Disclaimer : L'histoire appartient à Sarrah-Angel et les personnages à J.R.R Tolkien.
Mot de la traductrice : Bonjour tout le monde! Me revoilà, avec quelques jours de retard, mille excuses, mais je cours après le temps en ce moment... C'est dingue!
Je ne ferai pas un trop grand blabla, ce n'est pas ce qui vous intéresse après tout ;) Je souhaiterai simplement vous remercier, vous tous, pour vos encouragements, votre constance dans les reviews (les personnes en question se reconnaitront) et votre gentillesse. Vos reviews sont comme des bonbons sucrés et tout doux pour moi, et je les savoure avec délice !
Je tiens cependant à rappeler que ceci est une traduction. Hélas, je ne suis en aucune façon la créatrice de ce petit bijoux, mais sachez que cela me gonfle le cœur de voir que je réussis à faire oublier que ceci est traduit et non écrit de ma "main". Je tenais juste à rendre à Sarrah-Angel ce qui lui revient de droit ;)
Merci aussi à ma fabuleuse bêta "Dee Mill", qui fait un excellent boulot et sans qui cette perfection dans les chapitres ne serait pas possible! Merci...
Réponse aux reviews anonymes :
Waina : alors, toi-aussi tu trouves que le chapitre précédent était tout mignon? Cela fait du bien, selon moi, des chapitres comme ça, surtout dans une fiction qui compte plusieurs dizaines de chapitres ;) Mais ne t'inquiète pas, l'action va très rapidement revenir... Je ne t'en dis pas plus, au risque de me trahir ! :p
Merci à toi et bonne lecture! :)
Yuna : merci mille fois pour ta review, Yuna... Simplement, je ne suis pas l'auteur de cette fiction, je n'en suis que la traductrice ! :) le fait que tu penses que j'en sois l'auteur est un énorme compliment en soi pour moi, car cela veut dire que j'arrive à bien retranscrire les choses de la langue de Shakespeare à celle de Molière! ;) J'ai transmis tes commentaires à l'auteur, elle en sera très contente et cela sera apprécié, j'en suis sûre! :) Pour ton futur métier, je suis admirative. Il faut des gens comme toi pour redynamiser le tourisme dans notre bonne vieille France ;) J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de ton attente! Je te souhaite une très bonne lecture :)
Que dire de plus... Ah si, bon chapitre à tous et à très vite pour de nouvelles aventures de nos héros préférés!
Amicalement vôtre,
Manelor.
Oo°oO
"Attendre, c'est être entre l'immobilité et l'espoir" ... Pauline Michel
POV Deirdre
Le sang pulsait dans mes veines à toute vitesse et je me sentais étrange. Cela faisait longtemps que le sang n'était pas passé aussi vite et aussi fort dans mon corps, me rappelant mon épaule blessée. Une douleur vive se fit ressentir sur le côté gauche tandis que la lame de mon épée rencontrait celle de Saffy. Un halètement passa la barrière de mes lèvres et Saffy recula immédiatement. Je me mordis la lèvre, me l'entaillant au passage, alors que j'essayais d'amoindrir la douleur. Je laissai retomber mes bras, maintenant à peine une prise suffisante pour garder mes épées en main.
« Vous allez bien ? » me demanda la voix inquiète de Legolas, sur ma droite. « Je savais que c'était trop tôt pour que vous puissiez vous battre. »
Prenant une profonde inspiration, sentant le goût cuivré du sang dans ma bouche, je me tournai vers Legolas. Son expression inquiète ne changea même pas quand je lui fis un sourire rassurant. Celui-ci devait sans doute être trop crispé pour être vrai.
« Je vais bien. Je dois juste m'habituer aux coups. » le rassurai-je, caressant sa joue de mes lèvres en un rapide baiser.
« Pourquoi en auriez-vous besoin ? Vous ne vous battrez pas durant la bataille. » essaya-t-il une nouvelle fois.
C'était une conversation que nous avions eue de nombreuses fois. Il ne comprenait pas pourquoi j'insistais autant pour me battre et je continuais à essayer de le convaincre de pourquoi je le voulais. Je ne pouvais pas concevoir l'idée que je sois assise, en sécurité à Edoras, alors que d'autres risquaient leur vie pour ma liberté. Si j'avais appris quelque chose en Terre du Milieu, c'était qu'il fallait se battre pour protéger ceux que nous aimions. Et bien qu'il ne le comprenne pas, Legolas était une des personnes que j'aimais le plus ici et que je voulais protéger à tout prix.
« Legolas, nous avons eu cette conversation combien de fois ? » lui demandai-je, exaspérée.
