Bonjour ! Vous allez voir, il se passe pas mal de choses dans ce chapitre. Je vous laisse découvrir. Bonne lecture !
Réponse à la review anonyme :
Elia : Très bonne année à toi aussi Elia ! Je suis contente de te retrouver ! Effectivement ce tournoi ne va apporter que des réjouissances ^^ et Victoria sera bien évidemment du voyage. Emily également, tu vas le voir dans ce chapitre. Aleaume, je le vois comme quelqu'un de piégé par son statut et ses préjugés, il n'a pas une grande marge de manœuvre. Mais on en saura plus dans la suite de l'histoire. Hermione est effectivement inquiète pour sa fille, la tournoi va l'aider à la garder à l'œil même si Kate est relativement incontrôlable quand même ^^.
Résumé : Un tournoi de duel entre Poudlard et Beauxbâtons va être organisé. Avec l'arrivée des Anglais, Kate se voit obligée de révéler son identité à ses amis.
Chapitre 29 - Combats
Le petit-déjeuner se passa calmement. Pour une fois, les filles avaient pris la peine de se lever plus tôt et étaient descendues. Kate trouvait leur attitude particulièrement affligeante. Si elles espéraient que sa "notoriété" rejaillisse sur elles, elles n'allaient pas être déçues.
Kate repensa aux paroles de sa mère la veille au soir. Ses excuses à grand renfort de "Je ne pouvais absolument rien te dire !" et de "C'était secret professionnel !" l'avait passablement énervée. Elle soupira en la regardant en grande discussion avec Madame Legrand. Il avait été décidé qu'en tant que directrice, elle mettrait elle-même les professeurs de Kate au courant de la situation. Voilà qui allait ajouter du piment à la journée de Kate qui s'annonçait déjà suffisamment épicée, merci bien.
Devant la salle de potions, son moral remonta en flèche. Emily l'accueillit à bras ouverts.
« Comment se fait-il que je ne t'ai pas vue hier soir ?
— On a mangé tous à la même table à l'opposé de la tienne. Puis on nous a gentiment évacués vers nos dortoirs spécialement aménagés sans qu'on ne puisse faire un pas de travers. Je soupçonne ta mère d'y être pour quelque chose.
— C'est certain ! Je l'ai vue hier soir.
— Et alors ?
— Alors, si les élèves sont les seuls à ne pas être au courant, ça ne devrait plus tarder. Une vraie plaie!
— En parlant de plaie, regarde qui arrive.
— Stauton, grogna Kate.
— Oh ! Potter ! Que fais-tu ici ? Je te croyais morte et enterrée.
— J'étudie ici depuis la rentrée Victoria, expliqua Kate en serrant les poings pour s'astreindre au calme.
— Je préférais mon hypothèse.
— Et moi quand tu ne polluais pas mon espace vital !
— Tu n'es qu'une...
— Kate ! »
Elles se retournèrent d'un même mouvement. Tristan se tenait à l'autre bout du couloir et semblait de méchante humeur. Kate fronça les sourcils. Que lui voulait-il ? Il allongea les foulées et vint se poster devant elle, le regard noir.
« J'espère ne pas avoir à distribuer de retenue dans la journée. J'aimerais que tu ne sois pas celle qui me fasse renoncer à ma résolution !»
Kate était furieuse. Sous les yeux ébahis de Victoria, elle attrapa la manche de Tristan et l'éloigna des autres.
« Tu es gonflé Tristan Dulac ! chuchota-t-elle pour que personne n'entende. Tu me jettes comme une vieille chaussette, tu ne m'adresses plus la parole depuis un mois, tu me snobes dans les couloirs et tu te permets encore de m'humilier devant mes anciens camarades ! Je n'ai pas besoin de toi pour pourrir ma vie sociale plus qu'elle ne l'est déjà !
— Je fais mon devoir de préfet, répliqua froidement Tristan.
— Et tout préfet que tu es, il ne t'est pas apparu que c'était elle qui avait commencé ?
— Je ne veux pas le savoir. Tiens-toi à carreaux, c'est tout.
