Chapitre 28 :

J'avais l'impression d'être broyer de l'intérieur, qu'est ce qui m'arrivais ? En réalité je savais très bien ce qu'il m'arrivait, j'allais accoucher. Ma chute avait entrainé la déchirure de la paroi utérine et si Carlisle ne les enlevait pas maintenant de mon ventre, je perdrais mes deux bébés. Ils étaient tellement jeunes, si faible. La culpabilité devait se lire sur mon visage puisque Jacob se positionna à mes côtés alors qu'on me mettait en toute hâte dans la voiture du docteur pour aller à sa villa.

-Ne t'inquiètes pas Bella, tu n'y es pour rien. Respires bien mon amour, soit courageuse, me disait-il en me caressant les cheveux.

Nous n'étions pas loin, à peine quelques minutes de trajet mais ce dernier me parut long, interminable. J'essayais de rester courageuse comme me l'avait dit mon homme mais c'était plus facile à dire qu'à faire. La douleur était intenable, j'avais l'impression de tout ressentir en plus fort, peut-être étais-ce parce que j'avais du venin de vampire en moi. La voiture s'arrêta et quelqu'un se hâta de sortir de la villa. Je ne sais comment mais en quelques secondes j'étais dans une pièce blanche, beaucoup trop blanche et lumineuse à mon goût.

-Jacob, il faut qu'elle reste éveillé surtout, expliqua Carlisle qui s'affairait autour de moi.

Mon loup avait beau me parler, tentait de me maintenir réveillé le noir me submergea d'un coup. Je me sentais molle, je n'avais plus de force. Je pouvais imaginer Jacob paniquer à mes côtés, tentant de rester sous sa forme humaine.

Lorsque j'étais petite, j'étais persuadée

Qu'il était impossible que je puisse aimer

Un jour quelqu'un d'autre, que mon père et ma mère

Que je puisse les quitter, ça ne pouvait se faire !

Et je l'ai rencontré, je n'ai pas réfléchi,

Je l'ai tout de suite aimé, alors je l'ai suivi.

J'ai appris cet amour qui était différent,

Qui n'enleva rien à, celui de mes parents.

Lorsque j'avais vingt ans, j'étais persuadée

Qu'il était impossible que je puisse aimer

Un jour quelqu'un d'autre, c'était l'homme de ma vie,

Je lui appartenais, alors on s'est unis.

Et alors tu es née ma vie, ma chérie,

C'est sûr ton arrivée allait changer ma vie,

J'ai appris ce qu'était l'amour d'une maman,

Sans cesse en proie aux doutes et mille et un tourments.

Et alors tu es né, mon fils, mon adoré,

Toutes mes certitudes se sont envolées,

C'est naturellement que tu as pris ta place

Sans être pour ta sœur, l'ombre d'une menace.

Et le temps a passé, les enfants ont grandi,

Ils pensent à s'envoler et à quitter le nid

Je n'y peux rien changer, et ils vont me laisser,

J'espère seulement, qu'ils m'oublieront jamais.

Quand j'aurai tant et tant qu'on ne comptera plus,

Quand la vie les prendra tant qu'ils ne viendront plus,

Garderont-ils pour moi, en souvenir du passé,

L'image de cet amour sans cesse décuplé ?

Des heures s'étaient écoulées depuis que j'avais perdu connaissance. Ma mémoire me faisait défaut, je ne me souvenais de rien et le visage ensanglanté de Jacob près du mien ne m'aidait pas à me sentir mieux. L'angoisse s'empara de moi comme le fléau envahissant sans honte le monde entier.

-Qu'est ce qui s'est passé ? Demandé-je précipitamment. Est-ce que les bébés vont bien ? Jacob répond moi bon Dieu ! Hurlé-je.

-Chut, calme toi Bella. Les enfants vont bien, il faut que tu respires calmement ma chérie. Je t'aime quoiqu'il arrive, sache le, chuchota-t-il en picorant de léger baiser mon visage.

