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Bonne lecture !


Chapitre 18 : Et tout dérape… [partie 2]

-J'ai l'impression qu'il est un peu rouge, non ? interrogea Lexie, légèrement paniquée, face à l'abdomen ouvert de Saddie.

Warren, l'interne de Arthur, qui l'assistait, se pencha pour regarder à son tour. En effet, Alexandra n'avait pas tore. L'appendice de Saddie était un peu plus gros et rouge que ce qu'il aurait dû être d'après le « Gray's Anatomy », que la jeune interne de George tenait ouvert à la bonne page. Il leva les yeux, et croisa le regard de Mini-Grey. Ils se comprirent sans avoir besoin réellement de le dire. Ils savaient tous les deux ce que signifiait cette rougeur.

-Qu'est-ce qui se passe ?! interrogea vivement la blonde, toujours confiante. Je veux voire !

Lexie ouvrit de grands yeux, désapprouvant l'idée d'un léger mouvement de tête à l'attention du Dr Warren.

Elle n'avait surtout pas envie de voir Saddie commencer à paniquer. Si telle était le cas, son rythme cardiaque allait s'accélérer, et par conséquent, en plus d'avoir sur les bras une procédure bien plus technique que ce qu'ils avaient prévu, ils devraient affronter une importante hémorragie. Warren sembla pourtant avoir une idée totalement différente. Il se tourna vers Gracella.

-Gracella, tu veux bien montrer à notre patiente ?

L'interne de Yang s'exécuta, attrapant le miroir posé sur le chariot d'outils. Elle fit en sorte que la blonde puisse apercevoir ses propres entrailles.

-Tu vois ça Saddie ? interrogea le Dr Warren.

-Oui.

-Tu as un appendice très irrité.

-Quoi ! s'exclamèrent à l'unisson la principale concernée, et les trois autre internes.

-Si c'est irrité, ça veut dire que ce n'est plus une intervention de routine, marmonna Gracella, dont le regard indiquait qu'elle commençait à paniquer.

-Attendez, qu'est-ce que ça signifie ? interrogea Saddie, pour qui cette information faisait l'effet d'une bombe. J'ai l'appendicite ?!

Ce n'était pas du tout ce qu'elle avait prévu ! Ca ne faisait pas partie de son plan ! Le moniteur cardiaque indiqua une augmentation du rythme, et du sang commença à affluer vers l'incision initiale. Heureusement, Lexie agit rapidement, et attrapa une compresse pour faire pression.

-Oui, répondit avec un calme incroyable l'interne de Newton.

S'il avait au moins retenu une chose de son résidant, même s'il ne l'appréciait pas vraiment, c'était de toujours rester le plus calme possible face au patient. S'il voyait son médecin paniquer, cela ne pouvait qu'aggraver son mal. Il ajouta :

-Si c'est une véritable appendicectomie, on devrait peut-être appeler un responsables, proposa Gracella, visiblement en pleine crise de panique.

-Non ! s'exclama 4,5.

-T'es folle, répliqua l'interne de George.

-On… on ne peut pas faire ça ! ajouta Lexie, flippée, maintenant la pression. S'ils apprennent ce qu'on a fait, ils vont nous virer sur le champ !

- Lexie a raison, affirma 4,5.

Le rythme cardiaque de Saddie continuait de grimper. Elle tournait la tête en tous sens pour regarder la personne qui parlait, affolée par leurs semi-hurlements. Warren, la regarda d'un air inquiet.

-C'est bon, ça reste une simple appendicectomie, fit remarquer la fille qui tenait le livre.

-Peut-être, riposta vivement Gracella, mais s'il y a des complications, si jamais elle meurt ?! J'ai pas l'intention de finir en prison.

A l'évocation de l'hypothèse qu'elle puisse y rester, le cœur de Saddie s'emballa encore.

-Elle a raison ! s'exclama-t-elle, soudainement prise d'une peur-panique. Appelez quelque de plus qualifié !

-Tu veux qu'on se fasse renvoyé ?! lui répliqua 4.5 avec colère.