— Oh mais évidemment que tu ne veux pas le savoir ! s'énerva-t-elle en agitant les bras. Tristan Dulac ne veut jamais savoir ! Qu'est-ce que ça serait s'il connaissait la vérité ? S'il ne se complaisait pas dans les apparences trompeuses ? s'emporta-t-elle en haussant le ton.
— Arrête, tu te donnes en spectacle !
— Pourquoi aurais-tu pris le temps de discuter de ce qui s'est passé ce soir-là, hein ? Mais non, tu as préféré fuir ! ajouta-t-elle plus bas.
— Je ne veux pas en parler Kate ! Un point c'est tout. Toi aussi tu as tes torts, ne me mets pas tout sur le dos ! » cingla-t-il en lui serrant le poignet violemment pour la faire taire.
Comme brûlé, il la lâcha soudain et quitta rapidement le couloir.
Kate revint vers le groupe d'élèves qui entrait sagement dans le laboratoire. Elle repéra le regard noir d'Aleaume. Qu'il aille au diable ! Avec Tristan, ils formaient une belle paire d'hypocrites tous les deux. Emily la rejoignit rapidement. Elle l'interrogea du regard.
« Mon ex, éluda Kate dans un grognement.
— J'avais deviné. Et je crois que je ne suis pas la seule, dit-elle en rigolant. Si tu avais vu la tête de Stauton à ce moment-là, ça valait vraiment le coup ! »
Kate soupira une nouvelle fois. A ce rythme, elle allait se transformer en locomotive avant la fin de la journée ! Elle se concentra sur sa potion. C'était à peu près la seule matière avec l'arithmétique et l'astrologie où elle n'avait pas échoué tel un cachalot sur une plage déserte, si ça pouvait continuer dans cette voix, ça l'arrangerait.
ooOOoo
« Hum, Kate ?
— Oui Ambre.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Tristan ce matin ?
— Ce matin ? Je ne vois pas de quoi tu parles », répondit-elle avec mauvaise foi.
Ambre se renfrogna. Elle n'était pas idiote, elle avait bien vu que Kate et Tristan n'agissaient pas du tout comme de simples amis. Il y avait quelque chose de plus, c'était évident ! Pourtant la dispute de ce matin lui avait paru houleuse. Se pourrait-il qu'il y ait de l'eau dans le gaz ? Peut-être avait-t-elle encore sa chance. Tristan Dulac était à elle !
Elle tourna la tête vers la table des nouveaux venus. Son regard croisa celui de —d'après ce qu'elle avait cru comprendre grâce à ses rudiments d'anglais— Victoria. Ambre se redressa, un sourire au coin des lèvres. Elle venait d'avoir une idée, une idée géniale!
ooOOoo
« Alors, demanda Antoine. Qui va s'inscrire ?
— Moi, je pense, tenta Nathan. Ça n'a pas l'air tellement dangereux.
— Ça dépend contre qui tu tombes, tempéra Lou. Mais tu as raison, avec une organisation pareille, on ne risque pas grand-chose j'imagine.
— Ça veut dire que tu vas t'inscrire ?
— Evidemment ! Et si le tirage au sort pouvait faire que je tombe contre Avalon, ça serait parfait ! Il faut vraiment que quelqu'un lui fasse ravaler son orgueil mal placé !»
Les sept eaux échangèrent un regard affligé. Les luttes familiales étaient encore loin de tomber aux oubliettes…
« Et toi Kate, tu vas t'inscrire au tournoi de duel ?
— Certainement pas.
— Pourquoi ? s'étonnèrent-ils.
— Hors de question que je me ridiculise devant deux écoles réunies, j'ai déjà bien assez des cours !
— Mais..., balbutia Marc. Tu as réussi à mettre Avalon à terre la dernière fois. En plus, tu peux parler anglais, ce n'est pas interdit.
— La dernière fois comme tu dis c'était début novembre. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, éluda-t-elle. Ma décision est prise, je ne participerai pas.
— Eh bien moi je tente !» s'enthousiasma le jeune homme.
