légendes arthuriennes, un peu comme OUAT qui utilise les contes pour en faire ensuite ses propres histoires.

Mais bref, j'espère tout de même que ceci te plaira ma très chère mate ! ;)

Sinon, pour répondre à Elena sur mon OS précédent (désolée, je n'ai pas pu le faire avant puisque tu n'as pas de compte), si tu repasses par ici, tout d'abord merci beaucoup pour ta review ! Ensuite, pour ce qui est de la vidéo de Colin parlant gaélique, je ne peux pas mettre de lien mais si tu tapes les mots « Colin O'Donoghue speaking gaelic » dans YouTube, tu devrais trouver sans problème, sachant que ça s'est passé durant la convention Ever After au Brésil. Et le site que j'ai utilisé s'appelle irishcultureandcustoms !


« Killian, laisse-moi, il faut vraiment que je m'en aille ou mes parents vont finir par se rendre compte de mon absence ! »

La voix d'Emma se voulait menaçante, mais elle ne put retenir un éclat de rire lorsque son petit-ami l'embrassa dans le cou, ce qui la fit frissonner malgré elle entre ses bras. Elle ferma alors les yeux pour apprécier davantage le contact de la bouche du jeune homme contre sa peau, oubliant subitement les paroles qu'elle venait de prononcer. Après tout, ce n'étaient pas cinq minutes de plus en sa compagnie qui allaient changer quelque chose…

Pourtant, alors qu'il aurait lui aussi aimé ne pas avoir à la quitter, le garçon finit rapidement par s'éloigner d'elle à contrecœur, un air des plus sérieux sur le visage. Il repositionna instinctivement une mèche de cheveux derrière son oreille, puis lui répondit, un doux sourire au bord des lèvres :

« Tu as raison, love, ne prenons aucun risque. Nous nous voyons demain, de toute façon. »

Il se leva ensuite et tendit une main à sa bien-aimée pour l'inciter à faire de même. Ils descendirent silencieusement du navire royal sur lequel ils s'étaient installés pour contempler l'horizon, puis se dirigèrent ensemble vers le château. Quand ils arrivèrent dans les grands jardins, le brun abandonna sa princesse après lui avoir volé un dernier baiser d'au revoir.

« Bonne nuit, Emma, lui fit-il tandis qu'il avait encore son front collé contre le sien.

– Bonne nuit, Killian. A demain. »

Il la regarda rejoindre ses quartiers de façon la plus discrète possible afin de ne pas se faire remarquer par les gardes et, une fois totalement hors de sa vue, prit le chemin inverse de celui qu'ils venaient d'emprunter afin de retourner sur le port. Une fois chez lui, il partit directement se coucher dans son lit, prêt à s'endormir bien au chaud sous les couvertures, mais fut interpellé par son frère, vraisemblablement toujours éveillé :

« Quand est-ce que vous comptez parler au roi et à la reine ? Vous vous voyez en cachette depuis des mois, il serait peut-être temps que cela cesse, non ?

– Tu sais aussi bien que moi que tout n'est pas aussi simple, Liam, s'expliqua l'intéressé. Je ne suis pas certain qu'ils m'accepteraient parmi eux… »

En effet, Killian n'était qu'un « simple » lieutenant de la marine royale, qui n'avait certainement rien à faire au bras d'une princesse, héritière du trône, qui plus est mais les deux amoureux n'y pouvaient rien. Ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre ne se contrôlait pas, bien plus fort que n'importe quelle tradition… C'est pourquoi, sans que personne – à part l'aîné Jones et la nourrice de la jeune fille – ne soit mis au courant, ils se retrouvaient le plus souvent possible loin du palais et des regards indiscrets pour passer du temps ensemble.

Toutefois, leur idylle secrète n'allait bientôt plus pouvoir durer, même s'ils n'en avaient pas encore vraiment conscience.


Le lendemain, Blanche-Neige, la femme qui s'occupait d'Emma depuis sa plus tendre enfance et qu'elle considérait comme sa propre fille, entra dans la chambre de la blonde de bonne heure pour la réveiller. Lorsqu'elle poussa les rideaux afin de laisser entrer la lumière du jour dans la pièce, elle entendit la demoiselle soupirer de mécontentement et cacher sa tête dans son oreiller, ce qui la fit sourire. Sa difficulté à ouvrir les yeux ne pouvait être expliquée que par une seule chose : elle avait encore découché… Elle vint donc s'asseoir à ses côtés et caressa tendrement sa longue chevelure dorée, puis elle murmura :

« Emma, chérie, il faut que tu te lèves. Tes parents t'attendent, ils ont quelque chose d'important à te dire. »

A ces mots, la princesse daigna enfin bouger. Elle se précipita hors de sa couche, se prépara en vitesse, déposa un baiser sur la joue de sa nourrice puis quitta les lieux pour rejoindre la grande salle à manger dans laquelle étaient déjà installés son père et sa mère. Elle les salua vivement, puis gagna sa place.

