Ayant eu un peu de temps, je m'empresse de vous livrer un nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaise.

Je rappelle que cette histoire appartient à edwardandbellabelong2gether et les personnage à S. MEYER. Je ne fais que traduire cette sublime histoire.

Merci à : aelita48, edwardbellaamour, nini54, calimero59, Habswifes, pticoeurfragile, Alizhia, sand91, LuneBlanche, nana10, izzie, Areka Motionless, Roselia001, Linou2701

: Merci pour ta review très gentille comme d'habitude. Eh oui il était temps que Bella ouvre enfin les yeux, ce ne pourra qu'être bénéfique pour eux. A très vite. Bises

farah : Merci pour ta review. Pour info, « Fridays at noon » est traduit par Missleez.

Fred : Oui, oui, il y a de l'espoir...

Chapitre 28 : Reconnections.

EPOV

Dimanche 9 mai 2010: Age 26

Aujourd'hui, ma fille avait un an ... un an. C'était inimaginable pour moi, mais elle grandissait devant mes yeux.

Avant de m'en rendre compte, elle n'aurait plus besoin de moi.

Elle se developpait et s'épanouissait à pas de géant.

Ses cheveux étaient encore bruns comme ceux de Bella, mais commençaient à avoir des reflets auburn. Cependant elle avait les même yeux que moi. Ils étaient verts pétillants comme les miens.

Autant elle adorait sa mère, il fallait voir la façon dont son visage s'éclairait à chaque fois qu'elle me voyait. Deux de ses mots préférés étaient « papa» et « mama » et cela faisait fondre mon cœur à chaque fois que ces paroles sortaient de ses lèvres.

De nombreux changements s'étaient passé au cours des huit derniers mois ... et pas seulement avec Charley.

Tout d'abord, Riley Mitchell était hors de nos vies pour toujours. Quelques jours après qu'il eut été arrêté, Charlie m'avait appelé sur mon téléphone portable.

Flashback

- Allô.

- Edward, c'est Charlie. J'ai besoin de toi au poste de police. Nous devons aller à Seattle.

Je lui demandais ce qui se passait, mais il me dit qu'il serait préférable qu'il m'explique de vive voix. Je me rendis directement au poste et partis avec lui à Seattle ... sans poser de questions.

Je pouvais voir à la façon dont il agissait que quelque chose le dérangeait vraiment.

- Qu'est-ce qui se passe? Lui demandais-je une fois que nous fûmes installés.

- Riley a été libéré sous caution.

- QUOI? Criais-je.

Nous étions sûrs que cela n'arriverait pas. Charlie et le lieutenant Michaelsavaient dit que n'importe quel juge le verrait comme quelqu'un de dangereux.

Apparemment, ils avaient tort.

- Pourquoi allons-nous à Seattle?

- Nous allons essayer de l'arrêter avant qu'il ne quitte la prison.

Il restât silencieux pendant la plus grande partie du trajet ... jusqu'à ce que nous fûmes presque arrivés.

- Edward ... je dois te dire quelque chose et je voudrais que tu me laisses parler sans m'interrompre.

Je hochais la tête.

- Ce n'est pas facile pour moi ... tu me connais depuis toujours, et tu sais que je n'utilise pas ces mots à la légère ... mais ... je suis désolé.

Je restais bouche bée et mes yeux s'agrandirent. Charlie Swan ne présentait pas des excuses très souvent.

J'étais sans voix mais il poursuivit.

- Écoutes ... tu comprendras quand Charley sera plus âgée ... mais aucun garçon ou même homme ne sera jamais assez bien pour ta fille. Bella m'a dit que vous suiviez une thérapie et elle est heureuse de cette décision. Elle m'a dit que vous alliez recommencer tous les deux par être amis. Je pense que c'est une bonne idée. Je n'ai jamais été juste avec toi. Bien que je sois le premier à dire que ce que tu as fait était bien pire que ce que ton père a fait ... je n'aurais pas du en tenir compte contre toi quand tu n'étais qu'un adolescent. Donc de toute façon ... comme je l'ai dit ... tu le sais... je ne vais pas me répéter.

- Oui monsieur. Je ne vous le demanderai jamais. J'accepte vos excuses. Je vous promets ... je laisse Bella fixer le rythme de notre relation et jamais plus je ne la blesserai intentionnellement , elle ou notre fille, plus jamais.

- C'est tout ce que je demande. Fit-il calmement.

Et ce fut la fin de cette conversation.

Charlie était un homme simple et je sentais que nous nous comprenions ... père à père. Il voyait les choses que je faisais pour ma famille ...

Il savait que je tiendrai ma parole.

Nous reçûmes de mauvaises nouvelles en arrivant au poste de police de Seattle. Riley avait déjà été libéré. Le lieutenant Michaels nous dit qu'il n'avait rien pu faire.

Charlie était furieux et nous repartîmes pour Forks.

J'eus un moment de panique quand je ne fus pas en mesure de joindre Bella. Quand finalement je réussis à lui parler, je lui dis de prendre Charley, d'aller chez mes parents et d'y rester jusqu'à ce que nous soyons rentrés à Forks.

Cela me rendait extrêmement nerveux que Riley soit libre, et je ne voulais pas avoir à le tuer pour avoir approché mes femmes.

Charlie et moi étions à bout de nerfs au moment où nous arrivions à Forks. Dès qu'il se gara dans l'allée de mes parents, Bella vint à ma rencontre et enroula ses bras autour de moi dès que je sortis de la voiture.

- Qu'est ce qu'il y a bébé?

- Le lieutenant Michaels a appelé! Riley est mort... il est mort Edward! Nous n'avons plus jamais à nous en soucier. Il ne peut plus nous faire de mal.

Je regardais mon père qui se trouvait derrière elle, il hocha la tête.

- Qu'est-il arrivé?