Tous les élèves ne parlaient que du tournoi depuis le matin. Cela faisait maintenant un mois que les élèves de Poudlard étaient arrivés à Beauxbâtons. Au dîner, la veille, Monsieur Perrin et Hermione avaient officiellement ouverts les inscriptions. Chacun était libre de poser sa candidature, quel que fut son niveau d'études. Les organisateurs avaient assuré que des groupes de niveaux seraient formés, au moins pour les poules.
Kate était triste. Ce tournoi lui rappelait sans cesse ce qu'elle avait perdu. En début d'année, elle se serait fait une joie d'y participer. C'était désormais hors de question, ses pouvoirs étaient encore beaucoup trop instables. Elle ne parvenait déjà pas à suivre en cours, alors de là à parler de duel...
ooOOoo
« Je te cherchais ! chuchota Louise un samedi matin. Nathan qui m'a dit que tu étais à la bibliothèque. Tu sais, je crois que ce garçon est un peu trop gentil avec toi pour que ça ne soit pas louche.
— Lou... On ne va pas reparler de ça...
— Enfin Kate, quand est-ce que tu vas parler à mon frère ?
— Il ne veut rien entendre.
— Tu n'as pas tellement essayé non plus, lui fit-elle remarquer.
— Ce n'est pas à moi de m'excuser, Louise !
— Ok, ok ! Vous êtes vraiment plus butés que des hippogriffes !» dit-elle en s'éloignant.
Kate replongea dans le grimoire qu'elle étudiait depuis plus d'un mois. Il était hors de question qu'elle supplie Tristan de l'écouter, elle avait encore une fierté!
Soudain, elle se figea. Fronçant les sourcils, elle relut le passage qu'elle avait sous les yeux. Son cœur fit un bond.
« La magie ancienne fait partie des légendes les plus lointaines de notre monde. Les manuscrits de la mythologie celtique la décrivent comme est une arme très puissante qui, entre de mauvaises mains, causerait malheur et dévastation. Elle a traversé les siècles jusqu'au Moyen-Age, jusqu'à ce que les hommes n'en soient plus dignes, et qu'elle soit cachée au sein même du pentacle. Seule la preuve du bien le plus pur pourra la libérer.»
Kate resta stoïque au milieu de la bibliothèque. Après avoir parcouru des yeux plusieurs fois ces lignes, elle était toujours aussi abasourdie. Qu'est-ce que c'était que ce charabia ? Les mots en français la faisaient douter. Peut-être existait-il un sens caché dont elle n'avait pas connaissance ?
Il fallait qu'elle en ait le cœur net. Saisissant une plume et un bout de parchemin qui trainait, elle recopia le passage et sortit en trombe de la bibliothèque. Sa première pensée fut pour Lou, elle allait pouvoir lui expliquer ça, assurément.
Kate n'était pas arrivée au bout du couloir qu'elle se stoppa. Louise n'était au courant de rien, la magie ancienne lui était complètement inconnue. Si elle lui montrait ce papier, elle allait lui devoir des explications. C'était hors de question.
Tristan.
Il était bien la seule personne à qui elle pouvait confier sa découverte.
Kate se dandina sur place. Passant d'un pied à l'autre, elle hésitait. Son orgueil blessé lui murmurait qu'elle pouvait très bien se passer de lui, que cette énigme était tout simplement insoluble. Et pourtant... Tristan lui manquait terriblement. Ses mains sur ses hanches... Ses lèvres sur les siennes... Que n'aurait-elle donné pour se retrouver à nouveau dans ses bras ? Ne tenait-elle pas là l'excuse parfaite pour l'avoir à nouveau rien qu'à elle pendant cinq minutes ?
La sonnerie retentit, mettant fin à sa torture cérébrale. Le repas était le bienvenu pour lui changer les idées.
ooOOoo
« Mais je t'assure ! s'écria Victoria d'une voix un peu trop forte pour que ça soit naturel. Je les ai vus comme je te vois.»
Kate hâta le pas, elle ne voulait pas entendre quoi que soit venant de cette vipère.
« Tu es sûre de toi ? » lui demanda une voix que Kate reconnut comme celle d'Ambre.
Elle ralentit. Que ces deux commères se soient associées ne présageait rien de bon.