Pendant un moment, ils déjeunèrent en silence, jusqu'à ce que la blonde aperçoive la reine lancer des coups d'œil insistants à son mari. Elle se rappela alors les dires de Blanche les concernant, c'est pourquoi elle les questionna, impatiente :

« Il paraît qu'il faut que vous me disiez quelque chose ?

– Euh… oui, affirma le souverain, hésitant quelque peu (il savait que ce qui allait suivre n'allait pas plaire à son enfant). Tu as fêté tes dix-huit ans le mois dernier et… tu sais, il serait temps de… de te marier. »

Le visage de la jeune fille se décomposa totalement à l'entente de ces paroles. Elle savait comment se passaient les mariages dans son royaume : des princes des contrées voisines étaient invités à passer une épreuve dont le vainqueur remporterait en échange sa main. Et cette épreuve, choisie spécialement par son père, ne consisterait en rien d'autre que retirer Excalibur, l'épée magique qui par le passé avait fait de lui le roi de Camelot, de son rocher dans lequel il la planterait à nouveau.

Immédiatement ses pensées se tournèrent vers Killian. Qu'allait-il advenir d'eux à présent ? Même s'ils savaient depuis avant même le début de leur relation que ce jour finirait par arriver, elle ne pouvait se résigner à se séparer de lui. Elle l'aimait bien trop pour cela.

Mais elle ne pouvait pas non plus faire part de leur romance à ses parents, qui ne la comprendraient ni ne l'accepteraient jamais, même s'ils appréciaient vraiment le jeune homme et le travail qu'il fournissait pour eux.

« Je ne veux pas me marier ! s'écria-t-elle donc après un long moment de silence pesant qui avait pris part entre les trois membres de la famille.

– Tu le dois pourtant, ma chérie, répondit Guenièvre d'un ton calme et posé. C'est dans tes obligations de princesse.

– Je me fiche des obligations, je veux pouvoir choisir moi-même mon futur mari… marmonna-t-elle pour elle-même. »

Puis, énervée, elle se leva de table et s'enfuit hors du château, pour rejoindre la seule personne qu'elle avait envie de voir et à qui elle souhaitait parler en cet instant : son lieutenant. Elle entendit un « Emma ! » l'appeler au loin alors qu'elle courait à toute vitesse mais ne se retourna pas.

Elle s'arrêta simplement quand elle se retrouva en face du brun sur le pont du Jewel of the Realm. Celui-ci l'interrogea du regard en haussant un sourcil de surprise – ils n'avaient pas prévu de se voir avant l'après-midi – mais, pour toute explication, elle lui sauta dans les bras et fondit en larmes contre son torse. Il ne fit aucune remarque, se contentant de resserrer son étreinte d'autour d'elle et de caresser son dos pour la réconforter du mieux qu'il le pouvant en attendant qu'elle ne lui explique ce qui n'allait pas. Ce qui ne tarda pas à arriver, puisqu'elle finit par se détacher de lui au bout d'un certain temps et confessa alors entre deux sanglots :

« Mes parents… Ils veulent me marier. »

Le cœur du garçon rata un battement face à ces mots ; il eut comme l'impression d'être incapable de respirer durant plusieurs secondes.

Il tenta tout de même de cacher son mal-être devant sa belle – il se devait de la rassurer –, c'est pourquoi d'un revers de la main il essuya ses pleurs puis l'invita à s'asseoir avec lui pour qu'elle lui en apprenne davantage sur les intentions des souverains. Elle lui raconta alors la conversation qu'elle avait eue avec eux, ainsi que les traditions royales concernant le futur époux de l'héritière au trône.

« Il existe tout de même un moyen pour éviter cela, fit-elle une fois son récit terminé.

– Quel est-il ? interrogea le jeune homme, une lueur d'espoir dans la voix.

– Eh bien, nous pourrions nous enfuir loin d'ici, tous les deux. Voler un bateau, et prendre le large sans personne pour dicter nos choix…

– Non, Emma, refusa-t-il tout en plantant ses irises océan dans celles de l'intéressée. Tu sais très bien que nous ne le pouvons pas, nous ne ferions qu'aggraver les choses si l'on venait à nous rattraper. Nous allons trouver une autre solution moins risquée. Quand tes prétendants vont-ils arriver ? »

Emma baissa les yeux suite à cette question. Elle était partie si rapidement du palais qu'elle n'avait même pas pris la peine d'en demander plus à ce sujet. Mais, connaissant ses parents, s'ils lui en faisaient part, c'est qu'ils avaient déjà tout organisé minutieusement.

« Je n'en sais rien, avoua-t-elle. Bientôt, en tout cas. »

Devant la peine qu'affichait la princesse sur son visage, Killian entoura ses épaules de son bras pour la rapprocher de lui. Elle laissa alors sa tête reposer contre son épaule et ferma les paupières un instant afin de se calmer tandis que la brise venait faire voler ses boucles au vent.

