Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
Un immense, un géant MERCI pour vos reviews et pour votre soutien ! Vous êtes géniales ! Merci !
Pour les anonymes :
Sabrina :Merci beaucoup pour ta review ! Tu trouveras des réponses à certaines de tes questions dans ce chapitre ! A bientôt !
I: Merci beaucoup pour ta review et tes compliments ! Merci ! J'espère que la suite te plaira tout autant ! A + !
Ilonka : Merci ! J'espère que la suite te plaira tout autant ! Encore merci pour ta review ! A bientôt !
Emilie: Merci énormément pour ta review ! Merci ! Je pense qu'il était important de commencer le chapitre par une note légère pour qu'Edward comprenne que ça ne changeait rien pour sa famille, qu'il était toujours le même à leurs yeux. Edward progresse bien, il avance avec l'aide de Bella. Et oui, ça y'est Edward a retrouvé toute sa panoplie, lol. Merci encore pour ta review ! J'espère que la suite te plaira ! Tu vas avoir des réponses dans ce chapitre ! A bientôt !
Sabrinabella : Merci beaucoup pour ta review! ^_^ Je suis heureuse que ma fic te plaise ! Tu trouveras certaines réponses dans ce chapitre… A bientôt !
Matrineu54 : Merci, merci, merci pour tes reviews ! Je suis contente que mon histoire te plaise ! Les problèmes s'approchent lentement… A bientôt !
Marion : Merci beaucoup ! Dans ce chapitre, tu vas avoir certaines réponses à tes questions… J'espère qu'il te plaira ! Merci encore pour ta review ! A bientôt ! Bisous.
Angelik : Hello ! Merci beaucoup ! Je suis heureuse que la suite te plaise ! Tu vas avoir certaines réponses dans ce chapitre…. Encore merci pour ta review ! Bises.
Sur ce :
Bonne lecture !
Chapitre 29 : Confession
Bella était tranquillement installée devant son ordinateur, son doigt s'agitait sur la souris faisant défiler les photos qui avaient été prises quelques semaines plus tôt lors de la soirée du premier de l'an. Pour l'occasion, leur petite bande s'était retrouvée dans une soirée organisée par l'une des confréries à la fac de Port Angeles. Alice avait été surexcitée quand Emmett et Rosalie leur avaient annoncé qu'ils pouvaient les accompagner. Jasper avait tenté de calmer sa douce pendant qu'elle passait un bras rassurant autour de la taille d'Edward, il avait toujours un peu de mal à rencontrer des inconnus, surtout dans un lieu aussi bruyant. La soirée s'était merveilleusement bien passée, même si elle avait dû sortir les griffes lorsqu'une certaine Tanya s'était approchée un peu trop près d'Edward. Son petit-ami n'avait pas lâché sa main ce qui n'avait pas découragé la pimbêche qui s'était même étroitement collée à lui. Bella s'était donc résolue à une action radicale pour éloigner Tanya de son copain, profitant de sa maladresse légendaire et de l'aide de Rosalie et d'Alice, elle avait renversé le saladier à punch sur la robe blanche de la demoiselle ! Tanya avait fulminé et promis de se venger, mais elle avait tout de même quitté la fête pour aller se changer. C'est donc totalement apaisée qu'elle avait échangé un baiser avec Edward au douzième coup de minuit.
Elle arrêta ensuite sa souris sur le dossier contenant les photos de leur première Saint-Valentin qu'elle ouvrit en un clic rapide. Elle aurait aimé passer cette soirée si particulière en tête-à-tête avec Edward, c'était tout de même leur première Saint Valentin, mais Forks étant Forks, ils s'étaient tous retrouvés coincés à la villa à cause de la neige et du verglas. Même si tout ne s'était pas déroulé comme prévu, ils avaient passé une agréable soirée agglutinés autour du feu. Ils avaient fait griller des chamallows et Emmett s'était fait un plaisir de leur raconter des histoires plus ou moins effrayantes avant que Jasper et Carlisle se joignent à lui. Ils s'étaient finalement tous endormis dans le salon. Bella sourit en observant la photo qu'elle avait prise de toute la famille Cullen endormie. Sa main quitta la souris pour caresser le pendentif qui pendait à son cou, un petit cœur transparent attaché à une chaîne en or blanc. Elle se souvenait encore de sa stupeur lorsqu'elle avait ouvert l'écrin et encore plus quand elle avait vu le certificat accompagnant le bijou. Edward lui avait offert un diamant ! C'était trop, mais lorsqu'elle avait croisé son regard emplit d'espoir, il était bien le petit frère d'Alice, elle n'avait pas pu protester, elle l'avait donc laissé le lui mettre. Quant à Edward, il arborait toujours fièrement la gourmette qu'elle lui avait offerte.
Bella fut sortie de sa rêverie par l'apparition d'une fenêtre de dialogue sur son écran. Elle attendait que sa mère se connecte pour discuter avec elle, mais c'était Lynda qui venait de lancer une discussion. Elle répondit à son amie en lui demandant si tout allait bien. Lynda la prévint qu'elle était toujours au travail et qu'elle n'avait pas beaucoup de temps, elle voulait juste lui signaler qu'elle avait les places et que tout était ok. Bella la remercia et au moment où elle allait lui demander combien cela lui avait coûté, Lynda se déconnecta. Bella soupira, il était hors de question qu'elle ne le rembourse pas !
Alors qu'elle prenait son téléphone pour l'appeler, sa mère dénia enfin se connecter. A peine lui avait-elle dit bonjour que Renée lui posa toute une série de questions sur Edward, ne lui laissant même pas le temps de répondre ! Bella se plia de mauvaise grâce à l'interrogatoire de sa mère jusqu'au moment où elle sentit une main se poser sur son épaule. Elle sursauta et se retourna prête à incendier l'intrus, mais au lieu de cela un sourire se dessina sur son visage.
« -Depuis quand entrez-vous dans la chambre des jeunes filles sans y être invité, Monsieur Cullen ?
-Depuis que ces dernières ne répondent pas après que j'ai frappé plusieurs fois, répondit-il sur le même ton, mais, d'abord, je tiens à vous saluer correctement Mademoiselle Swan.
Bella ne put que sourire lorsqu'elle vit le visage de son petit-ami s'approcher du sien pour ravir ses lèvres. Edward prenait de l'assurance dans leur relation, il ne craignait plus de lui tenir la main, de l'embrasser en public et même dans l'intimité il était de plus en plus à l'aise. Tous ces progrès la ravissaient et elle était vraiment fière de lui. Edward rompit leur baiser quand des petites sonneries stridentes retentirent. Elle reporta son attention sur son ordinateur et vit que sa mère s'impatientait de ne pas avoir de réponse.
-Je termine juste la conversation avec maman et je suis à toi.
-Pas de problème, assura-t-il en s'asseyant sur le rebord du lit.
-Edward ! Tu peux venir deux secondes mon garçon, s'il-te-plaît ? Appela Charlie depuis le rez-de-chaussée.
-Je reviens, lui lança Edward en déposant un baiser sur son front avant de sortir.
Bella fronça les sourcils, elle se demandait ce que son père pouvait bien vouloir à son petit-ami ? Intriguée, elle se dépêcha de mettre un terme à la conversation avec sa mère pour rejoindre les deux hommes qui étaient dans le salon. Son sang se glaça dans ses veines lorsqu'elle entendit Charlie proposer à Edward de venir à la pêche avec lui le lendemain matin pour essayer la canne à pêche qu'il avait eue pour Noël.
-Papa ! Je peux te voir deux secondes ! Ordonna-t-elle d'un ton sec tout en offrant un sourire rassurant à Edward.
Charlie et Edward furent surpris par sa requête, pourtant, son père la suivit sans trop rechigner à la cuisine.
-Quoi ? Dit-il lorsqu'ils furent seuls. Je peux bien te l'emprunter quelques heures, non ?
-J'avais prévu de lui faire une surprise ce week-end ! J'ai réservé des places pour le Boston Symphony Orchestra qui est de passage à Seattle pour donner un récital !
-Tu aurais pu me prévenir !
-Tu es rentré tard durant toute la semaine ! Et puis, les places sont parties tellement vite que si Lynda ne m'avait pas donné un coup de main, je n'en aurais jamais eu !
-Ok… Bon, je fais quoi moi maintenant ?
-Tu te débrouilles pour annuler votre journée sans pour autant blesser Edward !
-Excusez-moi de vous déranger, murmura son petit-ami en les rejoignant, mais je dois aller chercher maman, elle vient de m'appeler, sa voiture est tombée en panne. Tu veux m'accompagner, Bella ?
-Non, j'ai des devoirs à terminer, on se voit plus tard ?
-Et tu me demandes de ne pas le blesser ? Railla son père à son oreille.
Bella le fusilla du regard avant d'aller prendre son petit-ami dans ses bras.
-Je passe chez toi dans une heure ? Lui demanda-t-elle.
-D'accord. On se voit demain Charlie ?
