Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.

UA-Yaoi.

Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.


Athena, merci beaucoup pour ton commentaire et pour ton compliment:). Cela n'a pas été facile pour trouver surtout avec un Viel ordi qui rame. Quant à Pharaon dans le chapitre 27, je crois... Il parle à Ares et lui dit qu'il ne veut plus tuer les deux frères car cela ferait trop de mal à Shiryu. Mais l'égyptien est fou et change d'avis comme une girouette...donc dans ce chapitre, après un cauchemar, il va encore changer d'avis;) Et cette fois ci, il va tenir sa promesse à Ares.

Ignis, merci pour ta fidélité sur cette histoire et pour ta review. Hadès? C'est un personnage que j'ai appris à aimer en écrivant sur lui. C'est peut être pour cela qu'il change au fil et à mesure de l'histoire;)J'espère que tu continueras à te régaler!

Marine, merci de ton soutien et de ton commentaire! Voici la suite j'espère qu'elle continuera à te plaire:).

Merci pour vos coms!

Bonne lecture^^.


Chapitre 29

Mardi matin, Vravrona...

Perdu dans ses pensées, Shiryu marchait d'un pas nonchalant vers l'arrêt de bus. Même le calme qui régnait autour de lui ne suffisait pas pour qu'il parvienne à trouver la quiétude. Un bruit léger attira son attention, il tourna la tête légèrement vers la gauche et vit une chèvre et son petit qui mangeaient tranquillement de l'herbe. Il s'arrêta un instant pour les regarder, toujours obnubilé par sa discorde avec Angelo: celui-ci ne lui avait pas adressé la parole depuis deux jours. Avec un profond soupir, il quitta finalement des yeux les quadrupèdes, et reprit sa route. Soudain une grosse cylindrée noire s'arrêta à ses côtés le faisant sursauter. Le jeune homme tourna la tête et reconnut Pharaon. Son vis-à-vis lui tendit un casque en souriant:

"Je vais à Athènes..."

Le Japonais regarda son ami d'un air surpris.

"Depuis quand as-tu une moto?"

"Elle appartient au fils du vieux Marcus...Comme il ne s'en sert plus, il m'a proposé de la prendre pour me rendre au travail...t'inquiète! J'ai le permis moto A...Alors tu montes? " Insista-t-il avec un regard interrogateur.

Shiryu le fixa un instant incertain. Puis se décidant, il mit le casque et monta derrière le jeune homme. Sous les conseils de Pharaon, il l'enlaça de ses bras, sentant contre son torse les muscles de son dos et enfin, la moto vibra avant qu'ils ne partent dans un rugissement sauvage de la machine.

Hôtel Aegea sur l'île de d'Andros...

Shion et Dohko étaient installés sur la terrasse fleurie du restaurant à l'arrière de leur hôtel et prenaient leurs petits-déjeuners tout en discutant. Il poussa un soupir de bien-être, étant en fin de période touristique, il n'y avait que peu de personnes et cela le réjouissait. Le Tibétain eut un petit sourire quand il vit son fils, la mine gourmande regarder tous les plats exposés sur le buffet pour voir ce qui lui faisait envie. Il dévia son regard sur l'homme assis en face de lui. Celui-ci avalait une gorgée de son café l'air pensif.

"Tu penses à ton frère n'est-ce pas?" Demanda-t-il doucement.

"Oui... je ne pensais pas que Shiryu pouvait être aussi têtu...Il a l'air si raisonnable, sensé..."

"Tout son grand frère..."Se moqua Shion. Redevenu sérieux, il continua en prenant la main de son vis-à-vis d'un geste réconfortant." Ne t'inquiète pas...malgré son jeune âge, il a ta sagesse et je suis certain qu'il saura trouver les mots justes pour mettre fin à leur discorde."

"Hum...j'espère que tu as raison..."fit Dohko en pressant tendrement la main réconfortante. "Ah je crois que Kiki s'est enfin décidé pour le choix de son petit déj'..."Ajouta-t-il en souriant.

Shion suivit son regard et soupira tristement:

"Il va énormément me manquer lorsqu'on va repartir... À des instants comme maintenant, je me demande si j'ai bien pris la bonne décision en le laissant vivre en Grèce. Puis je m'en veux d'avoir ce genre de pensée car je vois bien qu'il est heureux...Néanmoins cela me fait de plus en plus mal de le quitter à chaque départ. Mais ai-je le choix?"

"Je pense que oui... Vois-tu, j'ai moi aussi du mal à partir en laissant mon frère que je viens de retrouver...Et je comprends ta peine. Tu demandes si on a le choix? Qui t'empêche de rester en Grèce? Tu peux très bien gérer tes hôtels d'ici..."

"Mais...Tu te rends compte que...Le siège social se trouve en Amérique! C'est quasi impossible de tout faire transférer dans ce pays..."

