Titre : La violence des Sangs Purs.
Résumé : 1975 Les maraudeurs entrent en cinquième année. Mais Sirius, d'ordinaire si charmeur et drôle, a maigri, sa tête a dégonflé et il parait fatigué. Que se passe-t-il ? Comment les Maraudeurs, le groupe populaire semant la bonne humeur pourrait-il survivre à l'éloignement du leader, Sirius Black ? Plongé dans l'intrigue de l'histoire des Maraudeurs.
Rating :M
Publication : Tous les mercredis (n'hésitez pas à me secouer si je traîne)

Les chansons appartiennent respectivement à Daniel Balavoine, Orelsan et Patrick Bruel, bien que j'y ait apporté les modification nécessaires à la cohérence de l'histoire.

Ce chapitre ne bénéficie pas des corrections habituelles de ma bétà pour cause de problème de boite mail. Toutes mes excuses.

Pdv Sirius

Les rayons du soleil de fin juin caressaient nos visages. Remus prenait déjà de l'avance pour le programme de l'année prochaine, les buses étant passées depuis une semaine. James et moi nous contentions de flâner au soleil, en discutant avec Lily qui tenait Jessie dans ses bras. Vraiment, j'aurais presque pu me qualifier d'heureux à ce moment la. Rien ne pouvait salir le tableau de bonheur que nous représentions, si ce n'est l'absence de Peter qui traînait encore je ne savais ou. De plus, ce soir arrivait le bal de fin d'année. Bien que j'avais le trac à l'idée de monter sur scène, le fait que j'y allais avec James suffisait à gommer cette appréhension.

Il est midi, on va manger ?

Hein ?

Je me tournais vers Remus, n'ayant pas compris ce qu'il avait dit.

J'ai dit, on va manger ?

Oh, oui !

Je me levais et prit Jessie dans mes bras et nous nous dirigames vers la grande salle. Une chaise haute attendait ma fille, comme toujours, et je la mis dedans. Nous nous instaliames alors, la bonne humeur ayant contaminer tout Poudlard. Peter ne tarda pas à venir s'asseoir. Je ne pus m'empêcher de le questionner.

Ou étais tu ?

Ça te regarde ?!

Je le fixait du regard, choqué. Peter n'avait jamais été agressif.

Excuse moi, j'ai les nerfs à vif en ce moment.

Ça n'fait rien Peter.

Je lui fit un sourire compréhensif et commençait à donner le biberon à Jessie. Ça me faisait de la peine que Rose ait quitté Poudlard après me l'avoir confié. Cela voulait dire que ma fille grandirai sans maman, même si Lily s'était fait un plaisir de prendre son role. Elle m'avait écrit une lettre expliquant que elle ne voulait pas etre fille-mère et que son père allait la marier à un certain Brown qui acceptait de prendre pour épouse une "débauchée". Sa lettre m'avait un peur fait de la peine mais bon. C'était la vie.

Le repas et l'après midi se passa dans la bonne humeur, puis vint le moment de monter sur scène.

La grande salle était superbement décorée. Quand nous entrames dans la salle, tout le monde nous dévisagèrent. Nous montâmes sur la scène improvisée au beau milieu de la grande salle. Je prit le micro, James à la guitar et Rémus au piano et Peter à la batterie. J'ouvris la bouche, et les paroles franchirent mes lèvres.

Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère
Qu'on pourra lire à travers
S.O.S. écrit avec de l'air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l'encre vide
Un désert

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie

Difficile d'appeler au secours
Quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress
Étouffent un peu plus les cris d'amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie

Tous les cris les S.O.S.
Partent dans les airs
Dans l'eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d'étoile sur les rochers

Et j'ai ramassé les bouts de verre
J'ai recollé tous les morceaux
Tout était clair comme de l'eau
Contre le passé y a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau
Reste à faire

Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m'entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j'envoie

Tous les cris les S.O.S.
Partent dans les airs
Dans l'eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d'étoiles sur les rochers

Le public applaudit comme un fou, comme s'il ne comprenait que cette chanson était un SOS en elle même. Mais que voulez-vous, c'était moi qui avait écrit ces chansons, et je n'étais pas le gars le plus heureux de Poudlard. Je reprend donc, d'un air plus enjoué, mais exprimant bel et bien ma colère.