-Euh, je suis désolé, mon grand, mais le bureau m'a appelé, une affaire nous est tombée dessus et je vais devoir travailler. »
Edward acquiesça avant d'attraper sa veste qui pendait sur le porte-manteau dans l'entrée. Il les salua et sortit. Son père lui jeta un coup d'œil, lui aussi avait remarqué l'air préoccupé de son petit-ami, ce dernier n'était pas dupe, il avait compris qu'ils lui mentaient. La jeune fille remonta vers sa chambre en espérant qu'il lui pardonnerait ses petits secrets, mais elle tenait vraiment à lui faire une surprise. Une fois dans sa chambre, elle sauta sur son lit et attrapa différentes brochures pour programmer leur sortie. Edward l'avait couverte de cadeaux et de mille et une attentions et elle comptait bien lui rendre la pareille !
Edward se leva sans entrain. Depuis la veille, il avait l'impression que Bella lui cachait quelque chose, la jeune fille l'avait effectivement rejoint une heure plus tard, mais elle était restée peu de temps et avait été plutôt distante. Et puis, Charlie avait annulé leur partie de pêche sans raison ! Bon, ça ne l'ennuyait pas vraiment, mais quand même ! Il prit rapidement sa douche avant de rejoindre le reste de la famille pour le petit-déjeuner. Il grignota rapidement avant de rejoindre son piano où il commença à jouer, oubliant tous ses soucis. Il s'arrêta quelques secondes pour écrire les notes qu'il venait de composer sur sa partition. Il rejoua les notes avant d'en trouver de nouvelles qui s'enchaînaient parfaitement. Il sourit quand il repensa à la personne qui lui avait inspiré cette mélodie.
« -C'est magnifique, murmura une voix douce à son oreille.
-Tiens, tiens, Mademoiselle Swan, que me vaut cet honneur ?
-Je suis désolée pour hier, s'excusa-t-elle avant de le saluer d'un baiser et de s'asseoir à ses côtés.
-Ce n'est rien.
-Que dirais-tu de passer le week-end avec moi ?
-Le week-end ?
-Oui, je nous ai concocté un programme qui je l'espère te plaira, enfin, si tu es libre ?
-Tu as de la chance, j'avais une partie de pêche, mais elle s'est mystérieusement annulée, plaisanta-t-il.
-Ouais, je sais, soupira sa petite-amie, on n'a pas été très doué sur ce coup, non ?
-Pas trop, je me demandais ce que tu essayais de me cacher.
-Alors, ça te tente ?
-Oui, mais il faut d'abord que je demande à mes parents.
-C'est déjà fait, lança sa mère en les rejoignant, on était déjà au courant. Allez, va préparer quelques affaires.
-Pas la peine, déclara Alice en les rejoignant et en lui tendant un sac.
-Tu n'as pas…
-Si, le coupa le petit lutin, il y a tout : des vêtements de rechange, ta trousse de toilette et t'inquiète j'ai même pensé à tes boxers !
Edward sentit ses joues se colorer et il baissa les yeux pour ne pas croiser le regard amusé de sa sœur, il détestait quand elle faisait ça ! Il était assez grand pour faire son sac et encore plus pour choisir lui-même ses sous-vêtements !
-Bon, je pense que c'est le bon moment pour y aller, annonça Bella qui fusilla Alice du regard, cette dernière se contenta d'hausser les épaules.
-Oui, allons-y. »
Edward embrassa sa mère et sa sœur avant de suivre Bella à l'extérieur de la villa. Le jeune homme fut agréablement surpris qu'elle délaisse sa vieille camionnette pour aller vers sa Volvo, il n'avait pas encore eu l'occasion de faire de grandes distances avec. Il déverrouilla la voiture et Bella s'installa côté passager. Une fois que le moteur tourna, elle lui demanda de prendre le chemin de Seattle.
Ils arrivèrent dans la ville en début d'après-midi. Bella lui indiqua le chemin jusqu'à un grand centre commercial où il se gara. Après avoir passé un rapide coup de fil à leurs parents pour leur dire qu'ils étaient bien arrivés, ils se dirigèrent vers la galerie marchande. A force d'être traîné dans ce centre lors des virées shopping d'Alice, elles avaient découvert un restaurant sympa. Ils déjeunèrent et se disputèrent au moment de régler l'addition, Bella tenait à payer tout leur week-end, mais il n'était pas d'accord. Après avoir eu enfin gain de cause, il régla leurs repas. Ils allèrent ensuite se promener dans la galerie marchande, flânant main dans la main, s'arrêtant dans une librairie, puis, dans une boutique de musique. L'après-midi était bien avancée lorsqu'ils remontèrent dans la Volvo. Edward fut surpris quand elle lui annonça où ils devaient aller, un sourire se dessina sur son visage et il démarra sa voiture.
Lynda rangea les billets pour le concert dans son sac à main tout en souriant, elle repensait à l'indignation de Bella quand elle lui avait dit qu'elle ne souhaitait pas qu'elle la rembourse. Elle n'allait tout de même pas faire régler la jeune fille alors qu'on lui avait offert ces places ! De toute manière, Aaron et elle n'auraient pas le temps d'en profiter tant c'était l'effervescence au travail et puis ils avaient des invités ce soir ! En effet, ils avaient eu la mauvaise surprise d'apprendre que leur principal suspect, Marco Piettreri, avait été retrouvé mort dans sa cellule. Le médecin légiste leur avait fait parvenir son rapport, il s'agissait d'un empoisonnement. Cela confortait son idée comme quoi ils avaient une taupe dans leur service, mais elle refusait de croire qu'il s'agissait de son mari. Elle mordilla nerveusement son stylo tout en jetant un coup d'œil aux dossiers du personnel qu'elle avait demandé, elle devait trouver qui avait empoisonné leur détenu ! Lynda sortit de ses pensées lorsqu'on frappa, elle leva la tête et croisa le regard de David qui avait entrouvert sa porte.
« -Je peux ? Demanda son ami.
-Je t'en prie, entre.
David lui sourit, entra et referma la porte. Il s'installa dans un fauteuil en face d'elle et la dévisagea pendant quelques secondes.
-Que se passe-t-il ? L'interrogea-t-elle.
-C'est à toi de me le dire.
-Pardon ?
-Que se passe-t-il Lynda ? Tu es étrange ces derniers temps et j'aimerais savoir ce qui t'arrive ?
-Je ne vois pas ce que tu…
-Ose me dire que tu ne surveilles pas ton mari ?
-…
-Que se passe-t-il Lynda ? Je veux t'aider.
-Comment le trouves-tu ?
-Aaron ?
-Oui.
-Etrange, il semble sur ses gardes, cela n'est pas étonnant vu qu'il s'est fait agresser, mais ce n'est pas dans ses habitudes de laisser ainsi transparaitre ses sentiments. Si toi et moi l'avons remarqué, c'est qu'il y a quelque chose de grave, tu ne penses pas ?
-Si, avoua Lynda. Il me cache quelque chose et j'ignore ce que c'est, mais ça m'inquiète. Je… J'ai fait mettre sur écoute son téléphone, mais il a trouvé la puce.
-Avais-tu une bonne raison de le faire ?
-Oui. Par la suite, j'ai surpris une de ses conversations téléphonique. Il disait qu'il allait se débrouiller, de ne pas la toucher, qu'il allait se charger d'elle.
-Tu penses qu'il parlait de toi ?
-Non.
-En es-tu sûre ou l'espères-tu ?
-Jamais, il ne me ferait du mal ! J'en suis certaine ! Alors, je t'interdis de l'accuser de…
-Du calme, je voulais juste m'assurer que tu le savais. Bien, que penses-tu ?
-Je pense qu'il se la joue solo, mais que la situation lui échappe.
-La taupe ?
-Non, c'est Aaron dont on parle là !
-Tout à fait d'accord, toi et moi le savons, mais si nos supérieurs y mettent leur nez, je ne suis pas sûr qu'ils tirent la même conclusion que nous.
-Que proposes-tu ?
-A nous deux, nous devrions arriver à le faire parler, non ? »
Lynda allait acquiescer aux paroles de David, mais son téléphone l'en empêcha. L'inspecteur Monroe de la criminelle souhaitait sa présence sur une scène de crime. Lynda s'étonna qu'il ne passe pas par leur supérieur, mais il répliqua que ce n'était pas une requête officielle. Un brin étonnée par sa démarche, Lynda l'informa qu'elle arrivait. David se leva pendant qu'elle prenait son arme, il était bien décidé à l'accompagner. Lorsqu'ils sortirent du bureau, elle demanda à David d'aller chercher la voiture pendant qu'elle faisait un tour dans le bureau d'Aaron pour laisser les billets dans sa veste au cas où elle n'aurait pas le temps de voir Bella.
Edward se gara dans l'allée et coupa le moteur de sa voiture. A peine avait-il fait cela que Bella se pencha vers lui pour l'embrasser tendrement. Leurs langues se caressèrent pendant que la jeune fille se détachait pour venir se blottir contre lui. Soudain, ils se séparèrent lorsqu'ils entendirent des petits coups frappés à la fenêtre de la voiture. Ils se tournèrent et virent une plaque collée contre celle-ci, Edward remit le contact le temps de baisser sa vitre.
