Voici un chapitre un peu plus court que les précédents. J'ai eu une difficulté incroyable à l'adapter, j'ai dû couper et condenser beaucoup de choses (certaines que je vais essayer de/devoir reprendre plus tard), car la version originale du délire n'était pas cohérente du tout, un peu répétitive et surtout impossible à transcrire dans sa forme originale. J'aurais pu faire suivre, mais on aurait perdu de l'intensité. Enfin, j'aurai réussi à régler un point important pour Rufus et Dolly...

PS: J'adore l'appel de la maman, j'imagine trop la tronche de Dolly à ce moment-là... XD


Voyant que Dolly était en train de s'enfuir, et comme il était bien incapable de la rattraper dans sa condition, Rufus Shin-Ra resta sur place et prit calmement son PHS, contactant Tseng qu'il savait occupé à sa surveillance.

-Tu ne laisses pas Dolly filer hors d'ici et tu me la ramènes, s'il te plaît, dit-il avant de raccrocher sans attendre la réponse.

Il ne fallut au chef des Turks que trois minutes pour ramener Dolly… inconsciente sur son épaule. Décidément, les méthodes de Turk ça ne se change pas, mais quand même, il aurait pu trouver une autre solution, non ?

-Merci, heu… J'espère qu'elle ne gardera pas de séquelles…

-Au pire un peu mal au crâne…

Il la déposa sur le lit et s'inclina légèrement avant de filer hors de la chambre. Rufus s'installa près du lit, caressant doucement le visage de Dolly, jusqu'à ce qu'elle se réveille.

-Si je tiens le traître qui m'a eue par derrière, marmonna-t-elle.

Puis elle se rendit compte que Rufus était juste à côté d'elle, et elle baissa la tête en rougissant. Il retint un sourire, prenant plutôt un air sévère.

-Si tu veux que je te déteste, tu n'as qu'à t'enfuir à nouveau…

-Désolée…

Il vit une larme couler sur la joue de Dolly, et elle ajouta rapidement :

-Et puis de toute façon je vais pas tarder à être à la rue, alors je me demande bien où je pourrais aller…

-Idiote ! s'écria Rufus. Pourquoi voudrais-tu t'enfuir ?

-Je ne peux pas m'enfuir bien loin, je vais me faire expulser de mon appartement, ça fait plus de trois mois de loyer que je dois alors le proprio en a le droit et il compte bien le faire, et j'ai dû payer les frais d'hôpital de l'autre pervers qui m'a tripotée pour qu'il ne porte pas plainte…

Rufus s'effondra sur le lit, le visage contre les draps. Il n'était pas trop sûr de comprendre pourquoi, mais à entendre tout ça, ses forces l'avaient quitté. Pourquoi ne lui en avait-elle pas parlé plus tôt ? Est-ce que c'était si humiliant de dépendre de lui ? Mais elle dut ravaler un peu de sa fierté, car il l'entendit demander, après une longue inspiration :

-Est-ce que… tu accepterais de m'héberger quelques jours ?

-Bien sûr… reste, répondit Rufus à voix basse, toujours contre le matelas.

-Tu me dis pas ça par charité, hein ?

-S'il te plaît… reste…

Il sentit les mains de Dolly dans son dos, et ses bras autour de son cou. Lorsqu'il redressa la tête, il vit son regard humide et son visage souriant. Bientôt elle l'embrasse doucement, mais Rufus n'en était pas consolé pour autant, et cherchait son souffle à travers le baiser.

-Pourquoi… me menaces-tu toujours… de me quitter ? finit-il par articuler.

Il la sentit se raidir. Peut-être venait-elle juste de réaliser ce qui attristait tant Rufus…

-Parce que j'ai peur de te faire souffrir, répondit-elle, de te porter malheur… mais je t'aime tellement…

-Je m'en fous des malheurs. Je t'aime.

