Bonjour tout le monde,
Je suis désolée pour le retard, une vie très occupée. Voilà la suite! Severus se trouve de l'autre côté, dans la salle du miroir du Rised.
A bientôt,
Bises.
"Ha!Ha!Ha!, gloussait une voix terrifiante, vous croyiez m'avoir aussi facilement! Non; tu ne m'échapperas pas, Potter!"
Harry était tétanisé de peur. Neville, Seamus et Dean avaient été stupéfixés par l'individu qui se tenait devant eux. Ce triste sire n'était point celui qu'ils pensaient trouver. Ce n'était pas Severus Snape, mais bien Quirinus Quirrell!
Oui, vous avez bien lu, chers lecteurs. Pas Snape. Quirrell!
Le frêle et tremblant roseau, pardon, professeur, s'avérait être une plante autrement vigoureuse et féroce que le semblant d'apparence qu'il offrait quotidiennement à ses élèves.
Dès qu'il avait vu les quatre garçons entrer dans la salle, il avait stupéfixé trois d'entre eux, avant de ligoter par un sortilège celui qui l'intéressait réellement, à savoir Harry Potter. Le Survivant.
Celui-ci le regardait d'un air glacial, comme s'il tenait à mettre une distance entre lui et le sordide individu.
"-Viens, Potter, reprit Quirrell de sa voix, qui était claire et n'admettait aucun reproche. Tu vois ce miroir. Tu vas m'être utile ou sinon, je tue tes amis, ces sales Sang-de-Bourbe..."
Il ne put achever, que déjà Harry se précipitait vers lui, en vue de le frapper. Quirrell abusait, décidément! Personne n'avait le pouvoir, ni le droit d'insulter ses amis comme il le faisait à présent.
Seulement, Harry ne connaissait pas la formule "Finite Incantatem" et ne pouvait donc sauver ses trois amis. Depuis qu'ils avaient sympathisé, ils étaient devenus comme les maillons d'une chaîne, solidaires et prêts à se serrer les coudes à la moindre occasion.
Malheureusement, il ne put pas frapper l'enseignant, qui l'avait saisi par le devant de son pull d'une main de fer, et lui susurrait à présent d'une voix sifflante à l'oreille:
"-Pour qui tu te prends, sale petit avorton? Tu ne peux pas défendre tes amis. Maintenant, tu vas faire ce que je te demande ou je te..."
Il ne put achever. Un sortilège de Stupéfixion venait de l'atteindre en pleine poitrine, manquant de peu le jeune Potter.
Harry, effrayé, se retourna. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu'il reconnut, devant lui, Severus Snape, le terrible professeur de potions, se tenir devant lui, et Quirrell, qui hurlait:
"-Maïtre!Maître, je vous...
Une voix caverneuse et sifflante lui répondit:
"Laisse-moi faire. Tu ne m'est plus utile à présent..."
A sa grande horreur, Severus vit le corps de Quirrell se dissoudre en poussière et disparaître. Un horrible être venait d'en sortir. Il comprit alors que la voix qu'il avait entendue n'était pas celle de Quirrell! Non, c'était Lord Voldemort, le Seigneur des Ténèbres.
Soudain, il vit l'enfant, le bâtard de Potter et de sa Lily s'évanouir alors que la créature s'envolait, pour disparaître on ne sait où.
Severus comprit alors qu'il n'avait pas de temps à perdre et qu'il fallait agir. Il jeta l'antisort sur les trois garçons stupéfixés qui le regardèrent d'un air terrifié et s'exclamèrent:
"-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!"
"-Taisez-vous!"
Cette injonction prononcée sur un ton dur et sans appel les réduisit aussitôt au silence. Ils étaient en présence d'un professeur qui ne tolérerait aucun manque de respect, et les ferait marcher au pas. Ils ne trouvèrent aucune autre solution que de regarder le professeur avec un mélange de peur, de dégoût et d'hostilité.
"-Votre camarade s'est évanoui, messieurs. Vous avez voulu marauder, libre à vous. Vous en assumerez les conséquences, dès ce soir!
"-Mais, monsieur, c'est lui qui nous a dit que nous devions le rejoindre... intervint Seamus Finnigan, visiblement indigné.
"-Qui, lui, monsieur Finnigan?", répondit Snape d'une voix doucereuse.
"-Quirrell!"
"-Vous êtes vraiment naïfs, les enfants! Vous croyez vraiment que je vais vous croire sur parole! Cette affaire sera portée devant la directrice adjointe!"
"-Mais monsieur, lança courageusement Neville Londubat, Harry nous a dit que Dumbledore aurait voulu qu'il trouve la Pierre philosophale!
"-Pardon monsieur Londubat?
Severus s'était approché du jeune garçon à la face lunaire, qui regardait maintenant le visage saturnien de son alter ego avec peur, mais en même temps, on pouvait y lire une certaine détermination. Il ne serait plus le souffre-douleur de cette misérable chauve-souris de malheur! Non, il ne le serait plus! Il se le promettait de toutes ses forces.
Severus le regarda avec suspicion, puis répondit d'une voix douce:
"-Vos affirmations ne coïncident pas! Comment le directeur et cet imposteur peuvent-ils avoir eu la même idée au même moment, alors qu'ils poursuivent des buts opposés?
Soudain, la lumière se fit dans son cerveau. C'était tellement évident! Comment ne l'avait-il pas vu plus tôt?
