Chapitre XX: Toutes sortes de relations (2/2)
Je ne vis pas passer les semaines qui suivirent, en partie parce qu'on avait tellement de devoirs que je passais tout mon temps à forcer mes cousins à faire les leurs en plus de faire les miens, et en partie parce que mes soirées ne consistaient plus à vérifier à chaque coin de couloir que personne n'allait nous trouver ensemble, Scorpius et moi.
Les retenues consistant à nettoyer la salle de potions furent oubliés par notre vieux professeurs, et on arrêta d'y aller après quatre ou cinq soirées.
Aucun de mes cousins ne mentionna plus ma relation avec Scorpius. Nous n'étions pas extrêmement ouverts à propos de nous deux, et, pendant la journée, nos deux mains liées étaient la seule indication que nous étions un couple.
Hugo fut un peu sec avec Scorpius pendant un moment, mais ce n'était pas dans sa nature d'être en colère, surtout pas pour si longtemps. Il avait bien teint ses cheveux en rose pour le punir de sortir avec sa sœur, mais c'était tout. Je pense que c'était parce que j'étais plus vieille que lui, j'avais toujours été celle qui le surveillait, et il était habitué à ce que je sois indépendante.
Les rumeurs nous suivaient partout - Poudlard ne se lassait jamais de parler de nous.
La sortie suivante à Pré-au-Lard arriva rapidement et tout le monde était excité d'avoir une chance de sortir du château et d'aller dans le village. Bien sûr, cette sortie était accueillie avec anxiété par ceux qui allaient à un premier rendez-vous, avec horreur par ceux qui n'en avaient pas et avec joie par ceux qui étaient en couple.
L'amour était définitivement dans l'air cette année. Partout où j'allais des couples se formaient pour la Saint-Valentin ou des gars rassemblaient enfin le courage de parler à des filles. Hugo, à ma grande surprise, fut invité chez Madame Pieddodu par une Poufsouffle de sixième année. Mon frère était plutôt beau, je l'admets, mais il était si timide qu'il parlait rarement à des filles.
Je reçus des lettres de ma mère et de Grand-Mère Molly m'informant que Teddy et Victoire avaient passé une fantastique lune de miel et que Teddy avait hâte de me voir en personne pour me raconter tout ça. Ma mère m'écrivit que je lui paraissait de plus en plus heureuse dans les lettres que je lui envoyais. Ça aurait été le moment idéal pour lui dire que je sortais avec Scorpius, mais je ne le fis pas. Je me sentais mal de ne pas encore l'avoir dit à mes parents, sachant que j'avais dit à Scorpius qu'ils le savaient déjà.
Je me demandai rapidement pourquoi ils ne m'avaient pas encore écrit à propos de ça, d'ailleurs. Après tout, ma famille allait forcément le leur dire, non?
En fait, non
Al me dit la semaine après qu'il ait frappé Scorpius en Histoire de la Magie que mes cousins attendaient que je le dise à mon père en personne, espérant apparemment que sa fureur ferait un bon spectacle.
Quels gentils cousins j'avais là.
Le 14 février commença sous la pluie. Je me réveillai sous un ciel nuageux, venteux, pluvieux qui n'avait pas l'air décidé à s'améliorer, même pour la Saint-Valentin.
Descendant pour le petit-déjeuner avec un cadeau joliment emballé, je rejoignis ma famille de bonne humeur. Scorpius n'était pas encore arrivé, mais je savais qu'il allait s'asseoir avec ses amis Serpentards pour le petit déjeuner parce que c'était son anniversaire et qu'il s'asseyait avec eux chaque année - ils ne le voyaient presque plus. De plus, nous autres (ses amis Gryffondors) allions le voir pour le reste de la journée.
Al me lança un court regard à contre-cœur. Il avait déclenché des disputes presque tous les jours à propos de Scorpius et moi. Il ne me provoquait jamais, seulement Scorpius... Cependant, j'intervenais toujours. Il devait comprendre que s'il n'approuvait pas notre relation il devait nous le dire à tous les deux.
