Disclaimer : Je me rapproche du DVD de la saison 3, il me manque plus que 5€ sur ma carte pour me l'acheter. Mais je n'ai toujours pas les droits de Glee.
Quelqu'un (Fabiquen pour ne pas le nommer, vous pouvez le retrouver sur ce site) m'a fait remarquer que Sebastian ne semblait pas très ému des retrouvailles avec sa mère. Je lui ai déjà répondu, mais comme je trouve cette remarque intéressante et que peut-être, il n'est pas le seul à avoir remarqué ça, j'ai une explication.
Je sais qu'on ne l'a pas revu depuis longtemps mais il n'en reste pas moins que Sebastian a vécu 18 ans avec son père. Cet homme dé-li-cieux qui utilise la moindre de ses faiblesses pour l'enfoncer, qui attend de lui qu'il se montre parfait en toutes circonstances, qui ne le soutient dans rien de ce qu'il fait si ça ne lui apporte pas indirectement du prestige. Enfin, John Smythe quoi. Ca laisse forcément quelques cicatrices. En particulier le fait de s'être forgé une carapace et d'éviter de se montrer vulnérable face à ceux qui pourraient s'en servir contre lui. Ou face à des inconnus. Et pour lui, Eleana est une inconnue. Il est en phase d'observation, donc, il est sûrement très ému, mais il ne le montre pas trop.
Nanou : Oh, ben quoi, j' ai complètement suivi ton plan B pour Cooper je te signale, tu ne l'as pas reconnue ? Mme Anderson herself )
Seb devant Cooper, il faut remercier ma nouvelle lectrice, j'avais un peu oublié ce détail, ça m'est revenu, je me suis dit que je pouvais pas laisser passer ça encore cette fois-ci.
C'est pas moi qui me moque de la taille de Blaine, c'est Sebastian. Parce que si c'était moi, je suis aussi celle qui lui dit de bien se tenir, enfin qui me dit, enfin tu vois, c'est un coup à finir schizo.
Les relations avec mama, ça va venir. Peut-être. Si t'es sage.
Il s'en est passé des choses depuis que Sebastian est passé à l'hôpital après la tentative de suicide de Dave pour s'excuser.
Ils sont devenus amis, sont partis ensemble à l'université à Chicago, ont passé une petite période sans se voir quand Dave sortait avec Logan. Mais ils se sont retrouvés et maintenant, ils sont ensembles. Depuis assez longtemps pour avoir maintenant vu Kurt et Blaine se marier, Tina et Mike devenir parents, Mercedes trouver l'amour dans les bras de Wes, Kurt et Blaine devenir parents et même, Cooper se poser et tomber amoureux de Samantha, une maquilleuse rencontrée sur un tournage.
On sait maintenant que la mère de Dave n'était pas vraiment présente dans son enfance et qu'elle n'est toujours pas prête à l'accepter tel qu'il est. Tant pis pour elle, Paul s'est consolé avec une femme formidable, Shannon Beiste. Et dans son enfance, Dave a eu sa nounou Eleana pour compenser. Eleana qui est en fait la vraie mère de Sebastian. Les retrouvailles ont été émouvantes surtout qu'Eleana semble plus que ravie que son fils ait eu Marie pour s'occuper de lui. Ca tombe bien parce que son père, aux dernières nouvelles, c'est toujours un connard. Comme quoi, être hétérosexuel et le parent naturel d'un enfant, c'est pas ce qui fait de toi un bon parent…
Sebastian était nerveux depuis plusieurs jours. Dave le sentait bien, mais tous ses efforts pour faire parler l'homme qui partageait sa vie depuis maintenant un peu plus de six ans s'étaient soldés par un échec. Impossible de lui faire dire ce qui le mettait dans cet état.
Il avait essayé la méthode sournoise qui consistait à faire comme s'il n'avait pas remarqué que quelque chose n'allait pas mais à être un peu plus insistant que d'habitude pour lui faire raconter ses journées. La méthode douce en lui demandant de s'ouvrir à lui parce qu'il sentait bien que quelque chose le tracassait. Il avait essayé la manière forte, avait menacé de le quitter s'il refusait d'enfin dire ce qu'il se passait. Mais Sebastian l'avait regardé avec un tel air de détresse qu'il n'avait pas pu tenir et s'était excusé et ils avaient pleuré tous les deux dans les bras l'un de l'autre sur le canapé, se jurant qu'ils ne pouvaient pas imaginer vivre l'un sans l'autre. Et encore une fois, Sebastian était resté fermé sur les raisons de son mal être. Même la grève du sexe n'avait pas marché et Dave avait craqué le premier parce que les mains de son homme sur son corps lui manquaient beaucoup trop.
Dave était à bout. Voir l'homme de sa vie aussi mal sans pouvoir rien faire, sans même savoir ce qui le mettait dans cet état de nerfs lui brisait le cœur chaque jour un peu plus.
Il avait fini par appeler Blaine. A la mauvaise heure, puisqu'il était en train de préparer le repas de Kurt, qui devait rentrer manger ce midi là entre deux rendez-vous pour le magasine, tout en essayant de distraire Adam qui hurlait dans sa chaise haute, contrarié de ne pas pouvoir explorer l'appartement en toute tranquillité alors que son père avait fini de le faire manger il y avait bien 10 minutes. Blaine s'était excusé et avait promis de rappeler dès qu'il aurait un moment calme.
Blaine avait rappelé quelques heures plus tard, après avoir renvoyé Kurt au travail et couché Adam pour sa sieste. Il lui avait fait part de son problème et demandé si Kurt pourrait essayer de parler à Sebastian, de savoir ce qu'il avait, d'au moins s'assurer que son petit ami ne soit pas si mal qu'il serait prêt à faire une bêtise encore une fois. Kurt l'avait fait, lui avait assuré que Sebastian irait mieux, qu'il devait juste être patient, qu'il lui parlerait de ce qui le tracassait quand il serait prêt.
