Blabla : Vous voulez la suite mais... Qui vous dit qu'elle est mieux, la suite ? :p
Blabla 2 : On retourne sur le plus court, c'est ballot hein :p Au départ, en commençant à écrire cette fiction, je pensais sincèrement que tous les chapitres tourneraient autour de 1000 mots. Et ce chapitre a été écrit dans ce contexte donc il est pas très long...
Le lendemain
Vendredi
Il me déteste. Il me déteste. Il me déteste forcément. Comment pourrait-il en être autrement ? Il me déteste…
Raaaah ! Je frappe mon oreiller de toutes mes forces. Après m'être enfuie de chez Jasper, hier soir, je n'ai fait que pleurer toutes les larmes de mon corps. J'avais envie de me lever ce matin, d'aller dans le métro et de le supplier à genoux de me pardonner. De lui hurler que je suis désolée et que j'étais fatiguée et manipulée à distance par le pire type de la pire espèce. Mais je n'ai rien fait de tout ça. Il sait que je ne travaille plus sur la 86ème, donc il sait que je ne l'évite pas. J'espère. Je ne veux pas qu'il pense ça, ça empirerait les choses, et je n'ai pas vraiment besoin de cela.
Mais... Est-ce que je l'éviterais si je travaillais encore là-bas ? Très certainement.
Il me déteste forcément…
J'ai très envie de me coller des baffes. J'ai appelé mon père tout à l'heure. D'après lui je m'interdis d'être heureuse depuis la fin de ma relation avec James, mon ex. A cause de ce qu'il m'a dit quand je l'ai quitté. Il ne me rendais pas heureuse. Un autre le faisais. J'ai choisis l'autre et James a dit que ça l'avais brisé. D'après mon père, c'est un mensonge destiné à me détruire, par vengeance. Ca marche bien. Je me sens coupable dès que je m'approche du bonheur. MAis je le sais, tout ça, mais je n'arrive PAS à m'en empêcher. Il m'a fait un véritable lavage de cerveau. Mais ça, je m'en étais rendu compte. Je le sais très bien, parfaitement même, mais je ne PEUX pas me défaire de son emprise !
C'est ce qu'il s'est passé hier soir, j'ai tout repris en pleine figure. Au final, il n'a pas tort. Je ne mérite pas Jasper; pas après ce que j'ai fait.
Il a toujours été gentil avec moi, il m'a même invitée au resto ! Au RESTO ! Et pas n'importe lequel vu la déco. J'ai aucune idée des prix, mais ça devait être un peu plus qu'au Macdo du coin ! Je veux dire… Il m'a proposé de me ramener en voiture pour m'éviter le métro, il m'a invitée chez lui et... Et moi j'ai filé. Je me suis enfuie. ENFUIE !
Rien que d'y penser j'en pleure encore. J'ai tout gâché, TOUT. Ca se passait tellement bien pourtant. Mes lèvres me piquent comme je pense aux baisers qu'on a échangé. C'était si bon, je me sentais si bien à ce moment. Pourquoi a-t-il fallu que tout s'éffondre ?
Il doit me détester… Il ne voudra plus jamais me parler. J'ai du passer pour une folle. Je suis folle. Avec des tendances schizophrène, je sais. Si encore j'avais son numéro de portable. Mais non. On était tous les deux d'accord : cette part de mystère c'était… Exaltant. C'est comme ça que tout avait commencé entre nous : dans le mystère. On avait le temps. On avait. Avant que je ne gâche tout. TOUT ! Et c'est bien ça le problème.
Je devrais aller chez lui, pour tout lui expliquer. Mais je ne peux pas. Je n'ose pas. Il me jetterait dehors, et il aurait bien raison.
Pire, imaginez qu'il soit avec une autre fille. C'est son droit le plus strict, mais ça me ferait mal.
Je crois que j'ai paniqué aussi. C'est ça, c'est allé trop vite. Trop de bonheur en pleine tronche d'un coup. Pendant un mois on se tournait autour sans qu'il ne se passe vraiment rien et là BAM ! J'avais peur que ça me fasse du mal. Je sais que Jasper n'est pas le genre de personne à se servir d'une fille et à la jeter après. Mais si jamais… Ca m'aurait fait tellement mal… Il fallait que je me protège. Imaginez que ça n'ait pas fonctionné entre nous, après !
Pourtant j'étais prête. J'étais prête à tout lui donner, à aller tout de suite plus loin avec lui. Enfin, je croyais l'être. Je crois qu'au fond de moi je ne suis pas prête à entamer une nouvelle relation. Pas après ce que m'a dit James. L'avoir revu il y a quelques jours était une très mauvaise chose. Je ne l'avais pas choisi, mais ça avait été une grosse bêtise.
« Tu n'as pas le droit d'être heureuse »
Papa me répète souvent que je m'interdis d'être heureuse. Il a raison. Il dit que j'ai le droit de l'être, que James est un abruti fini. Il me tanne pour que je suive une thérapie, mais je ne veux pas. Peut-être que je devrais. Pourtant j'avais dépassé ça, je ne sais pourquoi c'est ressorti exactement hier. Il me pourrira la vie jusqu'au bout.
« Tu n'as pas le droit d'être heureuse »
Si ! Si j'ai le droit ! Bien sûr que j'ai le droit, c'est juste qu'un abruti m'en empêche.
Il faut que j'aille le voir. Jasper. Il le faut, avant qu'il ne soit trop tard ! Ce soir je dois aller chez lui. Ou alors le retrouver, à côté de Central Park quand il sortira du boulot. Comme quand je l'ai croisé… Hier. Le pire jeudi de ma vie.
Je sors de mon lit et quitte enfin mon pyjama. Il faut que j'aille récupérer ma carte de train au boulot. Mon ex-boulot.
Mon portable sonne à ce moment là. C'est Laurent. Coïncidence ?
Il me présente des excuses au nom de toute la boite. Soit disant, ils étaient à cran ces derniers temps. Ils regrettent. Ils veulent me récupérer. Tu parles, c'est juste que personne d'autre que moi n'accepterait d'être traité comme ils me traitent, et sans moufter. Ils ont besoin d'une assistante à exploiter. J'accepte d'y retourner. J'accepte, comme ça tous les matins, je reprendrai la ligne A, et j'aurais peut-être, peut-être une chance de reparler à Jasper. Pour m'expliquer.
Ah ouais, il est VRAIMENT court en fait :') M'enfin. Eeeeh, rangez ces couteaux affutés ! Ca va s'arranger entre eux. Avec le temps... è.é
