Chapitre 29 :
POV Alicia :
Nous envoyâmes une première volée de flèche, qui fit tomber plusieurs hommes dans leurs rangs. Il y en eu une deuxième, puis une troisième. Eux, ils ripostaient en nous envoyant des boules géantes qui détruisaient peu à peu le temple. Puis, en bas (je me trouvais avec les archers), le sol s'écroula, laissant place à nos hommes (Narniens) qui foncèrent dans les lignes ennemis. Je sautais en bas et rejoignis les combats. Ça faisait longtemps que moi et Éli n'avions pas participé à une vraie bataille, et l'adrénaline monta bien vite en moi. Je décapitais, tranchais, lacérais sans défaillir à la vue du sang, me contentant de faire tomber mes adversaires. Mon épée double était une vraie merveille, et je ne regrettais aucunement de l'avoir demandé aux Valars. J'aperçus alors Peter, plus loin, à terre, un soldat le menaçant de son arme. Furieuse, je lançais une énorme boule de feu sur le soldat ennemi, brulant au passage les Telmarins qui se trouvaient sur sa route. Elle atteignit son but de plein fouet et l'homme ne se releva pas. Peter, lui, ne bougeait pas, sidéré. Je me dépêchais auprès de lui, le remettais sur pieds et lui rendis son épée.
- Debout, aller !
- C'est… c'est toi qui a fait ça ? demanda-t-il.
- Oui, dis-je en haussant les épaules.
Un homme du camp adverse arriva derrière moi. Je me baissais et Peter le frappa en plein visage.
- C'est fou comme il y en a ! Fis-je remarquer en fauchant un bras. Plus tu en tue et plus il en vient, ce sont de véritables cafards !
- Pas faux, admit-il. Mais notre nombre, déjà pas très grand au départ, rapetisse de plus en plus. On ne va plus tenir très longtemps.
- Ne t'inquiètes pas, le rassurais-je. Lucy va bientôt revenir.
- J'ai peur pour elle, Susan est revenue avec Caspian, mais Lucy n'était pas avec eux.
- Elle s'en sortira, il faudrait que tu apprennes à lui faire un peu confiance, parfois.
Et hop ! Une jambe, qui veut une jambe droite ?
- Nous sommes en guerre ! Nous n'avons pas le temps de jouer à des jeux de confiance fraternelle !
- Et pourtant, c'est ce qui vous sauvera tous, répliquais-je. Cette confiance est ce que tu as de plus précieux de la part de Lucy, ne la gâche surtout pas. Éli, combien de temps ? m'écriais-je en direction de ma meilleure amie, un peu plus loin, qui se battait elle aussi.
- Je dirais 1 minutes, voir moins ! répondit-elle en criant aussi, essayant de se faire entendre par dessus les cris et le bruit des armes qui s'entrechoquaient.
Je souris, tout serait bientôt terminé, et nous rentrerions chez nous accomplir notre véritable mission. Pourtant, cette pensée me pinça un peu le cœur. Les Pevensies allaient me manquer, surtout Peter… Quoi, mais qu'est-ce que je racontes ? Aller, focus sur les combats, ma grande ! Je mettais à terre un énième Telmarin quand, soudain, un rugissement retentit. Les arbres se mirent à bouger, les racines prirent vie et se mirent à tuer nos ennemis.
- Ils ont réussis, soufflais-je avec un sourire.
Peter ascquisa, et les Telmarins se mirent à se replier vers la rivière.
- À la rivière ! Hurlais-je aux Narniens. Suivons les, et finissons en !
Nous les poursuivîmes un moment et, quand nous arrivâmes à la forêt, nous pûmes voir Lucy au bout du pont, Aslan à ses côtés, qui sortait son petit poignard. Le pont se fit détruire par les sirènes et leur roi, et les Telmarins qui avaient tenté de traverser se firent emporter dans les eaux troubles. Je m'approchais, les Narniens se rassemblant derrière moi.
- Telmarins, rendez-vous ! Jetez les armes et aucun mal ne vous sera fait ! Le sang a assez coulé aujourd'hui, cessons les combats et rendez-vous !
Ils se concertèrent, puis un premier jeta son épée, suivit des autres. Boucliers, lances, épées et flèches se retrouvèrent entassés devant nous.
