Mon p'tit blabla : Bonne année à tous ! Voici enfin le chapitre 29, j'admets il est court mais bon c'est toujours mieux que rien non ? Et promis le prochain sera plus long. Comme toujours merci d'avoir pris un peu de temps pour me laisser une review, elles sont toujours très appréciées En attendant : bonne lecture et tout plein de bonnes choses pour cette année qui commence.
Une dernière chose : Khalie : Merci ! Je ne sais plus comment remercier ma géniale bêta mais le cœur y est assurément.
SNT59 : Mdr, oui Severus est Monsieur Romantique par excellence ^^
Amber1994 : Je sais que mes mises en lignes sont de plus en plus espacées alors que je devrai les accélérer, j'en suis désolée. J'essaye pourtant. J'espère que les fêtes se sont bien passées pour toi également. Si tu as eu le temps d'y jeter un œil, as-tu aimé « untouched » ? A bientôt et merci encore pour ta review.
Lessa : Merci ! Ce chapitre est différent du précédent mais j'espère qu'il te plaira tout autant. A très vite… J'espère ^^
Chapitre 29 : L'annonce
J + trois ans sept mois et un jour !
Tout concourt à ce que ce jeudi ensoleillé soit agréable. Six mois se sont écoulés depuis qu'ils ont officiellement pris la décision de vivre ensemble et personne n'en est mort. Le manoir tient encore debout, Cassandre ne tempête ni plus ni moins. Leur entreprise est florissante. Bref, l'apocalypse n'a pas eu lieu.
Bien sûr, certains journaux, et surtout certaines journalistes, ont voulu faire de l'événement leurs choux gras. Mais cela n'a pas vraiment duré. Leur histoire est déjà du réchauffé. Tout le monde, ou presque, sait depuis bien des lunes qu'Hermione Granger passe ses journées et ses nuits en compagnie du mystérieux, mais non moins célèbre Severus Snape. Qui, ceci dit en passant, n'espère qu'une chose : l'anonymat, si tant est que cela soit encore possible…
Le couple, bien qu'adepte des étincelles, tient le balai. A dire vrai, fort heureusement qu'ils sont tous deux entiers de caractère, sans quoi l'un aurait immanquablement privé l'autre d'une partie non négligeable de sa personnalité. Leur activité battant son plein, leur premier anniversaire est presque passé inaperçu. Ils n'ont rien fait de particulier, ni dîner romantique, ni cadeau, ni sortie, juste des chaudrons autour desquels s'activer et des potions à livrer. En réalité, ils ont bien - à leur manière - célébré cette date. Dès que les potions l'ont permis, à chaque temps de repos, ils ont partagé un moment d'intimité… on ne peut plus passionné. Le laboratoire : paillasse et mur le bureau : mobilier et tapis la bibliothèque : étagère et fauteuil. Sans oublier le classique lit, l'enivrante douche et la cuisine, qui ont également subis leurs assauts. Après l'interlude cuisine, ils ont dû rester cantonnés aux pièces interdites à Cassandre, celle-ci ayant frisé l'apoplexie quand elle les a surpris en pleine action sur SON plan de travail. A côté de cela, une certaine routine s'est installée.
Bien que son regard ne quitte le grimoire qu'elle tient en main, Hermione n'en lit pas un mot. Son esprit s'égare vers les plaisirs simples qui composent sa vie.
Se réveiller entres ses bras, le rythme des battements de son cœur réconfortant sous ses doigts, le souffle de sa respiration à peine audible, rassurant, tranquille. Se réveiller et se savoir à sa place, chez elle, chez eux.
Et ce sentiment de plénitude ne la quitte pas, quand bien même Severus, éternel lève-tôt, la devance à la salle de bain et vaque à ses ablutions. Car alors le murmure de l'eau la berce. Elle le sait là. Tout près. Encore et toujours.
Si toutefois Morphée l'a trop bien accueillie au pays des songes, il lui suffit de pénétrer la salle d'eau pour s'emplir de sa présence, de son odeur. Et elle sait. Elle sait que toujours il l'attend pour le petit déjeuner. Parfois bougonnant sur le côté tardif de son réveil, et néanmoins toujours là. Pour elle.
Levant les yeux du livre qui lui sert d'alibi, elle se perd dans la contemplation de l'homme dont elle partage la vie. Complexe, entier, fort, fragile, doux, passionné, froid, dur, tendre à ses heures, et bien d'autres choses encore…. Lui, tout simplement lui.
Alors qu'il la fait cible d'un œil inquisiteur, Hermione se réfugie à nouveau à l'abri de quelques pages de l'ouvrage, tout en laissant son esprit dériver vers ce regard noir et profond. Son regard. La force qui l'habite alors qu'il se perd dans l'ambre du sien. La crainte qu'elle seule est autorisée à y lire, parfois, alors qu'il doute et n'ose la toucher de peur de la voir disparaître.