"Non...je crois au contraire que c'est faisable. Quelques formalités à remplir...Au fait, tu pourrais en parler à Shura, il doit certainement connaitre un notaire à Athènes. En plus pas besoin de réunir un conseil d'administration puisque tu n'as pas d'associé autre qu'Aioros et Mü comme actionnaire."

"Tu serais prêt à vivre définitivement en Grèce?"

"Oui J'aimerais... mais...Je te laisse y réfléchir...En tout cas ce serait une solution pour être avec Kiki.

"Et ton agence qui se trouve à Los-Angeles...Tu vas la fermer aussi?"

"Non...J'ai proposé à Aiolia d'en être le directeur, cependant il a refusé...ce que je peux comprendre... Après discussion, nous sommes tombés d'accord sur un autre de mes inspecteurs pour prendre la direction de cette agence...Tu le connais Siegfried Dubhe et s'il accepte, je n'aurais qu'à m'y rendre deux ou trois fois par an."

Ils mirent fin à leur conversation par l'arrivée de Kiki qui commença à parler de ce qu'ils allaient faire aujourd'hui. Dohko lança un œil discret à Shion et vit que celui-ci semblait en pleine réflexion. De toute façon quoi que décidait son amour, il le suivrait.

"Papa? Tu ne m'écoutes pas!" Bouda le garçon en interpellant son père.

Le cœur de Shion avait fait un bon dans sa poitrine au mot tant désiré: Papa. C'était la première fois que son fils l'appelait ainsi, et un grand sentiment de bonheur s'empara de lui. Ému, il leva les yeux sur Dohko et tomba sur ses prunelles vertes remplies de tendresse.

"Oh désolé Kiki...Que me disais-tu?"

Le rouquin fit une petite moue, mais il eut vite retrouvé son enthousiasme. Il recommença depuis le début ce qu'il était en train dire. Cette fois-ci, il eut toute l'intention de son père. Loin de se rendre compte de l'état d'esprit de Shion, il demanda tout sourire.

"Je vais chercher un jus d'orange...Vous en voulez?"

À la réponse négative des deux hommes, il se dirigea d'un pas vif vers le buffet. Le PDG regarda fièrement ce fils merveilleux qu'il aimait plus que tout au monde avec son frère Mü et son amant. Il se tourna vers ledit amant et celui-ci eut un sourire complice à son encontre
.

Ils savaient très bien à quel point ce mot tant espéré et attendu, qui fut dit d'une façon tellement naturel, pouvait faire avancer les choses plus vite qu'ils n'y auraient cru tous les deux.

Commissariat de police treize heures trente...

Le commissaire Degel sortit de son bureau et appela le lieutenant Sylphide pour des renseignements sur un dossier et lui donner par la même occasion quelques instructions pour le lendemain:

"Demain tu fais équipe avec Queen...Au fait...il est passé où? "Demanda-t-il, "Il devait m'apporter son rapport sur l'arrestation d'un dealer avant midi..."

"Je ne sais pas...Je lui ai laissé deux messages, mais il ne m'a pas répondu...Peut être est-il malade? Je vais faire un détour par chez lui en rentrant chez moi."

"Bien..."

Il fut coupé par l'arrivée soudaine du lieutenant Cheshire dans son bureau. L'inspecteur Degel et le lieutenant le fixèrent étonnés de cette entrée fracassante.

"Commissaire...Une femme vient d'appeler...c'est une voisine de...Du lieutenant Alraune...elle a frappé à sa porte. Mais comme il ne répondait pas, elle a voulu mettre un sachet de légumes sur le rebord de la fenêtre...et...et elle a vu un pendu...Elle croit que c'est...Queen."

Un silence régna dans le bureau. Un silence choqué et effaré.L'inspecteur Dégel se leva et, en essayant de cacher son trouble, il se dirigea précipitamment vers la porte. Un regard à son lieutenant lui apprit qu'il n'en faisait pas de même.

"Qu'est-ce que vous attendez ? Dépêchez-vous! Vous aussi lieutenant Cheshire...

Il interpela un policier qui passait par là et lui donna l'ordre d'appeler le médecin légiste en donnant les coordonnées de Queen.

Mardi matin, Los-Angeles... Heure locale.

La sonnette retentit. Minos jeta un œil sur l'horloge et fronça les sourcils en voyant qu'il était sept heures trente. Qui pouvait bien venir à cette heure-ci?

"Aiorosss!" Cria le Norvégien.

Le Grec prenant sa douche n'entendit pas l'appel. Étant généralement grincheux quand il se réveillait, il se décida quand même à se lever du confortable lit où il était si bien, en grommelant contre son amant dur de l'oreille et celui qui insistait à la porte. Il prit le temps de mettre son boxer et son peignoir avant d'aller ouvrir. Minos fut surpris de se retrouver face à Rhadamanthe.

Il dévisagea un instant son ami, ce dernier paraissait fatigué et irrité. Après un instant d'hésitation dû à la surprise, Minos le fit d'entrer.