Lexie était complètement dépassée, regardant les autres se hurler dessus en alternance. On aurait dit qu'elle regardait un match de tennis, suivant la balle du regard. Elle ne savait plus quoi dire, quoi faire, quoi penser. La compresse était complètement imbibée et n'absorbait plus le sang. Qui coulait maintenant entre ses doigts. A côté d'elle, Warren ferma les yeux un instant, prenant une grande respiration, la discussion s'était transformée en cacophonie. Pourtant, il fallait bien que quelqu'un garde la tête froide dans toute cette affaire. Il réfléchit rapidement à ce qu'il convenait de faire dans le cas présent. Déjà, calmer les choses, puis reprendre rapidement le contrôle, sinon Saddie allait se vider de son sang sur la table. Il se demanda ce que son résidant aurait fait, et décida qu'il était plus que temps de prendre les chose en main. Il ne s'était jamais senti l'âme d'un leader, mais là, il n'y avait pas le choix. Une de leur amie, ainsi que leurs carrières, étaient en danger. Il rouvrit le yeux, et ordonna d'une voix autoritaire :

-Silence !

Avec stupeur, il constata que tous se turent sur le coup. Il les observa une seconde, puis ordonna :

-Maria, lâches ce livre immédiatement et mets Saddie sous anesthésie complète ! Greg, j'ai besoin que tu ailles me chercher plus de sang, discrètement ! Gracella, si tu n'es pas capable de te reprendre, sors de cette salle, on n'a pas besoin de toi si tu panique !

Etonnement, ils le regardèrent avec stupeur un instant, mais s'exécutèrent assez rapidement. C'était mieux. Il se pencha au-dessus de Saddie, qui lui lança, les larmes aux yeux :

-Ne me laissez pas claquer comme ça !

-C'est promis, dors bien. Il se redressa, et se tourna vers Lexie, qui avait enfin repris contenance et changer de compresse. Lexie, j'ai besoin que tu m'assiste !

Elle hocha la tête, d'un air résolu, et ils échangèrent leurs places. De toute évidence, ce n'était plus elle qui était la mieux placée pour être l'intervenant principal. Warren maitrisait mieux la situation, et elle admira durant un instant son calme, bien qu'elle compris en échangeant avec lui un regard furtif qu'il était autant terrifié qu'eux. Toutefois, une fois Saddie endormie, il tendit la main vers l'interne de George et demanda fermement :

-Clamp et lame de 10 !

oOoOoOo

Meredith et Cristina sortirent de leur appendicectomie avec le Dr Bailey, qui c'était très bien déroulée. Elle avait pu voir une fois de plus la virtuosité de leur ancienne résidante, et poser toutes les questions qu'elles voulaient en vu d'être préparée pour l'intervention en solo qui s'approchait dangereusement. Joyeuses, détendues comme après une bonne partie de sexe, elles se dirigèrent vers le comptoir pour remplir ensemble le dossier post-op.

-C'était vraiment parfait, lâcha Cristina, euphorique.

-C'est vrai. Je vais pourvoir dormir plus détendue, approuva Grey, tout sourire.

-T'as l'intention de rentrer ?! fut surprise l'Asiatique.

-Et bien, oui. Derek m'attend… expliqua la brune. Pourquoi, toi non ?

-Tu plaisantes ? Je suis encore trop survoltée, je ne vais pas fermer l'œil de la nuit. Je préfère rester ici et essayer de me trouver un cas intéressant à traiter !

-Très bien, alors je penses que je vais rester te tenir compagnie, sourit Grey en sortant son portable de sa poche. Je préviens juste Derek.

-Pff, souffla Cristina. Si tu veux mon avis, il dort et tu vas l'emmerder plus qu'autre chose.

-Je n'ai pas envie qu'il s'inquiète s'il ne me voit pas rentrer, répliqua Meredith.

-Il sait que tu es à l'hôpital ! rappela Yang. Et il te connais par cœur, en plus qu'il soit lui-même médecin. Ne t'en fais pas, il vas parfaitement comprendre que tu sois restée.

-Tu n'as pas tore, répondit Grey, envoyant tout de même le message avant de remettre le cellulaire dans sa poche.

A ce moment là, Alex arriva auprès d'elle, soupirant d'exaspération. Il leur demanda, légèrement agacé :

-Franchement, merci les filles. Vous piquez l'appendicectomie, et moi je dois m'occuper d'une hypochondriaque qui, à force d'user d'antibiotiques en automédication, à tuer toutes les bactéries utiles de son corps !