- Éliane, tu nous ouvres le passage ? demandais-je avec un sourire en pointant la rivière.
Elle sourit aussi et écarta l'eau en deux (Moïse….) nous passâmes, sous les yeux éberlués et terrifiés de nos ennemis. Nous rejoignîmes ensuite Aslan et Lucy. L'eau retrouva son lit et nous nous inclinâmes devant le grand lion.
- Rois et Reine de Narnia, relevez-vous ! ordonna-t-il.
Je sentis Peter, Edmund et Susan se lever.
- Toi aussi, Prince Caspian, ajouta le lion.
Il obéit, et je me retins pour me gratter l'arrière de la tête. Ça pique !
- Jeunes filles, relevez vous aussi.
Nous obéîmes et nous relevâmes.
- Mes enfants, vous avez réussi, dit-il en s'adressant à tout le monde. Mais une menace persiste encore.
- La sorcière blanche, souffla Éliane. Je l'avais complètement oublié.
- Oui, Jadis est toujours là, bien que faible et sans magie. Elle reste une menace pour nous tous rien que parce qu'elle existe. Vous devez la détruire, et Narnia sera réellement sauvé.
Nous acquiesçâmes, l'air grave. Le lion sourit.
- Sinon, vous avez tous été très courageux. Vous aussi, maitres souris.
- Je crains, mon seigneur, dit l'un d'elle, que j'ai perdu mon honneur. Une souris sans sa queue ne vaut plus rien.
- Et nous couperons la nôtre pour ne pas laisser notre chef, ajouta une autre.
Oh p*tain, c'est Ripitchip ! CUTE ! On ne s'était jamais parlé, bizarre pas vrai ?
- Ce ne sera pas nécessaire, répondit le lion en riant légèrement. Alicia, tu veux bien t'en occuper ?
- Bien sûr, Aslan, dis-je en souriant.
Je me penchais vers Ripitchip et indiquais sa queue tranchée en deux.
- Je peux ? demandais-je.
Il hocha la tête, bien que méfiant. Je fis apparaître la lueur lilas et la plaçais sur le membre blessé de la souris. Peu après, sa queue repoussa, et il poussa un petit cri.
- Je vous remercie, gente dame, pour ce cadeau. Je la protégerais au péril de ma vie, affirma-t-il en s'inclinant.
Je riais légèrement, me relevais et retournais aux côtés d'Éliane. Pourtant, je venais à peine de la rejoindre que deux paires de bras m'empoignèrent les épaules et les bras. Je poussais un cri effrayé, et je vis qu'il s'agissait des sorciers qui restaient (Éli m'en avait parlé). Tous ceux autour semblaient figés, même les Narniens de l'autre côté. Puis, l'un d'eux créa un vortex et on me força à y passer. La mission d'Éli commençait.
POV Éliane :
Dès qu'ils eurent disparus, nous nous défigeâmes.
- Ali ! m'écriais-je en me jetant sur le portail.
Pourtant, il se referma avant que je ne puisse m'y rendre. Autour de moi, les autres semblaient perdus.
- Que s'est-il passé ? demanda Lucy. Et où est Alicia ?
- Elle s'est faite enlever par Jadis, déclarais-je. Que ceux qui veulent venir m'aider à la libérer me rejoignent immédiatement, je pars sur le champ.
Aussitôt, comme je l'avait prévu, les Pevensies et Caspian s'approchèrent, ainsi que les souris (Ripitchip est TROP CUTE). Après un au revoir à Aslan, je nous téléportais dans une immense plaine, où se trouvaient les sorciers, Jadis et ma meilleure amie. Les sorciers formaient un cercle et Alicia était prisonnière d'une sorte de pentacle dessiné à l'intérieur de ce cercle. Jadis était dans un second pentacle et souriait d'une manière victorieuse. Puis, alors que nous dévalions la pente pour les stopper, il y eu un énorme éclat de lumière qui nous força à fermer nos yeux. Lorsque nous les rouvrîmes, nous pûmes voir les sorciers se diriger vers nous. Bien décidée à en finir et à rejoindre Alicia, je dégainais mes dagues.
