Bonjour,

Voici le chapitre 29 avec un jour de retard. Désolée, je n'ai pas d'excuses. Juste le travail qui me prend un temps fou en ce moment.

Merci de continuer à me lire et m'écrire.

Dans ce chapitre, Castiel parle avec Dean puis avec Sam. Plusieurs révélations au programme !

Bonne lecture et à lundi

Sydney8201

Musique du chapitre :

In my place de Coldplay

Chapitre 29 : Confession

« Une bonne confession vaut mieux qu'une mauvaise excuse. »

Jean Hamon

Castiel aurait aimé pouvoir oublier sa confrontation avec Matt. Il était rentré épuisé et inquiet de l'exposition. Meg avait tenté de lui changer les idées en lui proposant tout un tas d'activités pour le week end mais Castiel les avait toutes rejetées sans même prendre le temps de réfléchir. Il n'avait pas envie de sortir. Pas envie de faire face aux gens. Il avait envie de rester enfermé dans l'appartement, peut être dans sa chambre, jusqu'à lundi. Il ne voulait pas faire comme si rien ne s'était passé tout en voulant désespéramment oublié qu'il était arrivé quelque chose.

Il était, de surcroît, toujours un peu en colère contre Meg. Il savait qu'il finirait par lui pardonner sa petite manigance. Il était incapable de lui en vouloir pendant de longues périodes de temps. Mais il n'avait pas apprécié qu'elle agisse ainsi dans son dos. Il n'avait pas aimé le piège qu'elle lui avait tendu. Et il ne comprenait pas comment elle avait pu penser une seule seconde qu'il lui suffisait de lui présenter quelqu'un d'autre pour qu'il oublie Dean dans la seconde.

Il était amoureux de son patron. C'était peut être une erreur. Il finirait peut être par souffrir et par avoir le cœur brisé. Il pourrait même tout perdre si les choses se passaient mal. Mais il l'aimait et Meg le savait. Il lui avait dit. C'était même elle qui l'avait compris en premier. Elle n'aurait jamais du prendre ses sentiments à la légère. Elle aurait du comprendre qu'il avait besoin de vivre cette histoire à fond même si elle devait mal se terminer en fin de compte.

Meg avait tenté de s'excuser à nouveau mais Castiel n'avait ps besoin d'entendre ses excuses. Il savait qu'elle se sentait coupable. Il ne doutait pas une seule seconde de sa bonne foi et de sa sincérité. Ce dont il avait besoin avant tout était de temps. Pour oublier ce qu'elle avait fait et pour analyser en détails tout ce que Matt lui avait dit.

Il avait également besoin de Dean. Son patron lui manquait cruellement. C'était pire encore après sa conversation avec Matt. Il avait envie de lui parler. De le voir. De le serrer dans ses bras et de lui demander de le rassurer. De faire disparaître cette peur que Matt avait fait naître en lui. Il ne se sentirait pas mieux tant qu'il ne l'aurait pas revu.

Ils avaient échangé des messages durant le week end. Dean semblait beaucoup s'amuser chez Bobby. Castiel était content pour lui. Il avait choisi de ne rien lui dire par message pour ne pas gâcher son week end ou le pousser à rentrer en urgence. Il ne parlerait de Matt que lorsqu'ils seraient face à face. C'était préférable.

Dean finit par lui annoncer qu'il serait de retour dimanche en fin d'après midi. Castiel lui demanda alors s'il pouvait passer le voir dès qu'il serait chez lui. Il n'aimait pas vraiment l'idée de tout lui dire quelques minutes seulement après qu'il soit revenu. Mais il refusait d'attendre une journée de plus. Matt était peut être déjà en train de mettre son plan en application. Ils n'avaient pas une seconde à perdre. Ils devaient réfléchir ensemble à la meilleure manière de gérer le problème. Dean méritait de savoir ce que son ex avait en tête. Et si Castiel avait peur de ce qu'il déciderait en apprenant que Matt souhaitait le récupérer, il refusait catégoriquement de le lui cacher. Il voulait être honnête avec lui. C'était ce que Dean lui avait demandé.