« -Agent fédéral, annonça une voix froide et grave, savez-vous que l'attentat à la pudeur est sévèrement puni par la loi ?
Edward sentit Bella se détendre lorsqu'Aaron se baissa pour leur offrir un sourire.
-Alors, les amoureux, vous avez fait bonne route ?
-Oui, merci, répondit-il. Ca va ?
-Ca va, par contre, je ne pense pas avoir besoin de vous poser la question ?
-On va bien, confirma Bella alors qu'ils descendaient tout deux de voiture.
-Allez, venez que je vous offre quelque chose de chaud le temps que Lynda arrive.
Les deux jeunes gens le suivirent à l'intérieur. Aaron laissa sa sacoche sur un meuble dans l'entrée et déposa son arme dans le tiroir de celui-ci. Ils s'installèrent dans la cuisine et Aaron prépara leurs boissons. Ils discutèrent un bon moment avant que Bella ne commence à s'agiter sur son tabouret tout en surveillant sa montre.
-Je vais essayer de la joindre, annonça Aaron en remarquant son agitation, cependant, il raccrocha au bout de quelques secondes, je suis désolé, elle ne répond pas. Ecoutez, je vais aller voir si je trouve ce que vous êtes venu chercher, elle l'a peut-être laissé en haut.
Aaron sortit de la cuisine et grimpa à l'étage. Bella mordilla sa lèvre tout en tournant la cuillère dans son lait chocolaté. Il descendit de son tabouret pour venir enlacer sa taille et déposer un baiser dans le creux de son cou.
-Tout va bien, ma belle. Ce n'est pas grave si on…
-Si c'est grave, assura-t-elle, je tenais à ce que tout soit parfait ! Avec tout ça, on va être en retard au restaurant !
-Je suis sûr que Lynda ne va pas tarder à rentrer.
A peine avait-il terminé sa phrase qu'ils entendirent une voiture se garer dans l'allée. Bella se dégagea de son étreinte pour se précipiter vers la fenêtre, un énorme sourire emplit d'espoir se dessina sur le visage de sa petite-amie avant que celui-ci ne se fane. Apparemment, ce n'était pas Lynda. La sonnette de la porte d'entrée résonna et ils entendirent Aaron se dépêcher de descendre.
-Bonsoir, lança Aaron, entrez, les enfants sont encore là, ils sont dans la cuisine.
Edward fut surpris de voir ses parents les rejoindre. Ces derniers les enlacèrent brièvement avant qu'Aaron ne se joigne à eux.
-Tiens, Bella, dit l'agent en lui tendant une enveloppe et en lui faisant un clin d'œil. Lynda les avait mis dans la poche de ma veste.
-Merci, souffla sa petite-amie en déposant un baiser sur la joue de son mentor, monte vite te changer, ta tenue t'attend sur ton lit !
Au ton de la jeune fille, il sut qu'il n'avait pas intérêt à poser des questions ou à protester. Il gagna rapidement la chambre qu'il avait occupé lors de son séjour chez les Gibson, une housse noire était posée sur le lit. Il fit coulisser la fermeture pour découvrir un smoking noir. Edward prit rapidement une douche avant d'enfiler la tenue. Une fois prêt, il observa son reflet dans le miroir avant de gagner le rez-de-chaussée où il ne trouva qu'Aaron et son père.
-Ta mère aide Bella à se préparer, l'informa Carlisle.
-Qu'est-ce que vous faites là ? Ne put-il s'empêcher de lui demander.
-Nous avons invité tes parents à dîner, une soirée sans enfants dans les parages ça va être reposant, plaisanta Aaron.
-Tu veux un coup de main pour ton nœud papillon ? Lui demanda son père.
Edward acquiesça de la tête. Son père lui sourit et vint se placer devant lui pour nouer le petit bout de tissu. Lorsqu'il fut satisfait de la forme qu'il lui avait donnée, son père se recula pour pouvoir vérifier qu'il était bien fait. A cet instant, ils entendirent les pas de sa mère et de Bella dans les escaliers. Son regard resta bloqué sur Bella, elle était vraiment magnifique. La jeune fille portait une robe bustier marron qui moulait son corps jusqu'à ses hanches où elle s'évasait ensuite. La jupe était habilement froissée donnant un peu de volume à l'ensemble du vêtement. Ses cheveux étaient retenus pas un fin serre-tête noir, ses boucles redessinées cascadaient librement sur ses épaules. Edward s'approcha d'elle et déposa un rapide baiser sur ses lèvres.
-Allez, les enfants, il est temps d'y aller si vous ne voulez pas être en retard, conseilla sa mère. »
Edward attrapa le manteau en laine noire qu'Esmé tenait pour aider Bella à l'enfiler, puis, il mit son propre manteau et après les avoir salués, ils sortirent. Le jeune homme suivit les indications de Bella jusqu'à un petit restaurant où ils dînèrent. Edward était intrigué et tentait discrètement de questionner sa compagne sur la suite de la soirée. Certes, le restaurant où ils dînaient était chic, mais pas au point d'être habillés comme ils l'étaient. Cependant, Bella détournait habilement la conversation quand il devenait trop pressant ou elle caressait sa jambe de son pied déchaussé ce qui lui faisait bien entendu perdre tous ses moyens. Une fois qu'ils eurent terminés leurs desserts et leurs cafés, Edward demanda l'addition. Leur serveur lui répondit que leur repas était déjà réglé. Il l'observa pendant quelques secondes sans vraiment comprendre avant de se tourner vers sa petite-amie qui affichait une moue satisfaite. Edward voulut lui rembourser le dîner, mais Bella refusa et le menaça même de le laisser terminer la soirée tout seul s'il continuait à s'obstiner.
Tout en maugréant contre la tête de mule qu'était la jeune fille, ils regagnèrent la voiture. Il se promit que jamais plus il ne se laisserait avoir de cette manière ce à quoi Bella répondit par un sourire narquois avant de se pencher vers lui. Edward oublia les raisons de sa colère lorsqu'il sentit les lèvres de la jeune fille se poser sur les siennes. Sa langue vint caresser ses lèvres qu'il entrouvrit pour que leurs langues entament un ballet sensuel. A bout de souffle, ils se séparèrent. Ils s'observèrent pendant plusieurs minutes avant que Bella ne lui rappelle qu'il était temps de se mettre en route, sinon, ils allaient être en retard. Une nouvelle fois, il suivit ses indications. Comme elle le lui indiqua, il tourna sur la 9ème avenue. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il vit l'immense bâtiment qui se trouvait devant eux : le Paramount Theatre. Edward se gara dans le parking, il se tourna ensuite vers sa petite-amie qui l'observait d'un œil rieur. Elle sortit alors deux tickets de son sac à main qu'elle lui tendit. Le jeune homme mordit sa lèvre inférieure pour retenir un cri de joie lorsqu'il vit qu'ils allaient bien dans la magnifique salle pour écouter le Boston Symphony Orchestra.
Bella le sortit de sa rêverie en lui rappelant qu'ils étaient en retard, il sortit alors précipitamment de la voiture et fit le tour de celle-ci pour lui tenir la portière. Main dans la main, ils gravirent les marches. Alors qu'ils allaient donner leurs billets à une hôtesse, il se ravisa et attira Bella dans un coin de la pièce. Après s'être assuré que personne ne regardait dans leur direction, il prit possession des lèvres de la jeune fille pour un baiser fougueux. Bella se colla aussitôt contre lui tout en laissant échapper un petit gémissement qui les électrisa tous deux.
Un léger raclement de gorge mit fin à leur étreinte, ils se tournèrent, aussi rouge l'un que l'autre, vers Caroline Rovetta qui faisait partie des organisateurs. La jeune femme leur sourit avant de leur demander leurs billets et elle les conduisit à leur place tout en discutant avec eux. Elle fit part à Edward de sa déception de ne pas le voir régulièrement au Conservatoire. Son petit-ami lui annonça qu'il avait eu un piano pour Noël et qu'il avait commencé à composer, Mademoiselle Rovetta lui fit promettre de passer la voir et de les lui faire écouter ce que son compagnon accepta. Les yeux d'Edward s'écarquillèrent de surprise et il se demanda comment Bella avait obtenu d'aussi bonnes places ! Il décida de la questionner plus tard car la salle venait d'être plongée dans une semi-obscurité, sa main chercha celle de sa compagne et il la serra doucement lorsque la musique débuta.
Aaron raccrocha son téléphone quand il tomba pour la énième fois sur le répondeur de son épouse, cela ne lui ressemblait pas de ne pas répondre à ses appels, tout comme, il était étrange qu'elle ne soit pas là, elle savait pourtant que Carlisle et Esmé devaient venir dîner ! Il serait certainement mort d'inquiétude s'il n'avait pas appelé Chase tout à l'heure, ce dernier l'avait informé que Lynda était partie en milieu d'après-midi avec David pour aller prêter main forte à la police locale. Aaron décida de tenter sa chance avec David, mais celui-ci aussi était sur répondeur. En plus, toutes les demandes passaient par lui ! Comment se faisait-il qu'ils enquêtaient sans que lui ne le sache ? Il allait laisser un message sur le répondeur de David, pour lui promettre une belle remontée de bretelles dès qu'il le verrait tout en lui demandant de faire passer le message à son épouse, mais il n'en eut pas le temps car le téléphone de la maison sonnait. Il décrocha.
