Disclaimer: *baille aux corneilles* Quelqu'un peut faire le disclaimer à ma place?
Noël = Surprise?, Chapitre Vingt-Sept
Je regardai paresseusement les flocons tomber, un à un. L'hiver était déjà bien commencé depuis un bon moment. Les rues étaient d'un blanc étincelant, les maisons illuminées de mille et une lumières. Avec le temps des fêtes qui approchait à grands pas, les cœurs étaient au réjouissance. Les enfants attendaient impatiemment la veille de Noël, pour pouvoir enfin recevoir leurs cadeaux. Les adultes se réjouissaient de retrouver leur famille, de faire la fête (avec beaucoup d'alcool, évidemment). Et les adolescents, et bien eux, c'était surtout pour les vacances. Pouvoir dormir jusqu'à pas d'heure, rester toute la journée en pyjama parce qu'ils ne sortaient profiter de la neige. Rester emmitoufler dans leur couverture pour combattre le froid, parfois avec leur amoureux/amoureuse. Mais malgré que chacun ait une façon différente de la célébrer, il n'y avait pas à dire : tout le monde aimait les fêtes.
Bien sûr, je ne faisais pas exception. Seulement, j'étais quand même un peu triste. J'allais pouvoir prendre de sublimes clichés des paysages hivernaux et passer les vacances avec l'homme que j'aime, mais… Mes parents manquaient au tableau. Toujours en Égypte, ils n'avaient pas pu se libérer pour revenir faire un tour en terrain un peu moins chaud et ensoleillé. Du coup, j'avais un peu la tristesse dans l'âme, d'où mon observation d'un air mélancolique du paysage de ma fenêtre.
Je ne faisais pas du tout attention au cours qui se déroulait devant moi (en l'occurrence, celui de Law), c'est pourquoi je ne réagis pas tout de suite lorsqu'une ombre menaçante apparut sur mon pupitre. Ça me prit quelques secondes avant de réaliser que les bruits de la classe avaient cessé. Plus personnes ne parlaient, les bruits de la craie sur le tableau avait disparu. Et dans ce silence, j'entendis un « hehum » provenir de devant moi. Je levai les yeux sur une grande silhouette élancée. Trafalgar Law. Il me regardait de haut, menaçant, son livre de biologie dans les mains.
-Pouvez-vous nous parler de ce que nous étudions en ce moment, Mademoiselle Cerys? Dit-il d'un ton autoritaire.
J'étais la seule à le voir. Ce petit malice au fond de ses yeux. Il se moquait de moi. Il ne voulait que me ridiculiser devant toute la classe. Je soupirai, habituée à son attitude, puis souris. Ce jeu pouvait se jouer à deux.
-Mais bien sûr, Monsieur Law, dis-je, une pointe de sarcasme dans la voix. Vous parliez des capacités du cerveau à s'endormir devant un cours aussi plate.
Il y eut plusieurs réactions dans la classe. D'abord, certaines filles qui poussèrent des petits cris insultés, puisque j'avais osé lui parler de la sorte. D'autres, qui étaient simplement surprises de ma réponse. Et la plupart des garçons pouffaient de rire, dont Zoro. Law, quant à lui, ne semblait pas du tout trouver ma blague drôle. Au contraire, il m'envoya un regard noir qui me donna des frissons dans le dos (pas le bon genre de frissons).
-Mademoiselle Cerys, je vous prierais de rester après le cours pour une heure de retenue, dit-il en me tournant le dos.
Il reprit le contrôle de la classe et continua son cours. Je grognai de mécontentement. Et moi qui croyais aller me balader dans la ville pour pouvoir prendre de belles photos de toute cette neige...
Trafalgar Law, parfois, je te déteste…
J'attendais patiemment que le dernier élève sorte pour pouvoir subir mon châtiment. Malheureusement, la plupart était pressée de sortir de la classe pour retourner chez eux. J'aurais été pareille (enfin, pour la partie de sortir), mais je ne pouvais pas faire comme eux.
Zoro était le dernier à sortir. Il prit lentement ses affaires, puis s'approcha de moi. Il m'offrit un sourire, que je lui rendis. Je vis que Law nous observait du coin de l'œil.
-Il faut toujours que tu parles trop, toi, hein? Dit-il d'une voix suffisamment basse pour que je puisse comprendre et notre professeur, non.
J'haussai les épaules d'un air joueur. J'avais toujours le chic pour me mettre dans des situations délicates. Les évènements d'il y a plus d'un mois étant évidemment un cas extrême. Je ne me retrouvais pas toutes les semaines à aider à la capture d'un dangereux criminel, on s'entend.
-Que veux-tu, ça fait partie de mon charme! Dis-je moqueusement.
Il rit légèrement, puis reprit un semblant de sérieux.