« Absolument.
— C'était bien Tristan Dulac ? Le préfet en chef ? »
Kate se stoppa, interdite.
« Tout à fait. Avec la préfète.
— Ils sortent ensemble ?
— Crois-moi, il n'y a pas le moindre doute là-dessus.
Le cœur lourd, Kate se dépêcha de rejoindre la grande salle. Les paroles de Victoria lui perçaient le cœur comme une dizaine de poignards affutés. C'était impossible. Tristan et Elise ? Inconcevable ! Victoria n'était là que depuis quelques semaines, elle ne pouvait pas savoir que les préfets-en-chef étaient très souvent ensemble du fait de leurs fonctions. Elle avait eu la berlue, voilà tout.
Décidant que son estomac était beaucoup trop noué, elle choisit de sauter le repas. A moitié nauséeuse, elle rejoignit la salle commune et resta cloitrée dans la chambre jusqu'à ce que Lou vienne la chercher.
« Pourquoi est-ce que tu te caches ?»
Kate ne répondit pas. Elle n'était qu'une idiote, voilà pourquoi.
« Tu sais Kate, j'ai entendu les rumeurs moi-aussi, commença Lou d'une voix fluette.
— Quelles rumeurs ? s'énerva Kate.
— Je crois que tu sais exactement de quoi je parle. Sinon je ne t'aurais pas retrouvée ici au beau milieu de l'après-midi. »
Elle ne répondit pas. Répéter les propos de Victoria ne les rendrait que plus réels, elle se le refusait.
« Ambre ne raconte ça rien que pour t'énerver. Et ça marche, la preuve ! Tristan ne s'est jamais intéressé qu'à toi. Ce n'est pas avec Elise, toute comtesse d'Anjou qu'elle soit, que ça va commencer. »
Kate crut qu'elle allait vomir. Elle se redressa d'un bond.
« Qu'est-ce que tu as dit ? demanda-t-elle d'une voix d'outre-tombe.
— Que Tristan t'aimait...
— Non, pas ça. Elise a quelque chose à voir avec le comte d'Anjou ?
— Bien sûr, c'est sa fille. Qu'est-ce que ça change ? »
Kate se laissa glisser au sol et fondit en larmes.
« Kate ! Kate ! Oh ! Qu'est-ce que tu me fais là ? s'affola Lou.
— Ton... Ton père..., sanglota Kate.
— Quoi mon père ?
— Il... Il veut que... ton frère... épouse la... la fille du comte... d'Anjou.
— Hein ? »
Kate renifla bruyamment et attrapa un mouchoir. Essayant de tarir ses larmes, elle expliqua les choses à Lou de façon plus compréhensible.
« A la Toussaint, Tristan m'a expliqué que le comte d'Anjou avait proposé la main de sa fille à ton père. Tristan avait refusé. Visiblement, il a cédé à la pression, conclut-elle amère. Il m'a bien vite remplacée.
— Ne soit pas stupide, Tristan t'aime ! Ça se voit comme le nez au milieu de la figure ! Rien n'est fondé. Je suis certaine que c'est encore un coup foireux d'Ambre pour te mettre hors-jeu et récupérer mon frère.
— Tu... tu crois ?
— Evidemment ! As-tu déjà vu mon frère et Elise plus proches que ne le devraient deux préfets-en-chef ? Oui ils sont souvent ensemble, c'est normal ils patrouillent dans les couloirs. Mais ils ne sont rien de plus que des amis, voilà tout ! »
Les paroles de Lou rassurèrent Kate. Elle sécha ses larmes. Rien n'était fondé. Ce n'était rien qu'une rumeur de plus.
Il y a de quoi spéculer dans ce chapitre ! Alors, que pensez-vous de
1) la dispute
2) des inscriptions au tournoi (j'attends vos paris)
3) du passage du grimoire (c'est quoi ce bazar ^^ ?)
4) de la rumeur, info ou intox ?
N'hésitez pas si vous avez des remarques ou des hypothèses ;).
Je vous souhaite une bonne semaine et vous dis à vendredi prochain ! Bises !