« -Allo ! Gronda-t-il toujours énervé.
-Je vois que tu as mangé du lion.
-Tu trouves étrange que je sois énervé ? Ca fait des heures que j'essaie de te joindre ! Où es-tu ? Et c'est quoi cette scène de crime sur laquelle tu travailles avec Green ? Comment ça se fait que je ne sois pas au courant ? As-tu oublié que nous avons des invités ? Carlisle et Esmé sont là ! Je…
-Stop ! Hurla son épouse. Excuse-toi auprès d'Esmé et de Carlisle, mais il faut que tu me rejoignes, c'est important.
-De quoi s'agit-il ? Demanda-t-il soudain calmé.
-Je préfère que tu voies par toi-même, j'envoie les coordonnées sur ton GPS, dépêche-toi !
-Lynda ! »
Aaron lâcha un juron quand il se rendit compte que son épouse avait déjà raccroché. Il rejoignit leurs invités qui patientaient au salon et tout en s'excusant, il enfila sa veste et prit son arme. Esmé et Carlisle lui assurèrent qu'il n'y avait pas de problèmes et qu'ils attendraient. Aaron montra rapidement à Esmé où Lynda avait rangé le repas en lui disant que s'ils avaient trop faim qu'ils n'hésitent pas à manger sans eux. Tout en leur promettant de faire au plus vite et en s'excusant une nouvelle fois, il sortit de la maison. Une fois dans sa voiture, il alluma l'ordinateur de bord qui affichait le trajet que Lynda lui avait envoyé. Tout en se demandant sur quoi ses deux meilleurs agents enquêtaient, il démarra.
Aaron ne tarda pas à rejoindre un terrain vague qui se trouvait près des docks. Il gara son véhicule avant d'observer les lieux. D'énormes projecteurs éclairaient la scène de crime, des policiers allaient et venaient tout en essayant de se réchauffer. Certains essayaient de maintenir les journalistes assez loin pour qu'ils n'empêchent pas les enquêteurs de faire leur travail. Aaron descendit de son Chevrolet Tahoe et tout en remontant le col de son manteau, il s'avança vers le ruban jaune. Il montra sa carte au policier qui surveillait l'accès à la zone, ce dernier s'écarta tout en soulevant le cordon pour lui permettre de passer. Aaron le remercia d'un signe de tête avant de rejoindre un petit groupe massé près d'un corps parmi lequel il reconnut la fine silhouette de son épouse.
« -Vous vous êtes absenté du travail sans m'en demander l'autorisation, vous ne répondez pas sur vos portables, vous acceptez une affaire sans que je sois au courant et maintenant vous venez de me faire traverser la ville sans me donner une seule explication ! Autant vous dire que ça va barder pour vous deux si vous n'avez pas une bonne raison ! »
Pour toute réponse, Lynda fit signe à l'inspecteur Monroe qu'il avait reconnu ainsi qu'au légiste et aux gars de la scientifique de les laisser. Aaron allait s'énerver une nouvelle fois, mais ses deux agents s'écartèrent pour lui laisser voir le corps de la victime. Imperceptiblement, ses poings se serrèrent et il dû faire appel à tout son self contrôle pour ne rien laisser paraître. Lentement, il s'agenouilla pour mieux apercevoir le corps. Ses yeux glissèrent rapidement sur le visage tuméfié de l'homme, personne n'avait prit le soin d'abaisser ses paupières et la terreur que l'on pouvait y lire le fit frémir. Aaron détourna le regard et continua de noter les différentes traces de coups.
Alors qu'il se demandait quelle pouvait être la cause de la mort, il remarqua un filet de sang important à la base du crâne de la victime, une balle dans la nuque, c'était donc une exécution. Soudain, son regard fut attiré par quelque chose de long et de coloré, son estomac se contracta. Ses yeux se posèrent sur l'objet qu'il ne put que distinguer, sa vue était brouillée, il sentait le café qu'il avait bu tout à l'heure remonter le long de sa gorge. Lentement, il se redressa, priant pour que ses jambes lui obéissent, et tout en tentant de garder un air neutre, il quitta précipitamment la scène de crime. Il contourna un bâtiment avant de se tordre en deux et de vomir tout ce que son estomac contenait. Aaron sursauta lorsqu'il sentit une main se poser sur son front moite.
« -Ca va aller, murmura son épouse, je suis là. »
Aaron ne put répondre, une nouvelle vague de nausée l'étreignit et cette fois il rendit de la bile, son estomac étant vide. Lorsqu'il eut un tant soit peu retrouvé ses esprits, un bras ferme vint s'enrouler autour de sa taille pour le soutenir. Il leva la tête et croisa le regard anxieux de David. Son ami l'aida à s'asseoir sur de vieilles palettes entassées non loin de là, puis, ses deux agents commencèrent à parler à voix basse tout en le surveillant du coin de l'œil.
« -Il ne peut pas retourner là-bas, murmura David, les autres ne doivent pas le voir dans cet état !
-Je sais, souffla Lynda, mais on ne peut pas partir et il n'est pas en état de rentrer seul.
-On ne peut tout de même pas le mettre dans un taxi ! Marmonna David. Je ne pensais pas que cela allait le mettre dans un tel état !
-Moi non plus, avoua sa femme dont il croisa le regard soucieux, il doit y avoir autre chose…
Aaron eut envie de leur hurler d'arrêter de faire comme s'il n'était pas là ! Il les entendait ! Et puis qu'avait voulu dire David lorsqu'il avait dit qu'il ne pensait pas que cela allait le mettre dans un tel état ? L'avaient-ils sciemment fait venir ici pour analyser sa réaction ? Sûrement… Ils ne devaient pas être déçus ! Maintenant, il devait découvrir pourquoi ils avaient fait ça ! Et surtout ce qu'ils avaient deviné !
-Notre problème est résolu, annonça son épouse en courant vers le flot de voitures qui était dévié du lieu du crime, va chercher une couverture dans le Tahoe et aide-le à venir jusqu'ici ! »
Son épouse avait crié ses ordres tout en courant vers un véhicule qui était pris dans les embouteillages. Aaron ferma les yeux tout en tentant d'afficher un air serein, il était hors de question qu'il laisse tomber son masque, surtout devant lui, il ne voulait pas le décevoir.
Bella ne pouvait se retenir de sourire dès que son regard se posait sur son petit-ami. Depuis que les lumières de la salle de concert s'étaient rallumées, elle ne pouvait voir que son air radieux. Durant tout le récital, Edward avait tenu sa main, la serrant un peu plus fermement lorsque la musique était chargée en émotions ou en caressant le creux de sa paume lorsqu'elle se faisait douce. Lentement, ils sortirent de la salle, se tenant par la main. Les gens quittaient les lieux au compte-goutte, la plupart s'arrêtant pour discuter entre eux et Bella n'avait qu'une envie : les bousculer pour pouvoir se retrouver seule avec Edward ! Prenant son mal en patience, elle se hissa sur la pointe des pieds pour effleurer des lèvres la joue de son petit-ami qui lui sourit. La jeune fille ne put retenir un léger soupir lorsqu'ils atteignirent le hall ce qui arracha un petit rire à son compagnon. Au moment où ils allaient enfin mettre un pied dehors, Edward la retint.
« -Je suis désolé, murmura-t-il à son oreille, mais il faut que j'aille aux toilettes.
-Oh, souffla Bella avant de se reprendre, oui, bien sûr, je t'attends ici. »
Edward se pencha et effleura ses lèvres tout en lui murmurant qu'il ne serait pas long. La jeune fille suivit son compagnon du regard, il demanda à une hôtesse où étaient les toilettes et Bella faillit crier de frustration quand elle vit le nombre de messieurs qui attendaient ! Voilà ce qui en coûtait d'aller à un concert où les 3/4 des hommes avaient la soixantaine passée, leur prostate leur jouait des tours. Elle se tourna vers les toilettes des dames en se demandant si elle parviendrait à convaincre Edward d'y aller s'il y avait moins de monde, mais elle se rendit compte que la file d'attente était tout aussi importante. Tout en soupirant, elle vit son petit-ami passer derrière un cordon de sécurité, il sourit à Caroline avant de disparaître dans un escalier.
« -Excusez-moi, dit-elle en s'approchant de la jeune femme, où est allé Edward ?
-Comme il y avait du monde, je l'ai autorisé à utiliser les toilettes de second, l'étage a été fermé pour la soirée.
-Super, serait-ce abusé si…
Bella faisait son possible pour que ses joues ne virent pas au cramoisi, mais Caroline ne paraissait pas être dupe, elle lui adressa même un clin d'œil complice.
-20 minutes, pas plus, lança Caroline en lui faisant signe de passer derrière le cordon. Première porte à droite en haut de l'escalier.
