Après plusieurs minutes d'hésitation, puisqu'ils ne disposaient que de deux baguettes, il fut convenu de remonter prudemment vers la surface et d'attendre une éventuelle bataille pour se mêler à la foule. Les trois adolescents étaient terriblement nerveux.

- Pourvu que Harry aie un plan, répétait sans arrête Ginny. Pourvu qu'il ait un plan!

- De toute façon, on ne risque pas de le savoir tant qu'on reste sous terre, rétorqua Draco que cette angoisse commençait à gagner.

- Ca suffit vous deux! les interrompit Hermione. J'ai confiance en Harry. Il sait ce qu'il fait, soyez-en certains.

Après ce bref échange, le silence retomba, tandis que la montée se faisait de plus en plus raide. Ils pouvaient s'entendre respirer bruyamment, sans pour autant ralentir dans leur ascension. Aucun ne savait ce qu'ils allaient exactement retrouver à la surface, et le silence cotonneux qui régnait sous terre, ainsi que l'atmosphère étouffante, n'étaient pas pour les rassurer. Hermione ne pouvait s'empêcher de se demander si le plan de Harry était aussi infaillible que ça. Comment avait-il fait pour découvrir le dernier Horcrux dans une seule journée, comment s'était-il débrouillé pour le détruire? Ou alors, peut-être était-ce un piège qui pourrait mener à la capture de Voldemort, faute de l'éliminer. Mais la jeune fille était perplexe - et inquiète.

Alors qu'ils s'approchaient de plus en plus de la sortie du tunnel, ils purent entendre, peu à peu, le bruit ténu d'une voix imposante qui discourait. Hermione sentit son estomac se contracter, et la main de Ginny dans la sienne lui broya les doigts. Pourquoi Voldemort parlait-il seul? Pourquoi Harry ne le combattait-il pas? Pourquoi la foule n'était-elle pas en train de régler leur compte aux Mangemorts? Elle jeta un regard inquiet à Malefoy, qui tenait la baguette qui les éclairait; celui-ci lui rendit son regard avec une expression indéfinissable, avant de tourner à nouveau la tête vers leur objectif. Quoi qu'il se passe au-dehors, ils n'en sauraient pas plus tant qu'ils n'y seraient pas. Hermione se dit qu'il avait probablement raison, et resserra un peu sa main autour de celle de Ginny, dans une vaine tentative de réconfort.

Enfin, ils furent tout proches de la sortie, distinguant presque la lumière extérieure, lorsque Ginny, lassée d'attendre, lâcha brusquement Hermione et courut jusqu'à la sortie; ses deux amis échangèrent un regard surpris, puis s'élancèrent derrière elle pour pouvoir l'intercepter avant qu'elle se courre tête baissée dans les mangemorts sanguinaires. Le bruit de leur cavalcade masquait celui du dicours de Voldemort, et lorsqu'ils arrivèrent enfin à la lueur de la nuit, à l'air libre, Hermione embrassa la scène du regard.

Aucun des deux groupes de belligérants n'avait bougé, mais l'atmosphère avait sensiblement changé. Lorsqu'elle était partie, la tension était palpable; désormais, elle brûlait littéralement l'air alentours. Le ricanement de Voldemort sur lequel ils arrivèrent dehors était particulièrement circonstancié... Hermione saisit le poignet de Ginny au cas où elle aurait voulu aller plus loin; Draco saisit Hermione par la taille au cas où elle aurait voulu bouger tout court. Tapis dans l'ombre de l'entrée du tunnel, ils attendirent quelques secondes que le rire démoniaque cesse. Voldemort retrouva enfin son souffle, et s'adressa de nouveau à la foule:

- Vous pourrez faire ce que vous voulez, cela ne changera rien à ce qui est. Regardez le sort qu'aura connu votre héros; regardez bien, parce que dans quelques minutes, ce sera votre tour.

Hermione tenta de distinguer ce que le mage noir désignait au milieu du champ; elle plissa les yeux, et sentit soudain son coeur accélérer. Non. Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas avoir...

