Devinez qui c'est qui a respecté le délai...? Hein ? C'est mwaaaaa ! (ok je vous le cache pas, je suis pas peu fière de moi ^^) Bon, je dis pas que ce sera comme ça tout le temps (c'est impossible, je vous le dis tout de suite...) parce que c'était quand même un sacré marathon, MAIS BON... Il le fallait pour rattraper le retard (et maintenant on revient aux délais méga longs, yaaaaaay! Nan, je rigole... Je vais faire de mon mieux... - phrase qui ne sert à rien..)
Bref, assez de blabla, merci beaucoup beaucoup beaucoup à ceux qui ont laissé une review au dernier chapitre: Thefriendlycat, Bloclang, Twinkle Wave, Kalas1209 (pas mal comme idée! J'avais pensé à faire un truc dans le genre, mais je ne voyais pas comment l'écrire pour que ça ne fasse pas "too much"...), Black, et Ztay.
Bonne lecture!
Chapitre 28: Le salut de Mrs Lupin
Boum. Boum. Boum. BOUM.
La douleur résonnante lui traversait le crâne. Il avait l'impression que sa tête se fendrait en deux d'une minute à l'autre. Les yeux fermés, il voyait une multitude de lumières jaunes orangées qui dansaient et formaient des étoiles dans le noir.
Pris d'une soudaine impulsion, il voulut porter une main à son front pour calmer la douleur mais, étrange phénomène, son cerveau ne put communiquer d'ordres à son bras et il dû se contenter de laisser ce dernier immobile le long de son corps.
Il ne se souvenait de rien; la seule chose qui comptait était qu'il avait mal. Pourquoi donc personne ne s'occupait-il de son sort ? Car il n'était pas seul; du mouvement se faisait sentir autour de lui. Des chuchotements, des bruits de pas, et même un gloussement. Il grogna, voulant informer les autres – peu importe qui ils étaient – de son réveil.
- Vous avez entendu ? dit une voix qu'il eut du mal, avec la confusion, à identifier.
- Il est réveillé ? Attendez, je vais appeler Pomfresh.
Il sentit un poids sur le matelas disparaître tandis qu'une personne se levait de son lit et s'éloignait. Curieux quant à l'identité des personnes présentes dans la pièce, il refusait néanmoins d'ouvrir les yeux. Il avait en effet la très nette impression que s'il venait à le faire, son mal de tête s'intensifierait – ce qu'il voulait absolument éviter, pensa-t-il avec une grimace. Finalement, des bruits de pas se firent de nouveaux entendre.
- Il a grogné, dit la même voix.
- Je vois, répondit une voix de femme d'un ton sérieux. Mr Potter ?
Zut. Quelqu'un l'appelait. Cela voulait-il dire qu'il devait ouvrir les yeux ? Certainement pas. Il opta pour un autre grognement certes moins élégant, mais beaucoup plus sûr.
- Cesse de grogner, Jamesinette, et réveille-toi ! s'exclama quelqu'un avec impatience, bien que l'on pouvait distinguer l'amusement dans sa voix.
Bon, s'il le faut. Soupirant, James ouvrit lentement les yeux... et regretta immédiatement de l'avoir fait. Une lumière tellement aveuglante lui traversa l'iris qu'il dû papillonner des paupières pour empêcher les larmes qui s'étaient formées au coin de ses yeux de couler. Une fois qu'il fut certain qu'il n'était plus en danger de larmoyer comme une fillette, il prit une grande inspiration et ouvrit correctement les yeux. Silhouettes informes, reliefs courbés... Son esprit flou entreprit de se concentrer sur les personnes présentes autour de lui et après quelques instants de lutte avec sa propre mémoire, James mit enfin un nom sur les visages.
Au premier plan, Mme Pomfresh, l'infirmière de l'école, qui le regardait d'un œil critique en pinçant les lèvres, les poches de son tablier regorgeant de potions. Derrière elle, debout les bras croisés et affichant un sourire en coin, Sirius se retenait visiblement de rire. Du côté gauche de son lit, enfin, assis sur des chaises, Peter et Remus le regardaient silencieusement, soulagés visiblement de voir que leur ami s'était réveillé. James eut un sourire en voyant ses amis.
- Alors, Monsieur Marmotte, on a bien dormi ? demanda Sirius avec un clin d'œil.
- 'Mieux dormi si je n'avais cette saloperie de mal de tête ! grommela James en frappant son poing contre son drap.
Les vibrations de sa voix dans son crâne et celles provoquées par son poing sur son lit intensifièrent instantanément la douleur, si bien que James se prit la tête entre les mains dans une tentative désespérée pour calmer les palpitations douloureuses et jura de ne plus jamais prononcer le moindre mot. Il entendit plus qu'il ne vit Sirius manquer de retenir un rire et releva lentement la tête, lui intimant d'un regard le silence.
- Allons, Mr Black, ceci est une infirmerie ! le réprimanda Mme Pomfresh. Vous pouvez vous sentir chanceux que je vous aie laissé y mettre les pieds avec tout le chaos que vous êtes réputé de semer.