-Merci, murmura Bella avant de s'élancer dans les escaliers.
La jeune fille gravit rapidement les marches qui la séparaient de son amoureux, elle dut se retenir à la rambarde deux ou trois fois pour éviter une chute. Arrivée devant la porte des toilettes des hommes, elle inspira profondément avant de mettre un peu d'ordre dans sa coiffure. Tout en faisant son possible pour paraître sûre d'elle, elle entra. Edward était en train de s'essuyer les mains. En entendant la porte, il se tourna vers elle et la dévisagea pendant quelques secondes d'un air perdu.
-Heureusement que c'est toi, apparemment, je suis entré dans les toilettes des dames, s'inquiéta-t-il.
-Edward, l'interpella la jeune fille alors qu'il s'apprêtait à sortir au pas de course, crois-tu réellement qu'il y ait ça dans les toilettes pour dames ?
Son petit-ami suivit son regard et observa pendant quelques secondes les urinoirs qui s'alignaient sur le mur du fond.
-Bella, que fais-tu dans les toilettes pour hommes ?
La jeune fille ne put s'empêcher de trouver le jeune homme encore plus beau quand son innocence transparaissait. Tout en lui offrant un sourire qu'elle espérait séducteur, elle se tourna et ferma la porte à clef.
-Bella, murmura-t-il d'un air paniqué.
Tout en mordillant sa lèvre inférieure, elle s'approcha de lui d'une démarche féline. Son petit-ami passa une main nerveuse dans ses cheveux tout en reculant de quelques pas avant que son dos ne heurte le plan en marbre où se trouvaient les lavabos.
-Bella, répéta-t-il d'une voix toujours inquiète mais rauque.
La jeune fille posa ses mains sur le rebord de marbre de part et d'autre du corps du jeune homme qui déglutit péniblement. Doucement, elle se hissa sur la pointe des pieds pour déposer des baisers humides le long de sa mâchoire puis de son cou. Elle sourit quand elle l'entendit haleter. Pendant que ses lèvres continuaient de le cajoler, ses mains descendirent le long de son torse en de fines caresses avant de se poser sur sa veste qu'elle lui ôta. La jeune fille se pressa un peu plus contre son corps et elle put sentir sa virilité s'éveiller.
-Bella, on ne devrait pas, protesta faiblement le jeune homme, quelqu'un pourrait arriver…
-Non, je te promets que personne ne viendra.
-On… On peut attendre d'être rentré ? Tenta-t-il.
-On dort chez Lynda et Aaron, il risque aussi d'y avoir tes parents. »
Cet argument sembla convaincre son petit-ami car il se tut. Bella laissa ses doigts défaire les boutons de sa chemise pendant que ses lèvres quémandaient un baiser qu'Edward lui accorda avec plaisir. Elle put enfin poser ses doigts sur son torse qu'elle ne se lassait pas d'explorer. Son petit-ami laissa échapper un gémissement qui enflamma ses sens. Aussitôt, elle rompit leur baiser pour explorer son torse de ses lèvres, de sa langue. Les doigts d'Edward se crispèrent dans ses cheveux, son torse se soulevait au rythme de sa respiration saccadée. Elle joua avec son nombril, le léchant, le mordillant pendant que ses doigts effleuraient sa virilité. Le jeune homme grogna, ses mains quittèrent ses cheveux pour s'agripper au rebord en marbre. Ses doigts se posèrent sur la ceinture qu'elle délia, puis, elle défit le bouton et abaissa la braguette de son pantalon. Ses yeux se posèrent sur le membre érigé de son compagnon toujours dissimulé par le boxer noir, elle se lécha les lèvres avant de donner un léger coup de langue.
« -Bella ! Grogna-t-il d'une voix tremblante.
La jeune fille stoppa ses caresses pour chercher le regard embrumé de désir de son compagnon, cependant, il y vit aussi une lueur qu'elle n'avait pas encore réussi à chasser.
-Tout va bien, le rassura Bella, je n'irais pas plus loin.
Elle se redressa et vint l'embrasser doucement pour le rassurer et chasser toute trace d'appréhension de son regard. La jeune fille retint difficilement un soupir de soulagement quand elle sentit les mains de son compagnon caresser son dos avant de glisser sur ses fesses pour rapprocher leurs corps. Edward amorça un léger mouvement du bassin qui les fit gémir tout les deux. Une des mains du jeune homme passa sous sa jupe pour caresser sa culotte humide, elle gémit lorsqu'elle sentit un de ses doigts passer sous le tissu pour venir titiller son clitoris.
-Tu me fais confiance ? Demanda-t-elle en ancrant son regard dans le sien. »
Même s'il lui avait affirmé plus d'une fois qu'il avait confiance en elle, la jeune fille tenait toujours à prononcer cette petite phrase lorsqu'elle voulait tenter quelque chose de nouveau dans leur relation, lui laissant toujours ainsi une porte de sortie, elle ne tenait pas à le blesser. Edward hocha la tête. Tout en lui souriant, elle le fit tourner, échangeant leurs places. Avec son aide, elle s'installa sur le rebord avant d'entourer sa taille de ses jambes rapprochant ainsi leurs sexes gonflés de désir. Ils étouffèrent leur gémissement quand leurs bassins frottèrent l'un contre l'autre.
Edward glissa sa main entre leurs deux corps et repoussa à nouveau sa culotte pour pouvoir caresser plus facilement son sexe humide. Bella mordilla sa lèvre inférieure, le jeune homme était en train de l'emmener vers les sommets du plaisir. Son petit-ami prenait de l'assurance, mais elle avait remarqué qu'il se concentrait toujours sur son désir à elle, négligeant volontairement son propre plaisir. La jeune fille fit appel à toute sa volonté pour placer sa main sur celle de son compagnon et la retirer de son antre qu'elle cajolait. Edward la regarda avec surprise. Bella posa sa main sur son torse pendant que son autre main s'aventurait dans le boxer de son petit-ami qui laissa échapper un râle de plaisir lorsqu'elle enserra son membre. Sa poigne se raffermit sur le sexe d'Edward quand elle le vit se lécher les doigts, goûtant ainsi sa saveur intime, cette simple vue embrasa son corps. Elle le caressa un petit moment avant de le délaisser. La jeune fille ne put retenir un sourire face à l'air perdu de son compagnon. Elle l'embrassa fougueusement pour distraire son attention le temps de prendre un petit sachet dans son sac à main. Edward eut un geste de recul quand il remarqua ce qu'elle tenait dans sa main.
« -Bella… Je… Je ne suis pas prêt et … pas… pas ici… pas comme ça…
-Je sais, le rassura-t-elle en caressant sa joue, c'est juste pour ne pas nous salir.
Edward lui lança un regard un peu surpris, il passa à nouveau une main nerveuse dans ses cheveux.
-Tu me fais confiance ? Demanda-t-elle en lui souriant alors qu'il acquiesçait. Viens là.
Son compagnon revint vers elle, Bella déposa un baiser sur ses lèvres pendant que ses mains glissaient le long de son torse avant de se poser sur la bordure de son boxer qu'elle abaissa lentement.
-Tout va bien, regarde-moi, l'apaisa-elle.
Le jeune homme lui obéit et plongea son regard émeraude dans le sien. Elle caressa une nouvelle fois sa joue avant d'ouvrir le petit sachet. Elle déposa le petit bout de plastique sur le sommet de sa verge et en profita pour le caresser. Edward laissa échapper une plainte de plaisir qui s'intensifia lorsqu'elle descendit le préservatif le long de son pénis. Une fois que la protection fut en place, elle noua à nouveau ses jambes autour des hanches de son compagnon. Bella amorça un mouvement du bassin, Edward l'accompagna. Ses jambes l'enserrèrent pour accentuer le frottement.
-Edward, lâcha-t-elle dans un halètement. »
Ses lèvres se refermèrent sur le lobe d'oreille de son compagnon qu'elle mordilla. Ce dernier grogna avant de descendre ses mains le long de son dos pour empoigner fermement ses fesses, unissant ainsi un peu plus leurs corps. Lorsqu'elle relâcha son lobe, Edward fondit vers son décolleté, ses lèvres parsemèrent de baisers le haut de sa poitrine avant qu'il ne dégage l'un de ses seins dont il lécha et mordilla la pointe durcie.
Bella avait l'impression d'être un vulgaire pantin gémissant entre les bras de son petit-ami. Ses mains qui caressaient le torse du jeune homme le délaissèrent, l'une d'entre elles repoussa sa robe pendant que l'autre écartait sa culotte. Leurs sexes se rencontrèrent à nouveau, seulement séparés par la fine membrane du préservatif. Une onde de plaisir traversa leurs corps, leurs mouvements s'accélèrent. Bella pouvait sentir le sexe d'Edward caresser sa fente humide, effleurer son entrée et câliner son clitoris. Leurs lèvres se cherchèrent pour un baiser emplit de désir, leurs corps se déhanchaient fiévreusement l'un contre l'autre. Soudain, un éclair de plaisir les traversa au même moment, ils gémirent le prénom de l'autre quand l'orgasme les terrassa. Bella s'effondra dans les bras d'Edward, son front moite posé contre son épaule.