"Pas trop tôt...Je pensais qu'on allait jamais venir m'ouvrir!" Se plaignit l'avocat mécontent en prenant sa valise pour franchir le seuil de la porte d'entrée.

"Bonjour Rhadamanthe...que me vaut l'honneur de ta présence?" Répliqua le Norvégien.

"Je coopère avec Shura pour ta défense..."

"Ah bon...Première nouvelle."

"Cela s'est décidé promptement lorsque j'ai demandé à Shura de l'aider. Il va venir nous rejoindre dés qu'il aura pris rendez-vous avec Maitre Albérich de Megrez avocat des frères Elysion."

"Tu viens directement de l'aéroport?"

"Oui et j'aimerais bien un ...je suppose qu'il n'y a pas de thé?"

"Tu supposes bien...par contre, je peux te faire un café..."Répondit le Norvégien en se dirigeant vers la cuisine.

L'Anglais le suivit et s'installa sur une chaise. Peu de temps après Minos lui donna le breuvage noir et s'assit en face du blond. Il but quelques gorgées avant de dire.

"Shura t'as mis au courant de l'affaire?"

"Oui...et laisse-moi te dire que vous avez fait une énorme connerie..."

Minos ne répondit pas se contentant de fixer calmement Rhadamanthe attendant la suite qui ne tarda pas à venir.

"Eaque m'a tout raconté...Et je peux comprendre que tu aies voulu te venger des jumeaux et de ton ex...Mais pas de cette façon... Pourquoi tu ne m'en as pas parlé? "

"T'en parler? Quand ? Le jour où tu m'as laissé en plan dans cette chambre avec de l'argent ?!" lâcha son vis-à-vis entre ses dents

"Peut-être...oui. Ou après que l'on se soit retrouvé...En tout cas avant de faire n'importe quoi..."

"Bonjours" les salua une voix calme les coupant de ce fait dans leur altercation. Aioros fit le tour de la table allant vers le Norvégien,

"Bien dormi ?" Lui demanda-t-il en l'embrassant.

Pour toute réponse Minos marmonna dans sa barbe vexé des propos de Rhadamanthe.

"Tu crois qu'on a une chance de s'en sortir contre leur plainte?" S'enquit Aioros légèrement inquiet quant à la réponse.

L'avocat fixa son café en fronçant les sourcils, puis regarda tour-à-tour les deux amants avant de répondre:

"Non..."

"Quoi...non! Pourquoi dis-tu ça? Ces types sont des ordures...Puis toi et Shura vous êtes deux avocats réputés, vous ne perdez jamais aucun procès. Alors pourquoi cette fois-ci vous le perdriez... Hein dis-moi?"

"Détrompes toi, j'en ai perdu un et justement contre l'avocat de l'accusation. Mais là n'est pas le problème. Minos ...le mieux pour vous deux, serait de faire un arrangement amiable avec l'avocat adverse et de ce fait avec les frères Elysion...Il faut qu'ils retirent leur plainte."

"Un arrangement avec eux? Jamais ...tu entends... Jamais!... Si toi ou Shura parlez de mon viol, cela pourrait jouer en ma faveur?"Continua Minos un peu moins sèchement

"Non...cela s'est passé il y a des années et ils ont été innocentés. En parler au contraire te désavantagerait car l'avocat de l'accusation s'en servirait contre toi..."

"Shura est d'accord avec toi pour demander un arrangement?"Questionna le Grec sceptique.

"Oui...On en a discuté sur le chemin conduisant à l'aéroport et tout comme moi, il pense que vous êtes mal. Néanmoins s'il faut aller jusqu'au tribunal, on fera tout pour que vous le gagniez ou, que vous vous en sortez sans trop de dégât...Minos... Je connais Albérich de Megrez, il va fouiller dans ta vie et que va-t-il découvrir...à part que tu as été un prostitué et qu'il a eu une plainte contre toi de vol... Que tu t'es drogué? "

" Vas-y... continue tes délations...Tu fais quoi là? T'es là pour me défendre pas pour me réprouver...Fais chier je veux plus de toi comme avocat..."S'emporta Minos en se levant.

"Tu ne pourras pas fuir au tribunal...Que lui répondras-tu lorsqu'il sortira un dossier sur toi ? Sur ta vie passée de prostitué qui n'est pas si loin que ça et s'il s'adresse au juge ainsi qu'aux membres de jury et dit: Cet homme que voici, harcèle mes clients pour une chose qu'ils n'ont pas commis. Il a dit textuellement à mes clients, qu'il voulait se venger...De quoi? D'une nuit torride avec les frères Elysion...Qui soi dit en passant, n'a pas été gratuite pour eux...Combien...t'ont-ils payé?"

"Çà suffit maintenant!" Ordonna sèchement Aioros .

Minos qui s'était arrêté sur le pas de la porte, se retourna vivement vers Rhadamanthe le sang tapant violemment entre ses tempes. Il planta ses orbes aciers dans les ors.