-De rien ! répondit sarcastiquement Yang avec un grand sourire moqueur.

Il la foudroya avec colère du regard, avant que son attention ne se reporte sur Meredith, qui lui demandait avec un léger dégout :

-Tu vas devoir pratiquer une « greffe de matière fécale » ?

-Ouais, tu parles d'un cadeau, soupira Karev.

C'était typiquement le genre de cas et de traitement qu'il détestait. Il ajouta :

-Vous n'auriez pas vu les larbins ? J'ai besoin qu'ils me préviennent si jamais le mari de ma patiente accepte de chier dans un bol.

-Tu n'as qu'à en biper un, fit remarquer Yang en haussant légèrement les épaules.

-J'arrête pas depuis tout à l'heure, rétorqua Alex. Mais il n'y en a aucun qui répond, et j'ai beau les chercher, ils ne sont nul part. C'est comme s'ils s'étaient volatilisés.

Cristina fronça les sourcils. Elle ne savait pas pourquoi, mais cette constatation lui donnait un mauvais pressentiment. Les internes n'auraient quand même pas osé continuer…

-Il y en a un là, fit remarque Meredith en désignant d'un petit geste du menton un interne qui passait dans leur dos.

Ils se retournèrent et virent Gracella, qui se déambulait comme une âme en peine, une pile de tablettes de chocolat du distributeur dans les mains, une dans la bouche. Les trois résidants échangèrent un regard, et Yang, en soupirant, l'appela d'une voix sèche :

Deux !

La jeune femme sursauta vivement en se tournant vers ses supérieurs et les observa avec un air affolé, interrogeant :

-Dr Yang ?

-Qu'est-ce que tu fabriques ? Où sont les autres ?

-Les autres ?! (la question sembla la faire paniquer). Je ne sais pas, il ne sont pas avec vous ?

En répondant, elle avait machinalement commencé à défaire l'emballage d'une plaque de chocolat. Meredith, regarda la pile de friandise, puis le visage nerveux de la jeune femme, et s'approcha d'elle.

-Ca suffit, Gracella, donne-moi ça ! Ce n'est pas bon pour toi !

Elle lui arracha presque la marchandise des mains, les posant sur le comptoir derrière elle. Alex en profita pour en piquer une, et profita de l'occasion pour user de son autorité.

-T'as un truc en cours ? interrogea-t-il.

-Non, sursauta l'interne. Je ne faisais rien, absolument rien, surtout rien de mal… Tous les trois la regardèrent comme si elle était folle, puis Karev ajouta :

-Très bien, dans ce cas fil à la chambre 307, la patiente à besoin d'une transplantation de selles, bipe-moi si jamais son mari accepte de partager…

Elle resta plantée une secondes, visiblement paralysée, regardant ses pieds, puis releva la tête et demanda machinalement :

-Je peux reprendre le chocolat…

-NON ! trancha fermement Grey en la fixant.

-Bouge-toi ! ajouta Karev.

Avec un air boudeur, l'interne repartit dans le couloir à pas rapide, et disparut à un angle. Karev et Meredith échangèrent un regard, et cette dernière lâcha, en se tournant vers le comptoir.

-Sérieusement, qu'est-ce qu'ils ont ses internes ?

-Ils sont stupide et empoté, répondit son ami avec un haussement d'épaule, la bouche pleine de chocolat.

-Et indisciplinés ! ajouta Grey. On n'était pas comme ça, nous.

-C'est clair, fit l'autre. On n'était des perles.

-T'es pas d'accord Cristina ? interrogea Grey à l'attention de sa meilleure-amie en se tournant un peu vers elle.

La Coréenne regardait fixement dans la direction où était partie son interne. Son comportement était bien trop étrange. Et pour elle, qui avait fait de la psychologie en plus de la médecine, à Harvard, ça déclenchait un signal d'alerte dans sa tête. Elle était maintenant convaincue que les larbins étaient en train de commettre une méga-boulette quelque part.

-Cristina ? l'appela encore Meredith.

Sortant de sa réflexion, le cœur battant un peu à cause de tout ce qu'elle était en train d'imaginer par rapport aux internes, elle déclara sombrement en hochant la tête.