- Prenez leurs colliers et brisez le pendentif, c'est la seule façon de détruire les sorciers ! criais-je à l'intention des autres.
Il n'y en avait qu'une dizaine, nous en viendrons à bout facilement. Dès que le premier se planta devant moi, je le transperçais de ma dague et brisais son médaillon. Nouveau cri, de la poussière noire et un coup de vent qui la fit s'envoler au loin. J'entraperçus l'un des sorciers qui s'éloignait un peu dans le but de nous… figer ?
- Susan, vise le collier de celui-là ! lui dis-je.
Elle ascquisa et banda son arc. Elle laissa partir la flèche, qui se ficha dans le médaillon, et celui-ci explosa. Il y eu trois autres détonations, et je pus voir Lucy qui volait les colliers pour les détruire. Bonne idée. Nous en vînmes finalement à bout et je rangeais mes armes.
- Alicia !
Peter se précipita vers mon amie, qui était au sol et ne bougeait plus. Jadis avait disparu.
- Ali ? Ali ! la secouais-je.
Elle ouvrit finalement les yeux et se releva avec l'aide du blond. Je vis des larmes couler le long de ses joues.
- Elle les a. Elle a prit mes pouvoirs, je n'en ai plus aucun, déclara-t-elle, la voix entrecoupé de sanglots. Va lui faire la peau, Éli. Je veux ravoir mes pouvoirs !
Elle était passée de la peine à la colère. Je lui souris et je lui fis signe de se calmer.
- Ne t'inquiète pas, tout ira bien.
- N'oublie pas, Éli. Imagines toi en train de me combattre moi, et non elle. En prenant mes pouvoirs, elle a obligatoirement prit mes faiblesses qui y sont reliés. Sert toi en.
- Je comprends. Peter, toi et les autres devriez vous occuper d'elle pendant que…
- Je ne suis pas handicapée non plus, s'offusqua-t-elle. Je suis très bien capable de m'occuper de moi-même toute seule.
Pour prouver ses dires, elle se défit de l'emprise du blond et fit quelques pas chancelants, avant de s'écrouler au sol. J'éclatais de rire malgré la gravité de la situation.
- C'est ça, rit pendant que tu le peux, marmonna-t-elle alors que Peter la maintenait debout.
- J'y vais, on se voit tout à l'heure ! les saluais-je avant de disparaître.
Je suivais la trace de Jadis pour finalement la trouver sur le lac gelé, devant son palais.
- Tiens, tiens, vous avez vaincu le reste de mes serviteurs ? fit-elle remarquer. Et comment va ton amie ?
- Oh, elle va très bien, affirmais-je en sentant tout de même la colère m'envahir. Elle est juste très en colère contre toi et n'a qu'une envie, celle de te détruire de ses propres mains.
- Elle n'est pas morte ? Impossible ! Elle doit pourtant mourir pour que les pouvoirs me reviennent en entier.
Elle pensait que je ne l'entendrais pas, sûrement. Quand je compris que ma meilleure amie avait faillit mourir à cause de cette fille de…. Calme, calme, Éli. Enfin, qu'elle avait failli mourir à cause de Jadis, la colère prit le dessus sur ma raison et je lui sautais dessus, dagues en main. Elle même fit apparaître une épée double. Non, elle n'avait pas le droit, c'était celle d'Ali ! Je frappais avec de plus en plus de force et de rapidité et elle, toujours un peu faible, peinait à contrer mes attaques. Pourtant, coup bas, elle profita d'une ouverture que j'avais laissée pour m'envoyer une longue flamme. Encore plus en colère, j'utilisais mes propres pouvoirs pour l'attaquer. Je vis alors un énorme flocon de cristal qui pendait à son cou, et qui, j'en étais sûr, n'y était pas avant la cérémonie d'extraction de pouvoirs. Ça y est, je savais maintenant ! Mais ça devait être Alicia qui brisait le collier, je devais donc tuer la Sorcière Blanche à la vieille méthode. Je lui tranchais alors un peu le bras (du moins il resta accroché par quelques muscles et ses os), et elle hurla de douleur. Je pus voir sa blessure se refermer lentement, très lentement. Je frappais à nouveau et réussi finalement à la désarmer. Ça faisait sûrement plus d'une heure que nous combattions, et je commençais à me fatiguer. Aussi, quand je réussis à lui enlever l'épée double, un sourire victorieux (voir un rictus méprisant selon certains points de vue) éclaira mon visage. Je m'approchais lentement de Jadis, qui reculais sur le sol, apeurée. Je levais mon épée au dessus d'elle.