Bella me tira à l'intérieur de la maison et nous nous assîmes tous dans le salon. Charley dormait et j'en étais heureux, elle n'avait pas besoin d'entendre cette conversation, pas tant qu'elle ne serait pas plus grande.

Après m'être assis sur le canapé, je tirais automatiquement Bella sur mes genoux. Elle ne dit rien et elle appuya sa tête sur mon épaule.

- Le lieutenant Michaels a dit que Victoria était venue chercher Riley après qu'il est finalement été libéré. Peu de temps après avoir quitté le poste, leur voiture a quitté la route. Il y avait un terrible accident et ils ont tous deux été tués sur le coup. Dit mon père.

- Mon sentiment est que les personnes à qui il devait de l'argent ont finalement fait quelque chose. Répondit Charlie.

Mon père hocha la tête et ajouta:

- Oui, c'est ce que je pense aussi. Michaels a dit que Riley était très nerveux et qu'il n'avait même pas vraiment envie de quitter la prison. Il avait peur.

- Eh bien, je déteste dire ça, mais au moins nous savons maintenant qu'il ne pourra plus jamais nuire à notre famille. Dit ma mère à voix basse.

Je savais qu'elle n'aimait pas avoir de mauvaises pensées sur qui que ce soit ... même pour une vile créature comme Riley Mitchell ... mais au fond elle était heureuse. J'étais sûr que nous l'étions tous.

Nous pourrions enfin oublier cette partie de nos vies.

Flashback Fin

Bella commença à faire rapidement quelques changements dans sa vie comme elle l'avait dit.

Le lendemain de notre conversation au cimetière, Bella avait trouvé un appartement. Tout en parlant avec le propriétaire, celui-ci lui dit qu'il avait son fils qui travaillait pour une petite maison d'édition à Seattle.

Le lendemain, Bella se rendit à « la petite compagnie du livre de Seattle » pour essayer de trouver un emploi. Ils voulaient bien l'embaucher mais à condition qu'elle déménage sur Seattle.

Je lui avait dit que nous pourrions trouver une solution si c'était ce qu'elle voulait vraiment faire, mais elle m'avait dit que cela ne l'intéressait pas. Elle y avait été en espérant qu'ils lui permettraient de travailler à la maison, mais comme elle était nouvelle et que ce n'était qu'une très petite entreprise ce n'était pas une option.

Cette nuit-là, nous en discutâmes longuement et elle m'assura qu'elle ne voulait pas déménager à Seattle avec notre fille.

Cependant ce qui était ressortit de bien de son déplacement, c'est qu'ils étaient intéressés par son livre. Son plan était de rentrer à la maison, trouver un autre emploi pour payer ses factures, puis elle terminerait le manuscrit pour eux.

Sue avait dit à Bella qu'ils avaient besoin d'un professeur d'anglais au collège de la réserve de LaPush, si cela l'intéressait, elle pourrait obtenir une certification d'urgence et prendre le travail.

Elle sauta sur l'occasion. Je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi ravi de pouvoir se lever et aller travailler tous les jours.

Elle irradiait quand elle parlait de son nouvel emploi ... même si les étudiants la rendaient folle la plupart du temps. Elle m'avait dit que le fait de travailler et de gagner son propre argent valait tout le mal qu'ils lui donnaient.

Il y a quatre mois, elle avait terminé son manuscrit. Il fut publié et nous crûmes tous en ce livre. À notre grande déception, son livre ne se vendit pas très bien.

Apparemment, peu de gens étaient intéressés par l'histoire d'une femme se battant pour avoir et un bébé et ayant été trompé par son mari.

Heureusement, nous avions déjà commencé la thérapie ensemble. Le Dr Weber essaya de l'aider à faire face à sa déception.

La thérapie avait été ... intéressante ... et utile pour nous deux.

Le Dr Weber nous aida à travailler sur les questions que nous nous posions sur nous et sur l'autre.

Cette thérapie nous apporta de nouveaux outils pour faire face aux problèmes quotidiens et ceux un peu plus importants.

Ce fut une bénédiction car Bella, dans un premier temps, ne géra pas très bien le flop de son livre.

Elle commença à sombrer, mais je n'allais pas laisser cela se reproduire.

Flashback

Bella était dévastée face au peu d'engouement suscité par son livre. Elle m'avait demandé de prendre Charley pour le week-end, et j'étais très heureux de pouvoir passer du temps avec ma fille.

Ce dimanche-là, j'avais décidé d'emmener Charley au parc et j'avais pensé qu'il serait bien d'inviter Bella à venir avec nous.

J'avais appelé plusieurs fois mais elle n'avait pas répondu.

Quand j'appelais les autres pour savoir si ils avaient de ses nouvelles ils me dirent qu'ils n'en n'avaient pas depuis plusieurs jours.

Ce que je devais faire était clair.

J'avais appelé Charlie lui demandant s'il pouvait regarder Char pendant un petit moment.

Je savais ce que Bella faisait ... elle était entrain de s'apitoyer sur elle-même, mais je n'allais pas la laisser faire ... pas cette fois.

Après avoir emmener Charley chez son grand-père, je me rendis directement à l'appartement de Bella. J'utilisais ma clé pour entrer. Nous avions échangé nos clés, cela rendait les choses plus faciles avec Char de cette façon, et aucun de nous n'avait rien à cacher.

Tout s'était si bien passé en thérapie que j'avais vraiment le sentiment d'avoir retrouvé ma meilleure amie... et je ne voulais pas la perdre.

La première chose que je remarquais c'est que l'appartement était en désordre. Vendredi soir quand j'étais venu chercher Charley tout était nickel. Comment en était-elle arrivée à un tel désordre?

- Bella? Appelais-je dans tout l'appartement.

Pas de réponse.

Je la trouvais dans sa chambre, sous les couvertures, et comme le reste de l'appartement sa chambre était en désordre. A deviner, j'aurais dit que dans un accès de colère elle avait jeté des choses partout l'appartement, puis elle était allée droit au lit et n'avait pas bougé depuis.