« Je ne veux pas te perdre, chuchota-t-elle. »

Le garçon ne répliqua rien, même s'il n'en pensait pas moins. Ils demeurèrent donc dans la quiétude à réfléchir chacun de leur côté à un moyen de rester ensemble malgré tout.

Ce fut Liam, parti faire une promenade matinale pour profiter de son jour de repos, qui les sortit de leurs songes en saluant la jeune fille :

« Bonjour princesse ! Que fais-tu ici, tout va bien ?

– Oh euh oui, je… euh… je voulais simplement rendre une petite visite surprise à ton frère, l'informa cette dernière en souriant faussement (elle n'avait pas vraiment envie de faire part de ses problèmes à tout le monde). »

Elle se mit ensuite debout pour prendre l'aîné Jones dans ses bras – tous deux étaient très proches l'un de l'autre. Puis, quand ils s'éloignèrent, il désigna son cadet d'un geste de la tête.

« Désolé, love, s'excusa-t-il, mais est-ce que tu permettrais que je te l'emprunte ? J'ai besoin que nous regardions ensemble quelques détails pour notre prochaine sortie en mer.

– Pas de soucis, je vous laisse tranquille, il faut de toute manière que je rentre chez moi. »

La princesse esquissa un rictus qui se voulait sincère pour cacher sa déception de devoir quitter son petit-ami. Celui-ci, qui la connaissait bien et pouvait lire en elle comme en un livre ouvert, s'approcha d'elle et l'embrassa sur la joue. Avant de la laisser partir, il murmura à son oreille afin que seule elle puisse l'entendre :

« Tout va bien se passer, je te le promets. »

Elle lui rendit son baiser, fit un signe de la main à l'autre homme en guise d'au revoir, puis s'en alla le cœur lourd. Les deux frères, eux, se rendirent dans la cabine du capitaine pour être au calme. Cependant, le bouclé se rendit bien vite compte que le lieutenant ne s'intéressait pas aux cartes qu'il lui montrait, perdu dans ses pensées.

« Killian ! l'interpella-t-il alors. Est-ce que tu m'écoutes ?!

– Non, pardon, je… Je n'arrive pas à me concentrer, admit le garçon.

– Que se passe-t-il ? Tu peux tout me dire, tu sais, je suis ton frère.

– C'est Emma… Ses parents veulent qu'elle se marie. »

Puis, à ces mots, il baissa le regard, complètement dépité. Il avait essayé de rassurer sa bien-aimée mais à présent qu'elle était partie, il pouvait laisser s'exprimer sa peine sans culpabiliser.

Liam, qui savait à quel point son cadet aimait la jeune fille, posa une main sur son épaule et la serra quelque peu pour lui faire part de sa présence dans cette épreuve difficile. Il aurait voulu lui dire des phrases rassurantes, que tout allait s'arranger, mais il savait que ce n'était pas le cas.

Le roi et la reine ne l'accepteraient jamais en tant que gendre, au vu des traditions en place depuis des siècles et dont lesquelles il avait entendu parler, quoi qu'il puisse faire. A moins que…

« Et si tu prenais part à l'épreuve ? s'exclama-t-il, une idée derrière la tête.

– Tu veux que je fasse quoi ?!

– Tente ta chance. Fais-toi passer pour un prince venu de loin et participe au tournoi. Tu n'as rien à perdre après tout ! »

Killian dévisagea l'autre brun un long moment sans rien dire, réfléchissant à sa proposition, jusqu'à ce qu'un grand sourire vienne illuminer son visage. Le plus vieux avait raison, il fallait qu'il essaie.

Car après tout, s'il en sortait vainqueur, il pourrait épouser la demoiselle sans que ses parents n'aient rien à y redire. Mais encore fallait-il qu'il y parvienne, même s'il avait une avance de taille contrairement aux autres participants, en plus de la plus belle des motivations – l'amour, bien sûr : Emma lui avait expliqué en quoi consisterait le défi à relever cette fois…

C'est pourquoi il décida d'un commun accord avec Liam qu'ils ne mettraient pas la blonde au courant de cette idée afin qu'elle ne se réjouisse pas trop vite et ne soit pas déçue s'il échouait. Mais, en attendant, le moral à nouveau retrouvé, il put se concentrer réellement sur sa tâche.


Les jours s'enchaînèrent, où la princesse et le lieutenant passèrent le plus clair de leur temps libre ensemble afin de profiter au maximum de ce qu'ils croyaient être leurs derniers moments. Killian se gardait bien de parler de son projet à la blonde, qu'il préparait dans les moindres détails avec son frère, afin d'être certain de se faire reconnaître de personne. Emma avait aussi parlé avec ses parents, qui lui avaient appris que ses prétendants arriveraient dans le courant de la semaine suivante.