Son patron accepta aussitôt qu'il vienne le voir et lui assura qu'il le préviendrait dès qu'il serait à New York. Castiel passa tout son dimanche à préparer ce qu'il allait lui dire et à ignorer les nouvelles tentatives de Meg de le faire sortir. Il avait envisagé ce week end comme un moyen de renouer des liens avec elle et de lui faire oublier tout le temps qu'il avait passé avec Dean. Mais il s'en contrefichait à présent. Après ce qu'elle lui avait fait, il n'avait pas envie de lui accorder plus de temps.

Dean lui envoya un message en fin de matinée pour le prévenir qu'il reprenait la route. Castiel savait qu'il ne serait pas rentré avant de nombreuses heures puisqu'il avait insisté pour se rendre chez Bobby en voiture. Mais il se sentit plus léger dès qu'il sut que son patron rentrait. Il voulait croire que Dean saurait quoi faire. Qu'il aurait toutes les réponses à ses questions.

Castiel prit une douche après avoir déjeuner puis s'habilla rapidement. Il avertit ensuite Meg de son départ sans lui laisser le temps de protester puis quitta l'appartement sans ajouter un mot. Il avait encore un peu de temps devant lui avant de rejoindre Dean mais il ne pouvait plus rester enfermé chez lui. Il avait besoin d'air frais. Besoin de marcher pour se détendre un peu.

Il choisit donc de rejoindre l'appartement de son patron à pied. Il y avait une grosse distance entre chez lui et chez Dean mais l'exercice lui serait bénéfique. Et si son patron ne lui proposait de passer la nuit avec lui, il lui demanderait de le raccompagner. Dean ne pourrait pas refuser.

Il s'arrêta dans un café à mi chemin pour passer un peu le temps. Il s'y trouvait toujours quand son téléphone sonna, lui indiquant que Dean était enfin arrivé chez lui. Castiel lui laissa une demi heure de plus avant de se remettre en route. Il marcha calmement pour gagner un peu de temps et finir de préparer ce qu'il dirait à Dean.

Une fois au pied de l'immeuble, il sourit malgré lui. Il se sentait soulagé d'un poids maintenant qu'il était sur le point de retrouver son patron. Rien ne lui semblait impossible quand ils étaient ensemble. Il se sentait indestructible.

Il sentit sa nervosité revenir quand il arriva à l'étage où se trouvait l'appartement de Dean. IL avait conscience qu'il était sur le point de lui gâcher la journée. Qu'il était peut être également sur le point de le perdre si son patron choisissait finalement de retourner auprès de Matt. Il savait que cette conversation marquerait un tournant dans leur histoire et il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur de ce qui trouvait de l'autre côté. Il ravala toutefois son angoisse et finit par frapper à la porte.

Dean lui ouvrit presque aussitôt. Castiel n'eut même pas le temps de lui dire bonjour. Son patron l'attrapa par le col de sa chemise et l'attira à l'intérieur sans perdre une seconde. Il referma la porte derrière lui puis vint coller ses lèvres contre celles de Castiel. De toute évidence, le jeune avocat lui avait manqué. C'était rassurant. C'était une preuve de plus que les choses changeaient entre eux. Pendant une seconde, Castiel eut envie de mettre de côté ce pour quoi il était venu et de donner à Dean ce qu'il semblait attendre de lui. Il était facile de tout oublier quand son patron se pressait contre lui et l'embrassait avec une telle passion.

Castiel se laissa faire durant quelques secondes, incapable de dire « non » ou de repousser Dean. Il laissa son patron presser sa langue contre sa bouche et il l'entrouvrit aussitôt pour lui laisser libre accès. Il ne résista pas quand Dean referma ses bras dans son dos et le poussa contre la porte. Il ne protesta pas non plus quand il vint se coller contre lui. Castiel avait du mal à penser à autre chose que le corps de Dean contre le sien. Il se laissa enivré pour son parfum unique et par le goût de ses lèvres contre les siennes.

Ce ne fut que lorsque Dean glissa une main entre eux pour la presser contre son entrejambe qu'il se souvint de la raison de sa venue. Il était important qu'il aborde le sujet avec Dean avant de faire quoi que ce soit d'autre. Il ne pouvait pas faire l'amour avec lui puis lui parler de Matt. Il savait que son patron n'apprécierait pas. Il devait l'arrêter et tout lui dire. Il devait agir en adulte et non pas en adolescent contrôlé uniquement par ses hormones.