-Non, ils sont juste stupides.

Et elle s'éloigna à pas rapide dans la direction des ascenseurs, sous le regard surpris de ses deux confrères, qui ne comprenait pas sa soudaine réaction.

oOoOoOo

Steve était en train de rédiger des rapports, allongé dans un lit, dans la salle du couloir de la morgue. Il était toujours sous l'effet de la péridurale, et humilié, car ses amis l'avaient vu à poile lorsqu'on lui avait posé une sonde urinaire. Bon, au moins, il ne se ferait plus dessus, mais ce n'était pas la situation la plus glorieuse du monde. En plus, à cause de cela, il ne pouvait même pas assister à l'ablation de l'appendice que ses camarades étaient en train de pratiquer sur Saddie.

C'est alors qu'il se disait cela, que Yang débarqua comme un ouragan dans la pièce. Ses yeux firent le tour de la salle, et s'arrêtèrent finalement sur lui. Elle s'approcha du brancard et le dévisagea vivement.

-Où sont les autres !? demanda-t-elle posément, sa voix trahissant toutefois sa vive colère.

-Je ne sais pas… mentit le jeune homme, n'osant pas la regarder en face.

-Essaie au moins d'être convainquant quand tu mens ! le coupa sa supérieure. Je réitère : Où sont les autres ? Dis-moi ce que vous préparez encore !

-Ils sont en chirurgie ambulatoire.

-Pourquoi faire ?

Steve ne voulait pas trahir ses amis, mais le regard de braise de l'Asiatique lui donnait l'impression de le transpercer de part en part. Il était persuadé que s'il ne parlait pas, elle serait capable de le faire souffrir au besoin. Il marmonna donc le plus bas possible.

-Il pratique une appendicectomie…

-Je te demande pardon ? fit Yang, qui n'avait pas bien entendu.

Steve comprit que de toute façon, il ne pourrait pas fuir, ou dissimuler l'information très longtemps. Elle insisterait jusqu'à ce qu'elle sache. Il avait beau être très attachés à ses camarades internes, il n'avait pas envie de risquer sa carrière en défiant sa résidante. Il aurait de toute manière des problèmes, il le savait, mais autant limiter les dégâts.

-Ils pratiquent une appendicectomie en ce moment ! répéta-t-il, à haute voix cette fois, regardant enfin Cristina dans les yeux.

Cette dernière, face à cette annonce, blêmit soudainement, ses yeux brillant de panique. Elle savait bien qu'il était en train de faire des conneries, mais elle n'aurait jamais pensé qu'ils oseraient aller aussi loin. Ca signifiait qu'en se moment, quelqu'un était ouvert, sur une table, entre les mains d'amateurs qui ne savaient même pas ce qu'ils faisaient !

-Sur qui ?! s'exclama-t-elle soudainement, perdant toute contenance.

-Saddie…

Etrangement, elle ne fut pas réellement surprise face à cette annonce. Cette fille était complètement tarée. Elle ne l'avait jamais appréciée, et ne comprenait pas franchement ce que Newton foutait avec elle, mais de la à se laisser charcuter par ses amis internes ! Yang tourna les talons en déclarant vivement :

-Très bien, suit moi, et raconte moi tout en détail !

-Je ne peux pas, lui parvint la réponse de son interne alors qu'elle s'apprêtait à passer la porte.

Elle se stoppa net, et se tourna vers lui dans un même mouvement, le foudroyant du regard.

-Comment ça, « tu ne peux pas » ?!

-Je ne peux pas bouger de ce lit, balbutia l'interne, vraiment très mal-à-l'aise.

-Et pourquoi donc ?

-A cause de la péridurale… et de la sonde urinaire…

Yang le regarda, la bouche entrouverte, n'en revenant pas. Elle s'approcha du lit, et souleva la couverture. Steve passa au rouge cramoisi lorsque Yang regarda son intimité. Elle rabaissa très lentement la couverture, et tourna la tête sur son interne, qui avait l'air tellement gêné qu'il était prêt à exploser. Elle resta abasourdie, ne trouvant même pas les mots. Après quelques secondes, toutefois elle se ressaisit et secoua légèrement la tête. Elle repartit en lui lançant par-dessus son épaule.