La veille du moment fatidique, ils passèrent une grande partie de la nuit ensemble, blottis l'un contre l'autre dans les quartiers du garçon à converser de tout et de rien, avant que la demoiselle ne soit dans l'obligation de retourner au château peu avant que le soleil ne se lève. Les deux amoureux restèrent un long moment à se dévisager sans rien dire, les yeux remplis de larmes qu'ils retenaient difficilement, puis laissèrent se rencontrer leurs lèvres une dernière fois en un baiser passionné.

Quand ils se séparèrent enfin, les mains du brun autour du visage de sa belle, il voulut prendre la parole pour lui avouer ses sentiments. Car, même s'il lui avait déjà fait de nombreuses déclarations, il ne lui avait pas encore dit simplement qu'il l'aimait – son passé avait rendu ces mots difficiles à sortir de sa bouche. Toutefois, il pensait à présent que le moment était venu.

« Je t'… commença-t-il alors.

– Je sais, le coupa la princesse avant de s'en aller sans un regard en arrière, cette fois-ci pour de bon. »

Elle qui avait attendu ce moment depuis si longtemps, voilà qu'elle était incapable de l'entendre. En effet, elle n'aurait jamais pu quitter son petit-ami si elle l'avait laissé terminer sa phrase. Cela aurait été bien trop douloureux à supporter… C'est pourquoi elle regagna sa chambre le cœur lourd.

Elle eut à peine le temps de se glisser sous ses draps que sa nourrice entra à son tour dans la pièce. Elle lui lança un regard triste et désolé, avant de lui informer que ses parents avaient demandé qu'elle soit prête d'ici une heure. Elle lui montra ensuite une magnifique robe bleue ciel qu'ils avaient fait faire pour l'occasion.

La princesse ne put s'empêcher, en la voyant, de penser qu'elle aurait été en parfait accord avec la couleur des yeux Killian. Il fallait vraiment qu'elle arrête de penser à lui, ou elle allait finir par craquer devant tout le monde et devoir expliquer le pourquoi de ses pleurs, mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne pouvait jamais réellement le sortir de ses pensées.

C'est pourquoi, quand elle eut enfilé sa tenue et fut assise sur une chaise devant son miroir pour que Blanche-Neige puisse peigner ses longs cheveux (dans lesquels le garçon aimait tant passer ses doigts pour les caresser, se fit-elle la remarque à elle-même), elle laissa s'échapper un soupir et se confia à la brune.

« Comment faire, nourrice, pour oublier l'homme que l'on aime ?

– J'aimerais te dire qu'on y arrive avec le temps, mais ce serait te mentir… On n'y parvient jamais, j'en ai bien peur. »

Elle était la mieux placée pour le savoir puisqu'elle-même avait perdu, des années auparavant, son prince charmant – un certain David – à la guerre et il ne se passait pas un jour sans qu'elle ne le pleure. Elle avait l'impression qu'un morceau de son âme était mort ce jour-là, parti à jamais avec lui.

« Mais ne t'inquiète pas, ajouta-t-elle, j'ai aussi appris il y a fort longtemps que lorsque deux personnes s'aiment sincèrement, elles se retrouveront toujours. Et je vois bien le sourire sur ton visage quand tu parles de lui ou la façon dont vous vous regardez quand vous vous croisez. Ce que vous partagez tous les deux, c'est ce qu'on appelle le véritable amour. Vous finirez par être réunis à nouveau, j'en suis certaine. Ne perds jamais espoir, car l'espoir est quelque chose de très puissant. »

Ces mots remontèrent quelque peu le moral à Emma, qui sourit à travers la glace à celle qu'elle voyait comme une deuxième mère. Elle se sentait à présent un peu mieux. C'était tout ce qui lui fallait pour avoir le courage d'affronter cette longue et difficile journée.

Elles quittèrent donc ensemble les lieux quand la jeune fille fut fin prête après avoir été complimentée par Blanche-Neige qui ne cessa de lui répéter à quel point elle était magnifique. Tandis que la brune rejoignit le reste des habitants qui avaient fait le déplacement jusqu'au château, la princesse partit s'installer sur son trône, entre les deux souverains.

Trois jeunes hommes se placèrent alors devant eux et firent chacun une révérence à la blonde en signe de salut, à laquelle cette dernière répondit lassement, un rictus faussement enjoué au bord des lèvres. Ils se présentèrent ensuite un à un à elle : Graham, de la Forêt Enchantée, Neal, du pays de Gold et enfin Walsh, du royaume d'Oz, toutes des contrées voisines de Camelot.