Et puis, quelques jours avant qu'ils partent en France pour les vacances de Noël, Dave trouva dans leur sac de voyage une boîte de préservatifs encore emballée et une bouteille de lubrifiant prévue pour des activités qu'ils ne pratiquaient pas ensemble. Il senti son monde s'effondrer. Il mit plusieurs minutes à retrouver une respiration calme, assis sur le lit, la tête dans les mains. Il sentait des larmes perler au coin de ses yeux, il aurait voulu que le sol s'ouvre sous ses pieds et l'engloutisse.
Quand Sebastian rentra de cours ce jour là, il trouva Dave assis sur le canapé, l'air absent devant la télé qui semblait parler toute seule. Il alla s'asseoir à côté de lui et se glissa sous son bras pour se coller contre lui.
« Hé Pooky, ta journée a été bonne ? »
« Super, jusqu'à ce que je décide de faire nos bagages. » répondit Dave froidement en retirant son bras et en repoussant délicatement mais fermement Sebastian.
« Oh, mais je t'avais dit que je le ferais, je sais que tu aimes pas ça. » dit Sebastian en tentant de se recoller contre Dave en signe de réconfort.
« Ca t'aurais bien arrangé hein que je te laisse les faire ! Comme ça, j'aurais pas trouvé ce que tu y avais caché ! » s'emporta Dave en se levant d'un bond du canapé.
« Qu… Quoi ? Oh non, non non non non non. Tu devais pas… Pas maintenant… Pas comme ça… Pas… »
« Pas maintenant ? Pas comme ça ? Tu comptais attendre quoi pour m'en parler ? Qu'on soit à Paris, dans notre chambre avec vue sur la tour Eiffel ? »
« Oui. »
« Non, mais je rêve ! C'est comme ça que tu comptais me dire que tu te tape un autre mec ? A l'autre bout du monde, dans la ville la plus romantique du monde. Et moi qui cherchais à comprendre pourquoi tu n'allais pas bien. Quel con, mais quel con je suis vraiment. »
« Hein ? Mais non David, non, je… je pourrais jamais te faire ça, tu le sais. Je t'aime, tu sais ça. Pourquoi j'irais voir ailleurs ? »
« J'en sais rien, vraiment, je croyais que tu étais sincère mais on dirait bien que non. Parce que la dernière fois que j'ai vérifié, toi et moi on utilisait plus de préservatifs et on n'a jamais eu besoin de lubrifiant anal. Tu as une meilleure explication ? Parce que là, j'avoue que je suis un peu à court. »
« J'en ai une autre, mais s'il te plait, assieds-toi et calme toi. »
« Non, Seb. Je croyais que tu m'aimais assez pour que ça ne soit pas un problème pour toi de ne pas me demander de faire quelque chose que je n'aime pas et en retour, ça m'allait très bien que tu ne veuilles pas ça non plus. Parce que je savais que tu as eu trop mal la première fois et que je ne voulais jamais te faire du mal. Apparemment, c'était pas réciproque parce que là, tu vois, j'ai jamais eu aussi mal de ma vie, jamais. J'espère que tu prends bien ton pied à le baiser parce que t'es pas prêt de me toucher. »
« Je baise personne David. » dit Sebastian d'une voix faible.
« Encore mieux ! Avec moi tu ne voulais pas mais tu laisse ce connard te baiser ! »
Sebastian remonta ses genoux vers sa poitrine et les serra avec ses bras en se balançant légèrement d'avant en arrière.
« Ca devait pas se passer comme ça. Ca devait être un moment magique. Ca devait être beau avec la tour Eiffel et les lumières de Paris. Ca aurait dû être un jour dont on se souviendrait encore dans notre maison de retraite ensemble devant ''La roue de la fortune''. Ca devait pas se passer comme ça, ça devait pas être ça. » Sebastian commença à divaguer.
« Je croyais bêtement que tout se passait bien entre nous, qu'on avait confiance. C'est fini Seb, j'en ai fini avec toi, j'abandonne. » finit par lâcher froidement Dave en faisant exprès de bien appuyer sur le surnom qu'il n'utilisait que quand il voulait lui faire mal.
« Non, pas ça, je t'en supplie, pas ça. Me laisse pas, m'abandonne pas. Je t'aime. Je te jure que je t'ai jamais trompé, s'il te plait Pooky, me fais pas ça, tu peux pas. » supplia Sebastian en relevant son visage baigné de larmes vers Dave.
« Donne-moi une bonne raison. »
« Ils sont neufs. »
« Quoi ? »
« Les préservatifs et le lubrifiant, tu as peut-être pas remarqué parce que tu as sauté aux conclusions tout de suite, mais ils sont pas entamés. »
« Et alors quoi ? Je devrais rester parce que tu as eu l'intention de me tromper, que tu as tout prévu pour mais que tu l'as pas encore fait ? »
« Je veux pas te tromper, jamais. Pourquoi tu refuse de me croire ? »
« C'est qui ? C'est qui ce mec tellement formidable que tu envisage de te donner à lui complètement ? »
« TOI ! » hurla Sebastian. « C'est avec toi que j'ai l'intention de les utiliser. C'est pour ça qu'on reste une nuit à l'hôtel à Paris. Parce que je voulais te demander qu'on essaye quelque chose de nouveau. Et je voulais qu'on ait le temps, qu'on n'ait pas besoin de se précipiter parce qu'on a un rendez-vous juste après ou qu'on doit se lever tôt le lendemain. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie, il n'y a personne d'autre à qui je voudrais offrir ce moment. J'ai confiance en toi, je sais que tu ne chercheras jamais à me pousser plus loin que ce que je peux supporter. »
Dave tomba assis à côté de Sebastian qui s'accrocha à son tee-shirt comme à une bouée de secours et il l'attira doucement dans ses bras.
« Oh non. Je suis vraiment trop con. Excuse-moi Bass, comment j'ai pu croire ça ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Kurt me l'avait dit pourtant que j'avais pas à m'inquiéter. »
« S'il te plait pardonne-moi. »
« Non, c'est moi qui devrait me faire pardonner. On est quel jour ? »
« Samedi. »
« Tu fais quoi demain ? »
« Je pensais passer la journée avec mon petit ami, mais je lui ai caché des choses, il est fâché, je sais pas s'il sera d'accord. » dit Sebastian d'une petite voix en se mordillant la lèvre inférieure.
