Disclaimer : tous les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling.
Warning : slash - rated M
Chapitre 29 – My Sweet Prince, you are the one
Flash-Back – 11 septembre 2001
- Va-t-en.
- Draco ...
- J'ai dit va-t-en et ne reviens plus.
POV Draco
Je suis au supplice. J'ai l'impression que mon âme se déchire en deux. C'est schizophrénique. Cette nuit fut la plus belle de ma vie. L'homme que j'aime était dans mes bras. J'étais en lui. C'était magnifique. Cette nuit fut aussi la plus horrible car il n'avait pas le droit de me voler cette première fois avec lui. J'aurais voulu que cela se passe autrement. Je voulais l'aimer lentement, passionnément et pas à moitié inconscient.
Tout mon être se révolte contre lui car il a profité de moi, de mon corps comme tous les autres avant lui. Ceux qui n'avaient pas d'importance. Ceux dont je n'ai même pas retenu le nom.
Mais coeur saigne car je l'aime et je viens de lui dire de s'en aller. Et de ne plus jamais revenir.
Je suis toujours debout devant la cheminée, les yeux fermés.
Je l'entends qui s'éloigne. J'entends la porte d'entrée s'ouvrir, puis se refermer.
C'est fini. Il est parti.
Alors je sens les larmes inonder mes joues.
Entre deux sanglots, j'entends un bruit de pas. Bon sang, il est toujours là. Pourquoi n'est-il pas parti ?
- Potter, je viens de te ...
- Non, Draco me coupe-t-il. Je ne m'en vais pas. Je ne m'en irai pas tant que je ne t'aurai pas dit tout ce que j'ai à te dire. Et cette fois tu vas m'écouter !
Je le regarde avec stupeur. Ses yeux verts sont assombris par la colère et je prends soudainement conscience que j'ai devant moi le Survivant, le Sauveur, celui qui a tué Voldemort.
Je n'ose pas faire un pas ni prononcer le moindre le mot.
- Tu es un lâche, Draco. Tu l'as toujours été ! Tu préfères t'enfuir que d'affronter la réalité, affronter tes sentiments et les miens ! Tu préfères te boucher les oreilles et fermer ton coeur pour ne pas entendre ce que j'ai à te dire. Mais crois-moi qu'aujourd'hui, tu vas m'écouter !
Il prend une grande inspiration et poursuit, implacable.
- Je t'aime Draco Malefoy. Je t'aime depuis le premier jour où je t'ai vu. Oh, vas-y moque-toi ! Prends-moi pour un poufsouffle, ça m'est égal ! Oui, je t'aime depuis que j'ai onze ans. Tu vas me dire que ce n'est pas possible ? Et bien, si ! Je t'aimais comme un enfant peut aimer un autre enfant mais c'était de l'amour quand même. Et quand par la suite, tu m'as détesté, quand tu as été odieux avec moi, quand tu me trainais plus bas que terre, j'ai continué de t'aimer encore ! J'ai préféré me dire que c'était de la haine car c'était plus facile à supporter et j'ai fini par me convaincre que je te détestais vraiment. Mais quand tu as été emmené à Azkaban, quand j'ai cru que tu allais mourir là-bas, tout cet amour que j'avais enfuit au fond de moi est ressorti, ne me laissant aucun répit. Notre amitié a été la plus belle chose qui m'est arrivée dans la vie et je la chéris plus que tout. Mais la réalité, Draco, c'est que je tombe amoureux de toi un peu plus à chaque jour qui passe et que ça me tue à petit feu ... Alors oui, ce qui s'est passé hier était peut-être une monumentale erreur mais je ne regrette rien ! Et je ne m'excuserai pas de t'aimer, de te désirer et d'avoir perdu la tête entre tes bras. Jamais, tu entends, jamais je ne pourrai regretter d'avoir fait l'amour avec l'homme que j'aime plus que tout ! Voilà. Maintenant que tu sais tout, tu peux me demander de m'en aller. Tu peux me demander de ne plus revenir. Mais tu ne peux pas me demander de ne plus t'aimer car c'est impossible. C'est toi, Draco. Ça a toujours été toi.
Merlin. C'est donc bien lui. Au fond de moi, je connaissais la vérité mais je ne voulais pas l'affronter de peur d'y laisser mon coeur. Je suis lâche, il a raison. Il est mon âme soeur. Le seul, l'unique amour que je ne connaîtrai jamais. C'est lui.
Il me regarde toujours. Il attends que je lui dise quelque chose. Que je lui dise de partir ou de rester.
- Harry ... reste, dis-je. Je t'en supplie. Reste. Aussi longtemps que tu pourras me supporter.
- Ça risque de faire un bout de temps ! Me dit-il en riant.
- Je suis et je resterai un mec imbuvable, orgueilleux, prétentieux, égoïste ...
- ... arrogant, méprisant, brillant, beau comme un dieu, attentionné, gentil, généreux, ...
- Je ne parle pas le poufsouffle ... ou pas souvent ...
- Je le parlerai pour deux ...
- Je vais t'en faire voir de toutes les couleurs, tu voudras me quitter un jour sur deux ...
- ... et je voudrai te retrouver un jour sur deux ...
- Tu vas devoir expliquer à toute la Grande-Bretagne que tu aimes un mangemort ...
- Je vais expliquer au monde entier que j'aime un homme formidable et que s'ils ne sont pas d'accord, c'est le même prix ...