Sirius leva les yeux au plafond, apparemment irrité par l'attitude trop sévère de l'infirmière, mais n'ajouta rien. James jeta un coup d'œil à ses deux autres amis qui le fixaient d'un air inquiet, et tenta de les rassurer avec un sourire. Remus, dont le teint était plus pâle qu'à l'ordinaire, hocha la tête et se tourna vers Mme Pomfresh.
- Y'a-t-il quelque chose qu'on peut faire pour se rendre utiles ?
Mme Pomfresh, qui venait de déboucher un des flacons de son tablier, lui offrit un sourire bienveillant.
- C'est très gentil de ta part Remus, mais il ne s'agit que d'une bosse, elle devrait guérir sans trop de soucis.
- Une bosse ?! s'exclama James en se redressant subitement en position assise, oubliant au passage toute promesse de ne plus parler.
La nouvelle vague de douleur qui lui traversa la tête, encore plus colossale que la dernière, lui fit cependant amèrement regretter son élan de surprise et il s'affaissa doucement sur son oreiller, portant avec hésitation sa main à son front.
- Oui, une bosse, Mr Potter, confirma Mme Pomfresh en regardant le garçon tâtonner ladite bosse d'un air maussade. Rien de dramatique, bien-sûr, si vous prenez les bons remèdes.
Et sans attendre, elle lui fourra sous le nez le flacon qu'elle tenait dans la main. Il renifla.
- Berk!
- Pas de 'berk' avec moi, Mr Potter ! le sermonna Mme Pomfresh en approchant le flacon à ses lèvres. Buvez-le vous-même, si vous ne voulez pas que je vous le fasse boire de force !
Lui jetant le regard le plus mécontent qu'il maitrisait, James s'empara du flacon d'un geste brusque et vida son contenu. Le goût – que James avait imaginé être celui d'un mélange fermenté de chaussettes de Serpentard – s'avéra finalement être moins terrible que ne le laissait présager l'odeur, et il put avaler le reste de la potion sans trop de grimaces.
- Bien, approuva Mme Pomfresh en reprenant le flacon, désormais vide. Ça devrait atténuer votre mal de tête.
James acquiesça, ressentant déjà les effets de ce qui devait être l'un des remontants secrets de l'infirmière de Poudlard.
- Quand pourra-t-il sortir, Madame ? demanda Remus.
L'infirmière fronça les sourcils et observa James d'un œil critique.
- Et bien, le traumatisme a été relativement important, mais la bosse devrait se dégonfler d'ici à quelques jours. Je pense garder Monsieur Potter cette nuit pour lui administrer quelques potions, mais étant donné que la bosse seule ne sera pas handicapante, il pourra sortir demain matin.
Remus hocha doucement la tête, soulagé mais visiblement encore pensif.
- Tu n'avais pas besoin de t'inquiéter pour ça Remus, tu vois je serai très bientôt de retour ! plaisanta James.
- C'est justement ça qui l'inquiète, James, répondit Sirius. Nous qui espérions passer plus d'une nuit sans tes ronflements... Pas vrai, Remus ?
Remus eut un petit mouvement de la tête, mais ne répondit rien. Les yeux baissés sur ses genoux, il semblait trop absorbé dans ses pensées pour remarquer quoique ce soit. Non pour la première fois depuis le mois de mars, l'estomac de James se tordit violemment en repensant à ce qu'ils avaient découvert et se demanda si la décision de Sirius de ne pas agir pour l'instant était vraiment judicieuse, tant parfois le désarrois de Remus était palpable.
- Je vous laisse cinq minutes à tous les trois, reprit Mme Pomfresh en interrompant le fil des pensées de James, pour rafraîchir la mémoire de Mr Potter. Si mes déductions sont correctes, vous ne devriez pas vous souvenir des évènements de ce matin.
- Pas trop, non, avoua James avec un sourire penaud.
L'infirmière secoua la tête, exaspérée.
- Cinq minutes, rappela-t-elle avant de tourner les talons et d'aller dans son bureau.
Sirius eut un rire et se jeta avec bonheur à plat ventre sur le lit de James.
- Ah, tu t'es mis dans de beaux draps, James, dit-il en se redressant sur ses coudes pour mieux voir son ami. Le jour de ton anniversaire, en plus !
- Ce n'était pas exactement ce qu'on avait prévu pour ce jour, dit Peter de sa chaise avec un sourire timide. On avait plutôt pensé à célébrer tout ça dans le dortoir, ce soir.
- Avec un bon gâteau, ajouta Sirius en se passant la langue sur les lèvres.
- Oh, taisez-vous ! grommela James en faisant semblant de bouder. Vous n'êtes pas très compatissants.
- C'est vrai, j'oubliais que nous étions en présence d'un grand blessé de guerre...
- Au lieu de vous foutre de ma gueule, dit James en haussant la voix pour couvrir les éclats de rire de ses amis, dites-moi plutôt ce qu'il s'est passé. Je ne me souviens de rien.