« Il est pas fâché contre toi, il est fâché contre lui en fait. » rétorqua Dave en déposant un baiser sur le dessus de la tête de Sebastian. « Tu sais ce qu'on va faire ? Tu vas prendre une douche, te détendre, ensuite tu enfileras une belle tenue et je t'emmène au restaurant Français que tu adores. On va prendre le temps de parler tranquillement, parce que tu m'as manqué ces jours ci. »
« J'étais pas parti. » dit Sebastian en fronçant les sourcils.
« Tu me parlais plus, c'est tout comme. »
« Je suis désolé, je voulais pas… » commença Sebastian d'une voix plaintive.
« Hé, c'est bon, c'est pardonné. » il glissa un doigt sous le menton de Sebastian pour lui relever un peu le visage et le regarder dans les yeux. « Vas te faire beau que je montre au monde entier le parfait petit ami que j'ai la chance d'avoir et qu'ensuite je te ramène ici pour t'avoir tout à moi pour le reste de la nuit et toute la journée de demain. »
« Tu viens avec moi ? Moi aussi je veux montrer mon parfait petit ami… Et me doucher avec toi. »
« Pas cette fois, je te laisse la salle de bain, je prends la douche de la terrasse. »
« Mais on est en plein mois de décembre, tu vas attraper froid. » gémit Sebastian.
« Pas de discussion, douches séparées, je veux gagner du temps sur cette étape. »
Dave se pencha doucement vers Sebastian, essuyant du bout des doigts les quelques larmes qui roulaient encore sur ses joues puis l'embrassa délicatement, frôlant tout juste ses lèvres jusqu'à ce qu'il sente la langue de Sebastian venir l'effleurer timidement. Il entrouvrit alors la bouche pour approfondir leur baiser. Puis il se sépara de lui tout aussi délicatement, colla son front contre le sien et lui sourit.
Ils allèrent se préparer séparément. Enfin presque, ils se retrouvèrent en même temps dans le dressing, tous les deux en boxer. Dave choisit de porter un débardeur noir qui épousait son torse musclé avec une chemisette rouge qui mettait en valeur ses bras selon Sebastian et compléta sa tenue avec un pantalon noir un peu ample. De son côté, Sebastian sélectionna un jean noir légèrement slim pour mettre en valeur ses longues jambes fuselées que Dave aimait tellement, un tee-shirt vert avec un col V dont la couleur s'accordait avec ses iris émeraude et une veste gris anthracite.
Dave s'était assuré avant d'aller prendre sa douche qu'une table leur serait réservée au « Bistro Campagne » où ils avaient leurs habitudes depuis qu'ils avaient commencé à sortir ensemble. Ils prirent la décision d'y aller à pied puisque ce n'était pas trop loin. Sebastian glissa timidement sa main dans celle de Dave qui entrelaça leurs doigts et serra doucement la main de son petit ami tout en lui souriant. Ils marchèrent dans un silence confortable jusqu'au restaurant.
Leur serveuse habituelle les installa à une petite table dans un coin tranquille du restaurant et leur apporta le menu. Sebastian se plongea dans son menu. Dave, lui, savait déjà très bien ce qu'il allait prendre, il posa son menu à côté de lui et regarda Sebastian attentivement.
« Il faut qu'on parle Bass. »
« Quoi ? » demanda Sebastian en relevant la tête l'air surpris.
« Je te connais, ça fait des semaines que tu stresse, tu as sûrement tout planifié, tout préparé. Mais moi… Tu sais, j'ai jamais été aussi proche de passer cette étape avec personne. Je suis sûr que tu as fait des tonnes de recherches, il va falloir que tu m'aides un peu. »
« Heu, tu veux vraiment parler de ça ? Tout de suite ? Ici ? » demanda Sebastian en mettant son menu de côté à son tour.
« Oui. Je crois vraiment qu'il vaut mieux qu'on en parle avant, histoire de savoir avec quoi on est à l'aise pour pas se laisser entraîner dans le feu de l'action. »
« Oui mais ici, maintenant ? » s'inquiéta Sebastian.
« Je préfère faire ça à un endroit où je ne pourrai pas te sauter dessus avant que la conversation soit terminée et oui, maintenant, je pense que c'est le bon moment. »
Magali revint vers eux pour prendre leur commande.
« Je vais prendre le Paillard de Saumon et puis une tarte au citron. » commanda Sebastian.
« Tu veux pas prendre un verre de vin ? »
« Tu sais bien qu'il faut que j'évite. »
« Je sais mais c'est pas comme si tu buvais souvent, ça pourrait t'aider à te détendre un peu. »
« Avec le saumon, je te conseille le domaine Champalou. » intervint Magali avec un large sourire.
« D'accord, j'en prend un verre alors. »
« Et toi ? » demanda Magali en se tournant vers Dave.
« Poulet rôti forestière et tarte Tatin aux pommes. »
« Et à boire ? »
« Je vais prendre une Beck's NA. » répondit-il avec les yeux sur la carte des bières.
« C'est pour ça que tu voulais que je prenne du vin, tu voulais pas boire tout seul. » dit Sebastian une fois Magali repartie.
« Exactement. » rétorqua Dave en évitant soigneusement de souligner le fait qu'il avait choisi la seule bière sans alcool de la carte parce qu'il voulait vraiment garder les idées claires.
Sebastian était mal à l'aise, il jouait nerveusement avec sa fourchette et évitait soigneusement de rencontrer le regard de l'homme en face de lui. Dave posa doucement sa main sur la sienne pour le faire arrêter.
« Donc, est-ce que tu veux me dire ce qui a fait que tu as pris cette… décision ? » demanda Dave sur un ton apaisant.