Des larmes silencieuses tombaient sur mon visage. Je ne comprenais pas, mon cerveau était embrouillé et tout ce que je voulais, c'était voir mes enfants, mon fils et ma fille. J'avais froid, trop froid et même dans les bras de mon loup la froideur de la vie arrivait quand même à m'atteindre. Je réprimais un frisson, un frisson de peur car j'avais compris.

-Non

Une négation trop connu à mon goût depuis quelques mois, quelques années. Tout ce que je voulais, c'était vivre normalement avec ma nouvelle famille. Je veux resté tel que je suis aujourd'hui, humaine jusqu'à ma mort. Humaine aux côtés de mon loup, de mon imprégné mais le venin est là, il l'a toujours été. Chetan n'étant plus dans mon ventre pour me protéger le poison reprend possession de mon corps. Pourrais-je me retenir comme avant ? Serai-je de nouveau dangereuse pour les autres ? Je ne voulais pas que ça se produise et je pouvais voir dans les yeux de Jacob que lui non plus, mais la vie n'est pas toujours rose et nous devrons nous accommoder de ce qu'elle veut bien nous donner. Je fermais les yeux et me laissa bercer par la respiration de Jacob, laissant la douleur me submerger. Je ne cria pas, à quoi bon ?

-Âheli Black, gronda le loup. Tu vas rentrer tout de suite à la maison avant que je n'envoie ton frère le faire, continua-t-il en essayant d'être menaçant.

-Oui Papa, j'arrive. Laisse moi regarder le coucher de soleil s'il te plaît.

Un grondement sortit de la cage thoracique du loup qui souffla un bon coup avant de se retourner vers moi.

-Ne t'inquiètes pas elle sait se défendre, le rassurais-je alors que je préparais un grand festin pour tous mes petits loups. Viens plutôt m'aider à terminer le repas avant que je parte chasser.

-Je vais finir par mourir d'une crise cardiaque. Pourquoi a-t-il fallu que notre fille te ressemble tant ? Toujours à courir après le danger, marmonna-t-il.

-C'est pour ça que tu les aimes Papa, s'exclama Chetan qui vint s'asseoir à table. Ne t'inquiètes pas pour Âheli, elle est bien plus forte qu'il n'y paraît et puis elle court plus vite que moi alors que je suis à moitié vampire, continua-t-il. Maman, demain j'irai voir Emmett et Jasper, ils m'ont promis une partie de chasse...

-Oui bien sur, fait attention surtout.

Cette remarque fit sourire Jacob mais je ne pouvais m'empêcher après tout j'avais failli les perdre dès la naissance. Ils étaient né beaucoup mais vraiment beaucoup trop tôt. On ne sait par quel moyen magique mais mes bébés se sont auto-protéger, Âheli par sa magie et son statut de loup et Chetan par sa croissance accélérer de demi-vampire, ce qui nous faisait un fils de 10 ans ayant l'âge d'un jeune homme de 20 ans et une petite fille de 10 ans, aussi têtue que moi. Les jours passaient, le bonheur et l'amour régnaient dans notre famille. La paix était à nos portes depuis de nombreuses années maintenant.

-Maman, Papa ! Hurla Chetan. Alice a eut une vision !

Quand le jeune Black utilisé son ton sérieux, c'est qu'il y avait un problème et si en plus Alice avait eut une vision alors c'est que le problème allait être de taille. Les activités en cours furent laissés à l'abandon alors qu'un conseil d'urgence se mettait en place. Loup et Vampire se réunirent au plus vite afin d'évaluer la gravité de la situation. Cette dernière était plus que tendu.

-J'ai vu les Volturis, ils vont venir. Ils sont au courant que Bella a eut des enfants « magiques », surnaturels, expliqua simplement la voyante.

Les mots étaient dit, la guerre approchait et j'étais encore au centre de tout se capharnaüm. Tout le monde s'agita puis se calma pour mettre en place un plan, une tactique permettant de combattre cette future menace. Je ne parla pas une seule fois, restant dans mon coin avec Âheli et Chetan. Jacob parlait avec la meute, étant le second mais aussi l'alpha de la meute. Avec Sam, ils avaient décidé de partager les pouvoirs pour que chacun passent plus de temps en compagnie de leur famille.