Il se tourna vers Remus, le seul qui ait montré un semblant de compassion envers lui, et le supplia du regard de le mettre au courant. Ce dernier, sorti de sa rêverie, eut l'air d'hésiter.
- Et bien... Tu te souviens de tous ces cadeaux que tu as reçus ce matin pour ton anniversaire ?
- Et comment !
- Euh... Tu as peut-être... fait un peu trop le malin avec... devant certaines personnes ?
James fronça les sourcils. Oui, maintenant que quelqu'un lui en parlait, il se souvenait avoir été particulièrement content de l'amas de cadeaux de cette année. Mais en quoi était-ce critiquable de vouloir en informer quelques personnes ?
- Quelles personnes ? demanda-t-il.
- Tu as été très insistant avec Servilus, répondit Sirius avec un rire moqueur. Ton frisbee à dents de serpent l'a pas lâché d'une semelle toute la matinée.
- Oh, mais oui ! s'exclama James, ravi. Je m'en souviens !
- Eh ouais. Ton père a un sacré bon goût dans ses cadeaux, ajouta Sirius en arborant un sourire satisfait.
- Je persiste à croire que ce n'était pas très responsable de sa part, dit Remus en fronçant les sourcils. Quel genre de père pousse son enfant à causer le chaos dans son école ?
Ouais, et quel genre de père bat son fils ? pensa sombrement James. Je préfère mon père au tiens, Remus.
- Le genre de père qui lui-même dans son temps a causé le chaos dans l'école ! répondit plutôt James avec l'air d'expliquer quelque chose de très simple. Ce n'est pas parce que mon père est devenu Auror qu'il avait un Nimbus dans les fesses quand il était jeune ! Personnellement, je pense que c'était une très bonne idée.
- Oui, du moment que ta mère ne s'en rende pas compte..., ajouta Sirius avec un clin d'œil.
James fit une grimace.
- Euh oui... Il y a effectivement ce risque mais... Je suis prêt à le prendre ! dit-il avec l'air sérieux de quelqu'un qui s'apprête à partir au combat. Et puis eh, on s'est bien marrés, non ?
- Tu l'as dit, Jamesie !
Mais à l'inverse de ses deux autres amis qui avaient l'air de penser que lancer un objet hautement dangereux à la poursuite quelqu'un n'était pas réprimandable, Remus avait un regard désapprobateur.
- Tu n'as pas l'air de comprendre, James, dit-il en secouant la tête. Le frisbee, c'était une chose, mais franchement... Tu n'avais pas besoin d'en rajouter. Parce que je pense sincèrement, James, que ce qui l'a poussé à bout c'était tes petits commentaires incessants que tu lui criais de l'autre bout du couloir en disant que lui ne recevrait probablement jamais autant de cadeaux dans sa vie que toi, termina Remus en plongeant ses yeux accusateurs dans les siens.
- J'ai dit ça ? demanda James, surpris mais, intérieurement, pas forcément dérangé par l'idée.
Remus acquiesça d'un air grave, content au moins que la perspective d'une telle conduite étonne son ami.
- Bah, ce que j'ai dit est sûrement vrai, ajouta James avec un haussement d'épaules.
Le visage de Remus se décomposa.
- James..., murmura-t-il. Ce... Ce n'est pas le genre de chose qui sont agréables à entendre...–
- Ah parce que ce que lui nous balance tous les jours est agréable, peut-être ? s'indigna Sirius en se redressant d'avantage sur ses coudes. L'autre jour encore il insultait le père de James !
- Ce n'est pas une raison pour –
- Et puis c'est Servilus, quoi ! ajouta James d'un air désinvolte en coupant son ami.
- Et alors ? questionna Remus, visiblement interloqué. Que ce soit lui ou non ne vous donne pas le droit de dire de telles choses ! Vous ne savez rien de Rogue –
- C'est un abominable petit Serpentard !
Remus secoua la tête et se pinça l'arrête du nez, poussant un soupir. Quand il agissait comme ça, James avait l'impression que le visage de son ami vieillissait soudainement d'une dizaine d'années, comme si lui seul, avec l'expérience de l'âge, pouvait comprendre certaines choses.
- Vous ne comprenez donc pas ? dit finalement Remus en relevant la tête. Ce genre de choses, ses railleries... ça ne se dit pas, un point c'est tout. Et tu peux t'estimer heureux, James, que Rogue n'ait pas opté pour un sortilège plus dommageable. Je ne sais pas vraiment ce qu'il t'a envoyé à la tête, je n'ai jamais vu un sortilège agir de la sorte, mais c'est une chance que Mme Pomfresh soit aussi compétente. Je ne sais pas ce qui t'a prit, James, ajouta-t-il doucement. Tu n'es pas comme ça avec nous. Je ne pense pas que tu aurais dit des horreurs pareilles à mon sujet, et pourtant... ça aurait au moins le mérite d'être vrai.