« Je sais pas trop. J'y ai toujours plus ou moins pensé en fait. Je veux dire, avant, avant ma première fois, quand je pensais à … à tout ça, je savais que je voulais essayer ça. Je veux dire, en étant celui qui… Enfin, en étant passif. Et puis après, comme ça s'était pas bien passé la première fois, j'ai fait une sorte de blocage. Et c'était pas tellement important vu que j'ai pas vraiment eu de relation importante. Enfin, avant toi je veux dire. »
« D'accord, mais tu sais que tu n'as pas à faire ça si tu as tellement peur. Je veux dire, si c'est ce que tu veux, je suis prêt à essayer mais… j'ai pas besoin de ça. Tant que je suis avec toi, ce qu'on fait tous les deux me va très bien. J'ai pas besoin de plus. »
« Je sais. Moi non plus. Je veux dire, si tu me disais que tu n'en a pas envie ou si on essaie et que tu aimes pas, je suis prêt à vivre toute ma vie sans avoir ce genre de relation. Mais j'ai pas envie de nous priver de ça parce que j'ai trop peur. J'aimerais essayer au moins une fois avec toi et si ça ne va pas pour moi ou pour toi, alors on abandonne mais je veux essayer. »
« Bon, heu… donc, j'imagine que… tu as fait des recherches, que tu y as réfléchis. A priori, vu que tu as acheté tout ce qu'il faut apparemment. »
« Heu oui. »
« Racontes moi. Les préservatifs par exemple parce que vu qu'on a fait tous les tests, à moins que tu aie un aveu à me faire, on n'en a pas besoin. »
« Non, non, bien sûr, pas d'aveu. Enfin, pas le genre auquel tu pense en tous cas. Mais bon, je me sens pas vraiment prêt à ce que… oh, c'est pas vrai, c'est vraiment gênant comme conversation. Bon, enfin, ça va être nouveau pour nous deux, je sais que tu es jamais allé jusque là avant et bon, on pourra sans doute pas vraiment tout contrôler et donc… s'il te plaît, dis moi que tu as compris ce que je veux dire, m'oblige pas à le dire à voix haute. » se lamenta Sebastian.
« C'est bon… je, je vois oui. D'accord, je comprends mieux. »
A ce moment, Magali revint avec leurs boissons elle posa la bouteille de bière devant Dave et versa une petite quantité de vin dans le verre de Sebastian, attendant qu'il l'ait gouté et approuvé. Sebastian goûta et lui fit un petit signe de tête en reposant le verre pour lui faire savoir qu'elle pouvait remplir le verre. Elle versa le reste de boisson et les laissa à nouveau avec un sourire.
« Tu es pas fâché alors ? » demanda Sebastian en triturant nerveusement sa serviette.
« Fâché de quoi ? »
« Pour les préservatifs. »
« Non, bien sûr. Pourquoi je serais fâché ? J'essaie juste de comprendre. Et de me préparer aussi. Parce que, si tu veux savoir, c'est aussi une étape pour moi. J'aimerais mieux qu'on soit d'accord histoire d'être mieux concentrés sur ce qu'on ressent. »
« C'est vrai, tu as raison. »
« Et voilà les amoureux. Saumon pour Sebastian et poulet rôti pour toi David. Régalez-vous. » intervint joyeusement Magali en déposant les assiettes devant eux.
« Merci Magali. »
Les deux garçons entamèrent leurs assiettes.
« Tu veux goûter ? » demanda Sebastian en soulevant sa fourchette vers Dave qui hocha la tête et ouvrit la bouche pour prendre le morceau qui lui était offert.
« Tu veux goûter le mien ? » demanda à son tour Dave, offrant sa fourchette à Sebastian qui l'accepta lui aussi.
« Bon choix. » dit Sebastian en avalant sa bouchée.
« Menteur. Tu n'aime pas les champignons. »
« C'est vrai, mais toi tu aime ça, donc c'est un bon choix pour toi. » rétorqua Sebastian avec un sourire.
« Dis moi, c'est pas pour ça que tu fais ça hein ? Tu le fais pas parce que tu penses que je le veux et que si tu ne le fais pas, j'irais ailleurs pour l'avoir ? »
« Est-ce que tu es en train de me comparer à un champignon ? »
« Plus ou moins. » répondit Dave en riant. « Ce que je veux dire c'est que je peux toujours prendre des champignons au restaurant, mais si je devais me passer de champignons à tout jamais pour être avec toi, je n'hésiterais pas une seconde. Je choisirais les champignons. »
« Idiot va. » souffla Sebastian en donnant une petite tape sur la main de Dave. « J'imagine que je devrais être content que tu n'ais pas à choisir. »
« Oui, tu devrais. Maintenant qu'on a clarifié la situation avec les champignons. Pour notre vie sexuelle, si je dois faire un choix, tu sortiras toujours gagnant. Donc, si tu fais ça juste pour moi, je suis sûr qu'on doit pouvoir donner les préservatifs et le lubrifiant à une bonne œuvre. »
« Non, c'est aussi pour moi. Mais comme je t'ai dis, je veux pas te forcer, si tu n'en a pas envie, moi aussi, je te choisis toi. »
« OK. On se lance alors on dirait. »
« On dirait. »
« Donc heu… Qu'est-ce que je devrais savoir d'autre ? Je veux surtout pas te faire mal. »
« A priori, c'est inévitable, ça va faire forcément un peu mal. C'est pour ça qu'il faut prendre le temps de… enfin de me détendre, m'étirer, enfin tu vois. »
« Je suis pas très sûr. Mais je pense oui. »
« Je pourrais le faire tout seul si tu veux. J'ai lu que c'était pas le plus pratique mais je peux le faire. »
« Non, on est ensemble dans le même bateau. Il faut juste que tu me promettes que si quelque chose te mets mal à l'aise ou si je te fais trop mal, tu me le diras. Tu me feras au moins un signe. Promis ? »
« Promis. »
« Et sinon, dans quelle position on devrait faire ça ? Pour que tu ais le moins mal possible ? »
« Je n'ai eu que des informations contradictoires là-dessus. J'ai lu des pour et des contre pour à peu près toutes les positions. La seule information récurrente, c'est qu'il faut que ce soit une position dans laquelle on se sente à l'aise tous les deux. »
« D'accord. Et donc, quelle position te mettrait à l'aise ? »