Une fois ceci fait, Arthur se leva, se racla la gorge pour réclamer le silence, puis lorsqu'il fut sûr que tout le monde l'écoutait bien, il prit la parole d'un ton solennel :

« Amis de tous horizons, je suis heureux de vous compter parmi nous aujourd'hui, afin de perpétuer une tradition vieille de plusieurs siècles déjà. Comme vous le savez certainement tous, il m'a été possible de régner grâce à ma sortie d'Excalibur de son rocher, c'est pourquoi j'ai décidé que l'épreuve qui permettrait de déterminer le futur époux de ma fille serait la même que celle que j'ai dû passer il y a des années de cela. Celui d'entre vous, chers princes, qui parviendra à la retirer à nouveau pourra prétendre à sa main. Messieurs, donc, que le meilleur gagne. »

Puis, quand il eut terminé son discours, il se rassit sous l'acclamation de la foule. Il invita les garçons à commencer le tournoi une fois le calme revenu.

Le premier à tenter sa chance fut le dénommé Neal, qui, à vrai dire, n'en eut pas beaucoup. En effet, il voulut tirer tellement fort sur l'épée, un pied posé contre le gros caillou, qu'il finit par glisser et chuta par terre sous les moqueries de l'assemblée, Emma la première.

Un de moins, jubila-t-elle de l'intérieur – elle espérait sincèrement qu'aucun d'eux ne réussisse ce défi afin que son mariage soit repoussé à plus tard.

L'originaire de la cité d'émeraude, qui était le suivant, s'en sortit un peu mieux puisqu'il ne tomba pas, mais fut bien vite obligé de se rendre à l'évidence après plusieurs essais : Excalibur ne bougeait pas d'un millimètre. Graham prit donc sa place, le dernier à passer. Il se concentra un instant, contemplant l'objet plusieurs secondes, avant de le prendre entre ses mains.

Un « oh » de surprise se fit entendre quand Excalibur commença à se détacher de son rocher. La princesse, en voyant cela, se releva d'un bond sur son trône, et retint son souffle alors qu'elle se concentrait sur la scène qui se déroulait devant elle. Elle avait si peur pour la suite…

Heureusement pour elle, il n'arriva finalement pas à la faire se mouvoir davantage. Sans qu'elle ne puisse s'en empêcher, elle lâcha un soupir de soulagement qui n'échappa pas à son père. Ce dernier lui lança alors un regard noir avant de se prendre la tête entre les mains. Ce qui était en train de se passer était à n'y rien comprendre.

Aucun des prétendants n'avait gagné, ce qui n'était pas normal. L'épée était magique ; elle était donc censée choisir le plus méritant parmi ceux en lice pour épouser l'héritière du trône !

Tandis que des murmures d'interrogation s'élevaient dans la foule et que les souverains entretenaient une conversation muette afin de savoir ce qu'ils devaient faire à présent, un homme entièrement vêtu d'une armure et d'un casque qui cachait son visage et qui jusqu'alors était resté en retrait, se positionna devant la famille royale afin de leur faire part d'une requête.

« Majestés, princesse, les salua-t-il accompagné d'une révérence pour chacun d'eux. J'aimerais, si vous l'acceptez, tenter ma chance moi aussi.

– Et qui êtes-vous, jeune homme ? questionna le roi pour toute réponse.

– Je suis… le prince… Charles, prince Charles, de Neverland. »

Arthur regarda un long moment le dénommé Charles dans le silence le plus complet – tout le monde s'était tu, attendant sa réponse face à cet inconnu qui les intriguait beaucoup – avant d'accepter sa demande. Il n'avait pas vraiment le choix, de toute façon, puisque Excalibur semblait ne vouloir aucun des prétendants pour son enfant.

Cette dernière, d'ailleurs, contemplait depuis son apparition le garçon avec suspicion. Elle avait l'impression de le reconnaître – quelque chose dans sa manière de se tenir et de parler lui rappelait fortement quelqu'un – mais puisqu'elle n'arrivait pas à se souvenir, elle ne chercha pas plus loin et se contenta de le regarder faire, croisant les doigts pour qu'il rate, lui aussi. Il paraissait hésitant, presque stressé ; ses mains tremblaient quelque peu même s'il cherchait à le cacher.

Rien ne se passa quand il tira une première fois sur l'épée, qui resta bien ancrée dans son caillou. Il ne se découragea pas pour autant, et réitéra immédiatement son geste, y mettant cette fois-ci toutes ses forces. A sa grande surprise, il parvint à l'enlever entièrement dès son deuxième coup. Il la regarda alors un long moment alors qu'il la levait vers le ciel, puis se tourna tout à coup du côté du roi et de la reine, un grand sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux, le cœur léger.

Il avait réussi !

Emma, elle, s'enfonça davantage dans son siège alors qu'elle sentait des larmes perler au coin de ses prunelles vertes. Elle qui avait pensé pouvoir échapper à son mariage, voilà que cet inconnu avait tout gâché alors qu'il n'était même pas inventé à faire partie du défi. Elle avait beau ne (presque) rien savoir sur lui – elle ne pouvait même pas le voir correctement – elle le détestait déjà d'être celui qui allait être la cause de sa séparation d'avec Killian.