Je soupirais et arrachais les couvertures de son corps.

Elle s'assit rapidement dans le lit en regardant autour d'elle. Ses yeux étaient fixés sur moi et son regard était furieux.

- Quel jour sommes-nous? Charley est rentrée?

Bon à savoir, elle pensait au moins à notre fille.

- Qu'est-ce que tu fais Bella?

- Réponds à ma question!

- Nous sommes dimanche ... Char est avec ton père. J'ai pensé que tu aimerais aller au parc avec nous ... je ne savais pas que tu étais ici à te lamenter.

- Écoutes Edward, j'ai tout foiré, encore une fois! J'ai le droit d'être en colère! Appelles-moi quand tu ramèneras Charley à la maison. Dit-elle en tirant les couvertures sur son corps et en se recouchant.

Je ris avant d'effectuer mon prochain mouvement. Je ne pense pas ma chérie. Tu ne vas pas t'en sortir comme ça cette fois-ci.

J'enlevais les couvertures une fois de plus, lui donnant la chance de se lever seule.

- Donnes-moi les couvertures Edward! Il fait froid ici!

- Je ne m'en fou! Lèves tes fesses de ce lit Bella! Tu vaux mieux que tout ça!

Je retirais la couette et des draps du lit jusqu'à ce qu'ils se retrouvent sur le sol.

- Putain de merde! Il faut toujours que tout se passe comme tu le désires! Sors de mon appartement, maintenant!

- Je ne crois pas bébé, je ne vais pas te laisser te détruire cette fois-ci. Tu dois grandir et faire face à ce problème ... tout comme nous a appris à le faire le Dr Weber. Penses-tu que notre fille aimerait voir sa mère déprimée et se morfondre comme ça? Tu as cinq secondes pour sortir de ce lit avant que je ne le fasse moi-même, et va prendre une douche putain, parce tu pues!

- Nous ne sommes plus mariés Edward! Tu n'as pas à me dire quoi faire!

Cinq

- J'ai appris en thérapie que tu ne pouvais me forcer à faire ce que je ne voulais pas! Tu n'es pas mon patron!

Quatre

- Je t'ai dit de sortir! Tout ira mieux demain ... je voulais juste ...passer le week-end ... à broyer du noir! Dégages!

Trois

- Putain, tu es sourd? Je t'ai dit de sortir de mon appartement, je ne suis plus ton problème. Tu ne sais pas ce que c'est de se sentir constamment comme une moins que rien!

Deux

- DEGAGES!

Un

Allons-y ma chérie.

Je la sortis du lit en enveloppant mes bras autour d'elle. Je voulais la jeter par-dessus mon épaule afin d'avoir une meilleure prise sur elle, mais elle se tortillait non-stop dans mes bras et me donnait des coups de pied.

Je craignais pour ma virilité parce que ses genoux s'approchaient dangereusement de mes bijoux de famille.

- Descends-moi trou du cul, maintenant!

- Aïe, tu penses vraiment que le fait de me parler de cette façon va me faire avoir peur de toi Bella? Je sais que tu aboies plus que tu ne mords bébé. Ne me pousses pas.

Elle afficha un sourire narquois.

- Tu paries? Je te promets que ma morsure est tout aussi mauvaise que mes cris bébé. Cracha-t-elle d'un ton sarcastique.

Avant que je ne puisse l'arrêter, elle ouvrit la bouche et mordit mon cou aussi fort qu'elle le put. Les instincts naturels prirent le dessus et je la laissais, les fesses les premières, tomber sur le sol ... dur.

Ce n'était pas une morsure d'amour faite dans la chaleur de la passion ... elle l'avait fait pour me faire mal.

- Merde! Putain, Bella, tu m'as fait saigner. Qu'est-ce qui ne va pas? Criais-je en plaçant la main sur mon cou et en voyant le sang sur mes doigts.

- Tu es un trou du cul! Putain, tu m'as laissé tomber!

Bien, elle voulait se morfondre, j'allais la laisser faire. Mais je ne ramènerai pas Charley, hors de question qu'elle assiste à cela.

Je dominais elle et ricanait:

- Tu veux t'infliger cela Isabella? Vas-y! Je suis d'accord. Appelles-moi quand tu auras assez mûri pour faire face à tes problèmes comme nous l'avons appris, alors je ramènerai notre fille à la maison ... mais pas avant. Je ne vais pas la laisser voir sa mère s'effondrer de cette façon! Elle mérite mieux.

Dans mon cœur, je savais que cela allait la réveiller. Je descendis et commençais à faire du café. Je pensais que ça l'aiderait quand elle déciderait de descendre.

Effectivement, cinq minutes plus tard, je l'entendis aller à la salle de bain.

Elle m'avait écouté.

Je venais de verser le café dans des tasses, quand j'entendis sa petite voix derrière moi.

- Tu es encore là? Dit-elle en reniflant.

- Ouais ... je savais que tu retrouverais la raison. Dis-je sans me retourner et en continuant à faire ce que je faisais.

J'entendis ses pas et sentis sa présence derrière moi. Mon corps se raidit quand je sentis sa petite main sur mon dos. Chaque fois qu'elle me touchait, mon cœur tombait.

J'aimais cette femme de chaque fibre de mon être.

Lorsque je me retournais pour lui faire face, elle jeta rapidement ses bras autour de ma taille et enfouit sa tête dans ma poitrine.

- Je suis tellement désolée. Murmura-t-elle en pleurant.

- Hey, c'est pas grave ma chérie. Ne t'inquiètes pas pour ça. J'assiste à cette thérapie depuis plus longtemps que toi. Mais tu dois savoir que je ne vais pas t'abandonner ... je ne peux pas te laisser te morfondre et te détruire ainsi ... c'est ce qui s'est passé la dernière fois et je ne referai plus cette erreur, plus jamais.

