Chapitre 26
P.O.V. Bella
Pour une fois, les jumeaux n'avaient pas réclamé à boire pendant la nuit. Jacob et mon père étaient restés une bonne partie de la journée pour mon plus grand bonheur. Depuis que j'habitais à Seattle, je ne les voyais plus aussi souvent qu'avant. Au soir ; ils nous avaient quitté après le souper. Mon père avait donné le bibi à chacun de ses petits-enfants. Il en était complètement gaga.
« Bella, merci de nous avoir accueilli chez toi. Et Edward, merci de m'avoir invité hier soir. Je pensais que tu aurais voulu faire ça avec ta famille. »
« Vous savez Charlie, depuis que c'est du sérieux entre votre fille et moi, je vous considère comme un membre de ma famille. » lui répondit Edward.
« Et bien mon garçon, je ne sais pas quoi te répondre. » Mon père était ému, ça n'avait jamais été un grand sentimental et sa réaction me surprenait vraiment. J'étais ravis que la communication soit revenue entre eux deux car depuis qu'Edward m'avait trompé, ce n'était pas au beau fixe. Jacob nous remercia également vivement et pris la route à la suite de mon père.
P.O.V. Edward
« Enfin seul ! » dis-je avec un sourire coquin.
« Oui, quel bonheur. On va pouvoir s'affaler dans le fauteuil pour le restant de la soirée. »
« On peut faire ça aussi ici si tu préfères. Ca changera une fois. » ajoutais-je.
« Non ! Je n'ai pas envie. » dit-elle en haussant la voix.
« C'est bon, calme-toi. »
« J'en ai marre. » cria-t-elle.
« De quoi ? » Je ne comprenais pas sa réaction, elle me faisait peur. D'habitude, elle ne s'énerve pas ainsi sans raison.
« De toujours penser aux autres avant moi, de te faire plaisir à toi et aux enfants. »
« Et bien si ce n'est pas sincère, ne le fais plus alors ! » Là, elle m'avait énervé.
« J'vais faire un tour. » cria-t-elle avant de se lever du fauteuil.
« Non, tu n'iras nulle part. » lui répondis-je sur le même ton qu'elle avait employé.
« Je peux encore faire ce que je veux ! Je suis majeure et vaccinée. »
« Tu ne penses quand même pas que tu vas prendre la voiture dans cet état-là. Je n'ai pas envie d'expliquer plus tard à mes enfants que leur mère s'est enroulée autour d'un arbre après une dispute. »
« Alors, je pars à pieds. » renchérit-elle.
« NON ! Il fait presque noir dehors. »
« Grrrr, TU ME FAIS CHIER ! » hurla-t-elle. Et elle parti s'enfermer dans la salle-de-bain. Je l'entendais sangloter derrière la porte.
« Bé, ouvre-moi s'il-te-plait. »
« Non, laisse-moi tranquille. »
« Viens dans le salon ou va t'allonger dans la chambre. Je te laisserai tranquille. »
« Edward, laisse-moi tranquille s'il-te-plait. » me supplia-t-elle d'une petite voix.
A contre cœur, je fis ce qu'elle m'avait demandé car Yanis venait de se mettre à pleurer. En regardant ma montre, je vis qu'il était déjà l'heure du bibi. Je le pris immédiatement afin de le calmer et pour qu'il ne réveille pas sa sœur.
« Chut mon cœur. Je vais réchauffer ton biberon. Plus que deux petites minutes et ce sera prêt. »
Je m'étais installé dans le fauteuil et dès qu'il eut la tétine en bouche son visage était redevenu paisible. C'était un très beau bébé, et je ne dis pas ça parce que c'est le mien. Quand il eut terminé, je le mis sur mon épaule afin qu'il puisse digérer. Il me faisait penser à Emmet, c'était un vrai glouton. Je le gardais dans mes bras jusqu'au moment où sa sœur fut réveillée pour boire à son tour. Je le déposais alors dans son petit relax. Ma fille était vraiment différente de son frère. Elle était plus menue et plus douce aussi. Elle ressemblait déjà beaucoup, pour mon plus grand bonheur, à Bella.