Il fit une pause durant un instant, réfléchissant, avant d'ouvrir la bouche, sûrement pour me donner la réponse chiffrée. Cependant, je l'interrompis.
« Ne pouvons-nous pas juste consentir à être d'accord pour une fois ? » lui proposai-je, d'une voix à peine plus haute qu'un chuchotement.
« Comment pourrai-je me battre si je suis inquiet de savoir quand votre bras faillira sous les coups de l'ennemi ? Je n'arriverai pas à me concentrer. » me répéta-t-il encore une fois. Alors qu'il parlait, il remit des mèches de cheveux qui m'étaient tombées devant les yeux derrière mon oreille.
« Ayez confiance en moi. » lui dis-je avec un sourire, avant de m'éloigner de lui. « Saffy, tu es prête pour continuer ? »
Alors qu'elle acquiesçait, nous reprîmes le combat. Je ressentais de la douleur dans mon épaule à chaque mouvement, mais je me mordais l'intérieur des joues pour ne rien laisser paraître. Chaque jour qui passait, mon épaule se remettait lentement et je pouvais me battre de plus en plus longtemps. Ce n'était sans aucun doute pas le moment idéal pour une bataille, mais cela ferait l'affaire.
« Bon, je vais prendre un bain. » me dit Saffy, alors qu'elle rangeait ses lames et qu'elle commençait à revenir vers sa chambre.
Je la suivis du regard et rengainai mes épées. Cependant, contrairement à Saffy, je n'avais aucunement l'intention d'arrêter l'entrainement pour aujourd'hui. Je revins à la chambre, Legolas me tenant la main.
« Voulez-vous que je prépare votre bain ? » me demanda-t-il alors que nous entrions dans la chambre.
« Je ne compte pas me baigner tout de suite. Ne vous inquiétez pas pour moi. » lui répondis-je, déposant mes épées dans un coin de la pièce.
Il arriva derrière moi et mit ses bras autour de ma taille, m'appuyant contre lui. La sensation de son souffle sur mon cou s'ajouta à celle de ses lèvres sur ma peau. Il y laissa une trainée de baisers, me distrayant, alors qu'il desserrait la ceinture qui retenait mes armes.
« Vous avez le goût de la sueur, melethnin. » m'informa-t-il, sa phrase entrecoupée de baisers.
S'il y avait une bonne chose lors de nos disputes, c'était bien les réconciliations sur l'oreiller et l'amour sauvage, car nous étions encore tous les deux en colère. Grâce à nos querelles constantes, nos deux libidos étaient satisfaites. Une de ses mains glissa sous ma tunique pour reposer sur la chair de mon estomac. Je sentais qu'il essayait de m'enlever ma tunique, mais je n'allais pas le laisser faire. Peu importe combien je le voulais.
« Pas tout de suite, chéri. » haletai-je, arrêtant ses mains.
« Pourquoi pas, mon bel amour ? » m'interrogea-t-il, ses lèvres se décollant à peine de ma peau.
Je me retournai dans ses bras pour le regarder. Il se recula, une expression confuse sur le visage. Une vague de culpabilité m'assaillit. J'avais cet homme étonnant qui me voulait presque continuellement, et moi je voulais aller pratiquer le tir à l'arc. Je déposai un doux baiser sur ses lèvres, avant de reculer brusquement et de sortir de son étreinte.
« Je dois toujours travailler avec mon arc, amour. Mon épaule doit s'y habituer pour la bataille. » lui dis-je, prenant mon arc, le levant et l'accrochant sur le devant de ma poitrine.
« Vous ne devriez pas forcer autant, votre épaule est toujours en guérison. » me rétorqua-t-il, ses yeux dérivant jusqu'à ma blessure.
« Je dois connaître mes limites, autrement je tomberai durant la bataille. » répliquai-je, ma voix soudainement dure.
« Pourquoi devez-vous insister, au point de mettre votre santé en danger, alors que vous n'êtes pas obligée de vous battre ? » gronda-t-il, se rapprochant de moi jusqu'à ce que je touche le mur derrière moi.
« Parce que je dois vraiment me battre, Legolas. Nous en avons déjà parlé. » soupirai-je, exaspérée. Encore une fois cette dispute.
« Oui, et vous ne m'avez encore jamais dit pourquoi vous tenez tant à vous battre alors que vous pourriez être en sécurité ici. »
« Qu'est-ce que vous diriez, vous, si je vous demandais de rester ici alors que je pars pour combattre ? » lui demandai-je, essayant de lui faire comprendre mon point de vue.