Il finit par mettre un terme au baiser et par reculer le visage. Il saisit ensuite le bras de Dean pour cesser ses mouvements.

- Dean … attends une seconde s'il te plaît, souffla t-il à contre cœur.

Son patron recula alors en souriant. Il se passa ensuite la langue sur les lèvres et pendant une très courte seconde, Castiel songea à nouveau à repousser la conversation qu'ils devaient avoir pour l'embrasser. Mais il se retint et prit une grande inspiration pour retrouver un semblant de calme.

- Excuse moi Cas, je suis juste un peu … tu m'as manqué tu sais. J'ai songé à ce moment durant tout le trajet et crois moi, ce n'était pas simple avec Sam sur le siège passager. Mais tu as raison … je dois pouvoir me contrôler et me comporter en adulte et non pas en adolescent. Je … bonjour ?

Castiel sourit à son tour, amusé par la façon dont Dean bafouillait et flatté d'appendre qu'il lui avait manqué. Il regarda Dean reculer ensuite puis s'éloigner de lui jusqu'à rejoindre la cuisine. Il se servit un grand verre d'eau qu'il but rapidement avant de faire face à Castiel à nouveau.

- Je ne sais pas toi mais ce week end m'a fait un bien fou. J'avais besoin de m'éloigner de New York et de tous mes problèmes pendant quelques jours. Bien sûr, j'aurais préféré que tu sois là pour me tenir compagnie mais … c'était cool quand même. Bobby a trouvé le moyen de nous occuper tout le temps. J'ai quand même pu travailler un peu sur ma voiture. Elle faisait un bruit depuis quelques semaines et j'ai fini par comprendre d'où il provenait.

Castiel écouta Dean lui détailler ce qui clochait sur sa voiture. Il ne comprenait pas la moitié des mots qu'il prononçait mais il aimait le voir aussi enthousiaste. Il avait dit vrai. Ce week end lui avait fait du bien. Il semblait plus léger. Heureux. Et Castiel s'apprêtait à tout gâcher. Il n'avait toutefois pas d'autre choix.

- Bien sûr, j'ai du partager ma chambre avec Sam parce que les autres servent du bureau à Bobby. Et franchement … pourquoi a t-il besoin de trois bureaux ? Je crois que ça restera un mystère pour moi. Mais peu importe … on a du partager notre ancienne chambre et … j'avais envie de t'appeler le soir. J'avais envie d'entendre ta voix avant de m'endormir mais … c'était impossible avec Sam juste à côté.

Dean cherchait à se justifier. Il s'excusait de ne pas avoir appeler Castiel durant le week end. Mais le jeune avocat ne lui en voulait pas. Il n'était pas en colère. A vrai dire, il était même préférable que Dean ne l'ait pas appelé. Il aurait fini par lui dire ce qui était arrivé vendredi et il aurait alors poussé son patron à revenir en urgence.

- Je … je comprends. Et je ne t'en veux pas. Je savais qu'il serait compliqué de t'avoir au téléphone durant ce week end et tu m'envoyais des messages alors … tu m'as manqué bien sûr mais je m'étais préparé. Et … à vrai dire, si je suis venu, c'est parce que je … j'ai quelque chose à te dire.

Dean le dévisagea une seconde en fronçant les sourcils. Il semblait avoir senti que ce qu'il allait entendre ne serait pas agréable. Son sourire avait disparu. Castiel détestait avoir à lui faire ça.

- Quelque chose me dit que ce n'est pas une bonne nouvelle, lâcha t-il alors.

- Malheureusement non, confirma Castiel en s'approchant.

Il rejoignit Dean dans la cuisine mais resta de l'autre côté du bar qui séparait la pièce du salon. Il voyait cet objet comme une forme de protection contre la réaction que Dean aurait en entendant ce que Matt lui avait dit.

Il prit quelques secondes pour rassembler ses idées avant de se lancer.

- Je suis allé à une exposition vendredi … c'était une idée de Meg. Elle voulait me faire rencontrer quelqu'un et … elle pensait qu'il allait me plaire … ce qui n'a pas été le cas … ce n'est pas pour t'annoncer ça que je suis venu.