- Non, je ne peux pas mourir comme ça ! protesta-t-elle.
- On dirait que ce sera le cas, pourtant, répondis-je avant de la tuer d'un coup à la gorge.
Pour être certaine, je lui transperçais le cœur deux-trois fois et pris ensuite le collier, avant de me téléporter à la forteresse, où tout le monde devait se trouver et m'attendre. En effet, ils étaient tous dans la salle du trône (toujours, toujours, toujours une salle du trône, hein ?).
- Éli ! Tu vas bien ? s'inquiéta Ali.
- Oui. Au fait, si tu veux ravoir tes pouvoirs, tu n'as qu'à briser ça, dis-je en lui donnant le collier de cristal. Aller, défoule toi.
Elle sourit, vraiment heureuse, et saisit le pendentif. Elle le regarda quelques secondes, puis l'envoya contre le mur avec une force que je ne lui connaissais pas. Une fumée bleuâtre s'éleva doucement dans les airs et flotta jusqu'à elle, qui ferma les yeux. La fumée l'enveloppa et quand elle se dissipa, je pus voir Ali se diriger vers moi.
- Merci, Éli. Merci beaucoup. Maintenant, allons soigner tes blessures. Et ne riposte pas, c'est un ordre, dit-elle d'un ton autoritaire.
Je soupirais, comprenant que ça ne servait à rien de répondre, et la suivis. Elle soigna mes quelques blessures et me remercia à nouveau. Après quoi, nous allâmes dormir. Les Valars attendaient probablement qu'Aslan s'occupe de nous pour nous renvoyer en Terre du Milieu, et c'était tant mieux, car je voulais dire au revoir une dernière fois aux Pevensies. Je fermais les yeux et m'endormis, vraiment fatiguée par la journée.
POV Alicia :
Malgré le duel, la bataille, mon enlèvement, la perte de mes pouvoirs, l'attente d'Éli, le retour de mes pouvoirs et la guérison de ma meilleure amie, je n'arrivais pas à dormir. Je savais que nous partirions sûrement le lendemain, mais quelque chose me retenait ici. Quelque chose… ou quelqu'un ? Je soupirais et me levais, avant de me rendre dans les jardins. C'était officiel, maintenant, j'étais amoureuse. Oui, amoureuse, mais de la mauvaise personne.
- Alicia, je peux te parler ? demanda une voix facilement reconnaissable.
- Bien sûr, Peter, dis-je en me poussant un peu sur le banc pour lui faire une place.
Il prit place à côté de moi.
- Écoute, Alicia, je me suis rendue compte de quelque chose de très important. À propos… de toi et moi.
- Quoi ? m'étonnais-je.
- Je te connais depuis peu et, pourtant, je me suis rendue compte aujourd'hui à quel point j'avais peur de te perdre, à quel point je tenais à toi. Ce que je ressens pour toi, c'est bien plus que de l'amitié…
Il s'exprimait maladroitement, mais j'avais compris l'essentiel.
- Écoute, Peter je…
Il m'empêcha d'ajouter quoi que ce soit, car… il m'embrassa. C'était doux, et je compris qu'il ne s'était pas trompé sur ses sentiments pour moi. Pourtant, au lieu de répondre à ce baiser, je me détachais, les larmes aux yeux.
- Je suis désolée, Peter, mais ça ne marchera jamais entre nous. Crois moi, j'aurais préféré le contraire, mais c'est comme ça et on ne pourra rien y changer. Oublie moi, et vis ta vie.
