Bonjour tout le monde !

Et non, vous ne rêvez pas, c'est bien le dernier chapitre de ma fic Mourir ou vivre enfin.

J'espère que l'histoire vous aura plu, d'accord j'avoue m'être basée sur une histoire déjà écrite, mais il me fallait poser les bases avant de passer à la suite, d'autant que certains passages sont différents des livres de notre bien-aimée J. K. Rowling.

La suite arrivera bientôt, et portera le titre Un Sanctuaire pour vivre.

La correction est signée DuncanHeart que je remercie.

Je remercie également tous/toutes les revieweurs(ses) pour leur soutien et leurs encouragements

Bonne lecture !

Chapitre 28

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Cher Père,

Le destin semble se jouer de moi, il me permet de survivre à Voldemort, mais me fait mourir de mes propres mains.

Résigné face à ma destinée, je suis sorti du bureau de Dumbledore et ai pris la direction de la Forêt Interdite, où Voldemort avait installé sa base. En chemin, j'ai croisé Neville, il m'a regardé et a compris que quelque chose n'allait pas, mais il ne m'a rien demandé. Je lui ai dit qu'il fallait impérativement tuer Nagini et je suis sorti dans le parc. J'ai mis ma Cape d'Invisibilité et je suis entré dans la forêt.

La vie est étrange, j'étais sur le point de mourir lorsque j'ai compris l'utilité du Vif d'Or que Dumbledore m'avait légué. Je l'ai ouvert et y ai trouvé la Pierre de Résurrection à l'intérieur. Le pouvoir de cette pierre m'aura permis de revoir mes parents, Sirius et Remus. Ils sont restés à mes côtés pendant une partie de mon trajet, mais avant d'arriver à Voldemort je savais ce que je devais faire. Personne ne pouvait, ni ne devait posséder cette pierre, alors je l'ai jetée, le plus loin possible, et j'ai repris ma route.

J'ai retrouvé Voldemort dans une clairière, il était entouré de tous ses Mangemorts. J'étais prêt à mourir sans me défendre ni bouger, car je savais que ma mort rapprocherait les sorciers présents à Poudlard de la victoire. Je l'ai laissé me jeter le sortilège de la mort en le regardant dans les yeux, avec toute la fierté que je possédais. Mais jamais rien ne se passe de manière normale avec moi, c'est bien connu.

Je me suis retrouvé dans la gare de King's Cross, ou du moins cet endroit y ressemblait, mais en plus propre, et surtout en plus lumineux. Là-bas j'y ai rencontré Dumbledore, enfin son esprit ou son fantôme, je ne saurais le dire. Il m'a donné quelques explications. Lorsque Voldemort a utilisé mon sang pour revenir, une partie des protections que ma mère avait mises en place ont été transférées en lui. Tant que Voldemort vivra, je vivrais. J'ai également trouvé l'Horcruxe qui était en moi, mais il est mort rapidement à cause de l'Avada Kedevra que m'a jeté Voldemort.

Et par la suite, un choix m'a été offert : soit je décidais de mourir, soit je continuais à vivre. La vie m'a semblé plus prometteuse que la mort je suis donc retourné dans le monde des vivants, tout en faisant le mort pour éviter que Voldemort ne cherche à me tuer une nouvelle fois. Mais il s'est montré méfiant, et il a envoyé Narcissa Malfoy s'assurer de ma mort. Elle est la mère de Drago, et en temps de guerre, les mères n'ont qu'une seule chose en tête, la survie de leur enfant. Lorsqu'elle a senti mon cœur battre, elle s'est penchée vers moi, et m'a demandé si Drago était en vie. Ma réponse positive est sans doute ce qui l'a poussée à mentir à Voldemort sur mon état.

Ensuite, Voldemort m'a fait porter par Hagrid vers Poudlard, pour savourer notre défaite sans doute, il est ce genre d'homme. Une fois arrivé à Poudlard, il a tenté d'obtenir la reddition de ses adversaires, mais la détermination de tous était intacte, et s'était même renforcée en voyant mon corps. J'étais mort pour eux, alors ils se battraient pour me venger. Neville, qui avait défié Voldemort, s'est retrouvé coiffé du Choixpeau. Ensuite tout a été un peu confus, les renforts sont arrivés : les parents d'élèves, les habitants de Pré-au-Lard, les centaures et même les elfes de maison. J'ai profité de la confusion pour "tomber" des bras d'Hagrid et me cacher sous ma cape que j'avais gardée. Neville a alors sorti l'épée de Griffondor du Choipeaux et a tranché la tête de Nagini, détruisant le dernier Horcruxe. Voldemort était à présent vulnérable et mortel.