« J'y ai pas vraiment pensé. Tant que c'est avec toi, je suis à peu près toujours à l'aise. Juste, rien de trop acrobatique quand même. Je suis pas très sûr que ça se passera bien si on essai de faire le grand écart en même temps. »
« En effet, oui. Peut-être le mieux, c'est que tu sois au dessus, comme ça, tu pourras contrôler les mouvements, vu que tu sauras quand tu auras mal. »
« Je… je crois pas. Enfin, je veux dire… en théorie ça semble bien. Mais… c'est tu sais, comme pour enlever un pansement. Quand on le fait soi même, on a peur d'avoir mal donc on le fait lentement et ça fait mal. Alors que le mieux, c'est de le retirer d'un coup sec. »
« Tu veux dire que tu veux que je fasse ça d'un coup sec ? Je suis pas sûr que ce soit ce qu'il faut faire. »
« Non, c'est pas ce que je veux dire. Mais que tu fasses ça avec le moins d'hésitation possible. En fait, d'après ce que j'ai lu, au départ, il ne faut surtout pas revenir en arrière, sinon, c'est pire. Il faut, faire des petites pauses, pour que les muscles aient le temps de s'ajuster à l'intrusion, mais surtout pas que tu te retire avant d'être entièrement dedans. Enfin, sauf si j'ai vraiment trop mal et qu'on doive arrêter. »
« D'accord, et donc, tu préfères que je contrôle. Et heu… du coup, tu as pensé à une position en particulier ? »
« Il y a trois positions qui semblent ressortir pour une première fois quand même. » dit Sebastian en triturant nerveusement sa fourchette. « La levrette, les petites cuillères ou simplement le missionnaire. »
« C'est très bien tout ça, mais ce que je te demande là, c'est ce que toi tu en penses. »
« Ben… La première fois, il était derrière moi et c'était vraiment pas la meilleure expérience de ma vie. Alors, peut-être pour commencer, le missionnaire, ça serait bien. »
Dave laissa échapper un petit soupir de soulagement.
« J'aimerais mieux aussi. Le sexe te rend plutôt muet, j'ai besoin de pouvoir voir tes yeux pour savoir comment ça va pour toi. »
« Oui, désolé pour ça. »
« Sois pas désolé, on est pas obligés de crier comme dans un porno. Tout ce qui m'importe c'est de savoir que je te donne du plaisir et ça je peux le lire dans tes yeux. Ils me parlent très fort dans ces moments là. »
« Là, ils risquent de te dire des choses un peu contradictoires. Laisse-moi juste le temps de m'ajuster. »
« Tu auras tout le temps dont tu as besoin. Et n'hésite surtout pas à me le dire si tu veux qu'on arrête. »
« Tu vas me le faire promettre combien de fois ? » demanda Sebastian l'air faussement blessé.
« Aussi souvent qu'il le faudra. Je te rappelle que ta première fois ne s'est pas très bien passée parce que tu n'as pas osé dire que ça n'allait pas. Je t'aime, je veux pas que ça se passe mal et passer à la trappe à cause de ça comme ton ex. »
« Est-ce que je t'ai déjà dit à quel point j'avais de la chance que tu te sois intéressé à moi un jour ? » demanda Sebastian en prenant la main de Dave et en la serrant légèrement.
« Tu n'as pas besoin de le dire. J'ai beaucoup de chance que tu ais voulu être avec moi. Et je sais aussi ce que tu es sur le point de m'offrir et ce que ça représente pour toi. Je suis le veinard dans l'histoire. »
Magali passa récupérer les assiettes vides.
« Tout se passe bien pour vous ? »
« Oui, merci Magali. Est-ce qu'on peut avoir nos desserts à emporter, je pense qu'on va rentrer maintenant. » dit Dave avec un sourire.
« Vous voulez déjà me quitter ? C'est vexant. » bouda malicieusement Magali.
« C'est pas contre toi, promis. Juste eu une semaine un peu intense et on doit se préparer pour notre voyage en France. »
« Oh oui, d'accord. Aucun problème. »
Dave paya et récupéra les deux petites boîtes dans lesquelles avaient été mises leurs tartes. Il prit Sebastian par la main et ils rentrèrent chez eux.
« On peut savoir pourquoi tu as voulu filer si vite ? » demanda Sebastian une fois la porte de leur loft refermée derrière eux.
« A cause de ça. » répondit Dave en prenant une main de son petit ami pour la guider vers son entrejambe.
« Oh, d'accord, je vois. Enfin, je sens plutôt pour l'instant. Mais je serais tout à fait prêt à voir. »
« Est-ce que vous seriez en train d'essayer de m'allumer Mr Smythe ? »
« C'est bien possible Mr Karofsky, mais je crois que je n'ai pas tellement d'efforts à faire pour ça. » répondit Sebastian en caressant doucement Dave à travers son pantalon.
Dave ravala un grognement et tenta de se reprendre pour jouer un peu.
« Je sors des cuillères, installe-toi. »
« Des cuillères, pour quoi faire ? » demanda Sebastian.
« Pour manger nos desserts. » répondit Dave en levant les deux boîtes au niveau de leurs yeux.
« J'espère que tu plaisantes là. Le seul dessert que je veuille maintenant, c'est toi. Range moi ces tartes au frigo et rejoints moi dans la chambre ou c'est fini entre nous et je te mets à la porte. »
« OK, vu comme ça… »
Dave rangea rapidement les deux boîtes dans le frigo et rejoignit Sebastian dans la chambre. Ce dernier avait déjà retiré sa veste et l'avait soigneusement mise de côté sur une chaise. Dave vint derrière lui et l'enlaça tendrement, embrassant délicatement sa nuque.
Sebastian se retourna dans son étreinte et connecta leurs yeux avant de s'approcher très lentement pour connecter leurs lèvres. Tout en douceur, sans se précipiter, ils prirent le temps de se déshabiller l'un l'autre. Profitant de ce temps pour s'explorer du bout des doigts, du bout des lèvres, du bout d'une langue curieuse. Ils avaient déjà fait ça des millions de fois bien sûr, mais ils avaient chaque fois l'impression d'en découvrir un peu plus sur l'autre. Chaque fois semblait être une occasion de trouver un nouveau point sensible, de se découvrir une nouvelle attraction pour une partie du corps de l'autre.
