Bonjour
Oui je sais, j'avais promis de faire de mon mieux pour ne pas trop vous faire attendre et j'ai lamentablement échoué. Je vous prie de m'en excuser. Pour me faire pardonner, je pense que le chapitre suivant vous plaira, enfin j'espère, ce n'est pas l'exercice dans lequel je suis le plus à l'aise. Pour info, ce chapitre est le dernier avant l'épilogue.
Merci à Katty et Candyshy, toujours fidèles au poste malgrè tout. Merci aussi à toutes mes lectrices pour votre patience, les plus anciennes comme les nouvelles.
Un dernier petit message personnel à Torseur, si tu passes par là et que tu as eu le courage d'arriver jusque là, merci juste d'être entré dans ma vie...
Bises à tous
Puce
Chapitre 27: La vie c'est mieux…
Bella POV
Nous faisions désormais route vers l'Upper East Side dans un silence confortable. Seule la reprise de «No Milk Today » par Joshua James raisonnait dans l'habitacle, apaisante. Edward m'avait littéralement enlevée de chez ses parents, prétextant que je ne me sentais vraiment pas bien et qu'il me ramenait chez moi.
Carlisle avait tenté de se proposer pour m'examiner mais Alice était venue à la rescousse d'Edward en disant que ça m'arrivait souvent, qu'une bonne nuit de sommeil effacerait tout ça et qu'elle passerait sans faute le lendemain pour vérifier que j'allais mieux. Pour me faire cracher le morceau oui ! Chipie.
Edward conduisait toujours une Volvo grise, comme à l'époque, le modèle était juste un peu plus récent. Il se gara devant chez moi avant même que j'ai réalisé où nous étions. Nous y étions… Et je ne savais comment réagir désormais. J'avais déballé mes sentiments à peine une heure plus tôt et maintenant, comment devais-je agir? L'inviter à monter? J'avais peur que cela semble trop prématuré et en même temps, pouvions-nous vraiment nous quitter comme ça?
Il coupa le contact et se tourna vers moi en souriant. Il posa sa main sur ma joue et m'embrassa doucement puis posa son front contre le mien.
« Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureux de t'avoir retrouvée.
- Je ne peux pas non. Je n'arrive pour l'instant pas à réaliser que tu m'as retrouvée.
- Je peux monter ?
- Tu crois que c'est une bonne idée ?
- On a assez passé de temps loin l'un de l'autre tu ne crois pas ? »
Je ne pus répondre, ses lèvres étaient déjà pressées contre les miennes. Je le repoussais légèrement pour murmurer dans son cou :
« Viens »
Je n'eus pas besoin de le dire deux fois. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il était debout devant ma portière ouverte, me tendant une main pour m'aider à descendre. Ca m'avait manqué ça aussi, ce côté un peu vieux jeu dans son éducation qui ne manquait pas d'un certain charme. Il avait le don de vous donner l'impression d'être la personne la plus importante du monde dans ces moments là.
Quelques instants plus tard, j'ouvrais la porte de mon appartement. J'aimais cet endroit, il me ressemblait. Edward me tenait par le cou, caressant la base de ma nuque avec son pouce.
« Je t'offre un café ?
- Avec plaisir. »
Il me suivit dans la cuisine et s'assit derrière le bar pendant que je m'affairais sur la cafetière. Deux « Expressos » plus tard, je le rejoignais sur le deuxième tabouret. Il encra son regard dans le mien et nos jambes s'entre-croisèrent.
« Alors Miss Swan, comment voyez-vous les choses maintenant ?
- Je n'en sais rien. Je ne m'attendais pas vraiment à ça… Je veux dire, mes sentiments à moi, je les connais, depuis longtemps. J'ai essayé de passer à autre chose mais quand je suis retournée à Forks ces derniers mois, j'ai compris que je n'y arriverais pas, que j'avais besoin de toi dans ma vie. Mais toi ?
- Quoi moi ?
- Ben regarde toi. Qu'est ce que tu fais ici avec moi ? Alors que la moitié des filles de New York se damnerait pour partager ta vie. Et encore, la moitié… Je suis probablement en dessous de la vérité. – Il m'observait d'un air amusé, avec ce même sourire en coin qui pouvait soit me faire craquer soit me mettre hors de moi selon l'humeur.
- Et ?
- Et, putain Edward, te fous pas de moi ! Tu ne vois pas que je perds mes moyens là !
- J'ai l'intention de te faire perdre bien plus ça, jeune fille !»