La bataille a continué dans la Grande Salle pour la plupart des Mangemorts, mais Voldemort est resté dans la cour du château. Une fois seul face à lui, j'ai ôté ma cape et lui ai fait face. Nous avons combattu avec rage, et il s'est produit une chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout : Voldemort m'a désarmé, devenant ainsi le véritable maître de la Baguette de Sureau : je l'étais en fait jusqu'alors depuis le moment où j'avais désarmé moi-même Drago en haut de la tour d'astronomie, à la mort de Dumbledore. Je savais que je ne pourrais pas y faire face sans arme. Même si je me débrouillais avec ma magie sans baguette, je savais que je ne faisais pas le poids contre une baguette normale, alors contre la Baguette de Sureau elle-même, c'était perdu d'avance.

J'ai alors fait la seule chose que je pouvais faire désormais pour détruire Voldemort une bonne fois pour toutes. J'ai brisé mes chaînes. Le surplus de puissance m'a alors permis de tuer Voldemort sans trop de difficulté. C'était comme dans un rêve, j'entendais Skysoul rugir, je le sentais donner des coups de griffes à la magie même de Voldemort, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Puis ce renfort de magie a disparu et je me suis effondré. Je suis resté là quelques minutes. J'avais enfin réussi, j'avais mis fin à cette guerre stupide. Je me suis relevé et je suis rentré dans le château. Lorsque les Mangemorts encore en vie m'ont vu, ils se sont rendus sans plus de résistance, et les cris de joie et les pleurs ont résonné dans la Grande Salle.

J'ai trouvé une nouvelle fois refuge dans le bureau de Dumbledore où j'ai été bien accueilli. Maintenant la plupart des portraits sont partis fêter la victoire, et les quelques tableaux restants m'observent sans dire un mot. J'étais venu ici pour avoir un peu de calme, et parce que je ne voulais pas que quelqu'un assiste à ma mort. Je sens ma magie me quitter peu à peu et je sais ce que cela signifie.

Mon aventure touche à sa fin alors que s'annonce l'heure de ma mort

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Nikola referma la lettre inachevée. Il était pâle, très pâle. Pendant un moment, Helen s'inquiéta pour le vampire. Nikola, lui, n'avait qu'une idée en tête : s'assurer que son fils était toujours en vie. Il leva alors les yeux vers le lit, et se figea lorsque son regard croisa deux yeux émeraude.

Helen ne put entendre qu'un simple murmure avant que Nikola ne se lève, laissant tomber la lettre par terre, et ne rejoigne son fils.

La victorienne entra également dans la chambre pour s'assurer à son tour qu'Harry était guéri et aussi pour le prendre dans ses bras, du moins une fois que Nikola l'aurait lâché.

Dans le couloir, Druitt fit un simple signe de la main auquel Harry répondit légèrement, encore trop affaibli. Pendant ce temps, Will se pencha pour ramasser la lettre tombée à terre et remarqua qu'une autre chose avait été écrite dessus. L'écriture était tremblante mais néanmoins parfaitement lisible. Il tapa au carreau et plaqua la lettre contre la vitre, permettant à Magnus et Tesla de voir ce qui était écrit :

Ou bien serait-il temps pour moi de vivre.

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Une semaine était passée depuis son réveil, et il lui restait encore une semaine à passer à l'infirmerie avant qu'il ne soit autorisé à emménager dans les appartements près de ceux de son père. Malgré tout, il ne s'ennuyait pas, il réapprenait à découvrir le Sanctuaire grâce à une tablette, cela ne vaudrait pas le contact humain, mais il pouvait au moins se renseigner sur les nouveaux habitants des lieux.

Il y avait bien sûr eu des explications de la part de tante Helen, d'oncle John et de son père. Il fut triste en apprenant les morts de ses oncles Nigel et James, mais il ne pleura pas, n'ayant plus assez de larmes pour le faire. Il écouta avec joie les différentes frasques de son père et de son oncle, ainsi que les aventures de sa tante. On lui présenta Will, Henry et Kate, et le courant était passé tout de suite. D'ailleurs, c'était Henry qui lui avait montré comment fonctionnait la tablette. Le jeune sorcier sortit de ses pensées en entendant la porte s'ouvrir, et il eut un large sourire en voyant sa famille entrer.

- Harry, commença Helen. Nous avons lu tes lettres, mais il reste malgré tout quelques points d'ombre.