La plupart du temps, cela commençait avec un petit commentaire inapproprié, et le ton montait jusqu'à ce que Scorpius, Al, moi, ou nous trois claquions la porte. Quand nous nous revoyions, nous faisions comme si de rien n'était.
Al ne se montrait pas raisonnable. Je n'avais causé aucun problème quand il s'était mis à sortir avec ma meilleure amie, non? Certes, Alice n'est pas une Malefoy et cela ne m'embêtait pas comme cela embêtait Al. Ce qui m'ennuyait était simple - Al n'avait aucun problème avec le fait que nous soyions tous amis avec Scorpius (c'était même son propre meilleur ami), mais voilà que je sortais avec Scorpius et "Oh non, tu sors avec un Malefoy!".
Je secouai ma tête. Il fallait que j'oublie tout ça et que j'attende qu'Al réalise à quel point il se montrait stupide. Tout le reste de la famille n'avait aucun problème avec nous.
Alice s'assit pratiquement sur les genoux d'Al, éclatant de rire, si mignonne que je jure que ça m'a coupé l'appétit. Lucy, Dom et Fred étaient en train de parler de ce qu'ils allaient acheter à Pré-au-Lard. Dom plaisanta en disant qu'elle allait acheter une poupée et un berceau à sa soeur pour "un futur proche". Roxanne, Hugo, Lily, Louis et moi parlions de rendre visite à Oncle George aux Sorciers Facétieux quand je vis Scorpius s'installer à la table des Serpentards, l'air particulièrement séduisant dans son jean et son T-shirt, recevant des coups de poings de ses amis pour son anniversaire.
"A toute", dis-je aux autres en attrapant le cadeau d'anniversaire de Scorpius et m'élançant vers la table des Serpentards.
Heureusement, les coups-de-poing-de-dix-huitième-anniversaire étaient finis quand j'arrivai, et ses amis étaient retournés à leur place, s'esclaffant toujours alors qu'il frottait ses bras, se plaignant qu'ils lui avaient fait mal.
"La copine Gryffondor est là", s'amusa son ami Charles Zabini alors que j'arrivai et m'assis sur les genoux de Scorpius.
Scorpius sursauta, n'ayant pas réalisé que j'avais été derrière lui, et m'enlaça.
"Joyeux anniversaire", soufflai-je en l'embrassant sur la joue.
"Awwwww", se moquèrent en choeur ses amis.
Scorpius et moi leur lançâmes un regard menaçant et Scorpius leur fit un doigt d'honneur.
"Merci", me dit-il en ignorant les autres et il prit le cadeau que je lui tendais.
"Tu ne peux pas l'ouvrir tout de suite," lui dis-je mystérieusement, lui laissant le cadeau même s'il n'avait pas le droit de l'ouvrir.
"Quoi?" On aurait dit un enfant à qui on venait de dire que le Père Noël n'existait pas. "Pourquoi pas?"
"Tu verras", souris-je. Puis je l'aidai à se relever. "Allez, tu traînes là."
"C'est mon anniversaire", se plaignit-il alors que je le traînai à travers le hall.
"Ça ne veut pas dire que t'es obligé de marcher au ralenti", ris-je.
"Si", il me tira en arrière de manière à ce que je sois face à lui, posant ses mains autour de ma taille, alors que nous faisions la queue pour sortir de Poudlard, attendant de donner nos noms à Rusard. "C'est mon anniversaire."
"Bien", souris-je, enroulant mes bras autour de son cou et me mettant en demi-pointes pour l'embrasser. "C'est ton anniversaire alors tu peux être aussi lent que tu veux, mais c'est aussi la Saint-Valentin, alors tu dois être gentil avec ta petite amie."
On attendit quelques temps en silence que les gens devant nous avancent.
"J'ai jamais eu de copine pour la Saint-Valentin", me dit-il alors que je me retournai pour avancer dans la queue, le traînant par le bras.
"Jamais?" Je profitai de l'occasion pour me moquer de lui. "Mais je croyais que tu étais Scorpius Malefoy, le seul et l'unique, avec toutes les filles à tes pieds?"
"Je le suis", plaisanta-t-il. "Mais j'ai toujours trouvé les filles trop superficielles et elles sont encore pires à la Saint-Valentin. Je squattais juste avec Al."