James baissa les yeux, sentant la culpabilité remonter jusque dans sa gorge. Bien-sûr qu'il n'aurait jamais dit de telles choses à Remus. Lui, à l'inverse de Sirius, avait un minimum de tact.
"Ça aurait au moins le mérite d'être vrai"... Il se pinça les lèvres. Remus n'avait pas eu le huitième de ses cadeaux, mais ne s'en était pas plaint pour autant. Au contraire, il avait même eu l'air extrêmement surpris d'avoir reçu autant de cadeaux. Et cela n'était guère surprenant, si l'on y réfléchissait. Car maintenant qu'ils connaissaient la vérité sur les parents de Remus, les trois amis ne doutaient pas de la raison pour laquelle leur ami n'avait pas été assailli d'une pile de cadeaux le jour de son anniversaire.
- Ne dis pas ça..., murmura Peter en se tournant vers Remus.
- Ne dis pas quoi ? demanda Remus, agacé. "Ne leur fait pas la morale", "arrête de leur donner des leçons" ?
Peter secoua la tête, le ton de Remus ne semblant pas le décourager.
- Non... Je disais juste que tu ne devrais pas penser ces choses sur toi.
- Mais c'est la vérité, déclara Remus la tête haute, bien qu'on pouvait apercevoir une légère teinte rosée apparaitre sur le haut de ses joues.
Peter haussa les épaules et s'apprêtait à répondre lorsque la porte du bureau de Mme Pomfresh s'ouvrit.
- Vous avez fini ? appela-t-elle en s'approchant. Mr Potter a besoin de repos. Et je doute que votre présence ici lui fasse grand bien, ajouta-t-elle en regardant avec reproche Sirius qui était affalé sur le lit de James.
- Tout à fait ! s'exclama joyeusement Sirius en se relevant précipitamment. Nous avons tout rafraîchit chez James !
L'infirmière se tourna alors vers son patient, les mains sur les hanches.
- J'espère que vous vous rendez compte de l'immaturité de votre comportement, lui dit-elle avec reproche. Le professeur McGonagall avait tout à fait raison de vous infliger cette semaine de retenue.
James soupira et balança sa tête en arrière, regardant le plafond.
- J'ai déjà eu quelqu'un pour me faire la morale, merci, dit-il d'un ton monotone.
- Je n'en doute pas, répondit l'infirmière avec un sourire en direction de Remus.
Le sourire de Mme Pomfresh s'effaça cependant légèrement quand elle prit conscience du teint extrêmement pâle de Remus et des cernes sous ses yeux. Ce dernier, remarquant le changement soudain de comportement, la rassura avec un sourire. L'infirmière acquiesça, gardant toutefois un œil inquiet fixé sur lui.
- Bien ! s'exclama-t-elle vivement en tapant dans ses mains. Il est l'heure pour vous de partir et de laisser mon patient se reposer. Vous le reverrez au petit déjeuner. Allez, oust !
Faisant rapidement leur adieux à James – Sirius ne résistant pas à l'envie de lui souhaiter de bons rêves peuplés de Servilus –, ils quittèrent l'infirmerie, Remus fermant la marche après avoir échangé trois mots rapidement chuchotés avec Mme Pomfresh. Fronçant les sourcils en comprenant qu'il n'aurait pas dû être témoin de la conversation, James se demanda s'il n'y avait pas entre Remus et Pomfresh un quelconque accord à propos de ses mystérieuses blessures et de sa santé fragile.
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- Pourquoi est-ce qu'elle me fixe comme ça ? demanda James.
- Je pense qu'elle te trouve incroyablement séduisant avec ta bosse au front, répondit Sirius d'un air grave.
- Imbécile, marmonna James en lui donnant un coup de coude. Je suis très bien avec ma bosse.
- Oui, ça te donne des allures de guerrier, confirma Sirius avec un ricanement. Ça a la côte, chez les filles, tu sais.
- Tais-toi, je m'en fiche de ça, répliqua James.
Sirius hocha la tête d'un air entendu mais ne répondit rien. James se tourna rapidement vers Remus qui lisait attentivement la Gazette qu'une fille de Troisième Année avait bien voulu lui prêter.
- Non mais sérieusement, c'est pas horrible, non ? demanda James en tentant de cacher son inquiétude.
Remus leva les yeux de son journal et secoua la tête.
- Ça se voit à peine, tu n'as même pas un bleu, le rassura-t-il.
- C'est sûr qu'à côté de ce qu'avait Remus en décembre c'est rien, remarqua Peter d'un ton badin en voulant rassurer son ami. C'est beaucoup moins affreux à regarder, en tout cas.
Remus, qui avait repris sa lecture, grimaça et eut un bref sourire.
- C'est certain, murmura-t-il les yeux fixés sur les pages de la Gazette.
Sentant que l'épisode rappelait de mauvais souvenirs à son ami – et Merlin savait comment il avait réellement eu cette blessure –, Sirius se pencha par dessus la table pour regarder le journal que tenait Remus.
- Qu'est-ce qu'il y a de si intéressant à lire ? Ça fait dix minutes que t'es plongé là dedans.