-Tu travailles toujours ce soir? Dit-il à la désinvolte.
J'acquiesçai. Il sembla soudain nerveux et se gratta la nuque en fuyant mon regard.
-Et Roxanne, elle travaille aussi? Demanda-t-il silencieusement, comme s'il ne voulait pas que j'entende.
Malheureusement, j'avais compris chaque mot. Un sourire aux lèvres, je le fixai d'un air narquois. Son teint prit un peu de couleur.
-Je ne savais pas que tu en pinçais pour- Aie!
Il me donna une énorme claque dans le dos qui résonna dans la pièce. Ma peau fut réduite en compote.
-Bon ben bonne chance pour ta retenue!
Et il s'enfuit comme un lâche. Cette espèce de… Je grimaçai de douleur, mais souris tout de même. Maintenant que j'avais cette information, vous pouvez être sûr que j'allais tenter de mettre ces deux-là ensemble! C'est donc d'une humeur réjoui que je me souvins que nous étions seuls de nouveau. Je ravalai ma salive et me tournai vers Law. Il rangeait tranquillement ses affaires et effaçait le tableau. D'un pas nerveux, je m'approchai de son bureau. Je mis mes mains derrière mon dos pour paraitre nonchalante, mais c'était loin d'être le cas. Mon cœur battait toujours à tout rompre en sa présence, ce qui me faisait parfois perdre mes moyens (Enfin, le peu de moyens que j'avais en temps normal…).
-Qu'est-ce que je suis censée faire pendant une heure?
Il continua de faire ce qu'il faisait sans ne serait-ce que m'accorder un seul regard. Je restai immobile plusieurs secondes, à me promener d'un pied à l'autre en attendant une réponse, qui ne voulait pas. Aah, son silence me tue!
-Law!
Soudain, il se tourna et planta son regard dans le mien. Ses yeux perçants me scrutèrent. Des yeux de prédateur. Par réflexe, je reculai. Il avança. Je reculai de nouveau. Un pas de plus. Mon dos heurta le tableau. Il était à quelques centimètres de mon corps. Ma respiration devint saccadée. Sans prévenir, il m'entraina par la taille vers lui, et me plaqua contre son corps. Ses lèvres étaient déjà sur les miennes avant même que je ne réalise ce qui se passait. Je tentai de le repousser avec mes mains sur son torse, mais laissai tomber au bout d'un moment. Il était trop fort pour moi, et puis de toute manière, la motivation n'y était pas. Il me montrait son affection que très rarement, et souvent qu'un court instant. Autant en profiter.
Je passai mes bras autour de son cou alors qu'il m'approchait encore plus de son corps, si c'était possible. Il faufila ses mains chaudes et douces sous mon chandail pour se poser sur la peau de mon dos. Surprise, j'ouvris légèrement les lèvres et il en profita pour incérer sa langue dans ma bouche. Law n'était pas un homme qui demandait; il prenait. Fondant dans ses bras, il devait me retenir pour ne pas que je tombe. C'est pourquoi il me prit dans ses bras, me souleva et m'assit sur son bureau, en balançant les objets à la surface par terre. Il était maintenant entre mes jambes et j'étais à sa hauteur. Une sensation étrange apparut dans mon ventre et je manquai cruellement d'air. Au bord de l'asphyxie, il s'éloigna enfin et se lécha les babines, toujours avec ce regard prédateur, un sourire séducteur aux lèvres. La chaleur envahit mes joues pendant que je prenais une grande bouffée d'air.
-Tu n'as jamais entendu parler de la respiration?
Je lui donnai un léger coup sur l'épaule, gênée.
-C'est ta faute aussi! M'emportais-je. Tu m'as prise de court!
Il rit légèrement avant de déposer son nez dans le creux de mon cou. Ça chatouillait.
-Pourquoi tu as fait ça? Marmonnais-je. On est à l'école, tu sais…
Les chances étaient grandes que quelqu'un nous prenne en pleine action. Ma réputation, je m'en tamponnai les tympans avec une babouche, mais pour Law, c'était une autre histoire. Je ne voulais pas qu'elle soit salie par ma faute, et je ne voulais pas non plus qu'il perde son emploi.
-Il n'y a personne.
Je laissai un « hum… » désapprobateur m'échapper. Tout de même, je profitai du moment et me mis à lui jouer dans les cheveux. À chaque fois que je faisais ça, il semblait plus docile. C'était peut-être son point faible?
Alors que je me demandais comment son shampoing pouvait rendre ses cheveux si doux, il marmonna des mots incompréhensibles.
-Quoi?
-Qu'est-ce que Roronoa voulait? Dit-il, sa voix à moitié étouffée.
-Pas grand-chose. Juste savoir si je travaillais ce soir.