Je sentis son hochement de tête contre moi.

Elle leva la tête de ma poitrine et me regarda avec ses grands yeux bruns, qui allumaient toujours le feu dans mon corps.

- Merci ... d'être ici. J'en avais besoin. Je ne sais pas à quoi je pensais. J'ai mis tellement de moi-même dans ce livre, ça fait si mal que ce soit un échec ... je l'ai mal géré.

- Tu crois? Dis-je en lui souriant.

- J'ai peur ... et maintenant Edward? Je pensais que j'étais bonne à l'écriture et je crains de m'être trompée.

- Bells, ce n'est pas parce que ce livre n'a pas marché que ça veut dire que tu es mauvais écrivain. Les gens ne sont simplement pas intéressées par ce genre de livre en ce moment. Tu dois apprendre de cette expérience. Continues d'enseigner ... écris autre chose ... mais ne te laisses pas abattre. Gardes la tête haute ... ton livre est merveilleux. Les gens qui ne l'ont pas lu ont raté quelque chose.

Elle hocha la tête et regarda autour de moi, remarquant les tasses de café.

- L'une d'elle est pour moi?

- Oui.

Je la relâchais et attrapais les deux tasses de café avant d'aller m'asseoir à la table de la cuisine.

Bella me rejoint et nous discutâmes de ce que nous ressentions après ce qui s'était passé aujourd'hui.

Quand nous eûmes fini de parler, elle fit le tour de la table et prit ma main dans la sienne.

- C'est agréable d'avoir retrouver mon meilleur ami.

Tout ce que je pus faire fut de lui sourire et de lui adresser un clin d'œil. J'avais trop la gorge nouée par l'émotion que je ne pouvais libérer tous les mots de mes lèvres.

C'était incroyable pour moi, parce que l'ancien Edward et l'ancienne Bella auraient agit différemment.

L'ancienne Bella ne serait jamais sortie de ce lit ... elle y serait restée et aurait boudé pendant des jours.

L'ancien Edward aurait bu afin d'oublier, se fermant à la douleur qu'il éprouvait face à la situation.

J'étais fier de nous deux. Nous avions vraiment mûri.

Flashback Fin

J'entendis la porte d'entrée de ma maison s'ouvrir, puis la douce voix de mon ange.

- Pa-pa! Appella-t-elle, puis il y eu le son caractéristique de ses petits pieds courant sur le plancher.

J'étais dans la cuisine finissant mon café du matin, quand la lumière de ma vie couru vers moi de toute ses force. Elle trébucha en chemin ... tellement comme sa mère.

Je ris et la pris dans mes bras.

- Comment va mon rayon de soleil?

Elle me fit un grand sourire et saisit mon visage dans ses mains, comme elle aimait le faire. Ses petites lèvres déposèrent un baiser rapide sur les miennes et elle hurla.

- Pa-pa!

- Joyeux anniversaire Charley Renée.

Alors que je commençais à la chatouiller, Bella entra dans la cuisine.

- Cette petite fille est d'une rapidité! Elle a la vitesse de son papa et la maladresse de sa maman ... ce n'est pas une bonne combinaison. Dit-elle en riant.

- A bas! Char cria.

- Oui madame. Dis-je en riant et en la plaçant sur le sol.

Elle sortit de la cuisine.

- Elle cherche sa poupée, elle l'a laissé ici la nuit dernière. Déclara Bella.

- Bien ... vous êtes prêtes à partir? Lui demandais-je.

- Ouais. Dit-elle avec hésitation.

- Qu'est-ce qu'il y a?

Elle se mordit les lèvres nerveusement et traversa la cuisine pour se tenir devant moi. Nous avions l'habitude de nous prendre dans les bras et de nous embrasser sur la joue, c'est pourquoi je fus choqué quand je sentis Bella passer ses bras autour de mon cou et ses lèvres exerçer une légère pression contre les miennes.

- Je voulais juste te dire ... Je ne peux pas croire que notre petite fille ait un an aujourd'hui ... et je te remercie pour elle. Elle est tout pour moi et tu es un père extraordinaire. Nous t'en sommes toutes deux reconnaissantes.

J'enveloppais mes bras autour d'elle et blottis mon visage dans ses cheveux. Quand je me reculais je plaçais mes mains sur ses hanches pour la tenir en place.

- Merci à toi pour tout ce que tu fais. Si je suis un père formidable ... c'est seulement parce que tu m'as appris à aimer. Dis-je en la regardant dans les yeux.

Nous restâmes là quelques instants ... sans bouger ... ni parler ... laissant nos yeux parler.

Je t'aime.

Tu es mon monde.

Merci.

Nous pouvions nous parler de cette façon ... sans les mots ... pour l'instant.

Chaque fois que les choses devenaient difficiles entre nous, nous avions une conversation avec nos yeux . Il était important de veiller à ce que nous nous regardions droit dans les yeux sans rompre la connexion. Le Dr Weber nous avait dit que c'était une façon d'acquérir une certaine intimité entre nous. L'intimité sans sexe.

Notre relation était meilleure ... mais nous n'étions pas prêts à être un couple pour le moment.

Bon ... ce n'était pas exact ... Bella n'était pas prête.

Mais pour elle, je pouvais attendre éternellement.

Nous entendîmes Charley courir à nouveau, ce qui signifiait qu'elle venait probablement dans la cuisine.

- Eh bien ... allons-y, c'est bon? Demandais-je à Bella en lui offrant mon bras.

Mes parents avaient organisé une petite fête pour son anniversaire. Ils étaient revenus en octobre, décidant qu'ils en avaient assez de la grande ville. Carlisle avait pris un emploi à l'hôpital de Forks, et ils étaient ravis d'être à proximité de Charley.

Bella et moi avions décidé qu'elle et Charley viendraient ici et que nous partirions ensemble à la fête. Je pourrai alors les ramener chez elles par la suite.