« Tu es vraiment à l'opposé de ton frère ma princesse. Tu prends tout ton temps pour boire. Tu es si jolie ma puce, j'espère que tu continueras à ressembler à ta maman. C'est une femme si douce et si attachante. »
Comme si elle comprenait ce que je racontais, elle me souriait tout en buvant. Ensuite, je repris Yanis, j'avais, désormais, mes deux bébés dans mes bras.
« Vous savez, il y a quelques années de ça, j'étais un véritable salaud avec les filles. Et puis, votre maman, ma Bella, a débarqué dans ma vie. J'ai tout de suite flashé sur elle, mais je ne voulais pas la faire souffrir comme les autres. Alors au début, je l'évitais, puis on a du faire des travaux scolaires ensemble. Petit à petit, nous nous sommes rapprochés. Au lycée, je ne voulais pas que notre relation soit dévoilée. Tout le monde savait comment je traitais les filles et je ne voulais pas qu'on pose une étiquette de « fille facile » sur ma chérie. On se cachait pour aller au cinéma, pour aller à la plage, … Mais un jour on s'est fait griller par Alice, puis Emmet, … Du coup, on a du avouer notre relation. A partir de ce moment-là, je me faisais un plaisir de m'afficher avec elle. Depuis que je la connais, je n'ai jamais cessé de l'aimer un peu plus chaque jour. Ensuite, nous sommes partis à l'université. On a emménagé ensemble dans un appartement que Papy Carlisle et Mamy Esmé nous avaient offert. Pendant 4 ans, c'était le bonheur total. Après, je suis parti en France et là, j'ai fait la plus grosse connerie de toute ma vie. J'ai trompé votre maman. Au final, elle a mis des mois à me pardonner, et je suis sur qu'elle m'en veut toujours un peu. Finalement, vous êtes nés tous les deux et depuis ce jour, je suis plus heureux que jamais. Je ne sais pas pourquoi maman est dans cet état-là, mais je vous promets de ne pas vous abandonner. Vous trois, vous êtes toute ma vie. » Je les embrassais tous les deux à la fin de mon monologue. Ensuite, je me mis en route en direction de leur chambre afin de les mettre en pyjama. J'avais ouvert la garde robe de ma fille.
« Et bien ! On peut dire que tu ne manques pas de vêtements ! Je soupçonne ta marraine d'en être la principale responsable. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir te mettre comme pyjama ? Oh, j'ai trouvé, je vais te mettre cette petite chose orange absolument divine. »
Une fois ma fille habillée, je la mis dans son lot en lui disant que je l'aimais et en l'embrassant sur le front. Je fis de même avec Yanis. Il portait ce ravissant pyjama vert où était brodée une grenouille jaune. Une fois les enfants couchés, je me décidais à retourner vers la porte de la salle-de-bain.
« Bé, ça va ? »
« Mmm »
« Tu peux m'ouvrir ? »
« Je ne sais pas. »
« Allez, ouvre s'il-te-plait Bella. » la suppliais-je.
J'entendis le CLIC de la serrure. Elle se trouvait assise par terre avec ses genoux repliés sur elle-même. Ses yeux étaient rougis à cause de ses pleurs. Je m'étais assis à côté d'elle.
« Tu sais Bella, je ne suis qu'un homme et je me laisse souvent guider par mes hormones. Je n'en peux rien, dès que je te vois, tous mes sens sont en éveil. » Je lui avais passé mon bras derrière elle.
« C'est quand même normal que je désire la femme que j'aime, non ? » Elle releva sa tête et me fixa dans les yeux.
« Je suis désolée Edward. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. »
« Ce n'est pas grave Bella. »
« Merci. »
« Tu sais quoi ? Je vais te faire couler un bon bain. Ensuite, je te prépare une surprise pour quand tu auras terminé. Ok ?»
« Ca me va ! »
« Va t'installer dans le salon pendant que je prépare ton bain. »
Elle se releva et me posa un timide baiser sur les lèvres. Pendant ce temps, je lui fis couler un bain en mettant beaucoup de bain douche à la fraise pour faire assez de mousse. Ensuite, j'avais été lui chercher sa nuisette préférée, la beige avec un lacet marron sous la poitrine, ainsi que son shorty noir et des essuies. Je l'avais rejoint dans le fauteuil et l'avais enlacée en l'embrassant sur la joue.
« Tu peux y aller ma chérie. » Elle s'était retournée ensuite vers moi.