- J'ai tué Harry Potter! déclara Voldemort à la foule.

Un hurlement enthousiaste s'éleva de l'armée mangemorte. D'un geste, Voldemort les calma.

- Soyez avertis qu'à présent que je n'ai fait qu'une bouchée de votre élu de pacotille, vous ne connaîtrez plus une minute de paix jusqu'au jour de votre mort... qui pourrait arriver bien plus tôt que ce que vous avez prévu.

Un second hurlement s'éleva. Mais il ne venait pas de l'armée mangemorte.

Lentement, un mouvement naquit au sein de la foule des partisans de Harry, qui allait en s'amplifiant de plus en plus; on aurait dit que la foule grondait. Puis soudain, les premiers rangs s'élancèrent en direction des armées du mage noir, bientôt suivis par le reste; les baguettes étaient dressées, les sorts fusaient de partout. Hermione écarquilla les yeux.

La bataille venait de commencer.

Elle échangea un regard angoissé avec Draco. Qu'allaient-ils faire? Et surtout, qu'allait faire Draco? Apeurée, elle lâcha Ginny pour saisir le bras de Draco alors qu'elle plongeait ses yeux dans les siens. Aucun des deux camps qui se battaient en ce moment-même n'était le sien; pour qui prendrait-il parti? Allait-il seulement le faire? Et si tout cela venait à mal tourner et que Draco vienne à mourir par sa faute à elle? Hermione sentit une énorme boule lui serrer la gorge; lorsqu'elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose, elle ne parvint même pas à parler. Harry était mort. Elle ne voulait pas en plus perdre Draco.

Celui-ci, désemparé, se contenta de lui caresser doucement la joue, indécis. A plusieurs reprises, Hermione laissa son regard voyager de la bataille à Draco, de Draco à la bataille... Allait-elle s'y jeter, puisque de toute façon elle était désormais perdue? Une larme roula le long de sa joue. Incapable de parler, elle sauta au cou de Draco et l'embrassa à pleinde bouche. Leur baiser avait un goût salé de désespoir, de dernière fois, de condamnation. A présent que tout était fini, ils pouvaient tout autant rester là et attendre qu'un sort perdu les frappe pour mourir dans les bras l'un de l'autre...

Des hurlements retentissaient un peu partout, comme dans un cauchemar. Le chaos régnait, on ne reconnaissait plus personne, les affrontements physiques prenaient le relai lorsque les combattants étaient trop proches pour bien viser. Les torches enflammées éclairaient peu les environs, et toute la clairière était peuplée des ombres inquiétantes des des armées, engagées dans un véritable et définitif combat à mort, pour eux, pour leurs convictions, pour le monde sorcier, pour le monde entier. L'armée de Dumbledore se jetait à corps perdu dans la bataille, ses combattants prêts à sacrifier leur derniers instants à leur cause. Partout où on portait le regard, on se heurtait à une vision d'apocalypse.

Soudain, Hermione, qui sanglotait silencieusement sur l'épaule de Draco, sentit une main impérieuse se glisser dans sa poche et s'emparer de la baguette qu'elle avait ramassé sur le sol du souterrain. Ginny s'en était saisie, et courait à présent vers l'estrade sur laquelle se tenait Voldemort, rapide comme l'éclair.

Hermione n'écouta que l'impulsion du moment; avec un cri, elle s'arracha à l'étreinte de Draco et courut après son amie. Après un instant d'hésitation, Draco jura, et se lança à la poursuite des deux jeunes filles. Ginny fendait la foule de combattants et fonçait droit vers l'estrade où se tenait Voldemort, satisfait, qui observait les événements. A ses côtés, Rogue restait de marbre. Hermione, haletante, hurlait à Ginny de s'arrêter; seule, avec une baguette qui n'était pas la sienne, face à Voldemort, elle n'avait pratiquement aucune chance. Elle avait déjà perdu Harry; il était hors de question qu'il arrive la même chose à Ginny!