Je m'présente, je m'appelle Sirius.
J'voudrais bien réussir ma vie, être aimé
Etre beau gagner de l'argent
Puis surtout être intelligent
Mais pour tout ça il faudrait que j'bosse à plein temps

J'suis chanteur, je chante pour mes copains

J'veux des joints et que ça tourne bien tourne bien
J'veux écrire une chanson dans le vent
Un air gai, chic et entraînant
Pour faire danser dans les soirées de Dumbledore

Et partout dans la rue
J'veux qu'on parle de moi
Que les mecs soient nus
Qu'ils se jettent sur moi
Qu'ils m'admirent, qu'ils me tuent
Qu'ils s'arrachent ma vertu

Pour les anciens de Poudlard
Devenir une idole
J'veux que toutes les nuits
Essoufflés dans leurs lits
Ils trompent leurs épouses
Dans leurs rêves maudits

Puis après je f'rai des galas
Mon public se prosternera devant moi
Des concerts de cent mille personnes
Où même le tout Londre s'étonne
Et se lève pour prolonger le combat

Et partout dans la rue

J'veux qu'on parle de moi

Que les mec soient nus
Qu'ils se jettent sur moi
Qu'ils m'admirent, qu'ils me tuent
Qu'ils s'arrachent ma vertu

Puis quand j'en aurai assez
De rester leur idole
Je remont'rai sur scène
Comme dans les années folles
Je f'rai pleurer mes yeux
Je ferai mes adieux

Et puis l'année d'après
Je recommencerai
Et puis l'année d'après
Je recommencerai
Je me prostituerai
Pour la postérité

Les nouvelles d'la gazette
Diront que j'suis pédé
Que mes yeux puent l'alcool
Que j'frais bien d'arrêter
Brûleront mon auréole
Saliront mon passé

Alors je serai vieux
Et je pourrai crever
Je chercherais Merlin
Pour tout me pardonner
J'veux mourir malheureux
Pour ne rien regretter
J'veux mourir malheureux

Le public sautait, dansait, essoufflé mais le sourire au lèvres. Certains mecs semblaient choqués mais les trois quarts ne s'en souciait pas plus que ça. Aucun d'eux n'avait idée des paroles que j'allais balancer, et qui allait faire l'effet d'une bombe.

J'ai peur de jamais finir mon album j'ai plus d'inspi

D'façon j'deviendrais pas chanteur, j'ai que quinze piges

Quand j'regarde mes paroles j'trouve que j'fais piter

C'que j'raconte dans mes chansons c'est des clichés c'est pas la vérité

Au fond, j'm'en bat pas les couilles de c'que disent les gens

J'me perd entre ce qu'ils attendent de moi et c'que j'suis vraiment

Tous les jours j'fais l'acteur , j'fais semblant

J'maquille la peur en plaisantant

J'perds mon temps à m'poser des questions au lieu d'agir

J'ai peur de la dépression, j'ai peur de l'avenir et ses déceptions

Plus j'grandis plus l'temps passe et plus j'suis déçu

Sous l'emprise de l'angoisse des futures blessures

Plus j'me cherche des excuses plus j'm'enlise

J'm'ennivre de négativité et j'me sens vivre

Souvent, j'ai peur de l'ennui

J'ai peur d'avoir aucune raison d'me plaindre pourtant j'me sens triste

Tout le temps j'me sens vide j'ai peu d'être normale d'être moyen

Ni trop mal ni trop bien, j'crois qu'j'sers à rien.