"Je pensais que tu étais un ami..."siffla-t-il

"Je le suis..." le coupa le blond "Je voulais seulement te préparer à ce qui va arriver si tu vas au tribunal...car tu peux me croire, il ne s'arrêtera pas là...Et, moi je ne pourrais pas intervenir sur l'histoire du viol car comme je te l'ai dit, il est inscrit dans le code de procédure pénale : Aucune personne acquittée légalement ne peut plus être reprise ou accusée à raison des mêmes faits, même sous une qualification différente. Un acquitté doit toujours être considéré comme n'ayant pas commis le crime un point c'est tout. "Déclara Rhadamanthe en prenant son café pour le porter à ses lèvres.

Il en but une gorgée et fit une grimace de dégoût. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour un bon thé ?

Aioros leva lentement la tête et interpella l'avocat pour lui poser une question qui le taraudait depuis le début de la conversation :

"Même si on demande un arrangement, pourquoi accepteraient-ils puisqu'ils ont les cartes en mains?"

"Voilà une question judicieuse! C'est là où j'interviens...il faut que je trouve un moyen de pression...Pour l'instant maitre Albérich de Megrez ne sait pas encore que j'aide Shura sur cette affaire...Si je me trompe, il y a bien cette histoire avec un jeune homme qui travaillait pour eux et qui s'est suicidé...Puis, Eaque m'a dit que tu pensais qu'un certain Mime était harcelé par eux ...Minos...fais-moi confiance...on peut les avoir, mais d'une façon beaucoup plus perfide et...légal "Affirma Rhadamanthe en faisant un clin d'œil à son ami qui s'était un peu détendu à ses paroles.

Retrouvant espoir devant cette perspective, Minos lâcha en allant se rasseoir près de son amant:

"Là, tu commences à m'intéresser..."

"Aioros? Peux-tu appeler Melle Kido et prendre un rendez-vous avec elle? J'ai un plan qui pourrait l'intéresser. Mais avant tout, il faudrait que je rencontre Mime, secrètement. Je vais tout faire pour qu'il parle, qu'il me raconte ce que ces types ont pu lui faire ou dire... même si pour cela je devrais mettre en place des pratiques peu orthodoxes."

"Comme quoi?' Fit le Grec méfiant tout d'un coup.

"Rassure-toi...je resterais dans la légalité...simplement lui faire comprendre où est son devoir..."Répondit Rhadamanthe en lui adressant un petit sourire rassurant.

"Hum..." Fit Aioros néanmoins sceptique, en se levant pour préparer le petit déjeuner," Tartines? Cela te va?" Demanda-t-il en déposant sur la table, du pain, du beurre et de la confiture.

"Parfait"...

Athènes, maison de Queen...

Le commissaire Degel avait envoyé ses hommes, encore sous le choc d'avoir vu le lieutenant Alraune pendu au bout d'une corde, enquêter chez les voisins. Il avait du mal à soustraire de son esprit la vue macabre et, il ne comprenait pas que Queen ait voulu, non seulement se suicider, mais de surcroit par pendaison...Dans la logique, il aurait dû le faire avec son arme...De plus, son lieutenant n'avait pourtant pas l'air dépressif...Bien-sûr il y avait cette lettre d'adieu destiné à Angelo...Néanmoins, il sentait que quelque chose clochait. Il jeta un œil sur l'ensemble de la pièce cherchant...Quoi au juste?

Ii vit que les techniciens avaient délimités un périmètre de sécurité adéquat pour protéger d'éventuel traces d'indices et maintenant un d'eux photographiait l'endroit où se trouvait le défunt Queen. Une fois que le médecin légiste eut fini l'examen du cadavre de la victime. Le commissaire Degel lui demanda ses conclusions sur les causes de la mort et à quelle heure celle-ci était arrivée.

"Au premier abord cela correspond à la thèse du suicide, mais je fais ramener le cadavre au laboratoire. Une fois à la morgue, je vais passer le corps au rayon X pour pouvoir analyser minutieusement la peau de la victime à la recherche de quelques traces...Quant à l'heure du décès ...elle remonte au moins à dix-sept heures. Vous en serez certainement plus dans le rapport d'autopsie.

"Hum...Et la lettre?"

"Nous allons faire une recherche d'empreintes...On sait déjà qu'il y a les vôtres puisque vous l'avez lue et celles du lieutenant Alraune."

"Je compte sur vous pour me la faire remettre au plus vite...Selon moi, le courrier a été rédigé et tapé sur le clavier de son PC...n'oubliez pas les empreintes sur les touches." Ajouta-t-il en se tournant vers le technicien qui s'approchait de l'ordinateur.

"C'est ce que j'allais faire inspecteur..." Répliqua l'homme en combinaison blanche un peu vexé.

"Je sais que je vous pousse. Mais...Comprenez que...que j'ai mal à croire au suicide et c'est le deuxième lieutenant que je perds de façon tragique en peu de temps...Alors messieurs ne laissez rien passer comme indices."