Plus la jeune rousse approchait, plus Hermione se faisait distancer, jusqu'à ce que malencontreusement, Ginny ne trébuche sur un corps masqué par l'obscurité et l'herbe haute. Hermione en profita pour la rattraper, dans l'intention de lui faire entendre raison; elle n'était plus désormais qu'à quelques mètres de l'estrade, et l'escalader signerait sans conteste son arrêt de mort... Mais Hermione ne put l'atteindre; Ginny s'était relevée, les genoux en sang, et courait à nouveau vers son objectif, implacable, irréductible, inévitable. Lorsqu'elle commença à escalader la structure de bois qui soutenait l'estrade pour atteindre le mage noir, Hermione poussa un cri de détresse, et assista, impuissante, à la scène.

Ginny réussit enfin à se hisser à la hauteur de Jedusor; debout, tremblante, elle pointa sa baguette vers lui - Hermione, pâle comme la mort, espérait de tout son coeur que les mangemorts soient trop pris pour regarder de ce côté - et elle l'invectiva brièvement. Le mage noir ne tourna même pas la tête, et Rogue, vif comme l'éclair, se détacha de l'ombre de Voldemort pour pointer violemment sa baguette en direction de la jeune fille, dangereusement proche du bord de l'estrade:

- Stupéfix!

Ginny s'immobilisa soudain, et Hermione, sans prendre le temps de pousser un cri, se précipita sous l'estrade pour amortir sa chute; elle ne le fit que trop bien, puisque le corps de Ginny s'écrasa sur elle assez lourdement pour qu'une vive douleur lui vrille la cheville; cette fois, ce fut un cri de douleur qui lui échappa. Mettant de côté son propre malheur, elle se reconcentra sur Ginny, tentant de vérifier si elle avait des ecchymoses; malheureusement, sans baguette à portée de main, elle ne pouvait pas la désensorceler... Paniquée, elle chercha du regard une quelconque aide; Draco arrivait à toute allure. Essoufflé, il se laissa tomber près d'elles:

- Désolé Granger, j'ai rencontré Avery sur ma route... Il a peut-être réussi à démolir ma baguette, mais au moins il ne se servira plus jamais de la sienne.

Rapidement, il prit la mesure de la situation.

- On dirait que ta Weasley nous a mis dans un sacré pétrin, constata-t-il.

- Ne dis pas de bêtises! s'écria Hermione. Puisque nous n'avons plus de baguette, on va la porter quelque part où elle sera à l'abri.

- Tu en es sûre? s'enquit Malefoy en levant un sourcil.

- Certaine.

Malefoy haussa les épaules.

- D'accord, mais vite. J'aimerais autant qu'on n'y laisse pas notre peau... surtout pour une Weasley, ça me ferait mal.

Hermione lui envoya une petite tape sur l'épaule, et tenta de se relever; sa cheville se rappela aussitôt douloureusement à son bon souvenir.

- Aïe!

Draco se précipita.

- Qu'est-ce qu'il y a? tu es blessée?

- Non, non non, répondit Hermione. Ginny m'est tombé dessus, et j'ai pris le poids de nos deux corps sur ma cheville... mais ça ira mieux dans quelques minutes, je t'assure...

Hermione bafouillait, paniquée; pour la première fois, la situation la dépassait vraiment, vraiment complètement; elle était perdue, déboussolée, elle ne savait vraiment plus quoi faire. Son menton commença à trembler, et elle leva des yeux emplis de larmes vers Draco.

- Ne t'inquiète pas, insista-t-elle. Il faut s'occuper de Ginny en premier. C'est elle qui a le plus besoin d'aide.

Mais Malefoy, loin de ressembler à Hermione, la prit dans ses bras et la serra fort contre lui, avant de déclarer:

- Tu risques de ne pas apprécier, mais entre te sauver toi contre ton gré et la sauver elle pour te faire plaisir, franchement Granger, je n'hésite pas une seconde. Et puis, où veux-tu qu'on l'emmène?

- Dans le tunnel? proposa Hermione tout en sachant pertinement que l'idée était stupide.