Remus fronça les sourcils et reposa le journal.
- Je... Je ne suis pas sûr, pour tout te dire. Tu n'as pas vu ?
Sirius secoua la tête, perplexe.
- Non... J'étais bien trop occupé à rassurer notre guerrier, dit-il en désignant du pouce James qui ne cessait de se passer la main au front comme pour se rassurer que la bosse n'avait pas triplé de taille en deux secondes. Pourquoi, qu'est-ce qu'il y a ?
- Une stagiaire de la Gazette est portée disparue, répondit Remus. Elle avait vingt-deux ans.
- Vraiment ? s'étonna Sirius. Depuis combien de temps ?
- Quatre jours, dit Remus en rouvrant le journal pour vérifier. Sa famille commence à s'inquiéter...
Sirius eut un petit haussement d'épaules.
- Bah c'est triste, mais ils finiront bien par la retrouver. Si ça se trouve, elle a juste transplané trop loin.
Une petite grimace dubitative déforma les lèvres de Remus.
- Je ne sais pas... Ils disent ici qu'elle avait écrit une petite rubrique sur l'utilité des inventions moldues pour les sorciers, il y a une semaine.
- Oh..., souffla Sirius, les épaules soudainement affaissées. Voilà qui... pourrait expliquer certaines choses.
- Mais c'est pas sûr, répondit précipitamment Remus. Je dis juste... Je ne fais que lire l'article.
- Oui, bien-sûr, dit Sirius en acquiesçant fermement la tête, comme s'il cherchait à se convaincre de quelque chose. Mais quand-même...
Il y eut un bref silence plein de questions inarticulées et en suspens.
- Ça ne te fait pas penser à ce qui se passait il y a quelques années ? dit finalement Remus en sortant Sirius de sa propre tête. Il y avait cet homme... Et il y avait tellement de choses qui se passaient. J'étais jeune, mais je m'en souviens bien.
Sirius eut l'impression que le teint de Remus avait sensiblement pâli.
- Je sais. Sois sûr que ma famille en a parlé, de ce type, répondit-il avec un sourire noirci d'ironie et d'amertume. Mais ça fait moment qu'on n'en entend plus parler, pas vrai ?
- Ça ne veut rien dire, dit Remus avec une certaine lenteur. Et c'est peut-être justement pour ça que c'est inquiétant. Parce que ça fait si longtemps. On pourrait croire que cet homme s'est retiré pour... mieux revenir, d'une certaine manière, non ?
Sirius repoussa de sa tête le souvenir ancien des rassemblements familiaux dans leur petit salon aux murs sombres et riches, des éclats de rire de ses tantes, des tintements des verres de crystal tandis qu'elles buvaient leur vin coûteux, des bruits de conversations basses qu'échangeaient son père et ses oncles... et se força à hausser les épaules.
- Je ne sais pas s'il faut prendre ce mec au sérieux. Des puristes comme lui, il y en a eu d'autres avant – et crois moi, je suis bien informé – mais aucun n'a provoqué quoi que ce soit d'irréparable. Quant à cette stagiaire... Comme j'ai dit, il y a toujours la possibilité qu'elle se soit perdue, ou qu'elle ait été enlevée pour d'autres raisons.
- J'aimerais bien Sirius, mais regarde, dit Remus en désignant plus loin deux élèves de Septième Année qui parlaient à voix basse d'un air urgent. Les gens ont l'air inquiets, tu ne trouves pas ? Si ce n'était qu'un simple enlèvement...
Remus laissa sa phrase en suspens. Sirius l'observa un instant puis se retourna sur son banc et regarda autour de lui. Il était vrai qu'il régnait dans la Grande Salle une atmosphère particulièrement tendue et agitée pour un petit déjeuner classique. La table des professeurs n'était en revanche pas spécialement troublée mais à la manière dont Chourave attaquait son bacon avec sa fourchette, il ne doutait pas qu'il ne s'agisse que d'une façade. À leur table des Gryffondors, Sirius aperçut même un élève de Sixième Année regarder Dumbledore avec beaucoup trop d'insistance pour que cela paraisse naturel.
- Ouais OK, peut-être que tu –
- Mais pourquoi est-ce qu'elle me regarde comme ça, Evans ? le coupa James avec un regard agacé en direction de la jeune fille rousse, qui le regardait avec fureur et dégoût.
Remus termina de boire son jus de citrouille et regarda James, qui semblait ne pas avoir prêté attention à la conversation qui s'était déroulée.
- Evans et Rogue sont amis, ce n'est plus un secret pour personne, dit-il. Et je pense sérieusement que le fait que tu aies envoyé un frisbee à dents de serpent poursuivre pendant toute une matinée celui qui est probablement son meilleur ami ait un rapport avec son attitude envers toi.
Mais de toute la tirade qui était visiblement une dernière tentative de la part de Remus de faire culpabiliser James, le garçon ne retint qu'un seul détail.
- Son meilleur ami ?! s'exclama James avec dégoût. Sérieusement ? Donc Evans est rageuse parce que j'ai essayé d'abimer son ami ?