Dean hocha la tête. Il ne dit rien, visiblement angoissé quant à ce que Castiel avait à lui annoncer.

- Je … cet homme c'était … c'était Matt, finit par lâcher le jeune avocat.

Il lut la surprise sur le visage de son patron. Il lui laissa une seconde pour assimiler ce qu'il venait de lui dire et allait reprendre la parole quand Dean lui coupa l'herbe sous les pieds.

- Ta meilleure amie voulait te brancher avec mon ex mari ?

- Elle ne savait pas qui il était et à vrai dire, même si je suis fou furieux contre elle, ce n'est pas le plus important. Je … quand Matt m'a reconnu, il est venu me parler et … il a commencé par me demander de tes nouvelles. Je ne voulais pas lui répondre mais il insistait et … j'ai fini par lui dire que tu te remettais doucement.

Dean hocha la tête. Il ne semblait pas en colère que Castiel ait pu répondre aux questions de son ex mari.

- Dean, il est au courant pour nous. Quelqu'un lui a dit que nous étions … ce que nous sommes. Il sait qu'on couche ensemble et il sait aussi pour notre baiser … celui qu'on a échangé le soir où tu as appris qu'il te trompait. Je ne sais pas qui lui en a parlé et je pense qu'on va devoir se pencher sur la question mais … ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus.

Il fit une pause pour reprendre son souffle avant d'enchaîner.

- Il m'a dit qu'il voulait … qu'il t'aimait toujours et qu'il voulait te récupérer. Il m'a dit qu'il était prêt à tout pour ça. Il semblait sûr que tu accepterais de lui donner une seconde chance. Ce qui … c'est peut être le cas et je pourrais le comprendre mais … il a ensuite laissé sous entendre qu'il allait parler de nous à tous les employés du cabinet pour me faire passer pour … pour quelqu'un capable de séduire son patron juste dans le but de s'assurer une place. Et … je sais que tu ne veux pas que cela se sache alors j'ai pensé que tu avais besoin de l'entendre.

Dean ne dit rien pendant de longues secondes. Il avait visiblement besoin de temps pour assimiler ce qu'il venait d'entendre. Castiel le laissait faire. Il ne voyait pas quoi ajouter de plus. La balle était dans le camps de son patron à présent. C'était à lui de décider de ce qui suivrait. Castiel priait juste pour que Dean ne lui annonce pas que Matt avait raison et qu'il avait effectivement très envie de lui donner une nouvelle chance.

Le silence commença à lui peser et il s'apprêtait à le briser quand Dean jeta brusquement son verre vide contre le mur à sa droite. Il se brisa avant de retomber sur le sol, faisant sursauter Castiel. Il fit un pas en arrière, effrayé avant que Dean ne lève les deux mains dans sa direction en sine d'apaisement.

- Je suis désolé … je … je ne suis pas en colère centre toi et je n'aurais pas du … faire ce que je viens de faire mais je suis … je suis fou de rage contre lui. Comment a t-il pu oser proférer de telles menaces après ce qu'il m'a fait ? Comment a t-il pu oser s'en prendre à toi ?

Castiel ne voyait qu'une seule réponse à ces questions.

- Il t'aime et il est jaloux. Je représente un obstacle pour te récupérer. Peu importe que cela soit vrai ou non, c'est ce qu'il pense.

- Je me fiche qu'il soit jaloux ! Je me fous complètement de ce qu'il pense ou ressent. Il m'a trahi. Il m'a trompé. Il ne peut décemment pas penser que je vais le reprendre après ça ! Je … je ne veux plus rien avoir à faire avec lui … surtout pas après ce qu'il t'a dit et les menaces qu'il t'a faite.

Castiel fut soulagé de l'entendre. Il avait eu peur que Dean tente de minimiser les actes de Matt et choisisse finalement de le reprendre. Mais de toute évidence, son ex mari avait tort de penser qu'il oublierait tout et retournerait avec lui. Son choix était fait.