"Awww, trop mignon", m'esclaffai-je. "Mais maintenant Al a Alice."
"Et je t'ai toi", sourit-il alors que nous arrivions devant Rusard.
Miss Teigne, la vieille chatte de Rusard, était assise à ses pieds, trop vieille pour bouger. Elle nous siffla dessus à contrecœur alors que nous donnions nos noms à Rusard et sortions dans l'air froid et venteux.
Je resserrai ma veste autour de moi et frissonnai. Scorpius remonta la fermeture de sa veste en cuir et me tira vers lui.
"Tu vas geler dans cette veste", me réprimanda-t-il. "T'as pas quelque chose de plus chaud?"
"Seulement un manteau d'hiver", lui dis-je. "Et il est trop gros."
"Et si tu tombes malade?", s'inquiéta-t-il.
"Alors je serai malade, mais je m'en remettrai", marmonnai-je dans sa veste alors que nous passions les grilles de Poudlard.
"Et bien, si tu tombes malade, vas pas te plaindre."
"Et vas pas me dire que tu me l'avais bien dit."
"Oh, je te le dirai", rit-il. "Tu veux aller où pour commencer?"
"Faut que j'aille voir mon oncle George", lui dis-je."Il m'a écrit hier pour me dire qu'il avait une surprise pour moi au magasin."
"Ça me parait bien", acquiesça Scorpius.
Nous empruntâmes la route menant à Pré-au-Lard, Scorpius me détaillant les cadeaux qu'il avait reçus de sa famille ridiculement riche et essayant de me protéger du froid. Il avait son bras droit autour de mon épaule pour me rapprocher de lui et son bras gauche passait devant moi pour me tenir la main.
Le premier magasin que nous vîmes, au bord du village dans une petite rue menant à la rue principale que les élèves prenaient souvent comme un raccourci, n'était autre que Madame Pieddodu.
Je fixai les chérubins dorés qui flottaient dans les airs que Madame Pieddodu engageait chaque année sans faute. Ils balançaient des poignées de confettis rose en forme de coeur à chaque fois qu'un couple entrait dans le magasin. C'était déjà assez bondé, même s'il n'était même pas dix heures.
Scorpius me vit regarder le magasin.
"Tu voudras qu'on y aille plus tard?"
Je me retournai d'un coup. "Oh, Merlin, non. C'est mon enfer personnel là dedans."
"Merlin merci', soupira Scorpius. "Moi aussi."
Je ris. "Pourquoi tu m'as demandé alors?"
"Eh bien, si t'avais eu envie d'y aller, ça m'aurait pas dérangé."
Je lui souris alors qu'il se mettait à pleuvoir. "Allez, on va chez Oncle George avant de se noyer."
Malheureusement, c'était le genre de pluie qui tombe d'un coup et vous trempe en quelques secondes et les Sorciers Facétieux étaient situés à l'opposé de la Grande Rue.
En arrivant au magasin de mon oncle, nous étions complètement dégoulinants.
Je tirai Scorpius par le bras à l'intérieur du magasin animé et nous arrivâmes jusqu'à la caisse relativement facilement, à ma grande surprise. D'habitude, c'était toujours bondé, alors le fait que ce ne soit qu'à moitié rempli m'étonnait.
"Tonton Georgie!" criai-je en arrivant à la caisse.
Mon oncle, dans une robe magenta flashy, était en train de parler à sa femme, Angelina, mais se retourna dès qu'il m'entendit l'appeler. Je contournai le comptoir et lui sautai dans les bras.
"Rosie Posie!" s'exclama-t-il. "Comment ça va?"
"Super", répondis-je alors qu'il me reposait à terre. C'était la seule personne que je laissais m'appeler comme ça, tout comme j'étais la seule personne (hormis sa mère) qui pouvait l'appeler Georgie. "Comment vont les affaires?"
"Beaucoup mieux maintenant que Poudlard a été libéré pour la journée."
J'éclatai de rire. "Salut Tata Angie."
"Salut Rose", sourit-elle, puis elle leva les yeux au ciel à l'intention de son mari et alla aider des clients.