Le reste de l'assemblée, lui, paraissait bien plus enthousiasmé par cet exploit que la princesse. En effet, des exclamations se faisaient entendre de toute part, ainsi que de forts applaudissements et même quelques sifflements. Arthur se mit alors debout, ce qui les fit taire immédiatement, puis s'adressa au vainqueur :

« Prince Charles, enlevez votre casque je vous prie, que nous puissions voir le visage de celui qui vient de gagner la main de ma fille. »

L'intéressé s'empressa de s'exécuter, même s'il sentait une boule se former dans son ventre. Il avait peur que le roi ne prenne mal sa supercherie, et qu'il décide de le punir pour cela. Cependant, toute crainte disparut bien vite quand il se montra enfin au grand jour et que sa bien-aimée le reconnut immédiatement.

« Killian ! s'écria-t-elle en se levant, ne s'attendant pas à voir l'homme qu'elle aimait devant elle.

– Killian ? répétèrent ses parents tel un écho. »

Malgré tous les regards interrogateurs tournés vers elle, la blonde se précipita sur lui et l'embrassa avec tout l'amour dont elle était capable. Elle ne se sépara de lui que lorsqu'elle en fut contrainte, à bout de souffle. Que c'était bon de ne pas avoir à se cacher pour une fois ! Même dans ses rêves les plus fous, elle n'aurait jamais pu imaginer qu'il mette en place un tel plan afin qu'ils n'aient pas à être séparés. Elle aurait pourtant pu s'en douter. Il lui avait bien avoué une fois qu'il serait prêt à aller au bout du monde pour elle…

Alors qu'elle le serrait fort entre ses bras, son cœur battant à vive allure dans sa poitrine de bonheur, elle croisa le regard de sa nourrice au milieu de la foule qui lui sourit et lui offrit un clin d'œil tout en chuchotant un « je te l'avais bien dit » auquel la jeune fille répondit par un « merci » des plus sincères. Blanche-Neige avait eu raison, comme bien souvent auparavant. Car son père et sa mère n'avaient plus le choix, ils étaient obligés d'accepter ces épousailles, selon la tradition.

Le souverain justement, quand les deux jeunes gens lui expliquèrent à quel point ils tenaient l'un à l'autre et que c'était pour cela que le lieutenant avait voulu tenter sa chance, sachant pertinemment qu'il n'aurait pu par aucun autre moyen rester auprès de la blonde, ne put que se réjouir de ce choix du destin. Après tout, il connaissait le garçon depuis longtemps, et savait quel bon mari et futur remplaçant sur son trône il ferait.

Il mit donc fin à ce tournoi en conviant tout le monde à un grand buffet suivi d'un bal organisé en l'honneur des futurs mariés afin de les célébrer au mieux dans l'enceinte du palais.


« Arrête de bouger, tu vas me faire faire n'importe quoi si tu continues !

– Excuse-moi nourrice, mais j'ai tellement hâte de retrouver Killian et pouvoir me montrer à son bras devant tout le monde, si tu savais… »

Blanche-Neige se mit à rire devant l'excitation apparente dont faisait preuve la jeune fille. Elles étaient enfermées dans sa chambre depuis plus d'une heure, la préparant pour la soirée qui n'allait plus tarder à commencer. Dans sa robe rouge qu'elle avait enfilée, Emma resplendissait vraiment ; cela ne faisait aucun doute que le lieutenant allait encore plus tomber sous son charme qu'il ne l'était déjà.

Quelqu'un vint frapper à la porte au même moment où la princesse se trouvait enfin prête, c'est pourquoi elle ne tarda pas à aller ouvrir et se retrouva nez-à-nez avec le roi qui la contempla longuement avant de la complimenter :

« Que tu es belle, ma chérie.

– Merci, Père, répondit celle-ci avant de l'embrasser sur la joue. »

Il déposa à son tour un baiser sur son front avant de tendre un bras dans sa direction pour qu'elle l'attrape. Il était temps qu'ils rejoignent leurs invités.

« Dépêchons-nous, lui fit-il donc en l'amenant vers l'extérieur, tout le monde t'attend. »

Lorsqu'ils se retrouvèrent en haut des grands escaliers qui menaient à la salle de bal parfaitement décorée pour l'occasion, tous les regards se tournèrent vers la princesse mais elle ne planta le sien que dans celui d'une personne qu'elle reconnut bien vite au milieu de ce monde : Killian, portant un costume marron qui lui allait à ravir. Il était en compagnie de son frère, avec qui il avait stoppé toute conversation quand il l'avait aperçue, totalement ébloui par sa beauté.

Le roi Arthur la laissa donc s'en aller retrouver son bien-aimé, qui l'invita immédiatement à ouvrir la danse à ses côtés après l'avoir vivement complimentée, ce qu'elle accepta sans la moindre hésitation tandis que ses joues s'empourpraient quelque peu. Elle avait l'impression d'être dans un magnifique songe… Pourtant, tout ceci était bien réel.