- Je vous écoute.

- Es-tu toujours en danger ? Les sorciers de l'autre monde sont-il toujours une menace pour toi ?

- Non, j'ai coupé les ponts avec l'autre monde, répondit Harry. Les sorciers ne devraient pas savoir où je suis et encore moins pouvoir me rejoindre.

- Peuvent-ils te rappeler ? demanda Tesla, inquiet.

- Non, pas cette fois. La dernière fois, ils ont pu le faire à cause d'un sortilège placé sur moi, mais ce sortilège n'existe plus maintenant.

- Comment as-tu fait ? demanda alors Nikola. Comment es-tu rentré à la maison ?

- Vous avez lu les lettres jusqu'au bout ? Toutes ?, voulut s'assurer Harry.

L'acquiescement de son père le rassura.

- J'étais mourant, ma magie s'échappait peu à peu de mon corps et je mourais. Je connaissais les risques mais je l'avais fait malgré tout. Pas pour tuer un homme, mais pour en protéger d'autres, pour protéger des enfants, amis ou ennemis. La seule chose à laquelle j'ai pensé lorsque j'ai brisé mes chaînes était que je voulais protéger tout le monde. Et cela a plu à Skysoul.

- Que veux-tu dire par là ? demanda John.

Harry ne répondit pas mais sortit son bras droit de dessous ses couvertures et le posa dessus. Puis il se concentra, faisant sursauter les membres des Cinq présents dans la pièce. Il fallait dire qu'un lion ailé de deux mètres au garrot était impressionnant. Harry rouvrit les yeux et finit son explication.

- Une fois les chaîne brisées, un sorcier ne peut plus en créer de nouvelles, mais la magie, oui. Sky a lu en moi, et ce qu'il a vu lui a assez plu pour qu'il se lie avec moi.

L'enfant leva le bras montrant une chaîne en or qui n'était pas là il y avait quelques instants, et qui le reliait au lion ailé.

- Nous sommes frères d'âme maintenant. Sky peut à présent éprouver ses propres sentiments, avoir ses propres pensées et surtout avoir son propre corps, même s'il ne pourra pas vraiment s'éloigner de moi à cause de la chaîne.

- D'accord, mais cela n'explique pas comment tu as pu rentrer, remarqua Nikola.

- Je t'ai connu plus patient, P'pa, fit Harry amusé.

Un simple grognement de son père lui répondit.

- Comme je l'ai écrit dans ma lettre, aucun sorcier, ni aucune créature ne peut franchir la barrière entre les dimensions. Mais Sky n'est pas une créature, il est de la magie à l'état pur, et sa libération n'a fait que renforcer sa puissance.

Harry eut alors un sourire amer.

- Mais il y avait forcément un prix à mon passage. Je suis mort dans le monde des sorciers, car il était plus facile pour Sky de faire traverser un esprit qu'un corps, mais la mort n'est pas le seul prix que j'ai dû payer. A mon premier passage, c'était mes souvenirs, et pour celui-ci…

Harry étendit les bras, montrant son corps d'enfant.

- Disons que ce sont les années passées dans le monde magique.

- As-tu gardé tous les souvenirs liés au monde magique ? demanda Helen.

- Malheureusement, oui.

- Pourquoi « malheureusement » ? fit John curieux.

- J'ai le corps d'un garçon de onze ans, j'ai donc des réactions un peu enfantines… Mais j'ai les souvenirs d'un ado de dix-sept ans qui a connu la guerre, expliqua Harry.

- Tu as peur de certaines de tes réactions…, devina Helen.

Harry rougit suite à la remarque de sa tante, puis il leva les yeux et les posa sur son père.

- Papa ?, fit Harry, incertain.

Nikola se contenta de se lever et il ébouriffa les cheveux de l'enfant.

- J'imagine que je pourrai me réhabituer à avoir un enfant dans les jambes, mais il faudra également que tu te montres patient. Il y a longtemps que je n'ai plus eu à me soucier d'un autre que moi.

Harry acquiesça à la demande de son père, et regarda par la fenêtre. Le ciel lui manquerait, c'était inévitable, mais peu importait, il était enfin rentré à la maison. Il avait enfin trouvé un Sanctuaire pour vivre.

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N.A. : Une fois de plus, je remercie les lecteurs qui m'ont suivi jusqu'au bout dans ma première fic à chapitres. Je remercie également chaque revieweur(se) pour leurs commentaires, leurs remarques et leurs critiques.

Et je vous promets que la suite arrivera bientôt.

A bientôt.