"Hé, c'est Scorpius!", s'exclama George, surpris qu'à moitié, lui serrant la main avec enthousiasme. Mes oncles, surtout les turbulents, adoraient Scorpius. J'étais fière de pouvoir dire que ma famille ne jugeait pas Scorpius sur le fait qu'il était un Malefoy.
"Bonjour, Monsieur Weasley", sourit Scorpius face à cet accueil chaleureux.
"S'il te plaît, Scorpius, appelle-moi George", s'esclaffa mon oncle. "Monsieur Weasley, c'est mon père... et tous mes frères."
"Ça roule", accepta Scorpius avec joie.
"Alors... où sont tous les autres?" me demanda George.
"Al est avec Alice et les autres sont en train de chercher des affaires de bébé à acheter à Teddy et Victoire", ris-je. "Dom est persuadée que sa sœur va tomber enceinte dans les mois qui viennent."
"Et vous deux n'êtes pas avec eux parce que...?" George nous lança un sourire complice. Il savait que nous étions ensemble. Il n'avait peut-être pas eu plus de trois BUSEs, mais il n'était pas stupide.
"Parce que... c'est la Saint-Valentin", marmonnai-je.
"Ron va vous assassiner", s'esclaffa George.
Je frappai mon oncle au bras. "Dis pas ça!"
"Tu l'as pas dit à tes parents?" demanda soudainement Scorpius.
"Heuuu..." Je me recroquevillai. "J'imagine que j'ai oublié..."
"Rose!" soupira Scorpius, irrité. "Tu m'avais dit que si."
"Eh bien, elle t'a menti, Scor." George semblait amusé de ma situation.
"Merci, très cher oncle", je lançai un regard tueur à mon deuxième oncle préféré (bien sûr que c'était mon préféré, mais, hé, j'étais de la famille de Harry Potter, quand même - cet homme est absolument adorable).
"Est-ce que tu leur diras un jour?" soupira Scorpius.
Je me glissai dans ses bras. "Je leur dirai", marmonnai-je pathétiquement.
"Promis?" Il n'avait pas l'air convaincu.
"Promis", souris-je. Enfin, mon petit ami sourit et me serra dans ses bras.
Je me retournai vers mon oncle qui arborait un air amusé. "Alors, c'est quoi cette surprise que t'as pour moi?"
"Oh, ouais", les yeux de George s'illuminèrent, "Monsieur Surprise!"
Et une des mes personnes préférées au monde sortit de l'arrière salle, mangeant un donut.
"Teddy!" Je courus vers mon cousin par alliance. "T'es revenu!"
Il pouffa, imité par Scorpius. "Je suis revenu de ma lune de miel!"
"J'arrive pas à croire à quel point t'es bronzé!" m'exclamai-je en me reculant pour mieux le regarder. Il portait une robe magenta, de toute évidence George avait voulu qu'il l'aide en échange de sa venue. Si n'importe lequel de nous allait rendre visite à George, nous étions obligés de l'aider - il était tellement occupé. Teddy avait fait en sorte que ses cheveux et ses yeux soient assorties à sa robe magenta. On aurait dit un boursouflet sur pattes.
"C'est ce qu'il se passe quand on passe six semaines en Espagne!", rit-il. Ou quand on est métamorphomage, pensai-je.Personne d'autre n'aurait pu êtresi bronzé, même en étant parti aussi longtemps.
"J'arrive pas à croire que vous vous soyez fait une lune de miel de six semaines", m'esclaffai-je. Je n'en revenais toujours pas.
"Eh bien, pourquoi pas?"
"J'imagine que oui", répondis-je avec un grand sourire. Je ne pouvais pas m'en empêcher.
"Scorpius, mon vieux", dit Teddy en serrant la main de Scorpius, puis il le prit dans ses bras. "Comment tu vas?"
"Mieux que jamais", répondit-il. "Et toi?"
"J'ai une femme magnifique, qu'est-ce que je pourrais demander de plus?" sourit-il. "Mais lui dites pas que j'ai dit ça, ou alors elle voudra encore plus de cadeaux."