Remus haussa les épaules.
- Ça ne serait pas la première fois. Le fait qu'elle ait été là hier quand tout ça s'est déroulé explique sa fureur, dit-il en la regardant prendre ses affaires brusquement et quitter la Grande Salle, suivie par quelques unes de ses amies dont l'air ennuyé supposait qu'Evans se comportait ainsi depuis un moment.
James poussa un grognement.
- C'est n'importe quoi... Bon venez, on devrait y aller aussi.
- Déjà ? s'étonna Peter. Je croyais qu'on avait le temps.
- La salle de Sortilèges n'est pas la porte à côté, répondit James en se levant.
Il fut suivi dans son mouvement par Sirius et Peter, mais se retourna en voyant Remus prendre délibérément son temps pour ramasser son sac.
- Qu'est-ce que tu attends ? demanda James en haussant les sourcils. Tu as besoin d'aide ?
Il s'avança et tendit la main pour aider son ami à se lever, mais ce dernier secoua la tête d'un air soudainement sombre.
- Non ça va aller, merci, répondit-il d'un ton bref.
James fronça les sourcils en voyant le tressaillement qui parcourut Remus quand ce dernier se leva, mais n'ajouta rien et attendit que son ami rende gentiment son journal à l'élève de Troisième Année. Ensemble, ils quittèrent la Grande Salle, Remus restant à la traine pour une quelconque raison, les yeux rivés au sol. Mais alors que les quatre amis approchaient la salle de Sortilèges, Remus émit un petit chuintement qui fit se retourner Sirius. Il plissa des yeux en voyant leur ami avoir des difficultés à marcher, et ralentit son pas pour arriver à son niveau. Curieux de savoir ce qui allait se dire, James tendit l'oreille.
- Au fait, pourquoi est-ce que tu boites ? demanda Sirius d'un ton dégagé, comme s'il venait d'entamer une conversation sur le beau temps.
Sauf que le sujet était loin d'être aussi anodin... James le savait; Remus n'aimait pas qu'on le questionne ainsi.
- Mais parce que j'aime ça, Sirius..., répliqua Remus d'un ton acerbe. D'ailleurs dès que je le peux, je boite pour passer le temps.
James n'osa même pas se retourner pour voir la tête de Sirius; le lourd silence qui suivit la réplique de Remus lui suffit pour comprendre que Sirius n'avait décidément pas apprécié de se faire repousser ainsi. James grimaça, notant la voix particulièrement cinglante qu'avait adoptée leur ami pour répondre à Sirius – ça ne lui ressemblait guère, d'ordinaire, et c'était d'autant plus surprenant que Remus et Sirius avaient partagé une conversation parfaitement polie quelques minutes auparavant.
Mais en réalité, cela faisait bien quelques temps que Remus était sujet à des sautes d'humeur et James, qui en avait longuement discuté avec Sirius et Peter lorsque Remus allait travailler à la bibliothèque, ne doutait pas que cela puisse avoir un lien avec l'inquiétante lettre qu'avait reçue Remus le jour de son anniversaire et qu'il avait certifiée venir de ses parents.
James se souvenait clairement de ce jour, et de la réaction de Remus lorsqu'il avait lu la lettre. Car bien qu'il ait été de bonne humeur avant l'arrivée du hibou de ses parents, son expression faciale et son attitude avaient radicalement changé dès lors qu'il avait terminé de lire la lettre, et ce malgré ses efforts pour dissimuler toute altération dans son comportement.
Les trois amis avaient d'ailleurs trouvé étrange que Remus reçoive une lettre de ses parents. Après tout, s'ils avaient vu juste – ce qui était certain –, James ne voyait aucune raison pour que les parents de Remus envoient une lettre à leur fils à moins, bien-sûr, que la lettre ne soit le moyen choisi par les Lupin pour convoquer Remus. C'était possible, bien que James, Sirius et Peter aient toujours du mal à saisir ce qui pouvait pousser des parents à se conduire ainsi envers un garçon aussi merveilleux que Remus. Sirius avait à ce sujet une fois sombrement parlé de "pulsions", mais n'avait pas élaboré d'avantage l'idée au vu des regards horrifiés de James et Peter.
Mais la lettre, que signifiait-elle ? Qu'y avait-il donc eu d'écrit pour bouleverser ainsi leur ami en l'espace de quelques secondes ? Et pourquoi Remus avait-il semblé si surpris lorsque ses amis l'avaient questionné sur la présence d'une telle lettre ? Ces questions, James se les étaient reposées en boucle chaque fois qu'il avait été confronté, au cours du mois dernier, à la mauvaise humeur de Remus. Mais aucune réponse logique ne s'était présentée à lui et James désespérait de pouvoir un jour venir à bout du mystère qu'était Remus Lupin, et de pouvoir aider son ami. Car de l'aide, il en avait besoin, cela ne faisait aucun doute. Il n'avait personne vers qui se tourner, car personne à Poudlard ne devait être au courant de la véritable nature des disparitions de Remus sinon, qui aurait l'audace de le laisser rentrer chez lui ?