Il se hissa dans son lit et monta sur le lit, par-dessus Dolly, comme pour être sûr qu'elle ne lui échappe pas. Et elle le serra contre elle, à l'étouffer, et il s'appuya contre sa poitrine, respirant sa douce odeur. Il n'avait pas pu en profiter la veille, et il savait qu'il devrait partir très bientôt, mais maintenant… il s'essuya discrètement les yeux, ils commençaient à devenir dangereusement humides, en tout cas un peu trop à son goût.

-Dolly… tu me parleras la prochaine fois ? Avant de faire des bêtises…

-Promis…

Il allait poser ses lèvres sur celles de Dolly, quand… le PHS de celle-ci sonna. Elle finit maladroitement par le prendre, et soupira en regardant le numéro.

-Qui est-ce ?

-Ma mère…

Elle répondit néanmoins, et il entendit que la mère de Dolly semblait bien enthousiaste au bout du fil.

-Elle a vu l'inauguration à la télé, dit Dolly à Rufus au bout d'un moment en couvrant le récepteur de sa main.

Puis la conversation se poursuivit pendant un petit moment, jusqu'à ce que Dolly s'exclame :

-QUOI ? Il n'en est pas question !

Comme Rufus devait avoir l'air de se demander ce qui se passait, elle lui expliqua, couvrant toujours le récepteur de sa main :

-Elle veut venir rendre visite, mais avec mes problèmes d'appartement…

Rufus soupira, et décida de prendre les choses en main. Littéralement. Il arracha donc le PHS des mains de Dolly et le colla contre son oreille, prenant une voix pleine de soleil matinal pour saluer la mère de Dolly.

-Bonjour madame Whitestone, c'est Rufus Shin-Ra !

-Oh, bonjour Rufus! répondit la mère de Dolly, toute heureuse de l'entendre au téléphone. Vous étiez splendide hier, je vous ai vu hier avec ma fille à la télé ! J'aimerais beaucoup venir la voir, mais Victoria a honte de sa mère on dirait…

-Vous pouvez venir chez moi, si ça ne vous dérange pas de vous déplacer jusque là, proposa-t-il d'un ton badin.

Dolly écarquilla les yeux, complètement surprise, alors que sa mère s'exclamait via le combiné de PHS :

-Chez vous ? Oh, Victoria habite avec vous maintenant, c'est magnifique !

-Je ne sais pas si c'est définitif, répondit Rufus en regardant Dolly dans les yeux, ça va dépendre de Victoria, et aussi de mon emploi du temps, je passe beaucoup de temps à Healin aussi…

-Ah… Mais nous pouvons quand même venir la voir chez vous ?

-Évidemment, pour le moment nous avons décidé de passer un peu de temps ensemble puisque nous avons été séparés pendant quelques jours… pas vrai Victoria ?

Celle-ci hocha vivement la tête, les yeux toujours écarquillés de surprise. Il donna donc l'adresse à sa mère, avant s'excuser d'avance s'il était en retard, mais lui promettant de venir. Puis il la salua une dernière fois avant de raccrocher et de remettre le PHS à Dolly.

-Elle va pas oser venir ici, quand même, elle ne tient même pas debout ! s'exclama celle-ci.

-Moi non plus je ne tiens pas debout je te signale. De toute façon elle avait l'air plutôt en forme… mais je ne pourrai pas être là cet après-midi, avec tout le boulot de prévu…

-Je sais, et je vais devoir leur trouver un hôtel… ah, elle est embêtante…

-Ce ne sont pas les pièces qui manquent pour les loger ici…

-Rufus… ? Qu'est-ce que tu voulais dire par « je ne sais pas si c'est définitif, ça va dépendre de Victoria » ?

-Tu as peur de déranger, je me trompe ?

-Oui, j'ai peur de déranger, c'est vrai. Ça peut sembler bizarre mais il faut qu'on me dise clairement les choses, à moi, sinon je ne prends pas d'initiatives par moi-même dans ce genre de situation…

Et dire qu'elle avait été lieutenant SOLDIER, se disait Rufus en se tapant mentalement la tête sur des murs imaginaires. Mais l'heure tournait et il voulait régler tous ses problèmes boursiers le plus vite possible, alors la mise au point aurait lieu plus tard, il se contenterait de régler la situation au moins pour la journée et la visite des beaux-parents.