Ca faisait partie de leur vie sexuelle depuis toujours. Bien sûr, il leur arrivait parfois de pratiquer le sexe rapide, d'aller droit au but. Qui prend le temps de s'explorer dans une cabine d'essayage ? Mais dès qu'ils avaient le temps devant eux, ils le prenaient.
Une fois tous les deux entièrement nus, leurs érections déjà bien tendues même si Sebastian semblait un peu soucieux, ils s'allongèrent ensemble sur le lit, l'un face à l'autre, sur le côté. Dave embrassa à nouveau son amant avec toute la tendresse qu'il pouvait montrer, tentant de le rassurer.
« On n'est pas obligés d'essayer ce soir si tu ne te sens pas tout à fait prêt. »
« Si, s'il te plaît. Tu… tu avais raison, je me suis stressé depuis trop longtemps. J'ai confiance en toi, je veux ça avec toi. »
« D'accord. » dit Dave d'une voix rauque.
Il se tourna vers sa table de nuit, ouvrit le tiroir et en sorti le lubrifiant et la boîte de préservatifs qu'il avait rangés là pendant qu'ils se préparaient, au cas où. Il enleva le plastique de protection de la petite bouteille, en fit autant pour la boîte et sortit quelques préservatifs qu'il posa sur le dessus de la table de nuit, pour ne pas chercher le moment venu. Sebastian le regardait faire, un demi-sourire aux lèvres. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il partageait la vie d'un homme prévoyant. Et dans certaines situations, c'était plutôt rassurant.
« Tu es sûr ? »
Un hochement de tête fut la seule réponse, Sebastian ne faisait plus tellement confiance à sa voix. Mais tout l'amour et toute la confiance que Dave pouvait lire dans ses yeux étaient une confirmation suffisante.
« Je… j'aimerais faire autre chose de… de nouveau. On ne l'a jamais fait mais je crois que ce serait un bon moment pour ça. Tu veux bien que j'essaie ? Si ça te mets mal à l'aise ou si tu aime pas, tu m'arrête d'accord ? »
Un nouveau hochement de tête lui répondit et Dave lança un sourire à son amant. Il passa une main sur ses fesses, le collant légèrement contre lui, frottant leurs érections l'une contre l'autre, leur envoyant à tous les deux une décharge de plaisir. Il en profita pour faire glisser un doigt entre les fesses de Sebastian et titiller en superficie son petit trou.
« Tu peux te mettre sur le ventre pour l'instant ? »
Sebastian s'exécuta, un peu inquiet mais choisissant d'écouter la part de lui qui faisait entièrement confiance à Dave. Ce dernier commença par embrasser les épaules de son amant, en restant allongé à ses côtés, ne voulant pas raviver de mauvais souvenirs en se mettant sur lui. Lentement, il fit descendre ses lèvres le long du dos de Sebastian, laissant de temps en temps le bout de sa langue venir tester le goût de la peau à cet endroit. Il arriva dans le creux des reins et continua sa lente descente vers les fesses rondes qu'il aimait tant admirer serrées dans un jean au milieu d'une soirée.
Il les embrassa, posa ses mains dessus et les écarta légèrement. Il prit le temps d'admirer le spectacle qui s'offrait à lui. Puis, tout aussi doucement, pour ne pas brusquer Sebastian, il se pencha et donna un léger coup de langue sur la petite étoile. Sebastian frissonna mais ne fit rien pour l'arrêter. Il recommença plusieurs fois, donnant de petits coups de langue furtifs, mettant un peu plus de salive à chaque fois.
« Est-ce que ça va pour toi mon amour ? »
Il attendit quelques secondes une réponse qui ne vint pas même s'il voyait la tête de son amant bouger en rythme mais sans pouvoir décider si elle tentait de dire oui ou non.
« Je peux pas vraiment te voir là, il faut que tu me parle Scar. »
« Oui, s'il te plait continue. » parvint à ses oreilles, à peine audible, étouffé par l'oreiller mais assez clair pour qu'il se remette à la tâche.
Petit à petit, il mit un peu plus de pression avec sa langue contre l'anus serré de son homme, lui écartant un peu plus les fesses pour avoir un meilleur accès. Il avait pensé faire ça à un autre homme presque depuis qu'il avait réalisé qu'il était gay, et pourtant, à l'époque il n'avait encore visionné aucun film porno que ce soit gay ou hétéro. Ca lui était juste venu comme ça, comme une nouvelle attirance qui lui avait fait encore plus peur à ce moment là. L'adolescent avait été effrayé, se découvrant ce qu'il pensait être une autre perversion.
Il ne l'avait jamais fait pourtant. Il n'avait pas eu tellement de relations avant Sebastian et seulement une avait dépassé l'étape des séances de pelotage à peine poussées. L'occasion ne s'était jamais présentée à lui avant ce soir là. Il aurait pu en être chagriné étant donné le plaisir qu'il y prenait, mais il était tellement heureux d'expérimenter ça avec Sebastian, qu'il aimait plus que n'importe quoi sur la surface de la terre, qu'il ne pouvait pas se soucier d'avoir attendu aussi longtemps.
Sebastian, lui, n'avait jamais imaginé être un jour dans cette position. Si vous aviez demandé à leur entourage pendant leur adolescence, tout le monde vous aurait dit que des deux, il était le plus pervers, celui qui avait expérimenté tout ce qu'il pouvait y avoir à expérimenter en matière de sexe avec plus d'un partenaire. Alors qu'en réalité, au moment où ils s'étaient mis ensemble, ils étaient à peu près aussi inexpérimentés l'un que l'autre dans ce domaine.
Ils n'étaient pas deux vierges effarouchées mais ils n'avaient pas non plus eu de multiples partenaires. Ils étaient juste deux adolescents qui avaient appris ensemble et qui continuaient à se découvrir presque sept ans après s'être mis ensemble.