J'ai peur de mes proches parce qu'ils connaissent mes faiblesses

Mes talons d'achille, ils savent à quel point mes fondations sont fragiles

Ils m'font confiance pour l'instant

Mais quand j'les décevrais ils seront près d'moi prêt à frapper les premiers

Eux, croient qu'ils m'aiment moi, j'crois qu'ils se voilent la face

J'crois qu'ils aiment celui qu'ils rêvent de voir à ma place

Parce qu'ils savent pas c'qui s'passe derrière le masque

Qui s'cache derrière l'image, parce qu'ils connaissent pas mon vrai visage

Quand j'dis qu'déteste les mecs j'me donne du crédit

J'me suis jamais vraiment investit, j'ai fui

J'ai triché sur mes sentiments en croyant rester vrai

J'esquivais l'amour par peur de m'faire baiser

Par lacheté, j'croyais qu'plus j'm'attachais moins ça marchait

J'ai trahi, j'ai sali, j'ai haïs, j'ai banni

Qu'est ce que j'ai acquis à part des remords et des maladies

Rien à part la peur de rester seul toute ma vie

J'ai peur d'être attiré par le néant

J'me sens tellement bien dans la noirceur, j'me sens dans mon élément

J'ai comme envie d'sauter dans l'vide, d'me passer la corde au cou

D'me noyer, d'm'entailler les veines du coude au poignet

J'ai comme envie d'me mettre une balle dans l'crâne mais j'ai pas d'flingue

Regarde moi dans les yeux tu comprendras qu'j'suis qu'une baltringue

J'ai peur de perdre

J'ai peur de l'échec

J'ai peur d'affronter les épreuves de la vie

j'ai peur de mes erreurs, j'ai peur de l'avenir

Les mecs semblaient figés. Personne ne s'y attendait. Certaines filles avait plaquées leur mains sur leur bouches, choquées. Je pris alors la parole.

Personne ici ignore que j'ai été victime de harcèlement. Je dédie cette chanson à toute les autres victimes, qui doivent être nombreuses.

Tu rentres tard, plus tard qu'avant
Tu entre dans la salle, tu attends
Ils sont tous là, dans leurs canap'
Cette fois encore, c'est pas ta fête
T'écoute quand même, tu baisses la tête
Il faudra bien que ça s'arrête
Ces mots jetés, un peu pour voir
Derrière la salle commune, va savoir
Quel enfant sage prend le pouvoir

Avec tout les autres, un gamin rit
Pour faire rire les autres avec lui
Et ça tombe sur toi aujourd'hui
Sèche tes larmes, Regarde-moi
J'ai encore plus mal que toi quand tes yeux me demandent
'Pourquoi?'
On répète c'que l'on entend
On cherche sa place dans le vent
Mais ce n'sont que des Maux... d'enfants

Pour une fille, qui leur dit non
Pour un garçon qui aime un garçon
Pour une petite phrase à la con
Parce qu'au milieu, d'la cour d'Poudlard
Il n'y a pas qu'les balais qui volent
Il n'y a pas que des jeux drôles
Qui est minable, qui est cador
Pour un blouson, ou une baguette
C'est si facile de mettre à mort
Lève la tête, regarde-moi
J'ai encore plus mal que toi...

Pourquoi? Demande leur
Ils n'savent pas, ils croient jouer comme les grands
A d'autres guerres, à d'autres jeux d'enfants
Lève la tête, parle, je t'entends
Change le sens du vent
La haine se glisse, dans les bagages
A l'âge des livres d'images
Sèche tes larmes, regarde-moi
J'ai tellement d'autres mots pour toi
Quand tes yeux demandent 'Pourquoi?'

Ça n'ira pas
Si tu n'en parles pas.

Je crois que le silence était vraiment complet à ce moment. Je les regardais tous. Celui qui m'avait cracher dessus, celle qui avait brûler mes affaires, et l'autre là, qui m'avait tabassé dans les couloirs alors que je sortais de chez Rogue. Ils étaient tous là, à me regarder. Jusqu'à maintenant, il n'avait aucune idée du mal qu'ils faisaient. Et maintenant, certaines pestes pleuraient. D'autres regardaient leurs chaussures. Des mecs partaient, gênés. Et les autres, ce qui n'avaient jamais pris part au harcèlement que j'avais subis, applaudissaient.