L'incrédulité mêlée de bonheur qui y perce alors qu'il se réveille et la contemple, étonné qu'elle soit là, encore et toujours.
La noirceur qui y transparait les mauvais jours et avec laquelle elle a appris à composer.
Et mille autres choses. L'intelligence, la curiosité, la moquerie, la tristesse, la mélancolie, la passion…
Oui, mille autres petites choses qui font écho à sa voix tantôt douce, tantôt fervente, tantôt forte, tantôt murmure, tantôt lame, tantôt caresse, mais invariablement féroce dans sa possessivité, alors qu'une litanie sans fin s'échappe de ses lèvres : "mienne". Mot à lui seul porteur de toute la force de son amour alors qu'il la fait sienne, encore et toujours.
Hermione frissonne, resserrant imperceptiblement la prise de ses mains sur le grimoire, alors qu'elle revit la puissance de ses étreintes, qui n'ont d'équivalent que la tendresse qu'il sait aussi y insuffler. Par Aphrodite, ce qu'elle peut aimer cet homme.
Dissimulée derrière l'épaisseur du livre dont elle serait bien en peine d'énoncer le titre, et à plus forte raison d'en résumer le contenu, elle pense à tout cela et bien plus encore. En ce jeudi ensoleillé, à la lumière du passé, elle a tout pour être heureuse, en paix. Et pourtant...
Les larmes qui perlent à ses yeux n'ont pas la couleur du bonheur et l'étau qui lui enserre le cœur répond à sa peur, sa douleur. Depuis son réveil, son esprit est en ébullition. Comment n'a-t-il pas perçu son désarroi ? Lui qui sait si bien la lire. Comment ne peut-il pas voir qu'elle suffoque ? Est-elle si bonne comédienne qu'il ne devine ses tourments intérieurs ? Plus sûrement, a-t-il décidé de la laisser venir à lui. Ils ont si souvent tiré, à tort, des conclusions hâtives.
Mais voilà, pour une fois elle ne veut pas faire ce pas. Sa décision est prise, rien ne la changera. Elle veut lui laisser le choix de rester… de partir. Et ce savoir la déchire. Entre joie et désespoir. Comment peut-elle aborder, avec une telle conclusion, un sujet auquel ils n'ont jamais vraiment songé ? Comment peut-elle lui dire, alors qu'elle s'étouffe sur les mots qui ne veulent sortir ?
Cela fait très précisément sept heures et vingt-quatre minutes que, repliée sur elle-même, elle cherche dans la douceur des souvenirs la force de dévoiler ce qui l'habite. Le courage de parler et de le laisser décider s'il veut, ou non, encore de ce tout qu'ils forment depuis seize mois.
Elle sait qu'à l'instant où elle se confessera, se confiera, l'équilibre fragile et merveilleux qu'ils ont atteint tous deux volera en éclats. Elle se raccroche à ces derniers moments de calme, de plénitude, dans lesquels elle est plongée malgré sa tempête personnelle. Elle se repait de son odeur, de sa chaleur, de sa présence. Elle songe garder son secret un peu plus longtemps, mais… Non. Sept heures et trente-six minutes, c'est déjà trop. C'est trahir un peu plus sa confiance.
A cette pensée, elle rassemble tout le courage qu'elle peut trouver, hésite à se lancer, pour la millième fois peut-être… Se tait.
Il se lève. Quelques notes et sa tasse de thé en main, le voici qui se dirige vers le laboratoire. Elle ne comprend ce qu'il lui dit, ses mots qu'il lui tend.
Elle se raidit, suffoque, se crispe et dans un souffle à peine perceptible, sent les mots passer la barrière de ses lèvres. Déjà, elle veut les retenir, revenir en arrière, ravaler ce flot de quelques syllabes qui creusent un abîme sans fond. Trop tard.
Son murmure résonne dans le silence de leur échange, sonne comme un cri alors qu'elle l'observe se figer. Pour ne pas voir le désastre, elle ferme les yeux sur une ultime image de bonheur : lui, avant qu'il ne se retourne… Elle peut encore prétendre qu'il esquisse un sourire.
Mon p'tit blabla de fin : J'espère comme toujours vous mettre en ligne le chapitre suivant prochainement. De toute façon le compte à rebours est enclenché, il faut vraiment que j'accélère les mises en lignes car apparemment petit bout ne tardera plus tellement même si j'en saurai plus jeudi. Je vais me répéter par rapport à mes derniers blablas (et sur le suivant si j'en ai le temps) mais si vous n'avez pas de mes nouvelles pendant quelques temps ne vous inquiétez pas ce ne sera pas à cause de l'abandon de la fic mais pour séjour à la maternité et gros manque de sommeil. Plus que deux chapitres après celui-ci, ça passera peut-être avant le grand chamboulement mais comme la décision de la date de l'accouchement ne m'appartient pas je ne promets rien si ce n'est que vous aurez à un moment ou un autre la fin de ma fic. A bientôt donc !