Sebastian se détendait peu à peu sous les caresses inattendues mais sensuelles de son amant. Il se sentait s'ouvrir peu à peu et ses inquiétudes s'envolaient une à une. Il ne s'était pas vraiment rendu compte qu'une des mains de David avait disparue de sa fesses quand il sentit un doigt humide et chaud venir titiller son entrée. Il le sentit s'insérer doucement en lui, juste quelques millimètres. C'était légèrement inconfortable cette intrusion étrangère mais pas douloureux.
« Tu oublies pas hein, si ça ne va pas, tu me dis, tu me fais un signe. » dit Dave de la voix la plus forte et claire qu'il pouvait vu la situation.
Il se contenta d'un mouvement de tête imprécis de Sebastian. Il devait aussi lui faire confiance pour que ça marche. Il enfonça son doigt un peu plus profondément, les muscles serrés de son amant l'aspirant. Il attendit un peu, espérant laisser le temps à Sebastian de s'habituer à cette intrusion. Puis il ressortit son doigt tout aussi lentement.
« J'ai aucune idée de ce que je fait. » souffla-t-il.
Il fit lentement retourner Sebastian sur le dos, le regarda dans les yeux en souriant et vint délicatement capturer ses lèvres entre les siennes. Il attrapa un oreiller pour le glisser sous le bassin de Sebastian pour le soulever et rendre la position plus confortable pour son petit ami.
Il mit fin au baiser mais sans jamais détacher ses lèvres de la peau de Sebastian il explora lentement la mâchoire, le cou, les épaules. Il repassa son doigt entre les fesses de son amant et le renfonça délicatement, scrutant les réactions de l'autre homme. Il fit doucement tourner son doigt pour détendre les muscles tout en aspirant un des tétons entre ses lèvres pour le distraire de l'éventuelle douleur.
Sentant que les muscles autour de son doigt semblaient s'être un peu décontractés, il envisagea d'en insérer un deuxième.
« Je vais essayer de… enfin d'en rajouter un d'accord ? Si ça… va pas, tu me le dis. »
Il attendit une réponse, un simple hochement de tête accompagné d'un sourire. Il ressortit lentement son doigt, reprit la bouteille de lubrifiant, en réchauffa un peu entre ses doigts. Il reprit l'un des tétons entre ses lèvres, lui infligeant de douces caresses qui avaient le don de rendre Sebastian fou de désir et très lentement, il inséra deux doigts. Sebastian agrippa les épaules de Dave qui s'inquiéta.
« Je t'ai fait mal ? »
Sebastian secoua la tête de gauche à droite en se mordillant la lèvre inférieure. Dave continua alors à délicatement élargir l'entrée de son petit ami tout en le distrayant de sa langue parcourant son ventre. Prenant confiance, il poussa un troisième doigt en Sebastian tout en prenant son gland dans sa bouche et en faisant tourner sa langue autour. Le corps sous le sien s'arqua et un petit soupir s'échappa des lèvres de son amant.
Faisant aller et venir ses doigts, Dave entama un lent va et vient autour du sexe tendu de Sebastian qui semblait apprécier, à en juger par ses doigts qui jouaient dans les cheveux de l'autre homme, sans chercher à le contrôler dans un sens comme dans l'autre. Au bout de quelques minutes pourtant, il tira les cheveux en arrière, obligeant Dave à laisser son sexe sortir de sa bouche.
« Ca va pas Scar ? J'ai fait quelque chose qui… »
Il n'eut pas le temps de terminer sa question, Sebastian l'attirait maladroitement contre lui pour l'embrasser. Sebastian passa une main entre eux et entreprit de caresser le sexe déjà bien tendu de son petit ami. Son autre main tâtonna vers la table de nuit et il attrapa l'un des emballages mis de côté sur celle-ci. Il repoussa juste un peu Dave, ouvrit l'emballage et entreprit de dérouler le préservatif sur l'érection douloureuse de son petit ami.
« Tu… tu es sûr ? Tu es prêt ? Je… je veux pas te faire mal. »
« Je suis sûr. Je t'aime Pooky. »
« Je t'aime aussi Scar. »
Dave retira lentement ses doigts et Sebastian grimaça un peu à la sensation de vide soudaine qui s'empara de lui. Ils prirent le temps de trouver une position qui soit confortable pour tous les deux, ils se regardèrent dans les yeux.
Lentement, Dave commença à pousser en Sebastian, restant à l'écoute des réactions de son homme. Sentant sa respiration s'accélérer soudainement, il marqua une pause avant de pousser un peu plus loin quand le rythme de sa respiration avait repris un rythme plus lent. Il continua à ce rythme lent, luttant contre son envie de plonger complètement dans cette douce chaleur qui l'entourait, sans jamais quitter Sebastian des yeux.
La respiration de ce dernier était irrégulière, s'accélérant à chaque fois que Dave avançait de quelques millimètres pour reprendre son rythme normal quand il s'était habitué à la nouvelle intrusion.
Dave avait pénétré à peu près la moitié de la longueur de son sexe et se demandait presque comment continuer, tellement les sensations étaient intenses quand il vit une larme perler au coin des yeux de Sebastian.
« Hé, bébé, est-ce que tu as mal ? Tu veux qu'on arrête ? » demanda-t-il en caressant la joue de son petit ami.
« Je… non. Dis-moi juste que c'est presque fini. Que… que tu es bientôt complètement entré. Je… je crois pas que… que je peux en supporter beaucoup plus. » souffla Sebastian.
« Si tu savais ce que ça me soulage ce que tu dis là. » dis Dave en laissant échapper un souffle qu'il n'avait pas eu conscience de retenir. « Je suis assez loin d'être complètement dedans mais… c'est tellement serré, je pense pas que ce serait une bonne idée d'essayer d'aller plus loin pour moi non plus. Il n'y a pas de règle qui dit que je dois à tout prix être entièrement en toi j'espère. »
Sebastian secoua la tête en négation et passa ses mains autour du cou de Dave pour l'attirer dans un tendre baiser, explorant sa bouche de sa langue avide alors que Dave ne bougeait pas, son sexe planté au plus profond qu'ils atteindraient semble-t-il pour cette fois-ci.