D'un coup sec, il rapprocha mon tabouret du sien et je manquais de m'étaler lamentablement mais ses bras fermes me retinrent. Ses mains se posèrent sur ma taille.
« Ton café va refroidir…
- Tu n'as jamais fait du bon café, Bella Swan. »
C'était vrai, je n'avais jamais réussi un café correct de ma vie. A tel point que mon père avait acheté du soluble pour quand je venais chez lui.
Edward se leva. D'une impulsion, il me hissa dans ses bras et mes jambes s'enroulèrent autour de sa taille. Nos bouches se trouvèrent instantanément. Mes mains se posèrent instinctivement à la base de sa mâchoire tandis que les siennes passaient sous mes fesses et ma raison s'envola tout à fait. Je me laissais happer par une vague de sensations inédites, enfin presque…
Ma tête les avait oubliées mais mon corps lui, se rappelait. Il se rappelait de tout, de la chaleur du corps d'Edward contre le mien, de l'urgence de ses baisers comme si nos vies en dépendaient, de la fermeté de ses mains sur moi et surtout, il se rappelait du feu qui irradiait tout mon être à chaque regard, chaque contact, chaque parole.
J'avais connu quelques hommes en 15 ans, j'en avais aimé certains mais aucun ne m'avait fait ressentir de telles choses. Tout en m'embrassant, Edward nous déplaça jusqu'au canapé et il m'allongea dessus. Ses lèvres restaient soudées aux miennes, son corps recouvrit bientôt le mien et ses mains purent aller à leur guise le long de mes flancs.
Les miennes semblaient animées d'une volonté propre tantôt caressant son visage, tantôt fourrageant dans ses cheveux. Edward stoppa notre baiser et resta suspendu sur ses coudes au dessus de moi, ses yeux accrochés aux miens. J'en profitais pour déposer de légers baisers le long de sa mâchoire, doucement, tendrement pour finir par le petit creux en dessous de son oreille. Il grogna :
« Tu me rends fou quand tu fais ça. Comme si je n'avais pas suffisamment envie de toi…
- Tu n'auras jamais suffisamment envie de moi »
Ma voix s'était faite enjôleuse et sa réaction fut immédiate.
« Tu veux parier ? »
Il se jeta à nouveau sur ma bouche et ses mains se faufilèrent sous ma robe, la remontant au niveau de ma taille. Elles s'attardèrent ensuite sur mes cuisses puis l'une d'elle glissa jusqu'à mon mollet, fléchissant mon genou et intensifiant ainsi le contact entre nos deux intimités.
« Je n'ai pas suffisamment envie là tu crois ?
- Mmmh, tu peux mieux faire j'en suis sûre, et je posais ma main sur le renflement déjà douloureux de son pantalon.
- Putain Bella !»
Je me fis plus entreprenante que je ne l'avais été jusque là. Je l'embrassais à mon tour, par petites touches. Je caressais ses fesses, les pressant un peu plus fort contre moi. Mais j'avais besoin de plus, besoin de retrouver la douceur de sa peau. Alors je tirais maladroitement sur les bords de sa chemise pour la sortir de son jean et glissais mes doigts dessous. Mmmm, ma mémoire ne lui rendait pas justice. Sa peau était d'une douceur incroyable.
De son côté, il se débattait avec ma robe. Je décidais donc d'abréger ses souffrances en le repoussant légèrement. Il me regarda d'un air étonné et légèrement inquiet quand je me relevais puis ses yeux s'obscurcirent et les coins de sa bouche dessinèrent un nouveau sourire quand je fis glisser la fermeture éclair et que la robe tomba à terre. J'en profitais pour retirer mes chaussures et mes collants et je me trouvais désormais devant lui en sous vêtements, bénissant Alice intérieurement d'avoir insisté pour que je fasse « un effort ».
Edward posa ses mains sur ma taille et m'attira doucement vers lui sans me quitter des yeux. Puis il me détailla, ses pouces traçant de légers cercles sur mon ventre. Il déposa un baiser sur mon nombril avant de murmurer, soudant à nouveau son regard au mien :
« Tu es magnifique. »
Mon cœur déborda et des larmes d'émotion piquèrent légèrement mes yeux. Je pris son visage en coupe et l'embrassait avec passion. Je voulais qu'il ressente ce que j'éprouvais pour lui par ce simple baiser.