Le jeune homme prit l'une de ses mains dans les siennes, positionna l'autre à sa taille puis, alors que la musique commençait à s'élever à travers les murs de la salle, ils se mouvèrent en harmonie au centre de la pièce, leurs irises totalement perdues dans celles de l'autre, oubliant rapidement ce qui les entourait, oubliant tout, à part eux.

Comme une enfant qui rêve au prince charmant

Un sentiment qui trouble et qui surprend

Je ferme les yeux et tout est si différent

C'est le début je le sens.

Pendant que le brun la dirigeait à travers les autres d'un pas assuré – il était apparemment un très bon valseur – Emma ferma les paupières un instant pour apprécier davantage le moment présent et les sensations qui s'emparaient de son corps et son cœur. Elle était si heureuse, comme jamais elle ne l'avait été auparavant, et si amoureuse, aussi. Elle avait seulement envie de sourire.

Petite, elle avait imaginé se marier avec la personne qu'elle aurait choisi, la bonne personne, même si elle savait ceci tout bonnement impossible. Mais voilà qu'à présent, elle allait pouvoir réaliser son rêve d'enfant grâce à Killian et ce qu'il avait été prêt à faire pour qu'ils restent ensemble.

Elle savait que ce jour marquait le début d'une ère nouvelle, où tout allait changer. Ils n'allaient plus devoir cacher leur idylle aux autres, ni user de nombreuses ruses pour se voir sans que personne ne le sache. Finalement, leur histoire ne faisait en fait que commencer…

On ne m'a rien dit, je savais que c'était toi

Une autre vie commençait ce jour-là

Une évidence, une prière, une urgence

Qui devient nous.

Le garçon, de son côté, alors qu'il s'amusait à faire tourner sa future femme (que ce mot sonnait bien à ses oreilles) sur elle-même, se rappela de leur première rencontre.

Ils n'étaient que de jeunes adolescents à l'époque, mais il lui avait suffi de poser son regard sur ceux émeraude de la jeune fille pour comprendre qu'elle prendrait une énorme place dans son cœur et dans sa vie. Cela avait été comme une évidence pour lui.

Ils n'avaient pas échangé beaucoup de mots – elle était venue donner en urgence un courrier au capitaine du Jewel of the Realm de l'époque de la part du souverain – mais son simple sourire l'avait totalement charmé. En effet, lui qui était quelque peu dérouté suite à la mort de sa mère et l'abandon récent de son père avait trouvé un véritable réconfort dans ce rictus joyeux. Il lui avait redonné l'espoir d'un futur heureux qu'il avait perdu quand il s'était retrouvé seul avec son frère.

Elle avait été comme un déclencheur qui avait tout fait changer par la suite. Ils avaient donc rapidement sympathisé, devenant bons amis, jusqu'à ce que l'amour prenne place dans leur relation et qu'ils finissent par céder à leurs sentiments, malgré leurs différences, même s'ils pensaient que les fins à la conte de fées n'étaient pas ce qui les attendait concernant leur couple.

Et pourtant…

Et même si la route est bien longue à la fin

Et même si le doute nous fait serrer les poings

L'amour nous rassure, brise les murs

Des incertitudes.

J'apprendrai à lire dans ton regard

Je serai le dernier des remparts

Rien ne sera plus comme avant

C'est le début je le sens.

Ils étaient sur le point de se marier. Tant de fois ils avaient douté, tant de fois ils s'étaient demandé où ceci allait les mener, mais jamais ils n'avaient baissé les bras pour la simple et bonne raison qu'ils ne s'imaginaient pas vivre l'un sans l'autre.

Il avait été long et difficile d'en arriver où ils en étaient aujourd'hui, c'en était même presque inespéré et ils avaient conscience des obstacles qu'ils allaient devoir continuer à franchir avec le temps mais ils s'en souciaient guère : ils étaient ensemble, et ce jusqu'à la fin des temps, c'était bien tout ce qui comptait.

Car leur amour leur permettrait de s'en sortir quoi qu'il arrive, il était plus fort que tout, plus fort que n'importe qui, plus fort encore que ces traditions qui avaient bien failli les séparer pour toujours et qui, au final, ne les avaient que davantage rapprochés.

Deux étrangers dans une même aventure

Deux étrangers vont changer le futur

D'un même espoir, le besoin d'y croire vraiment

C'est le début je le sens.

Ils n'étaient peut-être qu'une princesse et un lieutenant parmi tant d'autres, des étrangers face au monde qui les entouraient, mais ils étaient cette princesse et ce lieutenant qui avaient cassé les codes, changé les choses, et montraient maintenant leur amour présumé impossible au grand jour sans que personne n'y voie d'inconvénient.