« Je vous dirais qu'il n'y a aucune raison valable qui pourrait me faire rester en arrière lors de la bataille. De plus, c'est vous qui êtes blessée ici et non moi. »
« Legolas, cela n'a pas d'importance que je sois blessée ou non. Vous ne resteriez pas, vous, tout comme je ne vous aurais pas laissé ici, même si vous étiez blessé. » lui dis-je, le repoussant légèrement pour ne pas me sentir prise au piège.
« Je devrais être celui qui s'occupe de vous, celui qui vous protège. » insista-t-il, m'appuyant en arrière encore une fois, ses bras formant une cage pour me tenir contre le mur.
« Je peux m'occuper de moi, je n'ai pas besoin que vous me protégiez tout le temps. » lui répondis-je.
« Il est évident que non, autrement vous n'auriez pas été blessée à l'épaule et emmenée en Isengard, endroit où personne ne savait si vous alliez bien ou même si vous nous aviez trahi. » gronda-t-il.
Ces mots me firent mal. Il avait pensé que je les avais trahis. Il avait déjà utilisé cet argument durant une précédente dispute, mais cela faisait toujours mal. Cependant, au lieu de me laisser faire, cette fois-ci la tristesse se transforma en colère.
« Et même en Isengard je me suis occupée de moi, sans votre aide. Croyez-vous que cela soit ma faute si je me suis retrouvée blessée ? » hurlai-je.
« Vous avez été blessée parce que je n'étais pas là pour vous protéger. » me cria-t-il, sa voix résonnant dans mes oreilles.
« Mais j'ai survécu, je n'ai pas besoin que vous me protégiez tout le temps. Pourquoi vous ne voulez pas comprendre ? » hurlai-je en réponse.
« Parce que je veux être celui qui vous protège, ne comprenez-vous donc pas que je vous aime ? » Cria-t-il, se rapprochant subitement de moi.
Nos corps étaient maintenant collés l'un à l'autre, séparés de quelques minuscules centimètres. Une forte envie de l'embrasser me vint alors.
« Je le comprends. Et je vous aime aussi. » lui dis-je, avant de me rapprocher au maximum et de l'embrasser.
Nos bouches bougèrent ensemble. Le baiser était sauvage et passionné, alors que nous déversions toute notre colère et notre peur. Mais au lieu de continuer à nous disputer, cette énergie était maintenant transformée en passion. Finalement, nous cessâmes de nous embrasser, tous deux à bout de souffle.
« Vous ne voyez donc pas ? C'est pourquoi je dois me battre, parce que je veux aussi vous protéger. » lui dis-je calmement, avant d'embrasser ses lèvres doucement.
« Je sais, melethnin. » chuchota-t-il alors qu'il se reculait brusquement pour me regarder dans les yeux.
Ses beaux yeux bleus me regardèrent avec compréhension. Peut-être qu'il comprenait enfin pourquoi je devais me battre. Mais alors que cette pensée me traversait l'esprit, il revint et m'embrassa une nouvelle fois. Le baiser continua et s'approfondit durant quelques minutes, avant que nous nous reculions d'un commun accord. Respirant lourdement, je me déplaçai et repris l'arc que j'avais laissé tomber.
« Je vais aller m'entrainer. Je serai de retour avant le dîner. » lui dis-je, caressant de mes lèvres sa joue douce avant de sortir de la chambre.
Je sortis du château et je trouvai la zone d'entrainement où je pouvais m'exercer. Je passai le reste de l'après-midi à décocher des flèches dans une cible, les ramassant de temps en temps. Mon épaule me faisait continuellement mal et mon nouveau pansement menaçait de se défaire à cause de la quantité de sang que je perdais du fait de la pression que j'exerçais sur la plaie.
Après m'être baignée avant le dîner, je rejoignis mes amis et la plupart des membres de la communauté, à part Aragorn. Je me sentais coupable qu'il ne mange pas parce qu'il était assis au bord de la ville, surveillant les feux d'alarme du Gondor. Déposant un rapide baiser sur les lèvres de Legolas, je me levai de table avec un plateau de nourriture et une bière dans mes mains.
Aragorn était assis, sa pipe en bouche, regardant fixement la chaîne de montagnes, perdu dans ses pensées. Personnellement, j'avais du mal à imaginer qu'il soit resté assis, à attendre, sans s'endormir. Mais bon, j'étais une de ces personnes qui devaient faire au moins trois choses en même temps pour ne pas s'ennuyer. Je m'assis à côté de lui, lui offrant la nourriture. Silencieusement, il prit le plateau et porta une cuillère de soupe à sa bouche.