Aucun de nous ne sentit le besoin de remplir la voiture avec un bavardage insensé pendant le trajet. Char babillait joyeusement dans son siège d'auto, et Bella et moi rions à ses paroles insensées.

- Alors ... Emmett m'a appelé ce matin.

- Vraiment? Quoi de neuf?

Je me demandais pourquoi il avait appelé Bella et pas moi.

- Il veut que je parle à Rose ... pour avoir un autre enfant.

Oh .

Fin octobre, Rose avait fait une fausse couche et ils en avaient été tout deux dévasté.

La nuit où c'était arrivé, Bella et moi avions passé la nuit dans mon lit, dormant avec notre fille entre nous. Nous avions gardé nos mains jointes sur celles de Charley toute la nuit.

J'étais reconnaissant que ma fille soit là ... et en bonne santé. Mon cœur s'était serré en sachant que mon frère ne connaîtrait jamais son enfant.

Depuis lors, Emmett voulait que Rose essaye à nouveau de tomber enceinte, mais Rose ne cessait de le rabrouer.

- Vas-tu le faire?

Elle secoua la tête de façon négative.

- Je ne pense pas que ce soit quelque chose pour laquelle il doive faire pression. Il ne sait pas ce que c'est que de ressentir quelque chose à l'intérieur de toi et de devoir l'enlever ... elle si. Il a besoin de lui laisser du temps. Tu sais Rose est forte. Elle voudra à nouveau être enceinte ... quand elle sera prête ... pas quand Em l'aura décidé.

- C'est un très bon conseil Mlle Swan.

- Merci, j'apprends. Dit-elle en souriant.

Nous nous tûmes de nouveau, et je laissais mes pensées vagabonder à l'époque où venions de commencer nos séances de thérapie.

Flashback

Nous allions seulement en thérapie que depuis quelques semaines, mais nous étions d'accord sur le fait que cela nous aidait.

Au cours de cette session particulière, l'échange entre Bella et moi s'échauffa rapidement.

Le Dr Weber nous avait dit d'être honnête avec nos sentiments et de les dire à l' autre.

Au fond ... nous étions tous deux en colère.

Bella était en colère parce que j'avais couché avec Lauren ... en colère parce que j'avais bu pendant longtemps et que j'avais utilisé la boisson pour engourdir tout mes sentiments.

J'étais en colère parce qu'elle m'avait repoussé... qu'elle avait ignoré mon problème d'alcool et n'avait rien fait pour m'aider.

- En colère ... tu es en colère? Eh bien moi aussi! Criais-je.

- Pourquoi es-tu en colère? Je ne suis pas celle qui suis allée avec un autre et qui ait trompé mon conjoint! Dit-elle bouillonnant.

- Non ... non Bella tu n'as pas triché. Mais laisses-moi te poser cette question ma chérie ... combien de fois as-tu nettoyé les bouteilles vides le lendemain de mes beuveries? Hmmm ... combien de fois l'as-tu fait, et pourtant tu n'as rien dit?

Ses yeux s'agrandirent et elle me regarda.

- Vraiment? Tu vas me blâmer pour le fait que tu es un alcoolique?

- Je suis un alcoolique en voie de guérison, je te remercie beaucoup! Et non, bien sûr, je ne vais pas te blâmer pour ça! J'ai fait le choix de boire ... c'est uniquement moi ... mais tu as fait le choix de l'ignorer! Ce que j'essaie de démontrer ici, c'est que nous avons tous les deux foiré! Nous avons tous les deux le droit d'être en colère!

Elle leva ses mains en l'air et cria.

- Bon, alors qu'est-ce que nous faisons à ce sujet?

Nous nous retournâmes et regardâmes le Dr Weber. Elle était assise sur sa chaise, et à un moment donné au cours de notre conversation elle avait placé deux battes en mousse sur ses genoux.

- Edward a raison Bella. Vous avez tous les deux le droit d'être en colère contre l'autre. Croyez-le ou non, toutes les choses que vous exprimez ici aujourd'hui, sont de bonnes choses. La rupture de votre mariage a commencé parce que vous deux n'avez pas su communiquer vos sentiments à l'autre. La communication est essentielle dans n'importe quel mariage, je suis sûre que tous les deux commencez à le réaliser. Il est important que chacun de vous fassiez face à vos problèmes sans rien retenir. La première chose que vous devez faire est de laisser sortir toute la colère qui s'est accumulée entre vous. Je peux voir tout l'amour qu'il y a entre vous ... mais il va s'estomper et tourner à l'amertume et à la haine si vous ne faites pas attention.

Je n'étais pas en colère contre elle ... pas vraiment ... c'était juste dans le feu du moment, quand elle avait commencé à s'en prendre à moi.

Exact

- Dr Weber, je ne suis pas en colère. je mérite la colère de Bella ... Je l'ai trompé, j'ai trahi sa confiance. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit les choses que j'ai dites avant .

Elle sourit gentiment et parla à nouveau.

- Edward ... oui vous l'avez fait ... mais vous êtesen colère contre Bella. Sinon ... vous n'auriez pas réagit comme vous l'avez fait. Vous avez droit à votre colère ... comme elle. Je veux que vous travailliez tous les deux sur cette colère et que vous la fassiez sortir.

Elle nous tendit les battes en mousse en disant.

- Prenez-les et exprimez votre colère.

C'est quoi ce bordel?

S'attendait-elle à ce que je frappe Bella avec cette chose?

Je la regardais, incrédule.

- Vous plaisantez, non? Je ne vais pas frapper Bella avec ...

Je ne vis rien venir. Bella s'était emparée de l'une des battes en mousse et me frappait au visage .

Vraiment?

D'accord ma chérie.

J'attrapais la batte et Bella eut l'air aussi choquée que moi quand je la frappais doucement sur le bras.

- Edward, c'était faible. Bella, je veux que vous expliquiez à Edward pourquoi vous l'avez frappé avec ça. Dites-lui comment vous sentez. Dit le Dr Weber.