Un feu avait été positionné entre les différents groupes, permettant de garder un côté humain à cet attroupement de personne. Bien que Chetan avait l'apparence d'une jeune homme, il avait encore des gestes tendres envers sa petite maman vampire. Il positionna sa tête sur mes genoux à l'opposé de sa sœur, qui avait fait la même chose et se laissa bercer par le flux continue de parole et par la chaleur du feu. Les heures défilèrent ainsi tandis que je massais la chevelure de mes enfants. Jacob arriva et se positionna derrière moi avant de me murmurer quelques paroles réconfortantes.

-Je t'aime Jacob Black, lui susurrais-je avant de l'embrasser doucement sur la commissure de ses lèvres.

-Je t'aime aussi Isabella Black.

Jacob se pencha et cala sa fille dans ses bras. La petite puce était complètement crevée par la soirée que l'on venait de passer. Doucement, je réveillais mon fils et nous rentrâmes à la maison dans le silence. Les jours qui suivirent fus plus sombre encore que les précédents. La tension était palpable et même si les Cullens avaient beaucoup d'ami nous savions pertinemment que le combat serait inégale. Les Volturis étaient connus pour avoir une armée de garde très puissante, avec beaucoup de don à l'intérieur.

-Bella arrête ! Cria mon Loup. Arrête je te dis ! Hurla-t-il plus fort mais je ne voulais pas l'écouter et je continuais à taper, encore et encore, jusqu'à ce que ma peau vampirique s'abîme sur le sol d'Amérique. S'il te plait mon Amour ne te flagelle pas comme cela, murmura-t-il alors qu'il m'entourait de ses deux bras puissants.

J'étais à bout de nerf et ce fut le geste de trop. J'étais un vampire, je ne pouvais pleurer mais je pouvais sangloter. Là quelques part dans la forêt de Forks on pouvait voir une vampire pleurer à sa façon dans les bras du loup qu'elle aime. Les minutes s'écoulèrent tranquillement, Jacob ne parla pas me laissant extirper tous les sentiments négatifs qui régnaient dans mon cœur. Quand ma petite crise fut fini, le cours de notre « vie » reprit, Chetan s'entraîner avec la meute et avec Jasper tandis que nous refusions, Jacob et moi, qu'Âheli participe à la bataille. Nous avions décider de la mettre en sécurité, loin de Forks ainsi que les imprégnés de la meute. Seulement rien ne se passe comme nous le voulons.

-Ils seront là dans trois jours tout au plus, récita dans le vague Alice alors qu'elle était en pleine vision. Ils sont avec toute leur armée et son accompagné des femmes. Ils ne viennent pas pour parler, ils viennent pour exécuter et à mon avis il n'y a pas que tes enfants Bella qui les intéresse, je pense qu'ils viennent aussi pour détruire le « clan » Cullen, partagea-t-elle d'une voix grave et basse.

La situation était de pire en pire. Nous étions tous prêt à les accueillir comme il se doit. Je stressais et la peur suait par tous les spores de mon corps. Je n'osais pensé à toutes les personnes que j'aimais, se trouvant à mes côtés pour cette grande bataille.

-Mes Chers Amis, Salua Aro en s'avançant vers nous.

-Aro, Caïus, Marcus, répondit simplement Carlisle qui s'était porté volontaire comme porte parole avec Edward. Que nous vaut ta visite dans notre contré ? Demanda le médecin.

-J'ai appris des choses bien déroutante depuis mon Italie. Bella mon enfant approche toi donc, glissa-t-il à mon attention. Je pouvais lire dans son regard tout le désir qu'il avait à mon égard, j'étais horrifiée et dégoutée par le personnage qui ne m'avait pas du tout manqué depuis mon dernier séjour en Europe. Tu es devenue une magnifique vampire, consentit-il quand je fus à sa hauteur. Dommage que ce ne soit pas ce bon vieux Edward qui puisse en profiter, ricana-t-il.