Je regardais l'horizon et fixais l'endroit où son intense regard était braqué depuis le début de la matinée. Il ne parla pas de toute la journée et les quatre jours qui suivirent furent pareils. Je pouvais entendre Aragorn manger à mes côtés, mais il ne parlait pas. Quand il avait terminé le plateau, il reprenait toujours sa pipe et fumait.
« Merci. » me dit-il, me regardant brièvement avant de retourner vers l'horizon.
« Je vous en prie. » répondis-je, réfléchissant durant quelques secondes avant de parler de nouveau. « Je n'arrive pas à croire que vous restiez assis là toute la journée. »
« Quelqu'un doit rester au poste pour voir les feux d'alarme et Theoden ne parait pas très enclin à demander à un de ses gardes de remplir cette mission. »
« C'est vrai. Il ne sait même pas encore s'il doit venir en aide au Gondor ou non. » Lui répondis-je avec un petit sourire. « Mais ne vous inquiétez pas. Quand le moment sera venu, nous n'irons pas en guerre seuls. »
« Legolas et vous, vous vous disputez toujours concernant votre présence durant la prochaine bataille ? » me demanda-t-il. Pour quelqu'un qui avait passé plusieurs jours assis à surveiller l'horizon, je le trouvais bien informé.
« Je pense que nous sommes finalement arrivés à un accord, bien que je n'en sois pas totalement sûre. » lui répondis-je.
Nous restâmes ensuite dans un mutisme profond durant quelques longues heures, regardant le coucher de soleil. Au moins, je pouvais assister à cette belle vue. Il était évident qu'Aragorn regardait toujours en direction de la montagne, pour voir si les feux s'allumaient. Il se leva soudain et courut vers le château d'or. Cependant, dans le processus et emporté par son excitation, il oublia que j'étais assise à côté de lui. Alors, dès qu'il fut debout, il passa sur moi et nous finîmes tous deux par terre. Et laissez-moi vous dire, sentir un homme aussi grand et robuste qu'Aragorn vous tomber dessus alors que vous êtes assise, ce n'est pas très conseillé. La douleur que j'avais ressentie plus tôt à mon épaule n'était rien comparée à cela.
« Désolé. » murmura-t-il, avant de se relever une nouvelle fois et de courir à toute vitesse vers le château pour informer Theoden du changement.
Je restai couchée sur le dos durant quelques secondes, sentant que demain j'aurais sans doute des courbatures et je me rassis alors, prenant le plateau que j'avais emmené à Aragorn dans les mains. Je marchai lentement jusqu'au château d'or, pour rendre le plateau.
Dès que j'entrai, je vis une grande agitation dans le château. Les gardes couraient de tous les côtés et Theoden venait de passer une porte, son neveu à ses côtés. Je vis Eowyn sortir rapidement par une autre porte et Aragorn haletait au centre de la pièce, un sourire sur son visage.
« Vous voyez, je vous avais bien dit que nous n'irions pas en guerre seuls. » lui dis-je, en lui souriant d'un air satisfait.
Il marcha jusqu'à moi et me prit dans ses bras. Je tressaillis et étouffai avec peine un cri d'agonie quand il pressa des zones où j'avais encore mal consécutivement à notre chute. Il se recula alors et me prit par les épaules, souriant grandement.
« Je suis impatient de le dire aux autres. » me dit-il avec agitation.
Je lui souris en retour, avant de le voir partir à toute vitesse pour aller parler à nos compagnons et leur dire de se préparer à quitter Edoras pour la guerre. Je savais que nous ne partirions pas avant le matin, alors je revins à la chambre pour trouver Legolas en train de se reposer sur le lit. Marchant aussi silencieusement que je le pouvais, je m'approchai de sa silhouette endormie. Quand je fus assez près, je bondis sur lui. Il réagit immédiatement, roulant pour se retrouver au-dessus de moi.
« Les feux d'alarme sont allumés ! » lui dis-je avec un sourire.
Sans répondre, il m'embrassa avec acharnement. Mes mains se perdirent alors dans ses longs cheveux, extrêmement contente qu'il les garde aussi long. Ma dernière pensée cohérente fut sur leur longueur jamais je ne lui demanderai de les couper. Il se recula alors, me regardant avec des pupilles dilatées par l'envie.
« Amin mela 'lle. » Je vous aime.me dit-il avant de m'embrasser de nouveau, de façon passionnée.
'Et je vous aime aussi, mon amour.' pensai-je. J'aurais voulu lui dire à haute voix, mais je ne voulais pas briser ce fabuleux baiser.