- Je vais aller le voir et je vais lui dire d'arrêter son manège. Je vais être clair avec lui et lui dire que je ne veux plus être avec lui. Notre histoire est morte et enterrée et c'est bien mieux ainsi. Il n'a plus aucune chance. Et je ne le laisserais pas te faire du mal. Je ne le laisserais pas mettre ses menaces à exécution.

Castiel hocha la tête. Il n'aimait pas l'idée que Dean ait à revoir Matt. Mais il savait qu'ils avaient avoir besoin de parler. Il était le seul à pouvoir calmer les ardeurs de son ex mari. Cette confrontation était inévitable.

- Je pense que c'est la meilleure chose à faire sauf si tu … enfin si tu penses que … je sais que tu l'aimes toujours et … tu aurais le droit de …

- Non Cas, non. Je ne vais pas retourner avec lui. On est divorcé et je n'ai pas l'intention de revenir en arrière. Je ne pourrais plus jamais avoir confiance en lui après ce qu'il m'a fait et … je crois … j'ai pas mal réfléchi durant ce week end et j'en suis arrivé à plusieurs conclusions.

Castiel sentit son cœur s'accélérer dans sa poitrine. Il n'avait aucune idée de ce que Dean s'apprêtait à lui dire mais il pouvait sentir que c'était important. Que cela le concernait au moins autant que cela concernait Matt.

- Être loin de New York m'a aidé à y voir plus clair et j'ai pris le temps de faire le point sur ma vie et sur … sur tout ce que j'avais vécu ces derniers temps. J'ai beaucoup réfléchi à ma façon d'aborder mon divorce et à la facilité avec laquelle j'ai pardonné à Matt. Je … je sais que ma réaction t'a surpris et je pense qu'elle l'a surprise lui aussi. J'aurais du être en colère. J'aurais du vouloir me venger. J'aurais du avoir envie de lui faire mal. Mais … si j'ai effectivement ressenti cette rage quand je l'ai vu avec Aaron, j'ai vite réussi à l'oublier et il n'y a qu'une seule explication à ça.

Castiel refusait de parler pour ne surtout pas interrompre Dean. Il avait besoin d'entendre ce que son patron avait réalisé.

- Je n'étais plus amoureux de Matt depuis un moment je pense. J'avais toujours … je sais que j'avais toujours énormément d'affection pour lui mais … ce n'était plus … c'était différent de ce que j'ai pu ressentir au début. Et je pense que cela fait un moment que ça durait. J'ai juste refusé de le voir. J'aimais bien trop l'idée d'être en couple … d'avoir quelqu'un à retrouver le soir et quelqu'un avec qui partager mes joies et mes peines. Je pense que j'aimais plus l'idée d'être en couple que Matt. J'aimais la stabilité que mon mariage m'offrait. Je me sentais en sécurité.

Castiel se souvenait avoir entendu les même propos dans la bouche de Dean peu de temps avant qu'il ne se décide à accorder une seconde chance à son couple. Il avait alors pensé qu'il avait changé d'avis. Mais il était évident qu'il avait juste cherché à se voiler la face. Il avait enfin ouvert les yeux. Et cela changeait tout. Car cela effaçait Matt du paysage pour de bon. Et cela ouvrait la voie à Castiel pour prendre sa place. Bien sûr, Dean n'avait rien dit de tel pour le moment mais c'était ainsi que le jeune avocat interprétait ce qu'il venait de dire.

- Si je l'avais aimé comme je l'aimais au début, j'aurais été furieux et j'aurais … je pense que j'aurais été bien plus affecté par mon divorce. La première fois qu'il m'a quitté, j'étais dévasté. Je refusais de sortir et je ne pensais qu'à lui. Cette fois c'était différent. Et si j'ai refusé de l'admettre jusque là, cela me parait évident à présent. Ce divorce était la meilleure chose qui pouvait m'arriver Cas. Il m'a définitivement ouvert les yeux. Je me sens mieux. Je me sens libre.

Castiel sourit en hochant la tête. Dean ne lui avait peut être pas dit qu'il était prêt à s'engager dans une autre relation mais c'était un énorme pas en avant quand même. Et Castiel savait que la porte était enfin ouverte pur lui. Il devait juste agir intelligemment et avec prudence. Laisser Dean prendre les initiatives.