-Estimes-toi heureux, ils l'ont bien posées !

En sortant de la pièce, elle se rendit compte que cette phrase était très con, mais que pouvait-elle dire d'autre ? La situation était tellement incongrue qu'elle avait de la peine à réfléchir correctement. Elle remonta à l'étage des admissions, et longea les couloirs, courant presque. La chirurgie ambulatoire se trouvait dans l'aile opposée. Dans sa course, elle croisa son amie.

-Bein alors, où t'étais partie ? questionna celle-ci en la voyant arriver. Je t'ai cherchée partout.

Cristina s'arrêta près d'elle et posa ses mains sur ses épaules la regardant dans les yeux.

-Meredith, il faut que tu viennes avec-moi, tout de suite.

Grey fut vivement surprise, mais comprit immédiatement qu'il se passait quelque chose de grave en voyant le regard sérieux et affolé à la fois de son amie. Aussi la suivit-elle sans poser de question. Elles se mirent à courir toute les deux, et Cristina lui expliqua brièvement la situation durant leur course. Abasourdie, Meredith semblait ne pas en revenir.

Elles atteignirent enfin le service d'ambulatoire, et foncèrent droit sur la salle indiquée par Steve. Cristina ouvrit la porte à la volée et pénétra dans la pièce, suivie de Meredith, regardant partout.

Saddie était allongée sur la table, visiblement anesthésiée 8encore heureux, songea Yang), avec autour d'elle la petite guilde des internes en train de perdre du temps et de l'énergie dans de grands mouvements. Visiblement, c'était le Dr Warren qui était le chef de « bloc », assisté de Lexie.

Les internes les fixaient comme s'ils venaient de voir entrer le Diable en personne dans la pièce, visiblement tous paniqués. Personne ne bougeait ou ne respirait en cette instant, le temps était comme figé. Pourtant, un son attira immédiatement l'attention des deux résidantes. Le moniteur cardiaque, qui affichait des courbes rapide et irrégulières, beuglait un son tout à fait distinctif – celui d'une fibrillation, qui précédait vraisemblablement un arrêt. Meredith et Cristina échangèrent un regard, alors que Lexie, d'une voix terrifiée, leur annonçait :

-Je crois qu'on est en train de la perdre…

oOoOoOo

Arthur sortait tout juste de sa rhinoplastie avec le Dr Sloan. Tout c'était bien passé, Callie se réveillerait dans quelques heures, la tête dans les choux, mais avec un nez tout neuf. Bien sûr, le résultat ne se verrait pas avant quelques jours, le temps que le gonflement dû à la chirurgie se résorbe, mais elle serait très certainement satisfaite du résultat.

En sortant du bloc pour aller remplir le dossier, il se fit la remarque que Sloan était vraiment un grand plasticien. Bien sûr, la plastique n'était pas trop son truc, et il ne se voyait pas partir dans cette spécialisation, mais opérer aux côtés d'un chirurgien de son talent était réellement enrichissant.

Il se dirigea vers le comptoir du service, le classeur sous le bras, et fut heureusement surpris d'y apercevoir Alex. Il eut envie d'aller vers lui, pour le saluer, et peut-être réussir à l'attirer dans une salle de garde pour l'embrasser, avant de retourner à la mine. Alors qu'il se dirigeait vers lui, Lexie sortit d'un couloir adjacent et l'interpella timidement.

-Dr Newton…

Arthur s'arrêta et lui sourit, la prévenant aimablement :

-Lexie, que ce passe-t-il, je n'ai pas vraiment le temps de discuter tu sais…

-Arthur !

La voix de Mini-Grey était plus ferme, ce qui surprit le jeune homme, qui la regarda d'un air étonné. Il constata alors son air sombre, et se demanda ce qu'il se passait encore. Alors qu'il s'appétait à lui poser la question, celle-ci ajouta :

-Il faut que vous me suiviez. Tout de suite !

-Lexie, qu'est-ce que… fut soudain inquiété Arthur.

-C'est Saddie.

oOoOoOo

Karev avait aperçu Arthur qui venait à sa rencontre, et en avait été heureux. Mais voilà que Lexie avait débarqué de nulle part, et aborder l'autre. Alex suivait la scène de loin, et fut surpris de voir que la mine joyeuse de Newton se décomposait au fur et à mesure que la jeune interne lui parlait. Ce devait être une sacrée mauvaise nouvelle, car il les vit partir tous les deux aux pas de courses dans la direction opposée.