Je me tendis à ces paroles et j'imaginais facilement le concerné et Edward raides comme des bouts de bois derrière moi. Cela ne manqua pas, les deux hommes grognèrent leur mécontentement, parfois ils pouvaient facilement s'entendre mais aussi s'arracher les yeux, la situation aurai pu être comique si nous n'étions pas aux portes d'une guerre imminente. Aro nous faisait son discours perpétuel, un discours vain puisque sa décision était quand même prise, il nous faisait simplement mijoter un peu. Son attitude m'énervait de plus en plus, la colère et la haine prenait possession de moi au fur et à mesure que ces paroles coulaient vers moi, vers nous.

-Bella non, m'interdit mon homme.

-J'ai envie de lui arrachait sa tête boueuse, pas de ma faute, grogné-je.

Seulement ce ne fut pas moi qui lui arrachât, elle tomba toute seule avant que son corps en entier prenne flamme. Personne ne comprenait ce qui était en train de se passer mais moi je me doutais, j'espérais que ce ne soit pas vrai, qu'elle n'avait pas fait ça. Espérer : compter sur, s'attendre à... J'aurai préféré ne pas l'attendre, elle mon bébé, mon enfant. Sa magie est puissante nous l'avions toujours su, mais elle aurait du être en sécurité avec Emily et toutes les autres imprégnées. La troupe des Volturis se jetèrent sur nous, nous nous apprêtions à les intercepter,à tuer mais ce moment n'était pas pour maintenant. Ils furent rejeter en arrière par un voilà invisible, l'incompréhension et le soulagement tiraient nos traits.

-Désolé je suis en retard, entendis-je derrière moi.

Je connaissais cette voix et la peur d'avoir raison me tenailler le ventre. Je me retourna et ne pus retenir la plainte de sortir de mes lèvres. Ce n'était pas possible, mon bébé de 10 ans ne pouvait pas avoir grandit en si peu de temps, elle ne pouvait pas se trouvait devant moi dans le corps d'une jeune femme, elle devait être en sécurité.

-Âheli ? Chuchota Jacob sous le choc.

Mon monde s'effondra quand elle hocha la tête en signe d'affirmation.

-Qu'est ce que tu fais là ? Hurlé-je à moitié. Et pourquoi es-tu aussi grande ?

-Je suis venue vous aider. Vous n'avez pas voulu m'écouter la dernière fois mais j'ai des amis qui veulent bien nous aider à vaincre les Volturis. Je suis forte, aussi forte que Chetan, aussi forte que Sam ou Edward. J'ai la magie de l'amour en moi, vous me l'avez transmit et si je ne peux pas vous sauvez grâce à mes pouvoirs alors c'est qu'ils ne me servent à rien, expliqua-t-elle très sérieusement.

Pour résumer tout ce qu'elle venait de dire, des dizaines de personnes nous rejoignirent. Ils se tenaient tous par la main et on pouvait sentir l'air frémir sous leurs pas. Elles étaient des sorcières, elles aussi avaient la magie en elle comme Âheli. Elles maintenaient la barrière en place, se concentrant sur le groupe de vampire qui se trouvait derrière. Une magnifique femme aux cheveux auburnes s'approcha de nous.

-Je me présente, je suis Myra et on m'a nommé comme « chef » des ensorceleurs. Nous sommes ici pour vous aider et pour aider Âheli. Votre enfant a un don magnifique, ce serai bête de gâcher tout cela.

-Merci Myra, soufflais-je. Si ma fille vous a embêter ou quoique ce soit je …

-Bella votre fille ne m'a rien demander du tout. Nous avons entendu ses prières, et nous allons le lui exaucer.

J'étais sans voix, cette femme était belle, puissante et en plus de ça elle connaissait mon prénom sans que je me sois présenter. Drôle de personnage qui forçait le respect. Un peu plus loin on pouvait voir Edward sous le charme de la jeune femme, il ne la quittait pas des yeux. Seulement ce petit moment de repos ne pouvait pas durer plus longtemps, nous allions nous battre.