Ce qu'ils étaient en train de vivre en ce moment était le début de quelque chose, ils le savaient.

Et ils allaient se battre, en tant que prochains souverains du grand royaume de Camelot, pour que leur histoire soit un exemple aux générations futures. Pour que ceux qui s'aiment, qui qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, puissent vivre leur idylle sans avoir à se soucier des coutumes et traditions de leur pays. Car rien n'était plus beau que de faire ses propres choix et ainsi pouvoir passer le restant de ses jours aux côtés de la personne que l'on aime…

Ils en étaient l'exemple parfait.

Et même si la route est bien longue à la fin

Et même si le doute nous fait serrer les poings

L'amour nous rassure, brise les murs

Des incertitudes.

J'apprendrai à lire dans ton regard

Je serai le dernier des remparts

Rien ne sera plus comme avant

C'est le début je le sens.

Ils pensèrent à tout ceci alors qu'ils continuaient à se mouvoir en silence, sans jamais se lâcher du regard. Ils n'avaient de toute façon pas besoin de se parler pour se comprendre ; tout se passait dans leurs yeux alors qu'ils entretenaient une conversation muette.

Lorsque la musique se stoppa enfin, ils s'arrêtèrent eux aussi mais sans pour autant s'éloigner, appréciant bien trop le contact de l'autre contre eux pour le faire. Ils passèrent donc un long moment à simplement se dévisager, leur front collé et leurs mains entrelacées ensemble. Ils ne bougèrent que pour s'échanger un doux baiser puis repartirent dans une série de danses pour le restant de la soirée.

Cependant, au bout d'un moment, ils en eurent marre de se faire déranger par des personnes qui venaient les féliciter ou leur demander de leur accorder une valse, c'est pourquoi ils partirent se réfugier dans la chambre de la jeune fille afin d'être plus tranquilles et ainsi profiter de leur intimité. Ils se dirigèrent d'un même pas sur le balcon et se mirent à contempler l'horizon l'un à côté de l'autre sans rien dire. Mais, n'y tenant plus, y réfléchissant depuis le début de la soirée, le brun se retourna finalement et força sa petite-ami à faire de même, relevant sa tête pour qu'elle le regarde dans les yeux. Il prit alors une grande inspiration, et s'expliqua tandis qu'elle l'écoutait attentivement :

« Tu sais, ce que j'ai voulu te dire hier soir quand on s'est quittés et que tu m'as coupé… J'aimerais le faire maintenant. »

Le cœur d'Emma rata un battement, se rappelant parfaitement de ces mots qu'elle lui avait interdit de prononcer pour la première fois alors qu'ils pensaient être séparés pour toujours, de peur de trop souffrir. A présent, tout était différent. C'est pourquoi, le visage illuminé de bonheur, elle l'invita à continuer :

« Oui ?

– Emma, ma princesse, je… je t'aime… »

Un poids quitta tout à coup la poitrine de Killian alors que les paroles sortaient de sa bouche plus facilement qu'il ne l'aurait pensé – d'habitude, à chaque fois qu'il les entendait et les disait en retour, ils sonnaient tels des adieux (sûrement était-ce pour cela qu'il n'aurait pas eu de mal à en faire part à sa belle juste avant qu'ils ne se quittent) mais il savait maintenant que cette fois rien ne serait pareil avec la blonde. Cette dernière d'ailleurs, tellement heureuse, se jeta à son cou et recouvrit son visage de nombreux baisers avant de chuchoter à son tour à son oreille en souriant et d'une voix remplie de bonheur :

« Je t'aime aussi… mon prince. »

Ils restèrent ensuite un long moment ainsi, dans les bras l'un de l'autre, à simplement s'embrasser et profiter du paysage devant eux avant de retourner prendre part au bal qui avait tout de même été préparer en leur honneur.

Alors qu'ils regagnaient main dans la main la grande salle, ils ne purent que se dire que vraiment, tout ceci n'était que le début d'une belle et longue romance qui venait de commencer…


La chanson utilisée est C'est le début du film d'animation Anastasia. Je sais mate que tu préfères les versions anglaises aux françaises, sauf que je trouvais que pour cette histoire, les paroles en français collaient mieux que celles en anglais. J'espère quand même que cette partie en songfic n'est pas trop mauvaise car je n'en ai pas écrit depuis longtemps, mais puisque tu m'avais dit aimer ça j'ai voulu tenter quelque chose… Et oui j'avais (enfin) vu Rebelle deux jours avant de commencer l'écriture de cet OS, je pense que ça se voit un peu ahah !

Sinon, à la base j'avais pensé à faire quelque chose où Killian et Arthur étaient liés l'un à l'autre (qu'ils seraient père et fils, d'ailleurs, avant même que tu m'en parles :p) mais je n'ai jamais trouvé comment amener la chose, alors je me suis contentée de la sortie d'Excalibur que tu m'avais dit vouloir voir.