Sur ces mots le commissaire Degel lança un dernier regard sur son lieutenant que le médecin légiste faisait enlever pour l'emmener à la morgue. Il salua les techniciens et sortit de la maison le dos raide. Il se sentait las, consterné et s'en voulait terriblement de ne rien avoir vu venir. Il sentit ses yeux se brouiller, mais il dut reprendre vite contenance car ses hommes venaient vers lui.

Vravrona, chez Angelo...

L'Italien tournait en rond depuis une heure, il regarda pour l'énième fois sa montre, les aiguilles affichaient dix huit heures trente et pas de Shiryu. Pourtant il savait par Milo que celui-ci avait fini depuis une bonne heure. Soudain il entendit le bruit d'une moto et il alla regarder par la fenêtre de son bureau. Il jura entre ses dents lorsqu'il vit Shiryu enlever ses bras du torse de l'Égyptien, puis descendre de la cylindrée noire et tendre un casque à Pharaon. De là où il était, il n'entendait rien, mais d'après leurs expressions, ils avaient l'air bien joyeux. Angelo sentit poindre en lui un sentiment très, mais alors très proche de la jalousie.

Lorsque Shiryu passa devant le bureau, il s'arrêta et eut une moue contrariée. Ça ne pouvait plus durer, il fallait qu'il trouve un moyen de se réconcilier avec Angelo. Il hésita un instant, puis ouvrit la porte qui laissa apparaître la silhouette musclée de l'Italien. Il se planta devant lui. Les yeux bleus foncé se posèrent sur le jeune homme l'air scrutateur et mécontent. Ce dernier esquissa un geste vers lui. Mais celui-ci sans prononcer le moindre mot, lui tourna le dos et prit son paquet de cigarettes pour en sortir une.

"Je n'ai pas encore reçu le dossier?" Demanda le jeune homme avec un air dépité dû à l'attitude d'Angelo.

"Non..."

"Tu vas me snober encore longtemps?" Demanda Shiryu en restant sur le pas de la porte.

"Tu aurais pu me prévenir que tu rentrais en moto avec...ton ami..." Souligna l'Italien sans répondre à la question.

"Pourquoi? Je vais bien, comme tu peux le voir" Répliqua d'un ton sec son vis-à-vis.

"Ouais j'vois ça... Moi à ta place j'me serais collé encore plus fort contre lui... on sait jamais, au cas où tu serais tombé..."Lança Angelo d'un ton sarcastique en prenant son briquet.

Agacé, Shiryu le lui arracha brusquement de sa main et le jeta sur le bureau, puis dit d'un ton sarcastique.

"On est jaloux?"

Haussant les épaules l'Italien prit sa cigarette entre ses lèvres et la rangea posément dans son paquet gardant son calme mis à rude épreuve.

"J'étais prêt à te conduire ce matin...mais monsieur faisait encore sa tête de lard et n'a pas dénié venir me le demander.

"Je te signale en passant, que c'est toi qui ne m'a pas adressé la parole depuis dimanche...Au fait si...tu m'as parlé lundi matin pour me dire que c'était fini nous deux!"Le tança Shiryu en lui lançant un regard chargé de réprobation.

"Parce que toi, tu me l'adresses peut-être?! Et pour ta gouverne...je n'ai pas dit que nous deux s'était fini...j'ai dit que tu devais grandir"

"Alors de quoi tu te plains? Comme tu vois tu n'as plus à faire du baby-sitting..."

"T'es qu'un gamin têtu." Grogna Angelo avec lassitude.

"Et toi un être borné. "Renchéri le jeune homme perdant néanmoins de sa verve.

"Je ne vois pas pourquoi je m'use à te répondre..." marmonna l'Italien dans sa barbe inexistante.

"Personne ne t'y oblige...et...et..." Shiryu s'arrêta soudainement conscient du ridicule de leur joute." Angelo? Tu ne trouves pas qu'on a l'air un peu con là?" Continua le jeune homme sentant ses lèvres s'étirer en un mince sourire, tiraillé entre l'amusement et le sérieux.

"Si deux idiots..." Affirma L'Italien décontenancé. Néanmoins un petit sourire commença à orner ses lèvres.

" Deux idiots amoureux..." Souffla le jeune homme en plantant ses yeux verts dans le sien.

Angelo franchit les quelques pas qu'ils restaient entre eux, et prit son chaton dans ses bras, plongeant une de ses mains dans ses longs cheveux noirs. Shiryu pressa ses lèvres contre celles de l'Italien dans un soupir, puis leurs bouches se scellèrent dans un baiser enfiévré. Lorsqu'ils se séparèrent pour reprendre leurs souffles. Shiryu chuchota tout en reposant le front contre son torse:

"Tu m'as manqué,"

Ils restèrent quelques secondes ainsi, puis le jeune homme releva les yeux sur l'Italien.

"Je suis tellement désolé d'avoir..."