Law me serra plus fort contre lui et se mit à me mordiller doucement la peau. Ma respiration se coinça dans ma gorge.
-Pourquoi?
Trop distraite par ses gestes, mon esprit était trop embrouillé pour répondre correctement. De plus que sa langue se mettait de la partie…
-J-je sais pas… Arrivais-je à dire.
Il sembla satisfait de ma réponse puisqu'il me lâcha et ramassa ce qu'il avait fait tomber. J'en profitai pour reprendre mon souffle, reprendre un semblant de teint normal, calmer les battements de mon cœur et remettre un peu d'ordre dans mon uniforme. Après avoir replacé mes mèches de cheveux qui étaient de travers, je soupirai, sautai par terre, pris mon sac et m'avançai vers la sortie. Law m'interpella avant que je ne puisse franchir le seuil.
-Où vas-tu comme ça?
Je me tournai vers lui.
-Euh, à la maison?
Il secoua la tête.
-et ta retenue?
Je grognai de mécontentement. Alors je devais vraiment rester une heure… À contrecœur, je retournai à mon pupitre et m'y assis.
-Et je fais quoi?
Il sourit malicieusement.
-Tu dois m'écrire un texte de 500 mots sur pourquoi tu aimes autant ton professeur de Biologie.
Ma bouche en tomba.
-C'est une blague?
-Aller, tu n'as qu'une heure!
Je laissai ma tête tomber sur mon pupitre.
-Je ne le comprends pas parfois… Me plaignais-je à Roxanne. Un instant, il est attentionné, et deux secondes plus tard, il m'ignore complètement. Ça, c'est quand il ne me fait pas carrément tourner en bourrique…
La blonde rangea le verre propre qu'elle venait d'essuyer et en prit un autre toujours mouillé pour recommencer la manœuvre.
-J'imagine que c'est sa manière à lui de t'aimer.
Aimer, hein… Je ne sais toujours pas s'il éprouve de tels sentiments à mon égard, et plus le temps passe, plus j'ai peur de la réponse. Je me suis tellement attachée à lui que je serais totalement détruite qu'il ne m'aime pas! Bon, peut-être pas détruite, mais je serais en pénurie de papier mouchoirs et je deviendrais énorme comme un ballon à force de manger de la crème glacée double chocolat.
Je soupirai, puis un déclic se fit. Un vert m'apparut. Je souris.
-Et toi Roxanne, un garçon en vue?
Elle devint rouge comme une tomate.
-Hein?
Mon sourire doubla. À voir sa réaction, c'était le cas. Maintenant, il faut juste que ce soit un certain garçon…
-Je le connais? Demandais-je, espiègle.
Elle marmonna des mots sans queue ni tête jusqu'à baisser les yeux, jouer nerveusement avec ses doigts et hocher très légèrement la tête. Je poussai un mini cri victorieux.
-Un bon ami à moi?
Nouveau hochement de tête. Je jubilai sur place.
-Est-ce que son nom est-
-Viaaaaaaande!
Et évidemment, il fallait que quelqu'un m'interrompe au moment où j'allais apprendre la vérité. Je soupirai et m'essuyai les mains de l'eau savonneuse dans laquelle elle baignait quelques secondes plut tôt. Je retournai à contrecœur dans la salle pour voir Luffy qui était déjà assis à une table, à attendre impatiemment que je vienne le servir. Zoro, qui l'accompagnait, était encore à se rendre jusqu'à son ami. Le temps que je leur verse un verre d'eau chacun et que je prenne les menus, ils étaient déjà installés. Je m'approchai rapidement, donnai le menu et le verre à Zoro, et les balançai presque à Luffy. Il fut surpris par mon geste et leva les yeux pour se plaindre, mais il eut un mouvement de recul en me voyant. Je devais avoir une aura meurtrière autour de moi. J'étais autant, ou sinon plus, effrayante que Nami quand j'étais en colère. Je lui lançai un dernier regard noir, emprunté à Law, puis tournai les talons et les laissai seuls. Je retournai dans la petite salle à part où se trouvait Roxanne qui avait posé son linge à vaisselle et tournai en rond nerveusement.