Nous éclatâmes tous deux de rire. Teddy et Victoire avait une relation géniale - ils se comprenaient vraiment.
"Vaudrait mieux que j'y aille, Rosie", interrompit soudainement George. "Le magasin se remplit."
"Je vais t'aider", lui dit Teddy. "J'imagine que je ferai mieux de faire quelque chose d'autre que manger tous tes donuts."
"On doit y aller aussi", Scorpius se tourna vers moi et prit ma main. "J'ai dit à Al qu'on les retrouverait aux Trois Balais à dix heures et demie."
"Ok", dis-je en saluant mon oncle et Teddy en partant.
Je me retournai juste à temps pour voir Teddy hausser les sourcils et me jeter un regard qui voulait clairement dire qu'il savait que je sortais avec Scorpius. Je lui tirai la langue.
Scorpius et moi arrivâmes aux Trois Balais en moins d'une minute (oui bon, on avait couru, mais c'est pas la question), mais nous étions quand même trempés par la pluie. Le bas de mon jean préféré était complètement détrempé, mais je m'en fichais. Je passais une excellente journée. Al et Alice n'étaient pas encore arrivés, alors nous achetâmes quatre bièraubeurres et trouvâmes un box pour nous quatre dans le fond du bar.
Ginger, la fille de Madame Rosmerta, avait décoré la salle avec des ballons en forme de cœur, des nappes rouges et des confettis qui dégringolaient du plafond régulièrement.
"C'est sympa", soufflai-je à Scorpius par dessus la table.
"Ginger aime vraiment les fêtes", sourit Scorpius.
Nous nous penchâmes tous deux sur la table pour parler doucement alors que les tables autour de nous se remplissaient peu à peu. Scorpius prit ma main.
"Tu sais, il y a quelques semaines, quand on regardait tous ces vieux articles de journaux?" commença-t-il.
Il avait l'air nerveux, ce qui me fit rire. "Ouais."
"Tu te rappelles ce que tu as dit à propos du fait d'être une Malefoy?" Un sourire pointa sur ses lèvres mais je pouvais voir qu'il essayait d'être sérieux.
Je rougis. "Tu sais ce que j'ai voulu dire..."
"Ouais, mais... est-ce que... si...", bafouilla-t-il, se taisant petit à petit.
Je haussai les sourcils. "Scor, je comprends rien."
"Si on était plus vieux, tu voudrais qu'on se marie?" lança-t-il en regardant ses mains.
Je ne dis rien pendant quelques minutes.
"Rose, tu me fais peur", marmonna finalement Scorpius.
"Bien sûr que je te fais peur!" explosai-je. "Tu viens juste de..."
"Je ne t'ai pas demandée en mariage!" soupira Scorpius, levant les yeux au ciel. "J'ai juste... Je ne pensais pas qu'on pourrait avoir un futur à deux étant donné qui on est... mais après tu as dit... ce que tu as dit et je me suis dit "et pourquoi pas"?"
Je soupirai avec un sourire.
"Je suis désolée, Scor. Tu sais quoi?" Je posai ma main par dessus la sienne sur la table. "Tu as raison."
"Tu... tu penses?"
"Ouais, je veux dire, pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas avoir un futur à deux si c'est ce qu'on veut?"
"Et je ne viens pas de te terroriser?" vérifia Scorpius.
"Eh bien, si, mais je m'en remettrai", répondis-je en riant.
Je me penchai et l'embrassai doucement. Il mit sa main sur ma nuque et me tira vers lui. Notre baiser s'approfondissait et j'envisageai de reculer, et puis, merde quoi, j'avais droit à ce moment de bonheur, non?
Je fourrai mes deux mains dans ses cheveux et l'attirai vers moi par dessus la table.
"Comme si j'avais envie de voir ça!" s'énerva Albus, à côté de nous.
"Alors dégage", lâchai-je impatiemment, et je retournai embrasser mon petit ami. Je sentis Scorpius sourire contre mes lèvres.
"Rose!" s'exclama Alice, mi amusée, mi choquée.
"Ok, ok", soupirai-je en me rasseyant sur ma chaise, reprenant la main de Scorpius dans la mienne.