- Parce que je suis furieuse contre lui ...

- Ne me le dites pas, dites- le à Edward.

Elle prit une profonde inspiration et dit.

- Je suis furieuse parce que tu m'as fais mal!

Puis elle recommença à me battre.

Cela me rappela la première fois où elle m'avait jeté des choses, lorsqu'elle avait découvert pour Lauren.

- Tu baisais quelqu'un d'autre! Ses mains étaient sur toi!

Elle n'arrêtait pas de me frapper, alors je commençais à frapper à mon tour .

- Tu as aussi baisé avec quelqu'un d'autre! Criais-je.

- Nous n'étions pas mariés quand je l'ai fait! Tu m'as trompé, donc tu n'as rien à me dire!

Bella me frappait partout où elle pouvait, mais je ne voulais pas la frapper au visage. Même si la mousse ne faisait pas mal, je ne pouvais pas me résoudre à être trop énergique avec elle.

Alors que nous continuions à nous frapper, je voulus enlever un poids de ma conscience et je voulais que Bella l'admette enfin.

- Avoues cependant, tu n'as baisé avec lui que pour me blesser!

Dans la feu de l'action elle cria.

- D'accord, je l'admets: j'ai couché avec lui pour te blesser!

Je grimaçais à ses mots. Je savais qu'une partie d'elle l'avait fait pour moi, mais malgré ça, ça faisait mal de l'entendre dire à voix haute qu'elle avait baisé quelqu'un d'autre.

Nous fîmes une pause dans notre bataille, puis elle recommença à me frapper.

- Mais tu l'as fait le premier et nous étaient encore mariés! Bien sûr, ce n'était pas la seule raison, mais tu as raison, une partie de moi voulait te faire mal! Cela te rend-il heureux de savoir que je l'ai fait? Tu as eu ce que tu voulais maintenant que je l'ai dit à haute voix?

Bien, elle voulait continuer ce jeu ... allons-y.

- Non, je ne me sens pas mieux! Tu veux savoir pourquoi? Parce que putain je sais que je t'ai trompé, je t'ai poussé vers ce vil enculé, et il n'y a rien que je puisse faire pour changer cela! As-tu seulement idée de combien cela est difficile pour moi de savoir que tu étais seule avec lui à cause de moi? Ce qu'il aurait pu te faire, à toi ... à Charley! J'aurais du être là pour vous protéger ... mais je ne l'étais pas ... parce que j'ai merdé et que j'étais trop stupide pour faire face à nos problèmes comme j'aurais du le faire, et à la place j'ai triché. Mais tu sais où ça a merdé aussi? Tu as ignoré les signes de mon problème d'alcool. Tu l'as autorisé pendant si longtemps et puis tu m'as repoussé et je suis désolé ... Je suis tellement désolé de t'avoir blessé. Tu es la seule femme que j'ai aimé et la dernière personne à qui je veuille faire du mal.

A ce moment je m'étais arrêté de la frapper et j'étais tombé à genoux sur le sol.

Puis les larmes commencèrent à couler.

Dès que je m'étais laissé tomber au sol, Bella avait cessé de me frapper.

Je sentis des petites mains attraper mon visage, et vis ses yeux bruns foncés. Elle m'avait rejoint sur le sol et tenait mes mains serrées dans les siennes.

Nous étions là, en face de l'autre, à genoux ... abandonnant l'un et l'autre. Des larmes coulaient sur les joues de mon bel ange.

- J'accepte tes excuses. Tu as raison ... je ne t'ai pas aidé. Je pensais que si je me débarrassais des éléments de preuve ... alors ça partirait. Dans mon esprit, si je ne pensais pas à ce sujet ... cela voulait dire que tu n'avais pas de problème d'alcool. J'aurais dû te parler ... de tout. Je suis désolée Edward ... pour tout ... pour t'avoir repoussé ... pour avoir ignoré les problèmes d'alcool ... pour toutes les choses blessantes que j'ai dit ... pour Riley ... Je suis juste désolée. pour tout.

Mon souffle s'accéléra et je me mis à serrer plus fortement ses mains.

- Je te pardonne et je suis désolé au sujet de toutes les mauvaises choses que j'ai faite ou dite bébé. Je n'ai jamais voulu te dire ces choses détestables, surtout ce que j'ai dit quand nous étions en instance de divorce.

Elle paraissait choquée.

- Tu me pardonnes ...? Juste comme ça? Interrogeât-elle.

- Bien sûr. Je t'aime. Je n'ai pas d'autre choix que te pardonner.

Elle hocha la tête et je l'attirais vers moi pour la tenir dans mes bras. Je l'entendis murmurer «Je t'aime aussi» contre ma poitrine,

Ça me fit du bien d'entendre ces mots ... même si je savais qu'elle n'était pas prête à les dire et qu'elle savait que je pouvais les entendre.

Alors qu'elle enroulait ses bras autour de mon cou, nous entendîmes le Dr Weber parler. J'avais presque oublié qu'elle était là.

- Vous voyez combien il est important de travailler sur la colère et de la laisser éclater? Demanda-t-elle.

- Oui. Répondîmes à voix basse.

- Bien. Je pense que vous avez tous les deux avancé aujourd'hui. Il y a quelque chose que je veux que vous fassiez. Vous devez faire quelques exercices d'intimité. L'un d'eux est d'essayer de vous parler par le biais de vos yeux.

- Avec nos yeux? Questionna Bella.

- Oui ... les yeux sont les fenêtres de votre âme. Je veux que vous arriviez à communiquer grâce à eux ... appuyez vos fronts ensemble ... ou autre ... et puis parlez-vous par le biais de vos yeux. Vous devez pratiquer des exercices d'intimité sans que ce soit sexuel.