Il m'attira plus fort contre lui m'obligeant à m'asseoir à califourchon sur ses genoux. Le contact de ma peau contre la sienne provoqua comme un électrochoc. Je sentis ses doigts s'insinuer à l'intérieur de mon string, ils atteignirent rapidement mon intimité trempée et je ne pus retenir un gémissement lorsque l'un deux pénétra à l'intérieur de moi, rapidement rejoint par un second tandis que son pouce se posait sur mon clitoris.
Je faillis défaillir quand ses doigts commencèrent à s'activer, une vague de volupté m'envahit, je n'étais que murmures, gémissements, incapable de reprendre le contrôle de mon corps. Sa main libre dégrafa mon soutien gorge d'un geste habile et quelques secondes plus tard il m'allongea sur le canapé, retirant le dernier rempart à ma nudité complète.
Il se releva et commença à déboucler sa ceinture, lentement, ne me quittant pas des yeux, son regard de braise ne laissant aucun doute sur ses intentions à mon égard. Je ne bougeais pas, hypnotisée par le corps qui se dévoilait devant moi et l'évidence du désir qu'il éprouvait. Il se déshabilla intégralement avant de s'allonger à nouveau sur moi. Ses doigts reprirent la place qu'ils occupaient peu de temps auparavant mais se retirèrent presque aussitôt. Je gémis de frustration avant de m'apercevoir qu'il s'était brusquement introduit en moi.
Surprise par la soudaineté de son geste, je suspendis un instant ma respiration. J'avais du mal à réaliser. Il était là, en moi, nous ne faisions plus qu'un. La sensation était incroyable, le temps suspendu, j'avais l'impression d'attendre ce moment depuis toujours, d'être enfin complète. J'exhalais l'air que je retenais depuis quelques secondes au moment où il commença à bouger en moi. Ni l'un ni l'autre ne semblait maîtriser ce qui était en train de se passer, nos instincts avaient pris le dessus, nos corps agissaient par eux même.
Il saisit l'arrière de ma cuisse pour la replier un peu plus et accentuer ainsi la profondeur de ses pénétrations. J'avais beau me mordre les lèvres, je ne pouvais empêcher les soupirs de volupté qui s'échappaient du fond de ma gorge. Il allait et venait en moi, toujours plus vite, toujours plus fort. Au moment de mon paroxysme, tout mon être se contracta et je le sentis se tendre également avant de s'effondrer sur moi, haletant, tremblant.
Il se redressa un peu et me regarda à nouveau d'un air hagard comme si lui aussi était surpris par l'intensité de notre échange :
« Je suis désolé… Je… Je ne nous ai même pas protégés…
- Chut, on est tous les deux fautifs sur ce coup là. Mais je prends la pillule et j'ai fait un test il y a quelques temps. Pas de rapports depuis.
- Moi aussi je suis clean. Mais je…, enfin, putain, il s'est passé quoi là ?- J'éclatais de rire.
- On a fait l'amour Cullen. Je te pensais plus averti sur le sujet. – Il rit à son tour.
- Apparemment, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. Vous êtes pleine surprise Miss Swan.
- Et comment comptes-tu apprendre Cullen ?
- En pratiquant Swan, en pratiquant… »
Il me souleva comme si j'étais une plume et me porta jusqu'à la chambre. Il nous bascula sur le lit et nous refîmes l'amour plus tendrement que la première fois, en prenant notre temps pour nous découvrir à nouveau, pour reconnaître le corps de l'autre, oublié depuis 15 ans. Je m'endormis dans les bras d'Edward très tard cette nuit là, enfin heureuse, enfin à la place que je devais occuper.
Au petit matin, je me réveillais seule, légèrement courbaturée et un sentiment de panique m'envahit en constatant que le lit était vide. Je me levais prestement et enfilais mon peignoir pour sortir de la chambre. J'entendis du bruit dans la cuisine. Dieu soit loué, il est encore là. Je me dirigeais donc sans bruit vers celle-ci.
Ce que je vis depuis l'encadrement de la porte me fit venir les larmes aux yeux. Le café attendait sagement au chaud dans la cafetière, embaumant la pièce. Edward était de dos, face à la plaque en train de faire cuire des œufs et du bacon. Il fredonnait des notes inconnues.
« tadadam dam dam, tadadam dam dam, tadadadadadadadam… La vie c'est mieux quand on est amoureux. La vie c'est mieux quand on est amoureux »
N/A : Là c'est vraiment pour les plus acharnées sur JJG, comme moi quoi…