- C'est complètement stupide, Granger, on ne réussira jamais à porter son corps sur cinquante mètres avec ta cheville dans cet état.

Dépassée, Hermione éclata en sanglots et se serra contre Draco. Rapidement, elle l'entendit réagir:

- Ecoute, Granger, si tu pouvais m'aider à tenir le coup, j'apprécierai.

Surprise, elle leva les yeux, et put voir une larme briller au coin de l'oeil de Malefoy. Il la balaya d'un coup de manche pudique, et la regarda gravement.

- Hermione. Je crois qu'effectivement, cette fois, on est tous fichus, alors autant de dire ça encore une fois pour que tu es soies certaine avant... Avant.

Malefoy prit une grande inspiration.

- Je t'aime, Hermione. Et comme le "pour toujours" est un peu compromis dans la situation présente, tu peux te consoler en te disant que pour le coup, je t'aurai aimée jusqu'au bout... C'est... C'est tellement injuste qu'on n'ait eu que si peu de temps pour nous...

Les sanglots d'Hermione redoublèrent, et elle l'embrassa éperduement. Aucun ne savait plus vraiment lesquelles des larmes qui mouillaient leurs visages étaient les siennes; ils s'embrassaient comme si plus rien n'avait d'importance, comme si c'était la dernière chose qu'ils feraient jamais...

Soudain, un mouvement brusque près du corps inerte de Ginny attira l'attention d'Hermione, qui se détacha de son amant; quelqu'un était en train de porter Ginny. Hermione se précipita, mais l'inconnu donna un violent coup de pied dans la fine paroi de l'estrade, qui était creuse, et s'y engouffra avec Ginny; inquiète, Hermione passa la tête dans le trou, mais la silhouette mystérieuse en ressortit presque aussitôt, avant de déclarer d'une voix rauque:

- Ginny est en sécurité. Veillez sur elle.

Avant que Hermione n'ait eu le temps de poser une seule question, l'homme avait entamé son ascension de l'estrade.

Au même moment, alors que Rogue venait de jeter à Ginny le stupéfix qui l'avait faite tomber de l'estrade, Lord Voldemort se tournait lentement vers son fidèle Mangemort. Après l'avoir toisé froidement pendant une bonne minute, il déclara d'un ton glacial:

- Un stupéfix, Severus? C'est tout ce que vous avez trouvé, un stupéfix?

Rogue garda un silence prudent. Enfin, le mage noir se détourna de lui.

- Vous vous ramollissez.

Rogue, tapi dans son ombre, marmonna quelque chose. Le Seigneur des Ténèbres se retourna.

- Je vous demande pardon? sussura-t-il de sa voix doucereuse et glaciale.

- C'est peut-être l'inverse, répéta Rogue un peu plus haut.

Les yeux reptiliens de Jedusor se réduirent à deux minuscules fentes. Rogue était assez près pour voir une veine battre sur sa tempe d'albâtre. Le professeur de potions resserra sa prise sur sa baguette.

- Vous devriez faire très attention, Severus... siffla Jedusor.

- Et vous, vous auriez dû épargner Lily, répliqua Rogue en pointant sa baguette sur le front de Jedusor.

Le mage noir resta interdit quelques secondes. Puis, après un long silence, il éclata de rire. La baguette de Rogue se disloqua dans sa main, réduite en une fine poussière de bois. Voldemort adressa à Rogue un sourire carnassier.

- Severus... vous pensiez vraiment vaincre le possesseur de la Baguette de la Destinée?

Rogue, désemparé, resta immobile, à la merci du serpentesque mage noir qui déjà, levait sa baguette...

Soudain, une voix s'éleva de derrière le mage noir.

- Je crois que c'est moi qui t'intéresse, Jedusor.