« -Je t'aime, murmura-t-elle.
-Je t'aime, ma douce. »
Doucement, Bella descendit de sur le rebord, s'accrochant à ce dernier le temps de tester la fiabilité de ses jambes. Une fois qu'elle fut sûre d'elle, elle rajusta ses vêtements pendant qu'Edward se débarrassait du préservatif dans la poubelle avant de se rhabiller. Ils se lavèrent les mains avant de s'observer rapidement le miroir pour vérifier leur apparence. Satisfaits de ce qu'ils voyaient, ils ressortirent des toilettes. Une fois en bas de l'escalier, Bella remercia Caroline d'un sourire, cette dernière lui adressa un clin d'œil complice, heureusement, Edward n'avait rien remarqué de leur manège, sinon, il aurait pu être mal à l'aise.
Edward n'en revenait pas de ce qu'ils venaient de faire ! Il n'osait imaginer ce qui se serait passé si quelqu'un les avait surpris. Son visage s'empourpra rien qu'à cette pensée ! Pourtant, il devait admettre que, malgré les circonstances, il avait aimé partager cette étreinte avec Bella. D'ailleurs ces derniers temps, celles-ci devenaient de plus en plus passionnées. Son corps s'enflamma à nouveau quand il repensa au goût divin de Bella, à la douceur de sa peau, l'avoir senti si près de lui l'avait rendu dingue. Edward s'obligea à penser à autre chose, sinon, jamais ils n'arriveraient pas à rentrer… Ils montèrent dans sa voiture pour rentrer chez les Gibson. Heureusement, Edward possédait une clef de chez eux car il y avait des chances qu'ils soient déjà couchés. Habilement, il s'inséra dans la circulation. Il roulait tranquillement quand il fut obligé de suivre une déviation, il sentit la main de Bella se poser sur sa cuisse. Le jeune homme se tourna vers elle pour échanger un sourire. Voyant que la circulation ralentissait, il se permit de se pencher vers elle pour effleurer ses lèvres.
« -Merci pour cette soirée, mon amour, la remercia-t-il, c'était vraiment parfait.
-Je t'en prie, je suis heureuse que ça t'ait plu !
-Mais où on est ? Marmonna-t-il.
Bella, tout comme lui, observèrent les ruelles sombres où la déviation les avait conduits. Il détourna le regard quand il vit des femmes de tout âge lui faire des signes plus ou moins discrets.
-Quoi de mieux après une soirée romantique que de passer par les quartiers mal famés de Port Angeles ? Railla Bella avant de soupirer. Ca aurait été mieux si on pouvait passer la nuit à l'hôtel, mais…
-Mais ? L'encouragea-t-il.
-Rien, coupa Bella en rougissant.
-Tu sais, si c'est un problème d'argent, j'en ai et on peut…
-Oui, on pourrait… Mais, ils nous attendent, ils risquent de s'inquiéter s'ils ne nous voient pas demain matin, termina Bella.
Un léger silence s'abattit dans l'habitacle de la voiture pendant qu'il passait la première pour avancer de seulement quelques mètres.
-Ce ne sera pas évident de trouver une chambre à cette heure, murmura-t-il.
-Oui… Je… Je connais un petit hôtel… Non, ça ne serait pas raisonnable…
-Oui, c'est sûr, acquiesça-t-il en s'arrêtant une nouvelle fois.
-Je peux peut-être essayer de les appeler comme on est bloqué dans les embouteillages ? Proposa-t-elle avant de réaliser. Depuis quand y'a des embouteillages à une telle heure ?
-Qui veux-tu appeler ? Demanda Edward qui était resté bloqué sur la première partie de sa phrase.
-L'hôtel, je pourrais d'abord voir s'il y a de la place et si c'est le cas, j'essaierai de joindre Lynda ?
-On peut toujours essayer.
Ils se sourirent. Etant une nouvelle fois au point mort, il en profita pour voler un nouveau baiser à Bella. Ils se séparèrent en sursautant quand des coups furent frappés à sa fenêtre.
-Lynda ? S'étonna-t-il en baissant sa vitre.
-Salut, les tourtereaux, lança-t-elle, j'ai pas le temps de vous expliquer, mais j'ai besoin que vous me rendiez un service. Il faudrait que vous…
-Hey ! Tu la bouges ta caisse ! Cria l'homme dans la voiture derrière la leur. Et toi, grognasse, vas faire le tapin ailleurs !
-C'est à moi que tu parles ? Hurla Lynda en le fusillant du regard.
Edward et Bella se lancèrent un coup d'œil affolé lorsqu'ils virent Lynda se diriger vers la voiture du type.
-Sors de ta voiture et ose me répéter ce que tu viens de dire en me regardant dans les yeux ! S'énerva leur amie.
-Edward ! L'appela Bella inquiète quand elle le vit descendre.
Bien qu'il n'en menait pas large, il s'avança vers eux, il ne pouvait pas laisser Lynda seule face à l'armoire à glace qui venait de descendre de voiture et qui fusillait la jeune femme du regard. Cependant avant qu'il n'ait pu faire un pas vers eux, Lynda avait saisi le bras de l'homme pour le plaquer violemment contre le capot de sa voiture, son genou glissa entre les jambes de l'homme pour appuyer violemment sur ses attributs. L'homme gémit de douleur et elle lui mit son insigne sous les yeux.
-J'attends toujours tes excuses ! Gronda Lynda d'une voix dangereusement basse.
-Je suis désolé… Pardon, M'dame, je voulais pas vous offenser !
-Bien, maintenant, tu vas remonter dans ta bagnole et la fermer !
-Oui, M'dame.
-Bordel, mais qu'est-ce que tu fais ? Rugit David en foudroyant Lynda du regard.
Edward se tourna pour apercevoir l'agent Green qui arrivait et qui semblait soutenir Aaron. David ouvrit la porte arrière de sa Volvo et força Aaron à s'y asseoir.
-Ecoute-moi, je veux que vous rentriez à la maison. Ton père doit toujours y être, je vais l'appeler pour qu'il s'occupe d'Aaron, vous restez là-bas jusqu'à ce que je vous rejoigne, lui ordonna Lynda.
-D'accord.
-Encore une chose, Edward, laissez-le tranquille, ne lui posez pas de question. »
Le jeune homme acquiesça avant de remonter dans sa voiture. Il jeta un coup d'œil dans le rétroviseur et croisa le regard vide de son mentor. Il frémit. Qu'avait-il bien pu se passer pour qu'un homme aussi solide qu'Aaron soit dans cet état ? Qui avait bien pu ébranler son roc ? Ses mains se crispèrent sur le volant pendant que Lynda et David faisaient dégager des voitures pour leur permettre d'avancer plus rapidement. Une fois qu'ils ne furent plus bloqués, il appuya sur l'accélérateur, pressé de rejoindre son père pour que ce dernier s'occupe d'Aaron.
Edward laissa échapper un soupir de soulagement lorsqu'il tourna dans la rue, il arriva rapidement devant la petite maison dont il remonta l'allée. A peine avait-il serré le frein à main que son père était déjà sur le perron. Le jeune homme descendit de la voiture et se dépêcha de la contourner pour venir aider son père à soutenir Aaron.
« -Je vais bien, protesta son mentor qui se débarrassa de la couverture et de leur aide.
Aaron fit quelques pas avant qu'ils ne se précipitent vers lui pour l'empêcher de chuter.
-Ne soit pas stupide, gronda Carlisle, tu as besoin de notre aide.
L'agent du FBI ne protesta plus et se laissa conduire à l'intérieur. Ils l'aidèrent à s'asseoir sur un fauteuil et Esmé arriva avec une tasse de café qu'elle donna à Aaron.
-Merci, murmura-t-il.
Edward prit la main de Bella et ils s'assirent sur le canapé près de sa mère qui couvait Aaron d'un regard inquiet. Il vit son père s'agenouiller devant leur ami tout en ouvrant sa sacoche, il sortit son stéthoscope ainsi que le tensiomètre, mais son mentor le repoussa.
-Je vais bien, assura l'agent.
-Laisse-moi en douter, s'agaça Carlisle avant de maugréer dans sa barbe, mais qu'est-ce que vous avez dans cette famille contre les médecins ?
Tous, y compris Aaron, observèrent d'un œil interrogateur son père qui se contenta de soupirer bruyamment. Malgré les protestations de leur ami, Carlisle fixa le tensiomètre sur son bras. Un léger silence s'abattit dans le salon le temps que le médecin examine son patient. Son père rangeait son matériel quand la porte de d'entrée s'ouvrit pour laisser passer David et Lynda. Cette dernière se précipita vers son mari, elle s'agenouilla face à lui et caressa tendrement sa joue.
-Comment te sens-tu ?
-Ca va, tu t'es inquiétée pour rien, la réconforta-t-il, j'ai juste mangé quelque chose qui n'est pas passé.