- Tu sais quoi ? Je pense qu'on devrait oublier tout ça pour ce soir. Il ne sert à rien de parler pendant des heures de ce que Matt a fait. Je me chargerais de le remettre à sa place. Tout sera bientôt terminé. Mais je refuse qu'il nous gâche cette soirée. Tu m'as manqué et j'ai envie de profiter de ta présence.

Castiel partageait le même avis. Il avait effectivement envie de profiter d'être seul avec Dean pour le moment. Ces instants étaient trop rares pour les gâcher à parler de Matt. Il avait eu les réponses qu'il attendait et il avait envie de passer à autre chose.

- Est-ce que tu veux rester manger ? Je n'ai rien prévu mais on peut commander quelque chose. Tu as envie de quoi ?

Castiel sourit. Il fut tenté une seconde de répondre que la seule chose dont il avait envie à cet instant précis était de Dean. Mais il voulait voir leur relation avancer et tout ramener au sexe dès qu'ils étaient seuls ne l'aidait pas. Il pourrait faire l'amour un peu plus tard. Partager un repas en parlant de tout et de rien les rapprochait. Et c'était exactement ce dont Castiel avait envie.

- Surprends moi, lança t-il alors.

Dean sourit avant de sortir son téléphone portable. Il pianota sur l'écran quelques minutes avant de le poser sur le bar entre eux. Castiel observa ses doigts avec fascination. Il remarqua alors que Dean ne portait plus son alliance. Il n'avait pas vérifié jusque là. Il ne savait pas si ce changement était récent ou non mais il appréciait que la bague ne soit plus là.

- Je préfère te prévenir tout de suite … si tu te plains quand la nourriture arrive, je te mets dehors aussitôt.

- Je ne vais pas me plaindre. Je ne suis pas difficile.

- C'est aussi ce que Sam aime dire mais ensuite, quand il voit ce que j'ai commandé, il se lance dans un long discours sur les mérites des légumes verts et sur la probabilité que je meurs d'un infarctus avant mes cinquante ans.

Castiel secoua la tête amusé. Il ne faisait pas particulièrement attention à ce qu'il mangeait ou à son poids en général. Il n'avait pas ce luxe quand il était étudiant. Mais il pouvait facilement imaginer Sam pesant chacun de ses aliments pour s'assurer qu'il ne souffrait d'aucune carence et qu'il ne faisait aucun excès.

- Maintenant, je me demande ce qu'on va bien pouvoir faire en attendant que le repas arrive … comment pourrait-on passer le temps ? Demanda Dean en contournant le comptoir pour s'approcher de Castiel.

Ce dernier fit mine de réfléchir.

- On pourrait travailler ou …

- Ou … souffla Dean en passant ses bras autour de sa taille.

Castiel l'aurait probablement embrassé à cet instant précis si la sonnerie de l'interphone ne l'avait pas interrompu. Il tourna la tête en direction de la porte, nerveux. Il n'aimait pas l'idée qu'on puise le voir dans l'appartement de son patron. Il n'avait aucune raison d'être là. Dean s'écarta de lui pour aller répondre.

- Dean, c'est Sam, ouvre moi. Tu as oublié la moitié de tes affaires dans la voiture.

Castiel sentit aussitôt son cœur s'accélérer dans sa poitrine. Comment pouvait il justifier sa présence au frère de son patron ? Il se douterait forcément qu'il se passait quelque chose entre eux s'il le voyait là un dimanche. Il hésita alors à proposer à Dean d'aller se cacher dans la chambre. Mais à sa grande surprise, Dean appuya sur le bouton pour ouvrir la porte sans paraître le moins du monde angoissé. Il se tourna ensuite vers lui.

- Cas ? Lança t-il en remarquant sa nervosité.

Le jeune avocat déglutit avec peine.

- Est-ce que je devrais … je pourrais … me cacher peut être ? Je ne veux pas que ma présence puisse amener des questions.

- Tu vas rester là où tu es et te détendre. Je dirais à mon frère qu'on avait besoin de travailler sur le dossier de Benny. Il ne t'interrogera pas. Il sait combien cette affaire me tient à cœur et il ne sera pas surpris que j'ai souhaité travailler un peu dessus après avoir pris deux jours de vacances.