Comme par magie, la foule entière se figea, avant de se tourner vers l'estrade. Des centaines de regards se braquèrent sur Rogue, Voldemort, et, plus incroyable que tout et que jamais... Harry Potter. L'Elu. Qui se tenait debout, droit, face à Voldemort, son ennemi de toujours, une baguette dans une main, une cape noire déchirée dans l'autre. Jedusor resta interdit pendant quelques longues seconde, dévisageant celui qui, une seconde fois, avait survécu au sortilège de mort. Harry, le visage décidé, avait les bras le long du corps, mais sa baguette était fermement pointée en direction du mage noir. Les torches enflammées aux angles de l'estrade projetaient des ombres théâtrales sur la scène. D'un geste sec et précis, Harry se débarrassa de la cape qu'il tenait toujours, et la laissa choir sur le sol.

Un silence de mort avait gagné le lieu. Tous retenaient leur souffle.

Jusqu'à ce que soudain, Voldemort rejette la tête en arrière, et se mette à rire, à rire, d'un rire démoniaque. Hoquetant, il planta son regard de braise dans celui de Harry, et déclara:

- Tu pourras ressuciter autant de fois que tu voudras Potter, je me trouverai toujours sur ton chemin. Le petit imbécile de sang impur que tu es ne comprend probablement pas ce dont il est question, mais je possède désormais la Baguette de Sureau. Je suis invincible, Potter. Alors, viens, montre donc encore une fois à tes admirateurs comme tu sais si bien mourir...

Harry leva sa baguette.

- Il n'y a que toi et moi, Jedusor. Plus aucun horcrux ne subsiste pour te sauver la mise. Alors battons-nous d'homme à homme.

Les lèvres de Tom Jedusor s'étirèrent en un sourire carnassier.

- Tu es amusant, comme garçon Potter. Ca tombe bien; j'ai toujours pris un plaisir tout particulier à tuer les enfants.

En un éclair, la Baguette de Sureau jaillit et la formule du Sortilège Impardonnable retentit à toutes les oreilles; mais au même instant, Harry tenta de désarmer le mage noir, dont le sort rebondit avec une violence inattendue, le projetant dans les airs; alors qu'il allait tomber de l'estrade, Jedusor se rattrapa de justesse à une des torches enflammées accrochée à un angle de l'estrade: celle-ci, soufflée par l'onde de choc du sort, rugit et projeta une flamme immense qui enveloppa le mage noir tout entier; sa cape prit feu, et il tituba quelques instants sur l'extrême rebord de l'estrade, à la recherche de sa baguette ou d'un peu d'équilibre, hurlant de douleur; littéralement mangé par les flammes, il trébucha, bascula dans le vide, et alla se rompre les os sur le sol, où acheva de se consumer ce dont on ne savait plus s'il s'agissait de son cadavre ou de son corps agonisant.

La foule tétanisée regarda jusqu'à la dernière flamme s'éteindre. Une fumée âcre flottait sur le champ de bataille, odeur de chair brûlée et de malheur. Hésitant, Harry s'approcha du bord pour contempler la dépouille de son ennemi.

Le mage noir avait été vaincu.

La foule devint soudain hystérique; les mangemorts fuyaient dans toutes les directions tandis que les partisans que l'Ordre achevaient de les combattre, mais pour la plupart se précipitaient vers l'estrade pour porter Harry en triomphe. Hagrid pleurait, Fred et Georges Weasley exécutaient à l'infini leur danse de la victoire, Remus Lupin et Tonks s'embrassaient éperdument, Neville, Zach, Ernie, Cho, et Colin Crivey (dont on ne savait pas vraiment comment il avait réussi à arriver là) sautaient de joie, même Rogue, d'habitude si taciturne, laissait les commissures de ses lèvres s'étirer en un léger sourire joyeux. Ginny, désensorcelée, serrait Harry contre comme si elle avait décidé de ne plus jamais le lâcher d'une semelle.

Au coeur de la foule en délire, un couple s'étreignait tendrement; loin de tout souci, débarrassés de toute menace, Draco Malefoy et Hermione Granger s'embrassaient tendrement, lentement, en prenant tout le temps dont ils avaient envie. Ils savaient que désormais, ils avaient toute une vie pour s'aimer.