-Tu peux aller les servir? Lui demandais-je. Sinon, je crois que je vais balancer son assiette, à Luffy…
Dès qu'elle entendit le nom du brun, elle se raidit et eut un teint tellement inusité que je n'aurais jamais cru le voir sur un corps humain. Elle acquiesça rapidement et disparut de la pièce. Je restai figée sur place, à analyser ses réactions. Elle aime un garçon. Que je connais. Un bon ami à moi. Et elle est devenue écarlate à la mention de… Luffy. Donc, celui qu'elle aime, c'est…
Oh non, pauvre Zoro…
Je déposai hâtivement mon crayon, heureuse d'avoir enfin terminé la montagne de devoirs que j'avais à faire. Les examens d'avant Noël approchaient rapidement, et chaque professeur s'était dit que ce serait une bonne idée de nous donner cinq cent quatre-vingt-six devoirs à faire pour le lendemain. Il était donc presque 23 heures, je n'étais ni lavée ni relaxée pour aller me coucher. Étouffant un bâillement, je me levai et fermai les lumières de la cuisine et du salon. En traversant le couloir, je vis de la lumière émaner de la porte entrouverte de la chambre à Law. Discrètement, je m'approchai et regardai dans l'entrebâille. Il était à son bureau, Bepo à ses pieds, occupé à… corriger des travaux, je suppose, et il avait ses lunettes de lecture sur le nez. Je souris doucement et m'éloignai lentement pour ne pas le déranger.
J'entrai dans ma chambre et me postai devant ma commode pour y prendre un pyjama. Mon cellulaire qui était posé sur la surface se mit à vibrer légèrement. Je le pris et l'ouvris. Un nouveau mail. Je l'ouvris.
« Je connais ton secret. »
…Hein? C'est quoi, ce message qui sort d'un mauvais film d'horreur? Et puis, le nom de l'expéditeur était caché. Donc, une mauvaise blague en somme. Il y en a encore qui perde leur temps en envoyant des mails pareils?
Mon cellulaire vibra de nouveau. Cette fois, aucun message, seulement un fichier relié. Je l'ouvris, ayant un peu peur d'y découvrir un virus ou un truc grotesque, mais ma curiosité l'emporta sur la raison. Et je faillis laisser tomber mon appareil.
Le fichier que je venais d'ouvrir était une photo. De Law et moi. En train de s'embrasser à pleine bouche dans sa classe à l'école.
L'amour porté à mon professeur de Biologie, par Cerys
Premièrement, je voudrais souligner que ce texte qui m'a été IMPOSÉ est totalement stupide et des plus inadéquats, puisque ça n'a aucun rapport avec la matière, mais puisque le professeur en question est quelque peu étrange… Voilà donc les raisons qui me poussent à éprouver des sentiments, disons-le, inappropriés, à l'égard de mon professeur de Biologie qui les connait d'ailleurs très bien, mais qui veut simplement se flatter l'égo en me demandant de l'écrire sur papier. (Trafalgar Law est un crétiiiiiin!)
Alors, pour continuer, je ne sais même pas pourquoi j'éprouve moi-même ce sentiment. Cet homme est désagréable, hautain, méchant, capricieux (Ce ne sont que des artichauts! Mange-les, bon sang!) et, ne pas oublier, psychopathe. Au début, je me croyais folle d'aimer un tel individu, mais les sentiments, ça ne se combat pas, on ne peut que les accepter. C'est pourquoi j'ai fini par me résigner. Je ne pouvais faire autrement. Et puis, ce n'est pas que mental, c'est aussi physique comme sentiment. Je ne peux empêcher mon cœur de battre plus vite, mes jambes de devenir molles comme du Jell-O. J'aurais beau m'obstiner autant de fois que possible, les preuves sont là. Donc autant vivre avec.
Je ne pourrais mettre de raisons précises à cette émotion, puisque je ne la comprends pas moi-même, mais la seule chose que je sais, c'est qu'elle est là, et elle n'est pas prête à partir. (Tu as compris? Je t'aimerais encore longtemps, même si tu es contre!) Je ne sais pas si ce que j'éprouve est partagé, mais une chose est sûre : Je vais me battre pour te faire manger du pain! (Ok, hors sujet.) Plus sérieusement, prépare-toi, Trafalgar Law, puisque je vais passer à l'attaque!
Pour conclure ce beau texte totalement bizarre, qui n'a aucun sens et raison d'être, je voudrais conclure en ne disant qu'une chose : ne me demande pas de préparer le souper ce soir, je travaille et j'ai une montagne de devoirs!
Ps : Mon texte ne fait pas 500 mots, et je n'ai pas vraiment répondu à la question de base, mais je n'ai pas l'intention de rajouter une seule phrase!
Law secoua la tête en lisant ce texte des plus étranges, un sourire aux lèvres tout le long de sa lecture. Elle n'avait pas de bon sang….
Voilà, un chapitre encore avec un peu de rose, et on retombe tranquillement dans une nouvelle intrigue. Je sais, je sais, c'est un classique, mais je n'ai pas pu résister! xD Et je ne m'attendais pas à avoir autant de réaction pour la petite remarque que j'ai fait au dernier chapitre! Du coup, il y en a pleins d'entre vous qui se font des scénarios des plus originaux les uns que les autres! Moi, je dis rien. Je vous laisse mijoter un peu! *sourire angélique*
Bref, merci d'avoir lu, et au prochain chapitre qui sera (je l'espère) pour la semaine prochaine!