Alice s'assit à côté de moi en fixant Scorpius, assis à côté de son meilleur ami.
"Qu'est ce qu'il te prend ces temps-ci, Rose?" s'esclaffa Alice. "T'es de moins en moins... innocente."
"Tu ferais mieux de ne plus la toucher", gronda Albus à l'intention de Scorpius.
Scorpius eut l'air surpris. "C'est ma petite amie."
"Ne commence pas avec ça!" hurla presque Al.
"C'est quoi ton problème, Albus?" Je fixai mon cousin.
"C'est quoi mon problème?" Al se leva. "Tu sais comment Scorpius est, Rosie! Il te larguera dès qu'une autre fille lui lancera un regard."
"Hé!' Scorpius se leva également. "Comment tu peux m'accuser comme ça!"
"Pourquoi pas?" Al et Scorpius étaient presque nez à nez (ou ils l'auraient été si Scorpius n'avait pas été plus grand que Al). "C'est vrai!"
"Ce n'est pas vrai!" cria Scorpius. Les tables autour de nous s'étaient tues. Madame Rosmerta avait l'air nerveuse derrière le bar. Elle remarquait directement les fauteurs de trouble.
"Bien sûr que si!" cracha Scorpius. "T'es un salaud avec les filles, Socrpius. Tu l'as toujours été, tu le seras toujours."
"C'est différent maintenant", gronda Scorpius.
"Et pourquoi donc?" renifla Al.
"Parce que j'aime Rose!" Scorpius cria si fort que même les gens assis au bar à l'autre bout de la salle se turent.
Al ne dit rien. Il avait l'air choqué et confus.
"Tu sais quoi, je vais pas rester assis là avec toi pour que tu me juges. Tu pourras t'excuser quand tu descendras de tes grands chevaux et que tu réaliseras que t'es pas meilleur que moi juste parce que tu t'appelle Potter."
"Scorpius, je voulais pas dire-" commença Al précautionneusement, ayant l'air de réaliser ce qu'il venait de faire.
"Bien sûr que si, Al. On dirait que tu ne me connais plus." Scorpius avait de toute évidence été blessé parce que Scorpius lui avait dit. Il se tourna vers Alice et essaya d'être plus calme en lui disant, "Bonne Saint-Valentin."
Il se rua hors des Trois Balais.
"Quel idiot", marmonna Al.
"La ferme", lui lança Alice. "Tu vois pas que c'est de tafaute?"
"Quoi?" Al avait l'air sincèrement confus. "Qu'est-ce que j'ai fait?"
"Tu as complètement craqué, tu as traité ton meilleur ami de salaud parce qu'il était en train d'embrasser sa copine!"
"Mais il-"
"Non, Al!", intervins-je. J'essayai de ne pas sourire au fait qu'Alice lui criait dessus. J'étais presque autant énervée contre Albus que ne l'était Scorpius.. "C'est de ta faute. Tu sais ce que tu vas faire maintenant, tu vas passer la Saint-Valentin avec ta super copine, lui acheter tous les cadeaux qu'elle veut - parce que, ne le nie pas, t'es blindé - et tu vas retourner à Poudlard, ravaler ta fierté, et t'excuser auprès de ton meilleur ami pour l'avoir insulté, et lui souhaiter un joyeux anniversaire. Est-ce que c'est clair?"
Al déglutit.
"Merci Alice." J'enlaçai ma meilleure amie et me tourna froidement vers mon cousin. "Au revoir, Albus."
"Où est-ce que tu vas?" Al se retourna pour me suivre des yeux alors que je partais.
"Je vais passer ma journée avec quelqu'un que j'aime et que je respecte."
Et sur ce, je retournai rejoindre Scorpius, laissant Al avec Alice.
... Salut! :) Je sais pas vraiment ce qu'il m'a pris, quelqu'un a mis cette histoire dans ses favoris, et ça m'a donné envie de continuer un petit peu... Je ne garantis pas que je continuerai régulièrement (je suis surbookée par mes études en ce moment), mais je vais essayer de faire un chapitre de temps en temps. Laissez un commentaire si vous voulez la suite, que je sache combien de personne ça intéresserait que je continue. :)