David et Lynda lancèrent un regard équivoque à son mentor pour lui signaler qu'ils n'étaient pas dupes.
-Je pense qu'il s'agit plutôt d'une crise d'angoisse que d'une indigestion, rectifia Carlisle.
Son père se leva et alla s'asseoir dans le fauteuil qui faisait face à Aaron, David se mit à faire les 100 pas pendant que Lynda ne quittait pas son époux du regard. Edward percevait la tension qui régnait dans la pièce et surtout l'apparente dispute qui couvait entre les trois agents.
-Je crois qu'on va vous laisser, dit soudain sa mère en se levant, Edward si tu es trop fatigué, nous laisserons ta voiture ici et nous la récupèrerons plus tard.
-Non, restez, Esmé ! Déclara Lynda en se redressant et en lançant un dossier sur la table basse. Après tout, cela nous concerne tous, non ?
-Lynda ! Lâcha Aaron d'une voix froide.
-Tu vas passer à table et tout de suite Gibson ! Parce que je te jure que pour le moment on était marié pour le meilleur, mais là ce sera pour le pire ! Et je te jure que tu vas en baver !
D'un geste sec, Aaron déposa sa tasse sur la table basse, il se leva et sortit une bouteille de whisky du bar. Il en versa dans un verre avant de se tourner vers eux tout en désignant la bouteille. Carlisle secoua la tête en signe de refus, David, lui, acquiesça, Aaron remplit un verre puis il le lui tendit et se tourna vers sa femme.
-Donne-moi plutôt la bouteille, lui lança-t-elle d'un ton amer.
Edward remarqua alors l'air soudain préoccupé de son père qui se détendit quand Aaron émit un léger rire narquois avant de ranger la bouteille dans le bar.
-Qu'est-ce que vous savez ? Demanda soudain Aaron.
-Hormis le fait que tu me mentes, que tu te moques de moi, qu'il y ait une taupe dans nos rangs et que tout t'accuse, on ne sais rien, on a que des putains de suppositions qui m'empêchent de dormir la nuit ! Merde, à quoi tu joues Aaron ?
-Tu crois que je vous ai trahi ? Que j'aurais pu trahir Edward ? Que j'aurais pu te trahir ?
Les deux époux ne se quittaient pas du regard. Edward lui était sous le choc des paroles qu'il venait d'entendre, pourtant, il savait que jamais Aaron n'aurait pu le trahir. Il aurait aimé le crier, mais Lynda soupira avant de reprendre la parole.
-Non, bien sûr que non, tu préfèrerais mourir plutôt que de nous trahir, j'en suis certaine.
-Peut-être pourriez-vous nous expliquer ce qui se passe ? Questionna Carlisle. Cela nous aiderait sûrement à comprendre.
-J'ai reçu un coup de fil de la police en fin d'après-midi pour m'informer qu'un cadavre avait été retrouvé sur les docks. Cela ne fait pas partie de nos attributions, mais je connais l'inspecteur Monroe qui était en charge de l'enquête, l'homme avait ceci dans la poche de sa veste.
Lynda sortit du dossier une pochette plastifiée qui contenait une enveloppe où était écrit le nom de la jeune femme ainsi que l'adresse du FBI. A côté de l'enveloppe, il vit une carte qui lui fit froid dans le dos. Il s'agissait d'une pierre tombale où étaient affichées le nom complet de la jeune femme ainsi que sa date de naissance et une date de décès. Edward frémit quand il vit que la date annoncée était dans quelques jours.
-Voilà pourquoi Monroe m'a appelé, il a pensé que cela avait peut-être un rapport avec une enquête en cours, il tenait donc à me prévenir et il espérait aussi que je puisse le renseigner sur l'identité de la victime, expliqua Lynda.
-Comme vous pouvez vous en douter, nous n'avons pas pu l'aider, poursuivit David, car c'est homme nous est inconnu. Cependant en observant certains détails de sa personne, nous pouvons déjà ébaucher un profil, ses vêtements, sa coupe de cheveux, sa carrure impressionnante et surtout le fait que ses empruntes digitales aient été brûlées nous apportent quelques réponses. Par ailleurs, la médaille russe qu'il avait à son cou, nous permet de confirmer nos hypothèses. Aaron, je ne te poserai la question qu'une fois, comment connais-tu un ancien agent du KGB ?
-Et surtout que faisais-tu avec lui ? Car c'est lui que tu appelais ces derniers temps, n'est-ce pas ? Ajouta Lynda.
-Oui, il me devait un service, admit Aaron. Il… On pataugeait dans l'enquête, on avait besoin d'un coup de pouce. Je lui ai donc demandé de voir ce qu'il pouvait trouver sur Orion.
-Comment ce type pouvait savoir quoi que ce soit ? Interrogea David.
-Il… Vladimir bosse pour quelqu'un qui a l'habitude de travailler pour des ordures dans ce genre, marmonna Aaron en vidant son verre.
-C'est lui qui t'a donné l'info pour Piettreri ? Demanda Lynda.
-Oui.
-Pour ça planque aussi ? Questionna David.
-Oui.
-Et il ne t'est pas venu à l'esprit que comme nous étions attendus, ton Vladimir jouait à un double jeu ? S'énerva Lynda.
-Non, jamais il n'aurait pris ce risque, je vous l'ai dit, il avait une dette envers moi et il était prêt à tout pour s'en acquitter.
-Ouais, enfin, ce type comptait tout de même m'envoyer cette carte ! Il voulait ma peau ou quoi ?
-Non, je lui ai dit de ne pas le faire, que je me chargerai de toi, Vladimir voulait juste que tu arrêtes de m'épier car tu rendais nos échanges dangereux autant pour lui que pour moi.
-Si cet homme est mort, murmura Esmé d'un ton angoissé, cela veut-il dire qu'ils sont ici ?
-Non, je ne pense pas, souffla Aaron, ce cadavre c'est une mise en garde, un message pour moi.
-Comment peux-tu en être aussi sûr ? Demanda David exaspéré par l'assurance d'Aaron.
-Je le sais, c'est tout ! S'énerva son supérieur en se servant un nouveau verre.
Edward observait la scène de manière détachée, essayant de comprendre les sous-entendus tout en s'imaginant que cela n'avait rien avoir avec lui, sinon, cela signifierait qu'ils le cherchaient, qu'ils voulaient le récupérer. Il tressaillit. La main de Bella serra plus fermement la sienne comme si elle avait senti son trouble. La jeune fille posa sa tête sur son épaule et il enfouit son visage dans ses cheveux cherchant un peu d'apaisement dans son doux parfum. Aaron et David se défiaient toujours du regard pendant que Lynda avait repris le dossier et l'observait avec attention.
-Que fais-tu ? Demanda son mari d'une voix lasse.
-Je cherche le déclencheur, chuchota-t-elle.
-Le déclencheur ? Répéta Aaron.
-Oui, la chose qui t'a fait perdre ton sang-froid tout à l'heure, celle qui t'a fait vomir.
Edward posa son regard sur son mentor qui serrait tellement fort son verre que l'on pouvait voir ses jointures blanchir, son visage aussi avait perdu toute trace de couleur.
-Depuis quand les tueurs du KGB sont des adeptes des bonbons ? Demanda Lynda en levant la tête vers son époux.
-Des bonbons ? Releva David perdu.
-Oui, il y avait une sucette qui dépassait de la poche intérieure de son manteau, dit Lynda avant de leur montrer une photo de la friandise.
Edward qui observait toujours Aaron vit que ce dernier mordait nerveusement sa lèvre inférieure, il faisait tout son possible pour garder le contrôle. Il reporta ensuite son attention sur l'objet qui les interpellait tous, il se figea. Son regard passa de la photo à Aaron et il comprit. Il releva la tête, ses yeux embués croisèrent ceux de son mentor qui l'observait avec inquiétude.
-Edward…
-Tu n'aurais pas dû faire ça, murmura-t-il, même pour moi, tu n'aurais pas dû…
-Je t'ai promis de les arrêter et je le ferai quoi que cela m'en coûte, lui rappela Aaron.
-Tu… Tu n'as pas fait ce que je pense ? Balbutia Lynda qui avait compris.
-Ne me dis pas que Vladimir était l'homme de main de Bentley ? S'écria David.
-Qui est Bentley ? Demanda Carlisle.
-Mon géniteur, lâcha Aaron en passant une main nerveuse dans ses cheveux. C'est l'avocat de toutes les crapules.
-La sucette, c'est lui ? Interrogea son épouse d'une voix blanche.
-D'une manière ou d'une autre, il a dû apprendre que Vladimir me rencardait. Il a donc réglé le problème à sa manière tout en me faisant savoir qu'il m'avait à l'œil.
-Tu penses que ton agression c'est lui ? Demanda David.
-Oui, avoua Aaron.
-Mais comment pouvez-vous être certains que c'est bien ce Bentley qui est derrière tout ça ? Interrogea Bella qui s'accrochait fermement à lui. »
Edward déglutit péniblement. Il planta son regard suppliant dans celui de son mentor, l'implorant silencieusement de se taire. Malheureusement, David ouvrit la bouche et le jeune homme sut qu'il ne pourrait pas le supporter ! D'un geste brusque, il se dégagea de Bella et sortit précipitamment du salon.