Mais alors qu'il formait cette dernière pensée, James sentit une vague de gêne et de honte l'envahir.
Qui, en effet ?
Qui, bien qu'au courant de la situation, déciderait de se taire et de laisser faire ? La réponse était évidente, et se résumait en trois noms: James, Sirius et Peter.
Les trois amis n'avaient encore rien fait pour arranger le sort de Remus, et n'avaient même aucun plan à ce sujet. Certes, ils avaient fait de leur mieux pour mettre Remus à l'aise et l'alléger de son poids – parfois en s'attirant des regards étonnés de la part de leur ami –, mais concrètement, ils n'avaient rien fait. Peut-être, pensa James avec espoir, était-ce parce que Remus n'était pas encore, à ce jour du moins, rentré chez lui ?
La lettre qu'il avait reçue s'avérait cependant être un très mauvais signe vis-à-vis de ça. James ne doutait pas que Remus leur annoncerait bientôt une courte visite chez lui pour "s'occuper de sa mère", et le garçon ignorait comment il agirait le moment venu. À moins, pensa-t-il soudain, que le contenu de la lettre n'ait d'effet que pour les vacances de Pâques, qui tombaient dans deux semaines, et que les parents de Remus ne voient pas d'intérêt à solliciter leur fils si peu de temps avant les vacances ? Oui, cela se tenait...
- Dis-moi, Remus, tu vas rentrer chez toi pour les vacances de Pâques ? demanda James avec désinvolture en se retournant vers lui.
Ils étaient maintenant arrivé devant leur salle et attendaient que la cloche ne sonne le début des cours. Aucun mot supplémentaire, à sa connaissance, n'avait été échangé entre Remus et Sirius.
- Pourquoi tu veux savoir ça ? demanda Remus.
- Oh, parce que je sais que Sirius et Peter vont rester ici, alors je me demandais si ça allait être pareil pour toi, c'est tout, répondit James avec un air d'innocence parfaitement maitrisé.
- J'ignorais que Sirius comptait rester.
Même si la mauvaise humeur à l'égard de Sirius semblait s'être un petit peu dissipée, James ressentait encore la tension des minutes précédentes émaner des deux amis. Remus était adossé contre un mur, sa jambe droite repliée, les bras croisés sur son torse, et gardait son regard résolument fixé au sol. Sirius quant à lui ne cessait de jeter des regards en coin à son ami, essayant désespérément de capter son attention.
- Je croyais l'avoir dit... Ma mère ne veut pas de moi pour Pâques, répondit finalement Sirius en haussant les épaules. Probablement pour que je ne couvre pas la famille de déshonneur et pour qu'elle puisse se concentrer sur Andromeda.
- Et donc, Remus ? pressa James en détournant le sujet de la famille de Sirius.
- Oui, je rentre chez moi pour Pâques.
James voulut répondre un "tu m'en vois ravi", mais d'une certaine manière, les mots semblaient peu appropriés au contexte. Se tournant vers Sirius, il vit ce dernier acquiescer discrètement, montrant ainsi qu'il comprenait la démarche de James.
- Tu as une idée de ce que tu vas faire là-bas ? demanda ce dernier nonchalamment.
Un éclair de désarrois passa dans le regard de Remus, et James se sentit coupable pour ce qu'il infligeait au pauvre garçon. Loin de lui l'intention de forcer Remus à ressasser de mauvais souvenirs mais, quelque part, James avait l'espoir fou qu'en le poussant ainsi à bout, le garçon se confirait à lui et lui avouerait la gravité de la situation par lui-même. Mais il se doutait bien que la probabilité qu'une telle chose se réalise était faible.
- Passer du temps avec mes parents, j'imagine, répondit enfin Remus avec un haussement d'épaules que James reconnut comme étant un moyen de cacher son malaise.
- Ça vous fera du bien, dit Sirius d'un air entendu. D'autant plus que ta mère est malade, et que tu pourras t'en occuper.
Remus consentit finalement à décoller son regard du sol et acquiesça lentement, visiblement incertain du tournant que prenait la conversation.
- À propos, dit James en prenant le relais, comment va ta mère ? Ça fait un moment que tu n'es pas allé la voir. J'espère qu'elle va mieux...
La dernière phrase fit grimacer intérieurement James; il lui coutait de dire une telle chose lorsque les seules paroles que lui criait son cerveau étaient "J'espère qu'elle va rôtir en enfer!".
- Oui... Euh... Je ne vous l'ai pas dit, bafouilla Remus en se tripotant les doigts, mais ma mère... ne va pas très bien ces derniers temps et je... je vais sûrement rentrer chez moi demain après-midi, après l'interrogation de Métamorphose.
James secoua la tête doucement, empli de pitié en voyant son ami se démener ainsi pour trouver une excuse. Il avait l'impression que Remus, au lieu de prendre de plus en plus d'assurance au fil des mois, devenait de plus en plus maladroit à leur mentir... Où bien était-ce simplement parce qu'il savait la vérité que James se l'imaginait ?