Il se demanda vraiment ce qui se passait de si grave. Ce n'était pas normal chez Arthur ce genre de réaction. Il voulut partir à leur poursuite pour savoir ce qui était en train d'arriver, mais Gracella sortit d'une chambre dans son dos et l'appela :

-Dr Karev, le mari a accepté !

oOoOoOo

Le temps donnait l'impression de ne plus s'écouler normalement. La cavalcade dans le couloir avait semblé durer des heures. Lorsqu'enfin ils arrivèrent dans le couloir de la chirurgie ambulatoire, Arthur avait la sensation pesante d'être dans un film, avec tout qui se passe au ralenti. Lexie lui désigna la porte, et il la poussa vivement, pénétrant dans la pièce.

Toute les chirurgies comportent des risques…

Tous les regards se posèrent sur lui, mais il n'en avait pas grand-chose à faire. Il accrocha le regard de Meredith, puis celui de Cristina. Ensuite, sa vision descendit lentement sur la personne allongée sur la table. Pas de doute, il s'agissait belle et bien de Saddie. Arthur n'était pas certain de bien assimiler ce qu'elle faisait là, sous anestésie, avec les mains de Yang et Grey plongées dans son abdomen. Son cerveau était de la compote. Il ne savait plus où il était.

C'est une vérité que nous autres chirurgiens ne connaissons que trop bien…

-Arthur, on a besoin d'aide ! l'appela Meredith.

Mais il ne l'entendit pas vraiment. Ce n'était qu'un son lointain, comme étouffé. Son regard restait figé sur Saddie. Tout tanguait autour de lui. Comment en était-on arrivé là ? Qu'est-ce qui avait pris au interne, et à Saddie ?!

Bien sûr, la plupart du temps, tout se passe parfaitement bien, surtout dans le cadre d'une opération de routine…

-Arthur ! Appela encore son amie.

-Meredith, on n'a pas le temps, intervint Cristina. Clamp !

Mais il arrive quelquefois…

-On n'a besoin d'aide maintenant ! fit remarque Meredith.

Yang, comprenant que c'était une mauvaise idée d'appeler Arthur (elle n'avait pas pensé que cette situation l'affecterait à ce point), se tourna vers Lexie, qui se tenait debout à côté de Newton, l'air terrifiée.

-Trois, vas chercher le Docteur Bailey, ne lui dis pas ce qui se passe, mais ne lui laisse pas l'occasion de poser de question, amène là c'est tout !

-Et bipe le Chef ! ajouta sévèrement Meredith.

La jeune femme s'exécuta et sortit presque au pas de course. Une seconde plus tard, le moniteur cardiaque s'agita, puis s'effondra totalement. Tous tournèrent la tête sur l'écran, qui diffusait une ligne droite et continue, sans sursaut. Le haut-parleur, quant à lui, crachait le son si caractéristique assimilé à cette constante.

Que rien ne se passe comme prévu…

-Je commence le massage cardiaque ! intervint Meredith en se sortant ses main de l'abdomen pour s'exécuter.

-Amenez le chariot de réa ! ordonna Cristina, commençant à retirer tout ce qui était métallique de la cavité.

Qu'un petit évènement inattendu vienne changer les règles…

Les internes s'agitait en tous sens, c'était la panique à bord. Et au millieux de tout ça, Arthur restait pétrifié, le regard rivé sur la ligne continue, qui tressautait au rythme des massage de Grey. Le son, en revanche, continuait d'indiquer que le cœur ne battait pas de lui-même. Aigu, dérangeant.

Meredith s'arrêta, et attrapa les palettez, ordonnant :

-Chargez à 200 ! Dégagez !

Le corps ressauta, mais le moniteur crachait toujours sa note monocorde.

C'était la première fois que ce son provoquait chez Arthur une terreur aussi grande.

Et que tout dérape...


Voilà

J'espère que ce chapitre vous à plu

Le prochain bouclera cet arc.

Et on pourra dire adieu à Saddie.

A bientôt pour la suite !