Je partis en courant. Pas très courageux, je sais, mais j'aurais préféré me retrouver face à Sauron plutôt que me retrouver dans cette horrible situation. Mais souris, Ali, diriez-vous. Ton amoureux secret t'avoue qu'il t'aime ! Mais je ne peux pas sourire. Je m'enfermais dans ma chambre et regardais timidement par ma fenêtre. Dans les jardins, la silhouette de Peter était encore immobile sur le banc, toujours choqué. Je me sentais tellement mal pour lui, pour moi. Je l'aimais oui, plus encore que je n'aimais Elladan. À sa pensée me vint un haut-le-cœur. Je n'avais pas pensé à lui une seule seconde, même quand on parlait de la Terre du Milieu ! J'étais une petite amie horrible, je me dégoutais moi-même. Je me mis à pleurer amèrement. Ce n'était pas seulement le fait que j'étais déjà avec quelqu'un qui m'empêchait de sortir avec lui, non. Il y avait aussi le fait que je venais d'un autre monde et qu'on ne pourrait jamais se revoir, que j'avais une prophétie à accomplir, que mon destin était flou quand à ma survie. Je doutais sérieusement qu'on s'en sortirait, moi et Éli. Désespérée, les larmes me revinrent de plus bel. Puis, sans trop savoir comment, je trouvais le sommeil.
Voilà, on y était. Tout le monde, Narniens et Telmarins, étaient rassemblé en ce matin ensoleillé. Moi et Éliane nous tenions aux côtés des Pevensies, d'Aslan et de Caspian. Il y avait un énorme arbre au tronc troué. C'était le portail qui renverrait tout le monde chez soi. À plusieurs reprises, Peter avait essayé de me parler, mais j'avais réussi à lui échapper. Je ne voulais pas affronter son regard.
- Qu'est-ce qu'il se passe entre toi et Peter ? fit la voix d'Éli dans ma tête.
- C'est rien, une légère altercation, répondis-je.
- Il avait l'air de vouloir s'excuser.
- C'est un peu plus compliqué que ça. Je t'expliquerais tout quand nous serons à la maison.
Maison. Voilà ce qu'était la Terre du Milieu pour nous. Malgré tout, j'avais vraiment hâte d'y retourner, de retrouver les Hobbit, Gandalf, Aragorn, mon frère, Gimli et même Elladan. Je chassais le visage de Peter qui s'insinuait vicieusement dans mes pensées et me concentrais sur le discoure d'Aslan. Les Telmarins avaient choisi de rester ici et de vivre avec les Narniens.
- Bien. Sinon, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer, ajouta Aslan. Les Rois et Reines de Narnia ont décidés de rester ici et, de ce fait, deviendront immortels.
DE WHAAAAAAAAAAT ? Non, on met pause. Les Pevensies ? Immortels ? Restent à Narnia ? Oh, oh, problem ?
- Ils gouverneront sur Narnia en entier, mais le royaume sera dirigé par le prince Caspian et sa fiancée, Susan la douce !
Ok, on en apprend, des choses, ce matin. Je croisais le regard de Peter et je détournais aussitôt le regard. Autour de nous, tout le monde applaudissait à tout rompre. Quand cela cessa, Aslan reprit la parole.
- Nous disons aussi adieu à Alicia et Éliane ici présentes. Elles doivent repartir dans leur propre monde afin d'accomplir leur véritable destin. Jeunes filles, Narnia vous sera à jamais reconnaissant pour l'aide que vous nous avez apporté.
Il ouvrit le portail et ce fut une vague d'embrassades. Quand je me retrouvais face à Peter, je me figeais. Il me prit doucement la main et me regarda dans les yeux.
- Pourquoi ? demanda-t-il.
- Parce que c'Est comme ça. Oublie moi, ça vaudra mieux pour tout le monde, répondis-je en luttant contre les larmes qui revenaient.
Je me défit de sa poigne et retournais à l'arbre Après un dernier regard pour Narnia, je sautais dedans, Éliane l'ayant fait devant moi. Malgré tous mes efforts, je croisais une dernière fois le regard bleu-vert de Peter, et ses lèvres formèrent deux mots parfaitement identifiables : Je t'aime. Puis, je me retrouvais à Fondcombe, dans le stand d'entrainement, Éliane auprès de moi. Nous nous relevâmes et regardâmes autour de nous, intriguées. Il n'y avait personne. Pourtant, ça ne me faisait pas grand chose. Nous étions de retour à la maison, et c'était tout ce qui comptait.