Angelo posa tendrement un doigt sur sa bouche pour le faire taire. Et répondit à son regard interrogateur:

"Question connerie je n'suis pas en reste..."Admit-il un sourire en coin pendu aux lèvres.

Il prit le visage de son amour entre ses mains et se pencha vers les lèvres tentatrices pour l'embrasser avec ferveur. Quand Ils se séparèrent Shiryu haleta contre le cou d'Angelo:

"J'ai envie de toi...fais-moi l'amour."

L'Italien lança un regard troublé au jeune homme et un sourire imperceptible se dessina sur ses les lèvres... Son chaton avait une expression résolue sur le visage, son regard était décidé et fiévreux.

Le regard trouble d'Angelo ne fit que conforter son jeune amant dans sa démarche de réconciliation. Son corps tout entier brûlait d'un désir qu'il ne pouvait plus contenir. Et, il savait que son vis-à-vis était dans le même état que lui.

Évidemment, Angelo l'attira contre lui et répondit favorablement à son attente. Il serra un peu plus
son chaton l'embrassant sauvagement, entraîné par son désir. Ils ne prirent pas le temps de rejoindre la chambre et s'aimèrent sans retenue sur le canapé du bureau.

Quelques temps plus tard, leurs ébats amoureux ayant ouvert leurs appétits. Ils se rendirent dans la cuisine pour un fructueux repas ...

Le lendemain matin Commissariat de police...

En arrivant au commissariat, l'inspecteur Degel se rendit directement dans son bureau. D'habitude, il prenait le temps de dire bonjour à ses hommes, en allant chercher son café. Mais ce jour-là, il n'y pensa même pas. Il entreprit de remplir des dossiers, mais le souvenir de Queen pendu au bout de cette corde hantait son esprit. Pourquoi avait-il écrit cette lettre pour Angelo? Cela avait-il un rapport avec la plainte contre X que Queen avait déposée?

Cependant il n'eut pas le temps de ressasser ses pensées plus longtemps car un discret coup fut frapper contre la porte du bureau.

"Entrer" Répondit-il.

C'était le lieutenant Sylphide dont le visage était pâle et les cernes sous les yeux prouvaient que lui non plus n'avait pas dormi la nuit passée ou du moins très mal. Le commissaire regarda sa montre en fronçant les sourcils. Il était sept heures trente et il n'avait toujours pas reçu le rapport du médecin légiste.

"Excusez moi Commissaire, je retourne interroger les personnes absentes hier après-midi?"

"Oui."

"...Chef... Et pour Angelo?"

"Ils n'ont jamais vraiment été un couple?" Demanda soudainement le commissaire.

"Non...Ils se voyaient de temps en temps pour...Bah pour..."

"Baiser...n'ayez pas peur des mots lieutenant. Pourtant il y a ce mot d'adieu...Si entre eux cela n'avait été que pour le sexe... pourquoi?"

"Je ne sais pas ...mais...mais avant-hier midi, quand je suis arrivé chez Queen ...il y avait Angelo et Shiryu...Et ils se disputaient. D'après ce que j'ai compris, ils venaient de se bagarrer et, lorsque j'ai voulu en parler avec Queen, il m'a répondu, que ce n'était pas qu'un simple malentendu...Au fait maintenant je comprends, il était réellement amoureux d'Angelo..."

"Et d'après vous, il s'est suicidé parce que son amour ne lui était pas rendu? Je n'y crois pas un seul instant...Queen avait ses défauts certes...Mais c'était un battant...Puis expliquez-moi lieutenant... Pourquoi avoir choisi la pendaison et non son arme pour mettre fin à ses jours?"

Sylphide ne sut que répondre, son chef avait raison, pourquoi avait-il choisi une mort aussi affreuse et douloureuse? Le Belge avait mal d'avoir perdu un collègue, un ami, d'une façon si horrible...Son chef ne croyait pas à la thèse du suicide...Dans ce cas, on l'avait assassiné...?

"Commissaire? Vous pensez que quelqu'un a tué Queen?"

"D'après le rapport...non...Bonjour Messieurs." Les coupa le chef de police Cardia et meilleur ami du commissaire Degel.

Il s'approcha du bureau et tendit le dossier à son alter-égo avant de s'asseoir sur le siège face à lui.

"Je vais convoquer monsieur Maschera...Quand à vous...allez continuer d'enquêter avec les lieutenants Cheshire et Albafica." Ordonna le commissaire au policier belge.

Celui-ci sortit du bureau beaucoup plus confus qu'à son entrée. Cardia leva un sourcil perplexe et demanda:

"Pourquoi convoques-tu Angelo?"

"Pour lui remettre le mot d'adieu de Queen entre autre..."Répondit l'inspecteur en ouvrant le rapport pour commencer à le lire.

"Entre autre?"

"Oui...je veux savoir la raison de leur dispute..." Rétorqua le Russe sachant ce que son ami allait lui répondre.