Depuis le début de la conversation, Aaron cherchait un moyen de faire sortir Edward de la pièce, il ne devait pas assister à cela. Cependant, dès que la conversation avait commencé, il avait su qu'Edward ne partirait pas, le jeune homme savait que tout cela le concernait et il avait le droit de connaître la vérité. Comme il l'avait prévu, Edward atteignit son point de rupture et s'enfuit de la pièce. Aussitôt, Bella et Esmé voulurent se lancer à sa poursuite.
« -Non ! Les stoppa David.
-Vous ne voulez tout de même pas le laisser seul ! S'indigna Bella.
-Non, bien sûr que non, mais ce n'est pas toi qu'il attend, ni sa mère, lui expliqua David.
-Vas-y, murmura son épouse à son oreille. »
Aaron déglutit. Il se sentait vidé, il était fatigué. Il n'avait qu'une envie s'était de s'allonger, de prendre son épouse dans ses bras et de tout oublier. Inspirant profondément, il sortit du salon. Il allait devoir trouver les mots justes pour aider et rassurer Edward. Il était encore furieux contre lui pour avoir montré sa faiblesse au jeune homme, Edward s'était accroché à lui, il n'avait pas le droit de le décevoir. Il sortit de la maison et trouva le jeune homme devant sa Volvo dont il essayait désespérément d'ouvrir la porte.
« -C'est plus simple avec la clef, murmura-t-il.
Il regretta sa phrase lorsqu'il aperçut le visage baigné de larmes d'Edward. Son protégé reposa une main nerveuse sur la poignée pour tenter désespérément de l'ouvrir une nouvelle fois. Aaron s'approcha de lui et posa sa main sur la sienne pour lui faire cesser tout mouvement, puis, lentement, il l'obligea à venir dans ses bras.
-Tout va bien se passer, le rassura Aaron en caressant son dos en un geste apaisant.
-Tu… Tu n'aurais pas dû, hoqueta-t-il, s'il… s'il s'en prend à…
-Chut, c'est mon problème et je suis prêt à l'affronter si jamais il cherche la confrontation. Je ne veux pas que tu te soucies de ça, tu m'entends ? Ce sont mes démons et pas les tiens.
-Il t'a fait du mal je l'ai vu, nous l'avons tous vu, ça t'a atteint plus que tu ne veux bien l'admettre.
-Peut-être… J'admets que j'ai été surpris, mais, Edward, je suis fort, je suis adulte et j'ai fait du chemin depuis. J'ai une femme merveilleuse et des amis sur qui je peux compter, donc, je veux que tu me promettes de ne pas laisser tout ça t'atteindre. Tu as 17 ans Edward, je veux que tu profites de ta vie, de ta famille et de Bella. Laisse-moi me charger du reste, d'accord ?
-D'accord, accepta-t-il en essuyant ses larmes.
-Bien, maintenant, rentrons avant qu'ils ne débarquent tous. »
Ils s'étreignirent une nouvelle fois et Aaron déposa un baiser dans ses cheveux avant de les ébouriffer. Tout en gardant une main autour des épaules de son protégé, Aaron le ramena à l'intérieur. Esmé étreignit son fils avant qu'elle ne l'entraîne avec Bella à l'étage pour préparer la seconde chambre d'amis. Il se dirigea vers la cuisine pour se préparer un encas, il avait soudain faim, les autres le suivirent.
« -Tu me le dirais si Edward était en danger ? Lui demanda le Carlisle.
-Nous veillons sur lui, le rassura-t-il, comme je te l'ai dit, nous contrôlons toutes les recherches qui pourraient être faite sur ta famille et Charlie surveille tous les passages d'étrangers à Forks. Si quelqu'un s'approche de trop près de vous, nous le saurons.
-Merci… Merci pour tout Aaron.
-Tu n'as pas à me remercier, c'est normal.
-Aaron, l'interpella David, comment peux-tu être sûr que Vladimir ne nous a pas attiré dans un piège ?
-Parce qu'il n'aurait jamais rompu sa promesse, répéta-t-il.
Aaron pouvait sentir leurs regards peser sur lui, ils voulaient des réponses. Tout à coup, il n'eut plus faim, il jeta son sandwich dans la poubelle.
-Mon géniteur avait l'habitude de ramener du travail à la maison. Un soir, Vladimir et lui ont abusé de la bouteille… L'alcool aidant, ils se sont amusés…, avoua-t-il dans un murmure, la tête baissée ne souhaitant pas croiser leurs regards. Vladimir est venu me voir plusieurs jours après, il voulait que je lui pardonne, il était rongé par les regrets. Je lui ai dit que jamais je ne lui pardonnerai… Il m'a alors promit qu'un jour, si j'avais besoin d'aide, je l'appelle, qu'il ferait tout pour m'aider et que peut-être ainsi il arriverait à obtenir mon pardon…
Un silence pesant s'abattit sur la cuisine. Il sursauta quand il sentit les bras fins de son épouse entourer sa taille, elle le serra fermement contre elle, tout en appuyant sa tête contre son dos.
-Tu ne m'en avais jamais parlé, chuchota-t-elle à son oreille.
Il n'y avait pas de reproches dans sa voix seulement de la tristesse face à la blessure qu'elle percevait encore chez lui.
-Je suis désolé, je ne voulais pas raviver de vieilles blessures, s'excusa David, mais il fallait que je sache si c'était lui la taupe.
-Ce n'est pas le cas, assura Aaron d'une voix plus sûre.
-Nous la trouverons, garantit Lynda.
-Bon, je crois qu'il est tard et nous sommes tous fatigués. Profitez de la journée de demain pour vous reposer, dit David en observant le couple.
Il acquiesça et son épouse l'imita. David s'approcha d'eux pour les étreindre tout en lui rappelant qu'il était là s'il souhaitait parler, puis, après avoir salué Carlisle, il partit.
-Pourquoi ne viendriez-vous pas passer votre dimanche à Forks avec nous, il y a une petite fête d'organisée ça pourrait être sympa, proposa Carlisle.
-Pourquoi pas, murmura Aaron.
-D'accord pour quoi ? Demanda Esmé en les rejoignant.
-Pour passer la journée chez nous demain, expliqua Carlisle. Où sont Bella et Edward ?
-Ils sont couchés, Edward s'est rapidement endormi. Alors, vous venez avec nous demain ?
-Oui, accepta Lynda.
Ils discutèrent pendant encore quelques minutes avant de tous monter se coucher. Aaron s'allongea dans leur lit et aussitôt Lynda vint se blottir contre lui. Il ferma les yeux, mais il pouvait quand même sentir peser sur lui le regard de son épouse.
-Je suis désolé, s'excusa-t-il.
-Tu m'avais promis, il y a de ça seize ans, de ne plus jamais me mentir, lui rappela son épouse, de ne plus jamais rien me cacher. Ce soir, je veux que tu renouvelles cette promesse, mais je te préviens, si tu t'amuses de nouveau à me cacher quelque chose, à te mettre sciemment en danger, l'amour que je te porte ne suffira pas, tu me perdras.
-Pardonne-moi, je ne voulais pas te faire souffrir, juste te protéger. Je… Je ne veux pas que mon passé te blesse encore…
-Aaron, tout ce qui te touche me concerne et n'oublie jamais : je t'aime idiot !
-Je t'aime aussi, mon cœur. »
Leurs lèvres se trouvèrent pour un baiser passionné qui scella sa promesse tout comme leur amour. Lynda blottit ensuite son visage dans le creux de son cou et s'endormit. Il caressa ses cheveux tout en repensant à la mort de Vladimir et aux conséquences que cela aurait. Il se rappela alors la réaction d'Edward lorsqu'il avait vu la photo de la sucrerie, il avait violemment réagi. L'homme qui faisait du mal à Edward utilisait-il la même technique que son géniteur ? Aaron se demanda alors si c'était une technique répandue chez les pédophiles, il allait devoir faire des recherches car si ce n'était pas le cas cela voulait dire que son bourreau était plus que l'avocat du Diable, il était peut-être impliqué !
Doucement, il souffla. C'était n'importe quoi ! Il était en train de se laisser emporter par ses divagations, il mélangeait les deux affaires, sa fatigue lui faisait voir des liens là où il n'y en avait pas. Aaron avait tellement envie de voir son géniteur payer qu'il risquait de bousiller son enquête s'il ne faisait pas attention ! Combien de fois avait-il répété à ses subordonnés de ne pas se la jouer solo au risque de commettre des erreurs de jugement ? Et voilà qu'il ne suivait même pas ses propres conseils ! Lynda se colla un peu plus contre lui, comme même si dans son sommeil, elle percevait ses angoisses. Aaron ferma les yeux et se laissa aller dans l'étreinte de son épouse, sa main glissa vers son ventre qui trahissait ses abus de chocolat, il sourit en caressant la légère rondeur. Un étrange sentiment de quiétude l'envahit et il s'endormit.