A partir de ce jour-là nous commençâmes à nous parler à travers nos yeux. Bella et moi en avions discuté plus tard. Nous avions réalisé que nous avions plus d'intimité entre nous, comme si nous étions des adolescents et non des adultes. Il était temps pour nous de retrouver ce que nous avions perdu ... alors on allait essayer.

Flashback Fin

- Edward, où es-tu? La voix de Bella brisa mes pensées.

Je n'avais pas réalisé que nous étions déjà chez mes parents.

- Désolé mon amour. Je pensais.

- À propos de? Demanda-t-elle.

- Je ne peux pas croire notre Char est un an aujourd'hui, c'est tout. Je ne faisais que réfléchir.

Elle sourit et me serra la main

- Allons-y. Dit-elle.

Le fête d'aujourd'hui était principalement pour la famille, mais James et Tanya avaient été invité aussi.

Ils avaient récemment déménagé à Forks. Ils voulaient élever leur bébé dans une petite ville, où la famille était importante. Oui, juste après la fête d'anniversaire de septembre, James m'avait confié que Tanya était enceinte.

Ces deux-là n'avaient plus vraiment de famille. James avait perdu la plupart de sa famille à cause de sa consommation d'alcool et la seule personne que Tanya avait dans sa vie était sa mère, qui s'était montrée peu favorable à sa relation avec James.

Bella s'était liée d'amitié avec chacun d'eux dès qu'elle les avait rencontré. C'étaient des gens biens et faciles à apprécier. Ils cadraient bien avec le reste de la famille et ainsi, nous étions devenus une famille de substitution pour eux.

Nous marchions vers la maison avec notre fille qui était impatiente.

Que la fête commence!

La fête d'anniversaire se déroula sans accroc. Tout le monde avait respecté nos souhaits et fait peu de cadeaux à Charley. Nous ne voulions pas qu'elle devienne gâtée parce que c'était une enfant unique. Nous avions donc demandé que chacun ne fasse qu'un cadeau et que ce soit quelque chose de raisonnable.

Je fus surpris que ma famille adhère à notre requête.

La plupart des autres étaient repartis à l'exception de James et Tanya.

James et moi étions assis sur le plancher du salon à jouer avec Charley pendant que mon père était assis dans son fauteuil et lisait le journal tout en se moquant de nous.

Bella et Tanya étaient dans la cuisine pour aider ma mère à nettoyer. Enfin connaissant ma mère, elle et Bella nettoyaient pendant que Tanya était assise à se détendre.

Les trois femmes nous rejoignirent dans le salon un peu plus tard. Tanya s'assit sur le canapé et James se leva du sol pour la rejoindre.

Bella était assise avec Charley et moi sur le plancher, souriant à notre fille.

- Pourquoi ne pas monter ... ça a été une longue journée. Dit ma mère en touchant le bras de mon père.

Un sourire apparut sur son visage et ils embrassèrent Charley avant de se diriger à l'étage.

Rude ... Je savais ce qui allait se passer et tout à coup j'eus vraiment envie de partir.

- Tes parents sont sur le point de faire ce que je pense qu'ils sont sur le point de faire? Demanda James d'un air amusé.

- Oui. Dis-je en grinçant des dents.

Tout le monde se mit à rire... même Charley qui n'avait pas idée du pourquoi elle riait.

- Bien joué M. et Mme Cullen. Cria James.

Je secouais la tête vers lui.

Bella tendit la main et frappa ma main.

- Alors ... Tanya et moi parlions dans la cuisine.

Elle regarda Tanya et elles échangèrent un clin d'œil. Tanya se tourna vers James et dit:

- Tu te rappelles ... c'est ce dont nous avons parlé plus tôt.

James hocha la tête.

- Qu'est-ce qui se passe? Demandais-je.

- Tanya et James ont économisé, ils vont obtenir un prêt et ouvrir un salon de coiffure.

- Bien ... je ne vois toujours pas ce que cela a à voir avec moi.

J'étais heureux pour mes amis, mais j'étais encore confus ne sachant pas pourquoi ils me regardaient tous.

James prit ensuite la parole.

- Comme tu le sais, Tanya a son diplôme de coiffeuse. Je voulais faire cela pour elle depuis longtemps. Elle gérera les clients, tandis que je gérerai le lieu et l'aspect commercial des choses.

- C'est génial les gars, mais ...

- Jésus, Ed, veux-tu me laisser finir s'il te plaît. Ça irait beaucoup plus vite si tu arrêtais de nous interrompre.

Je ris et lui fis signe de continuer alors que Charley rampait sur mes genoux.

Ma petite fille.

- Nous voulons que tu le dessines. Déclara Tanya.

- Attendez ... quoi?

- Edward, tes dessins sont incroyables. Tu peux dessiner ... peindre ... tu es talentueux. Tu le sais. Ils veulent que tu imagines le salon de coiffure. Alors ... ils veulent que tu fasses des peintures murales chaleureuses et accueillantes. Dit Bella en me souriant.

C'était incroyable ... c'était juste ce que je cherchais depuis longtemps. Je n'avais pas encore travaillé, mais je savais que je voulais faire quelque chose de mon art.

- Je dirais même que nous aimerions que tu peignes quelques tableaux que nous pourrions accrocher aux murs. Déclara Tanya enthousiasme.

- Etes-vous sérieux? Demandais-je en regardant vers mes amis.

- Biensur. Répondit James avec un sourire.

- OK! Que diriez-vous d'avoir une réunion d'affaires, ainsi vous pourrez me faire connaître vos idées sur ce que vous voulez pour le salon et nous pourrons partir de là.

- Cela semble incroyable ... Edw ... Commença Tanya, mais elle s'arrêta pour se tenir le ventre.

James se leva du canapé et regarda parterre.

- Oh punaise, Mme Cullen va nous tuer!

Tanya venait de perdre les eaux et elle était en plein travail.

Tout se passa très vite. Bella et moi accompagnèrent James et Tanya à l'hôpital tandis que mes parents restèrent avec Charley.