- Mais les vacances sont bientôt ! interrompit Peter en fronçant les sourcils. Tu... Tu pourras voir ta mère autant que tu le voudras pendant deux semaines !
- Je sais, dit Remus en détournant le regard une nouvelle fois, mais... C'est ma mère. Je ne peux pas l'ignorer, surtout lorsqu'elle a besoin de moi.
James déglutit. Cette histoire lui donnait envie de vomir.
- Mais... Tu... Ta jambe te fais mal, dit-il en s'accrochant désespérément au dernier argument qui lui venait en tête. Tu ne peux pas voyager dans cet état.
L'expression de Remus s'assombrit dès l'instant où James prononça ces mots et le garçon vit une boule se former dans la gorge de son ami.
- Je sais.
James, ne souhaitant pas assister à une nouvelle démonstration de "j'aime boiter pour passer le temps", eut la présence d'esprit de ne rien ajouter. Sirius, à ses côtés, approuva cette non-initiative d'un signe de tête.
Fort heureusement, le silence gêné qui suivit les paroles de Remus fut interrompu par la cloche sonnant le début des cours et les quatre amis entrèrent en classe, bousculant au passage quelques Poufsouffles en vue de s'octroyer les quatre places du fond.
Le cours commença dès l'arrivée du minuscule professeur Flitwick, mais James ne réussit pas à se concentrer sur la théorie du Maléfice du Saucisson. Il la connaissait déjà, et en maitrisait d'autant plus la pratique. Mais alors que d'habitude, James se serait perdu dans le joyeux souvenir de Severus Rogue et d'Olivier Fawley, pétrifiés et placés par leurs soins dans des armures; cette fois, il n'en fit rien. Les mots de Remus lui revenaient sans cesse en tête et James ne pouvait s'empêcher de penser que quelque chose n'allait pas.
"Elle a besoin de moi". Pourquoi ses mots avaient-ils été prononcés d'un ton si sincère ? Ça ne collait pas.
James repensa à toutes les allusions qu'avaient faites Remus au sujet de sa mère depuis le début de l'année. Sa pauvre mère qui était malade... Sa mère à qui il devait rendre visite pour veiller sur elle... Sa mère qui avait besoin de lui... À chaque fois, sans exceptions, le ton de Remus avait été inquiet, fébrile, tourmenté. Pas une seule fois il n'avait montré de l'indifférence à l'égard de sa mère, de l'agacement à l'idée de devoir sans arrêt s'occuper d'elle, ou de la colère pour ce qu'elle lui faisait subir.
James se rappela alors d'un détail: la mère de Remus n'avait pas été présente sur la voie 9¾ pour les vacances de Noël. Et qu'avait-il pensé, presque instinctivement ? Il avait pensé qu'elle était souffrante.
Une possibilité de réponse lui vint alors à l'esprit, et il en eut presque le souffle coupé. Se redressant sur sa chaise, il laissa son regard dériver vers Remus. Se pouvait-il donc qu'après toutes les spéculations de James, Sirius et Peter sur les parents de Remus, la mère de leur ami ne soit en réalité qu'une autre victime de son père ? Et si cette dernière, qui n'avait pas la chance de pouvoir s'échapper à Poudlard comme son fils, restait coincée aux mains de son mari ?
James resta immobile pendant un long moment, ébahi par son propre raisonnement. Ça expliquait beaucoup de choses... et entres autres l'inquiétude maladive de Remus à l'égard de sa mère et sa nécessité absolue de rentrer chez lui pour s'en occuper. Cela voulait-il donc dire que Remus rentrait chez lui de son propre accord ? Ou bien était-il convoqué par son père pour assouvir ce que Sirius avait une fois sombrement appelé des "pulsions" ?
James frissonna et se passa une main tremblante dans les cheveux. Il ignora le regard de dédain qu'Evans continuait de lui envoyer de l'autre bout de la classe; elle ne pouvait pas comprendre. Il devait faire quelque chose; n'importe quoi pour sauver Remus du sort qui l'attendait pendant les vacances de Pâques. Et s'il l'invitait chez lui, au Manoir Potter ? Ses propres parents ne poseraient pas de questions, il en était certain. Mais d'un autre côté, il imaginait mal Remus abandonner sa mère dans ces conditions, et doutait que le père de Remus réagisse passivement à ce sujet la prochaine fois qu'il verrait son fils.
Il grogna de frustration, ne voyant aucune issue au problème.
Mr Lupin était, à son avis, l'être le plus abominable sur terre.
C'est tout pour aujourd'hui! (ce qui est quand même plutôt pas mal, c'est le chapitre le plus long pour l'instant! Comme quoi, il suffit parfois d'un délai ridiculement court - selon mes standards - pour que l'inspiration soit abondante ^^)
Merci d'avoir lu, bonnes vacances (je vais quand même essayer de publier quelque chose pendant les vacances, hein, mais pour l'instant...) et à la prochaine :D