Je suis à court d'arguments. Il le sait et me sourit d'un air espiègle. Il sait qu'il a gagné.
- Bon, tu en as encore d'autres, des objections débiles ? Me demande-t-il goguenard.
- Non.
- Alors embrasse-moi.
- Je t'aime, Harry. Je t'aime tellement que j'en deviens idiot.
- Je t'aime, idiot.
Je l'embrasse comme si c'était notre premier baiser. Tendrement, doucement, presque timidement.
Je ne veux pas que l'urgence s'invite aujourd'hui.
- Harry, pouvons-nous faire comme si aujourd'hui était notre première fois ? Lui dis-je entre deux baisers.
- Oui, Draco. Oublions tout. Tout ce temps perdu. Nos erreurs. Oublions tout ce qui n'est pas nous en ce moment.
Je le soulève dans mes bras et il enroule ses jambes autour de ma taille. Sans cesser de l'embrasser je l'emmène dans notre chambre. Je le dépose sur le lit et m'allonge sur lui.
D'un sort informulé, je nous déshabille. Le contact de nos corps nus est grisant et nous soupirons tous les deux de plaisir.
Nous n'avons pas assez de nos deux mains pour nous parcourir, nous toucher, nous apprivoiser.
Je suffoque tant mon désir est grand. Des larmes perlent au bord de mes paupières et il le remarque immédiatement.
- Draco, mon amour, qu'y a-t-il ?
- Rien Harry, rien du tout. Je suis si heureux, c'est tout. Je t'aime tellement. J'ai tellement envie de toi ...
Les mots me manquent. Alors, tout en le caressant, je lui chantonne à l'oreille les paroles d'une chanson moldue qui me revient à l'esprit :
« A faire vieillir, à faire blanchir la nuit,
A faire brûler la lumière jusqu'au jour,
A la passion et jusqu'à la folie,
Je vais t'aimer, je vais t'aimer d'amour.
A faire cerner à faire fermer nos yeux,
A faire souffrir à faire mourir nos corps,
A faire voler nos âmes aux septièmes cieux,
A se croire morts et faire l'amour encore,
Je vais t'aimer.
Je vais t'aimer
Comme on ne t'a jamais aimé.
Je vais t'aimer
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.
Je vais t'aimer
Comme personne n'a osé t'aimer.
Je vais t'aimer
Comme j'aurai tellement aimé être aimé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer »
Mon petit lion est décidément très sensible à la musique car il se libère dans ma main dans un orgasme ahurissant.
Mais je le lui ai promis, je vais l'aimer plus loin que ses rêves ont imaginé. Alors qu'il est encore perdu dans les brumes du plaisir, je m'enfonce en lui avec lenteur et volupté.
Je jette un autre sort informulé et dans la pièce résonne le Rêve d'Amour n°3 de Liszt.
www. youtube watch?v=PGw4c2YGGB8
Son regard se voile dans les réminiscences de ce que nous avions partagé il y a déjà si longtemps, un jour de Noël. Ce jour-là, nous avions fait l'amour dans notre coeur, avec la musique.
Mais aujourd'hui, nous faisons l'amour dans notre corps.
Je bouge en lui avec une lenteur recherchée.
Je lui donne enfin toutes ces sensations que je voulais faire passer avec la musique ce jour-là.
Je respire son odeur et ma bouche recouvre chaque parcelle de son corps ...
Je goûte sa langue avec la plus exquise des voluptés ...
Je le sens qui se cambre et qui se tend sous mon corps ...
Je remue à peine en lui avec une lenteur exaspérante et je vois la folie s'installer dans ses yeux ...
...
Tu me veux d'avantage et ton bassin vient à la rencontre du mien ...
Tu agrippes mes hanches que tu m'amènes vers toi pour t'empaler encore plus profondément en moi...
Nos corps ne font plus qu'un et tes yeux fous de plaisir allument en moi un brasier plus intense que le Feudeymon ...
Je suis partout, sur toi, autour de toi, en toi ...
Tu es si étroit que chaque mouvement à l'intérieur de toi m'arrache un halètement de plaisir ...
Et je m'enfonce toujours plus en toi pour mieux ressortir et revenir encore...
Et à chacun de mes coups de rein, toucher le centre de ton plaisir ...
A chacun de mes coups de rein, de te dire que je t'aime, qu'il n'y a que toi, ...
Te dire que je veux passer le reste de ma vie à te faire l'amour, encore et encore ...
Et quand la jouissance t'emporte en hurlant mon prénom ...
me libérer en toi comme si j'allais en mourir ...
...
Je m'effondre sur toi, terrassé par le plaisir ...
Nous n'avons plus assez de souffle pour parler...
Juste nous regarder et nous dire silencieusement tout l'amour que l'on éprouve l'un pour l'autre...
Et te dire que mon avenir, c'est toi.
Terminal des portoloins de Londres - 31 août 2017
POV Harry
- C'était comment Shangaï ?
- Lourd, trop peuplé, et définitivement trop loin de toi, me dit-il en m'embrassant dans le cou.
- Tu m'as manqué toi aussi.
Il m'embrasse langoureusement. Je lui réponds avec la même intensité. Finalement James aura raison ... encore.
Nous transplanons dans notre maison de Belgravia à Londres.
Le prochain et dernier chapitre, c'est l'épilogue !