« Merci Edward. »
« Prends tout ton temps Bella. »
Pendant qu'elle parti se détendre, je lui préparais son dessert préférée, enfin, l'un de ses desserts préférés : une fondue au chocolat. C'était la seule chose que je pouvais faire en si peu de temps. Je lui préparai une énorme assiette de fruits. Ils étaient disposés en forme de cœur. Avec un peu de chocolat fondu, j'avais écrit « Je t'aime » sur le dessus, et sur le dessous, j'avais mis « E & B ». Par chance, il nous restait une bouteille de champagne au frigo. Je sortis deux coupes et allai déposer le tout sur la table du salon. En attendant qu'elle termine son bain, je me mis au piano et je jouais 'Without You' de Maria Carey. Je n'eus pas le loisir de terminer le morceau que je sentais deux petites mains chaudes se poser sur mes épaules.
« Continue de jouer si tu veux. »
« D'accord. »
Elle avait enroulé ses bras autour de mon cou et posé sa tête sur mon épaule. Une fois que le morceau fut terminé, elle se mit à parler.
« Tu sais que j'adore ce morceau ? »
« C'est pour ça que je la jouais ! »
Elle me sourit tendrement et je la pris pour qu'elle s'asseye sur mes genoux. Pendant plusieurs minutes, elle est restée blottie dans mes bras. Je me contentais juste de la serrer dans mes bras en humant son odeur.
« Dis-moi Bella, est-ce que tu as faim ? »
« Oui ! »
« Super, Allez lève-toi et va te poser près de la table basse. J'ai mis les coussins par terre pour qu'on puisse s'y asseoir. »
« Tu es vraiment un amour ! »
« Toi aussi … Enfin, tu es MON amour. » Elle me fit un magnifique sourire et m'embrassa.
« Ca fait longtemps qu'on n'a plus mangé comme ça sur la petite table. »
« En effet ! En plus, il parait que le chocolat est le meilleur des antidépresseurs ! »
« Si tu le dis. » Elle trempa un morceau de pomme et puis le porta à sa bouche.
« Hum … c'est absolument délicieux ! » gémit-elle. Je la regardais avec tendresse. Elle avait retrouvé son sourire habituel.
« Si un jour on va en Belgique, je te ferai goûter le chocolat. Il est absolument divin. » Je n'arrêtais pas de la fixer. Je ne savais pas décoller mes yeux d'elle.
« Pourquoi tu me regardes comme ça ? » me demanda-t-elle gênée.
« Parce que je te trouve incroyablement jolie. »
« Arrête, tu vas me faire rougir. »
« Tu sais à quel point j'aime quand tu rougis. » Pour changer de sujet, elle me mit un morceau de fraise au chocolat dans la bouche.
« Tu as raison, c'est délicieux. » Pour que ce soir encore meilleur, je nous servis à chacun un verre de champagne.
« A nous ! » trinqua-t-elle.
« Oui, à nous ! »
On avait presque terminé la bouteille quand Bella me mit du chocolat sur le coin de la bouche.
« Hum, je vais devoir te nettoyer ça. » Et elle allia le geste à la parole en me léchant le chocolat. Parfait, elle veut jouer …
« Toi aussi tu en as là ! »
« Ah bon ? Où ça ? »
Pour lui montrer, je léchai son cou, puis le lobe de son oreille et je revins à sa bouche pour flirter librement avec elle. Finalement, je me suis retrouvé torse nu avec Bella à califourchon sur moi qui me léchait le torse ou elle avait par mégarde fait tomber du chocolat. Ensuite, c'est elle qui s'est retrouvée sous moi également torse nu. Je lui avais mis le fond de la bouteille de champagne et je léchais amoureusement tout son corps pour la nettoyer. Pour terminer, nous nous étions retrouvés au lit à nous caresser et nous murmurer des mots d'amour. Elle s'endormit comme un bébé dans mes bras. Je ne fus pas long à la rejoindre dans les bras de Morphée.
Voilà avec ce chapitre, je viens d'épuiser la fin de mon stock de chapitres dactylographiés. J'en ai encore pas mal d'avance, mais ils sont écrits à la main. Il faut donc que je trouve le temps de les retranscrire. Je vous promets que je ne serai pas trop longue.
Si ce chapitre vous a plu, laissez-moi vos impressions et si vous n'avez pas aimé, dites-moi le pourquoi du comment :-)
A bientôt !