"N'oublie pas qu'il est le fils adoptif de notre défunt ami Rasgado ...Mais je vois où tu veux en venir...les photos?"

"Oui...Il y a bien une personne qui les a prises ces photos? En plus il y a un truc qui me titille...Tu ne trouves pas qu'il a des similitudes avec le faux suicide de Valentine?"

"Voilà! Nous y sommes..."

"Ah...Je le savais bien!" s'écria Degel en le coupant. Il mit le papier devant le nez de Cardia, " Tiens, lis...les techniciens ont retrouvé des traces de sperme dans le lit...Et cela veut dire quoi..." continua-t-il en lançant un regard satisfait à son ami.

"Qu'il avait fait l'amour ce jour là... Malheureusement la personne n'est pas fichée...de ce fait, pas de nom. Néanmoins pour quelqu'un qui avoue se suicider parce qu'il n'a pas l'amour de celui qu'il aime. Il n'avait pas l'air si désespéré que ça pour s'envoyer en l'air, le même jour où il avait décidé de mourir. Bizarre quand même...Mais à part ça, il n'y a rien pour réfuter la mort par suicide."

"Je sais...mais je vais quand même continuer d'enquêter..."

"Fais comme tu veux...mais une chose est sûre ce n'est pas Angelo qui était dans ce lit."

"Non...ce ne sont pas ses empreintes...Cardia, je suis certain que tout ça se relie, la mort de Valentine, Queen...Ares. Ce tueur nous manipule. Il est là, parmi nous, j'en suis persuadé. Il nous observe en ricanant dans son coin.

"Dans ce cas-là Hadès serait encore en danger, ainsi que la fratrie...mais tu oublies un élément essentiel... Ares est mort."

"Pas son complice."

"Complice?"

"Oui...il ne pouvais pas agir seul."

" Hum...Tu as certainement raison..." fit pensivement Cardia, "Mais pour l'instant, ce ne sont que des spéculations." Continua-t-il en se levant. Il regarda son ami qui était retourné s'asseoir à son bureau et ajouta: "On se fait un resto ce soir?"

"Ta femme est en déplacement?"Fit le commissaire en levant un sourcil.

"Hum...pour une semaine" Répondit Cardia.

"Pas de restaurant, on mange chez moi. Je m'occupe du repas, apporte le vin."

"Ok...Je serais chez toi à dix-neuf heures...' Sourit son alter-égo en ouvrant la porte et s'en alla d'un pas vif.

Laissant le commissaire Degel lisant le report d'expertise.

Au même moment chez Angelo...

Shiryu commença à émerger doucement de son sommeil, baillant sans faire de bruit afin de ne pas éveiller celui qui somnolait encore à ses côtés. Il resta allongé de longues minutes à se souvenir de la nuit merveilleuse qu'il avait passée. Puis il observa Angelo dormir en souriant d'un air attendri, il rapprocha doucement son corps du sien avant d'aller caresser sa chevelure ébouriffée du bout de ses doigts. Sous son toucher, l'Italien finit par s'éveiller doucement, sans pour autant ouvrir les yeux, profitant simplement des caresses de son chaton. Le jeune homme se rapprocha encore un peu plus de lui et, déposa quelques baisers sur le torse halé et musclé de son amant en remontant lentement jusqu'à la base de son cou. Enfin, et dans un geste des plus doux, il vint déposer ses lèvres fines sur celles de l'Italien, dans un baiser tendre et amoureux. Bien réveillé cette fois-ci, Angelo entoura doucement la taille de Shiryu, pressant leurs corps l'un contre l'autre en profitant de la chaleur qui s'en dégageait, avant de lentement ouvrir ses paupières.

"Bonjour toi."L'interpella tendrement Shiryu les yeux brillants d'amour.

Pour toutes réponses Angelo prit dans sa main une poignée des longs cheveux noirs et amena le visage tant aimé vers le sien pour embrasser à son tour ses lèvres tout en se serrant un peu plus fort contre son chaton. Puis l'Italien fit glisser Shiryu sous lui et reprit de nouveau la bouche de son amant, avant de venir cacher sa tête dans son cou pour mieux respirer son odeur. Ils restèrent ainsi un moment. Après de longues minutes, Angelo se recula de son visage, pour le caresser doucement de sa main.

"Tu m'as tellement manqué" chuchota doucement le plus jeune. "Je suis bien dans ses bras et je veux y rester."

"Moi aussi...Si tu savais combien de fois j'ai voulu aller vers toi. Mais à chaque fois mon caractère obstiné me faisait faire demi-tour."

En s'expliquant sa main effleura l'oreille de son chaton et ses doigts se placèrent sous son menton qu'il releva. Les yeux verts rencontrèrent les orbes bleu foncé.

"Angelo ", murmura Shiryu en continuant de fixer intensément son vis-à-vis" Je te promets que désormais jamais plus je ne douterai de toi."