-Bon, alors tu peux recevoir ton père et ta mère ici, commander ou faire le dîner selon ce qui te plaît, manger dans une petite salle de réception intime, et je vais vous rejoindre pour le digestif, ça t'ira comme emploi du temps ?

Dolly hocha la tête. Rufus savait que ce n'était pas la réponse qu'elle attendait, mais c'était tout ce qu'il pouvait lui donner pour l'instant. Il savait qu'elle mourait d'envie d'habiter avec lui au lieu de se prendre la tête avec son appartement, mais il savait aussi qu'elle n'accepterait jamais qu'il l'aide à régler cette histoire. Et lui mourait d'envie qu'elle vienne habiter avec lui, mais il avait peur qu'elle se lasse de lui, de son horaire insupportable, de sa faiblesse… Mais Dolly secouait la tête, laissant sa fierté de côté pour la deuxième fois de la matinée. Un record. Ça aurait été bête de ne pas en profiter.

-Et après, on fera quoi ? demanda-t-elle à voix basse. Je pourrai retourner chez moi, et lorsque tu auras envie d'un moment de liberté… tu connais mon numéro…

-Tu ne veux de moi que lorsque je t'appellerai ? murmura Rufus en baissant la tête.

-Non, je te veux tout le temps, j'en ai assez d'être seule dans mon coin depuis des années, je m'en fiche de la liberté, je ne connais que la solitude et le chagrin… comment t'expliquer… ?

-Alors pourquoi tu ne me dis pas que tu veux habiter ici ?

-Peut-être parce que je suis trop fière pour demander ? Et que j'ai éternellement peur que tu me rejettes…

-Pourquoi ? demanda Rufus d'un ton complètement découragé.

-Parce que le bonheur est si éphémère, comme l'existence d'un papillon, j'ouvre mes yeux et je te vois et je me dis que je t'aime à en crever, mais qu'un jour après avoir fermé les yeux, tu ne sois plus là, et que je retombe dans le néant… Parce que si tu étais juste un rêve, mon amour, je mourrais en m'éveillant…

Rufus se dit que les femmes étaient des créatures bien compliquées et bien poètes. Mais comme il était un homme particulièrement rationnel, il se contenta de répondre :

-Si tu veux toujours être à mes côtés et toujours me voir quand tu ouvriras les yeux, tu n'as qu'à me le demander…

-Alors je te le demande…

-Tu vois, ce n'est pas si difficile, dit-il en la serrant contre lui.

-Peut-être que non finalement…

Il la retint contre lui, et elle essuya ses larmes de son mieux, se collant ensuite contre son torse. Il était soulagé, il était heureux, et ce relâchement après toutes ces émotions lui donna une nouvelle envie.

-Et moi, dit-il, je peux te demander quelque chose ?

-Oui ?

-Je peux te faire l'amour comme un sauvage ?

Surprise, elle éclata de rire avant de l'embrasser, objectant pour la forme.

-Tu ne devais pas partir bientôt ?

-J'ai juste assez de temps pour ça.

-Et le médecin… ?

-Je n'ai pas l'air assez en forme ?

-Oh que si, en pleine forme…

-Je vais te montrer à quel point.

Et il la plaqua contre le matelas, avant d'assaillir d'abord ses lèvres, puis son corps entier, avec toute la violence et tout l'amour dont il était capable. Il la fit pleurer, il la fit crier, il la fit gémir, il la fit se tordre dans tous les sens, avant de consentir à s'abandonner lui-même au plaisir. S'il ne pouvait s'accorder ce genre de moments que rarement à cause de sa condition physique, il lui devait au moins un moment aussi intense…


PPS: Il est complexé le Ru...