Sebastian roula légèrement du bassin, comme un signe que Dave pouvait commencer à bouger. Il entama alors un lent va et vient, observant toujours les réactions de son petit ami, le serrant le plus possible contre lui. Son ventre se frottait contre le sexe tendu emprisonné entre leurs corps, au rythme de ses vas et viens.
Ils bougèrent ensemble dans un rythme lent sans se quitter des yeux, s'embrassant tendrement, encore quelques minutes jusqu'à ce que les muscles enserrant étroitement le sexe de Dave ne l'envoient au paradis et qu'il ne puisse plus se retenir malgré son désir de faire jouir Sebastian le premier.
Il bloqua ses hanches, bien planté en Sebastian et se déversa en gémissant dans le préservatif. Il reprit son va et vient en douceur malgré son excitation qui commençait déjà à retomber jusqu'à ce qu'il sente Sebastian se tendre alors qu'un liquide chaud et visqueux se répandait entre eux.
Dave se retira doucement et une nouvelle fois, Sebastian grimaça légèrement avant d'attirer encore son amant dans un baiser sensuel. Dave retira le préservatif et le jeta dans la corbeille à papier qu'il avait approchée du lit plus tôt dans la soirée en prévision.
« Je peux te poser une question ? » demanda Sebastian incertain, stoppant Dave dans son geste pour prendre une lingette sur sa table de nuit pour les nettoyer.
« Tu veux dire une autre que celle-là ? »
« Tu peux juste fermer les yeux avant que je te la pose s'il te plait ? »
Dave était perplexe face à la demande de son petit ami mais s'exécuta sans poser de question. Sebastian prit un objet dans le tiroir de sa table de nuit. Un objet qu'il avait placé là un peu plus tôt dans la soirée, avec la peur que l'homme de sa vie ne le trouve avant qu'il ne soit prêt. Il glissa sa main dans celle de Dave, le petit objet entre leurs deux paumes.
« David Alan Karofsky, est-ce que tu me ferais l'honneur de m'épouser et de me laisser t'appeler mon mari pour disons, les 70 ans à venir ? »
Dave rouvrit les yeux d'un coup pour trouver son petit ami en train de se mordiller la lèvre inférieure comme à chaque fois qu'il craignait de ne pas avoir la réponse attendue à sa question.
« Tu… tu es sérieux là ? Je veux dire, je pensais pas que… Je croyais que c'était pas… »
« David, tu veux me tuer ? Je t'en supplie, dis oui, ou non, ou pas tout de suite, mais réponds. »
« OUI. Oui, oui, oui et encore oui. Il n'y a rien qui pourrait me rendre plus heureux que d'unir ma vie à la tienne officiellement. »
« Même ce qu'on vient de faire ? » demanda Sebastian malicieusement.
« Est-ce qu'au moins c'était bien pour toi ? »
« C'était… sexuellement, c'était bien. »
« Juste bien ? »
« Emotionnellement, c'était… époustouflant. » continua Sebastian comme s'il n'avait pas entendu la question. « Je me suis jamais senti aussi proche de personne avant. Ca faisait des jours que je pensais à te demander de m'épouser. Mais j'avais peur. J'avais la trouille que tu puisses dire non. Et j'osais pas. Mais là, j'ai senti qu'il fallait que je te le demande maintenant ou jamais. Pas parce que j'avais plus peur mais parce que je pouvais pas prendre le risque de tomber plus amoureux de toi tous les jours avec cette peur en moi. Il fallait que je sois fixé une bonne fois pour toute. Comme un pansement qu'on arrache d'un coup. »
Dave lui sourit, il retira légèrement sa main de celle de Sebastian et observa l'anneau posé dans sa paume. Ca n'était rien d'autre qu'un anneau en argent tout simple, sans aucune décoration.
« Tu me le mets ? » demanda-t-il avec un sourire.
Sebastian prit l'anneau entre ses doigts et tenta de le passer à l'annulaire gauche de son fiancé. L'anneau bloqua avant d'atteindre la première phalange.
« Désolé, je me suis trompé. » dit Sebastian avant de se retourner vers sa table de nuit.
Il fouilla dans le tiroir et en sortit un deuxième anneau, il se retourna vers Dave et lui passa le nouvel anneau qui épousa à la perfection son doigt.
« Tu hésitais sur la taille ? » plaisanta Dave.
« Non, j'ai juste pas pris le bon la première fois. Celui-là, c'est… Enfin, c'est… » répondit Sebastian en montrant le deuxième anneau.
« J'ai compris. » dit Dave doucement en le lui prenant des mains. Il saisit délicatement la main gauche de son désormais futur mari et passa l'anneau à son doigt en lui souriant.
« Je nous déclare futur mari et futur mari. » dit Dave en riant.
Ils s'embrassèrent en douceur, sans fermer les yeux, incapables de se lâcher du regard. Ils finirent par se rendre compte qu'ils venaient de se promettre l'un à l'autre alors que leurs ventres étaient enduits de sperme. N'importe qui aurait trouvé ça totalement inconvenant mais pour eux, à ce moment précis, ça semblait la chose la plus romantique au monde.
Dave attrapa deux lingettes du paquet qu'ils gardaient à disposition pour toutes les fois où ils faisaient l'amour et ne voulaient pas bouger pour prendre une douche juste après. Il se nettoya et nettoya Sebastian et jeta les lingettes dans la poubelle.
Puis il prit Sebastian dans ses bras, collant son dos contre son ventre. Il déposa un baiser léger sur sa nuque.
« Bonne nuit Scar. »
« Bonne nuit Pooky. »
Ils restèrent silencieux quelques instants et Dave aurait cru que Sebastian s'était endormi, mais sa voix s'éleva timidement dans la chambre silencieuse.
« Je… je t'aime. » murmura Sebastian en se mordillant nerveusement la lèvre.
« Moi aussi je t'aime. » répondit Dave.
Le jeune professeur resserra un peu son étreinte et mêla ses doigts à ceux de son fiancé. Ils s'endormirent comme ça, leurs mains gauches reposant contre le ventre de Sebastian, leurs alliances jointes.