"En fait, je crois que tu doutais plus de toi que de moi. Et ça! je ne le veux plus...sache que je t'aime toi, avec tes qualités et tes défauts ..."

"Défauts...? Lesquels?!"

" Tête de mule, entêté..."

"Je te signale que cela veut dire la même chose." l'interpella le jeune homme," Puis tu peux parler, t'en as aussi des défauts."Continua-t-il les yeux pétillants de malice

"Que ne t'en déplaise non...moi je suis la perfection même..."

Shiryu se redressa et l'embrassa avant de rétorquer contre ses lèvres:

" Et qui vient de dire qu'il avait un caractère d'obstiné?"

Ils échangèrent un regard faussement exaspéré, puis ils pouffèrent de rire. Angelo se pencha sur le jeune homme pour l'embrasser de nouveau, lorsque son portable sonna.

"Je parie que c'est Saga." S'esclaffa Shiryu en regardant l'Italien se tourner en soupirant pour prendre son mobile posé sur la table de chevet.

Le sourire de Shiryu commença à s'estomper en voyant l'expression joyeuse de son amant, changer au fur et à mesure de la conversation. Le jeune homme ne comprenait rien de la discussion puisque son vis-à-vis avait quitté le lit et se dirigeait vers la fenêtre et, surtout il ne faisait que répondre par monosyllabes. Quelques instants plus tard, celui-ci ferma son portable l'air impénétrable. Cependant Shiryu vit à sa façon de contracter ses mâchoires qu'il était bouleversé, voir en colère. Sous le regard inquisiteur du jeune Japonais, il déclara enfin:

"C'était l'inspecteur Degel, il veut nous voir au commissariat...Queen est... mort...il...il s'est suicidé lundi soir..."

Dire que Shiryu fut choqué serait un euphémisme. Certes, il n'aimait pas le policier, mais apprendre qu'il avait mis fin à ses jours, le consternait.

Soudainement Angelo qui ne le quittait pas des yeux, le vit blanchir. Il se précipita vers lui et le prit dans ses bras:

"Non...tu entends non...notre visite ce jour-là, n'a rien à voir avec son suicide..."l'interpella-t-il, devinant le cheminement de ses pensées.

"Pourtant..."

Angelo l'empêcha de continuer en mettant un doigt sur ses lèvres.

"Je connais...connaissais... Queen! C'était quelqu'un de pugnace et combatif...Jamais il ne se serait tué parce que je lui aurais mis mon poing dans la figure ou dit que je ne l'ai jamais aimé...Non! Il était du genre au contraire à persévérer..."

"N'empêche qu'il s'est suicidé...Et pourquoi on te prévient de son suicide que maintenant?"

"J'sais pas. "Soupira Angelo en se frottant l'arrière du crâne."Viens on va prendre une douche et se rendre au commissariat...on en saura un peu plus là-bas sur la cause de sa mort ..." Affirma l'Italien en entraînant derrière lui Shiryu.

Le jeune homme suivit son amant perdu dans ses réflexions. Au fait... Pourquoi étaient-ils convoqués au poste de police?

Au même moment chez Marcus...

"Maintenant meurt...Haaaaa!"

Pharaon se réveilla en sursaut, trempé de sueurs, le cœur battant à cent à l'heure. Puis, peu à peu, il revint à la réalité. Il sauta de son lit et alla directement dans la petite salle de bains attenante à sa chambre .Il en sortit peu de temps après habillé encore perturbé par son cauchemar.

Il fronça les sourcils en regardant le petit pansement à sa main. La veille il s'était brulé et Shiryu l'avait soigné avec une telle tendresse. Il se dirigea vers sa commode et un petit sourire en coin naquit sur ses lèvres lorsqu'il prit son téléphone portable pour regarder les photos qu'il avait pris de Shiryu à son insu, puis celles d'hier. Il avait demandé à un passant de les prendre en photo tous les deux sur la moto. Au bout d'un instant il posa le téléphone et sortit d'un des tiroirs la photo d'Ares...Tu vois, il est gentil avec moi. Jamais personne ne l'avait été...pas même toi. Mais ne soit pas en colère contre moi...Je n'ai pas oublié... tu veux que je te venge ... Ok... Je vais tuer Hadès et son amant. Puis même si j'avais décidé de laisser la vie sauve à la fratrie, je les tuerai. Après tout je te l'ai promis. Néanmoins, sache que je ne tuerais pas Shiryu en même temps qu'eux. Non! Je ne te trahis pas...tu sais que je te servirais et t'aimerais toujours. Patience mon amour, le jour J de ta vengeance va bientôt arriver ainsi que le grand... boum! Il s'appuya sur sa commode, fixa son propre reflet dans le miroir et se mit à rire comme un dément. Il rangea le cadre, puis un sourire cruel étira ses lèvres ... Et tant pis pour ceux qui seront dans les parages...surtout toi l'Italien et toi sale pute de Minos... Murmura-t-il à lui même les yeux brillants d'une lueur assassine...

À suivre