Tanya ne mit pas longtemps à accoucher. Bella et James étaient avec elle dans la salle quand ça arriva.

J'étais heureux que Bella soit proche de ces deux personnes qui étaient très importantes pour moi.

Jonathan James Roberts ou JJ comme ils avaient prévu de l'appeler, était né lors de l'anniversaire de Charley. Ils partageraient toujours cette journée et auraient seulement un an d'intervalle.

J'espérais qu'il veillerait toujours sur elle et qu'ils seraient de grands amis.

Une fois que toute l'excitation fut finie, je conduisis Bella à la maison. J'appelais mes parents, Charley dormait déjà et nous pensâmes qu'il était préférable de la laisser chez eux pour la nuit.

- Tu es d'accord? Demandais-je à Bella.

- Ouais ... c'est juste ... j'ai adoré te voir le tenir ce soir. Ça me manque un peu que Charley ne soit plus un bébé.

Une partie de moi voulait lui dire que tout allait bien et qu'un jour elle me verrait tenir un autre bébé qui serait le nôtre. Toutefois, une partie de moi ne savais pas si cela était vrai ou non. Je ne savais toujours pas où nous en étions... à part être amis.

Est-ce que l'amitié serait tout ce que nous aurions?

J'entrais dans son appartement comme je le faisais toujours quand je ramenais notre fille à la maison. Elle me demanda de prendre une tasse de thé avec elle.

Alors que nous étions assis sur le canapé, discutant de la journée, je remarquais quelques feuilles posées sur la petite table.

Je les attrapais pour les regarder. C'était des pages de livre pour enfants.

Le livre parlait d'une petite fille nommée Charley qui avait toujours des ennuis. Sur la première page était noté le titre : « Premiers Troubles: Charley commence à ramper» .

- Bells, c'est quoi?

Elle haussa les épaules.

- Juste quelque chose que j'ai commencé à faire quand Charley à commencé à s'intéresser aux choses et à ramper partout.

Je remarquais qu'il n'y avait pas de dessins et une idée me vint à l'esprit.

- Puis-je les prendre avec moi? Je voudrais y jeter un œil si ça ne te dérange pas.

- Bien sûr, mais ne soit pas trop dur ... ce sont toujours des brouillons.

- Bien sûr, je vais y aller. Dis-je n me levant du divan.

- OK, je te vois demain. J'ai du travail, veux-tu prendre Charley et l'emmener à la garderie?

- Pas de problème. Que dirais-tu que j'emmène Charley assez tôt à la garderie et que je passe à l'épicerie pour acheter de petites choses pour le dîner. Nous pourrions elle et moi préparer le dîner pour quand sa maman rentrera du travail.

- Je pense que ce serait formidable. Dit-elle en souriant.

Lorsque Bella avait commencé à enseigner, nous avions convenu que Charley irait à la garderie. Nous voulions qu'elle côtoie d'autres enfants afin de ne pas dépendre entièrement que de nous deux.

Ce fut difficile ... j'avais du prendre sur moi afin de ne pas retourner à la garderie pour la récupérer, et ce, cinq minutes après l'avoir laissé pour sa première journée.

Mais cela m'avait permit d'avoir du temps pour parfaire mes compétences en dessin et continuer ma thérapie.

Dès que je fus rentré, je lus chaque page que Bella avait écrit. Les idées commencèrent à affluer dans mon cerveau et je me mis rapidement à dessiner.

J'avais des illustrations allant avec toutes ses paroles. C'était beaux, à la fois les mots et les images.

Je finis tôt ce matin là, et quand j'eus enfin terminé j'appelais ma mère pour lui demander d'emmener Charley à la garderie à ma place et je partis me coucher.

Charley fut ravie que je vienne la chercher. Elle appréciait d'être là ... mais elle adorait quand l'un de nous venait la chercher.

Le plaisir fut de courte durée, ma belle petite fille piqua une crise de colère au milieu de l'épicerie à propos de bonbons qu'elle voulait.

Ses larmes et reniflements me touchaient, mais je n'allais pas céder à ses exigences.

Je m'agenouillais devant elle afin de la regarder dans les yeux et lui dis.

- Charley Renee ... ce genre de comportement est inacceptable. Je t'ai dit non ... et je ne vais pas le dire encore une fois. Dis-je sans élever la voix.

Je savais que même si elle était petite elle comprenant l'essentiel de ce que je lui disais. Elle comprenait ce que signifiait le mot non et savait qu'elle était en difficulté. Ce n'est pas parce que c'était une enfant que j'allais parler tout bas ou crier après elle.

Tout s'arrangea quand nous rentrâmes à la maison. Nous cuisinâmes des spaghettis et des boulettes de viande pour Bella et nous dînâmes en famille quand elle rentra du travail.

Après avoir mis Charley au lit je montrais mes illustrations à Bella.

Elle se jeta sur moi et commença à pleurer.

- Bella, qu'est-ce qu'il y a bébé? Demandais-je alors qu'elle m'étreignait d'avantage.

- Je n'arrive pas à croire que tu ais fait ça! Je pensais que tu voulais juste les lire! Ces dessins sont incroyables Edward.

- Eh bien, j'ai foi en toi ... et je crois que ce livre va marcher ... en fait ... je pense que tu devrais en faire une série.

- Une quoi?

- Une série ... tu peux avoir ta propre série ... et je pourrai faire les dessins... si tu le souhaites.

- J'aimerais beaucoup! C'est une idée géniale! Je te remercie.

Elle se retira de notre étreinte et posa ses mains sur mon visage. Je la sentis alors appuyer son front contre le mien et regarder profondément dans mes yeux.

La conversation des yeux.

Mais au lieu de me parler avec ses yeux, j'entendis sa voix me dire.

- Je te pardonne.

Alors qu'en avez-vous pensé ?

Rendez-vous la semaine prochaine, en attendant portez-vous bien.

Bises.

Chris.