Albus Dumbledore protégeait Quirinus Quirrell. Il fermait les yeux sur le meurtre d'une des élèves de Serpentard, faisait semblant de s'indigner en voyant la disparition de quatre enfants qu'il envoyait à l'abattoir sans vergogne!
Et après, qui devait payer les pots cassés? Qui étaient les malheureux sacrifiés par cette décision hautement injuste qu'était la privation des salaires?
Severus vit des images défiler dans sa mémoire. Celle de Minerva McGonagall, sévère, mais juste, elle représentait d'une certaine manière sa rivale, son alter égo. Rivale parce que si semblable, justement! Sauf que s'ils étaient sévères tous les deux, elle avait au moins le mérite d'être juste envers tous les élèves.
Puis l'image de Minerva laissa la place à celle de Pomona Chourave. Bonne, aimante, maternelle, elle avait connu sa mère. Il ressentit un soupçon de culpabilité en sentant qu'il ne lui avait pas vraiment rendu justice. Mais le pouvait-il vraiment? Il était un ancien Mangemort, censé défendre les intérêts des familles Sang-Pur au détriment des autres, alors il n'allait pas se convertir en un tendre Poufsouffle! Non, ça jamais! Il avait une réputation à tenir.
Ensuite,l'image de son collègue Filius le traversa. Il ne communiquait pas tellement, mais savait que sous son apparence si tendre et si fragile, le professeur pouvait se révéler un adversaire redoutable! Mieux valait ne pas agir contre lui! Toutefois, il lui reprochait de faire un peu trop confiance à Dumbledore, même s'il savait que Filius était bien moins naïf que ce qu'il paraissait.
Pour finir, l'image de la petite princesse aux cheveux de feu et aux yeux verts en amande traversa son esprit, comme une lance en plein cœur! Lily! Sa petite naïade, sa nymphe, sa sirène, sa muse enfin qui avait eu un regard pour la vilaine chauve-souris qu'il ne cessait d'être!
Pour elle, il avait tout fait! Y compris veiller sur l'orphelin de Potter.
Il regarda autour de lui. Maintenant, Quirrell était mort. Le Seigneur des Ténèbres était libre. Il n'y avait plus rien à faire.
Sauf faire regretter leurs aventures aux chenapans, bien entendu.
Il réveilla Harry, par un "Enervatum" et l'enfant, effrayé, ne trouva rien d'autre à dire, comme un imbécile, que:
"-Vous!"
Le potionniste répondit d'un air moqueur:
"-Oui, moi, le Survivant au bois dormant. Votre sommeil intempestif est enfin achevé! J'ai d'ailleurs le regret de vous informer que Gryffondor vient de perdre, grâce à vos bons et loyaux services, quatre cent points. "
Les garçons se regardèrent, horrifiés. Non, ce ne pouvait pas être possible. Pas cela!
"-Non, monsieur,ce n'est pas... intervint Dean Thomas.
"-Taisez-vous, et estimez-vous heureux de ne pas avoir de retenue. Je pourrais vous demander de récurer les anciens chaudrons du cachot où se trouve le portrait de Merlin, si vous n'étiez si paresseux...
Cette insulte frappa Harry en plein coeur. Le professeur de potions abusait! Il lança courageusement:
"-Nous allons le faire, professeur!
"-Quoi, Potter?, répondit, quelque peu surpris le professeur de potions.
"-Récurer vos chaudrons. Nous allons le faire...
"-Mais attends Harry, coupa Seamus, tu veux qu'on fasse ce travail d'esclave?
"-Nous ne sommes pas paresseux, répondit le Survivant, d'une voix déterminée. Nous le ferons. Nous allons lui montrer.
"-Inutile de montrer autant de zèle, Potter, rétorqua d'un ton sarcastique Severus. Mais puisque vous êtes volontaires, je vous laisserai récurer les chaudrons. Ce sera une excellente façon de mettre votre courage à l'épreuve. Le courage n'est-il pas la vertu cardinale des Gryffondor?, interrogea-t-il en feignant d'une certaine manière l'ignorance.
Ils le regardèrent, interloqués. La question ne se posait pas. Or, le professeur venait de remettre en question la classification bien ordonnée des vertus et des vices attribués à chaque maison, ce qu'il ne faisait jamais.
"-Voyons, si après-demain, à 7 h 30, faire un peu de récurage dans le cachot de Merlin vous conviendrait, je vous prierais de venir! Sans faute! Ou vous aurez une véritable retenue!"
Les enfants acquiescèrent, terrifiés. Ils n'avaient pas la force pour refuser, de toute façon.
L'avenir s'annonçait plein de surprises, bonnes comme mauvaises. Leur maison avait perdu, de toute façon. A quoi bon se lamenter.
Ils marchèrent en silence, devant leur enseignant, qui regardait d'un air soupçonneux, leurs visages hâves et fatigués.
Une surprise les attendait, lorsqu'ils arrivèrent en haut de la trappe. Là, un enfant avec des cheveux d'un blond presque blanc, une peau blanche comme la neige, jouait finement de la harpe, afin de garder un certain molosse endormi.
Le quatuor, en reconnaissant le harpiste, se dire qu'alors, la vie était pleine de contradictions, et de surprise. Rien n'était écrit d'avance.
Alors, comment trouvez-vous ce chapitre?
Bisous et à bientôt!