Dean semblait sûr de lui mais Castiel ne réussissait pas à être aussi confiant. Il ne bougea toutefois pas.

Après quelques minutes, un coup contre la porte annonça l'arrivée de Sam. Dean adressa un rapide sourire à Castiel avant d'ouvrir à son frère. Ce dernier entra aussitôt dans l'appartement. Il jeta un coup d'œil au jeune avocat avant de reporter son attention sur son frère.

- Ne me dis pas que tu as fait venir ce pauvre Castiel pour le faire travailler sur un de ses jours de repos !

Castiel fut aussitôt soulagé. De toute évidence, Dean avait vu juste. Sam n'était pas réellement surpris de le trouver là.

- Où sont mes affaires abrutis ? Demanda alors Dean en regardant les mains vides de son frère.

Ce dernier haussa les épaules.

- Tu les as oublié donc tu vas les chercher. Je ne suis pas ton coursier ou ton esclave.

Dean sourira puis donna un petit coup contre l'épaule de Sam. Il jeta ensuite un coup d'œil à Castiel comme pour lui assurer que tout se passerait bien avant de sortir de l'appartement pour aller chercher ses affaires dans la voitures. Castiel était un peu nerveux à l'idée de rester seul avec Sam. Mais puisqu'il ne semblait pas se douter de la vraie raison de sa présence ici, il était un peu moins angoissé qu'avant son arrivée.

- C'est toujours comme ça avec lui. Il oublie à chaque fois au moins une chose dans la voiture et ensuite il m'appelle et me supplie de le lui rapporter … même si c'est en pleine nuit, expliqua Sam.

Castiel hocha la tête, ne sachant pas trop quoi dire. C'était la première fois qu'il voyait Sam sans costume et il avait un peu du mal à détacher ses yeux de lui. Il était étrange de le voir habillé décontracté. Il paraissait plus jeune. Moins sérieux. Il était difficile de le voir comme un patron ainsi vêtu.

- Castiel, écoutez … je ne vais pas tourner autour du pot pendant des heures ou même vous soumettre à un quelconque interrogatoire. Dean sera revenu rapidement et il y a des choses que j'ai besoin de vous dire avant.

Castiel fronça les sourcils, étonné. Il ne voyait pas où Sam voulait en venir.

- Je sais que vous n'êtes pas là pour travailler. Dean est peut être obsédé par son travail mais il n'a jamais fait venir un de nos employés chez lui. Il ne l'aurait pas fait avec vous s'il n'y avait pas plus.

Castiel eut alors une furieuse envie de prendre la fuite. Il en avait assez d'être ainsi confronté par des gens qui avaient deviné son secret. Il en avait assez de toutes ses cachotteries. Mais Sam se tenait entre la porte et lui et il se savait parfaitement incapable de le pousser. Il était bien trop fort pour lui. Il resta donc statufié, en proie à une panique dévorante.

- Je sais que l'idée que je sois au courant doit sans doute vous inquiéter. N'ayez pas peur. Je ne vais pas vous crier dessus. Je ne vais pas vous dire d'arrêter de le voir et je ne vais certainement pas vous renvoyer. Je me fiche de savoir avec qui mon frère couche ou non. Il est grand et il est parfaitement capable de prendre ses propres décisions.

Castiel aurait du être rassuré par ce qu'il entendait mais il pouvait sentir un « mais » approcher à grands pas. Et ce n'était jamais bon signe.

- Mais … souffla t-il alors pour tuer le suspense.

- Mais, lança Sam. Si toutefois vous lui faites du mal, je peux vous garantir que vous me le paierez. Dean est la personne la plus importante au monde pour moi et je ferais toujours en sorte de le protéger même s'il serait furieux de m'entendre dire ça. Je me fiche de savoir qui j'aurais en face de moi. Je suis capable de tout pour lui.

Castiel avait entendu un discours similaire dans la bouche de Kevin. Il avait déjà pris les menaces du jeune homme au sérieux. Il allait en faire de même avec celles de Sam. Il était évident qu'il était effectivement capable de tout pour son frère.

- Castiel ? J'aimerais assez vous entendre dire que vous m'avez compris, lança Sam.

Le jeune avocat hocha alors la tête quelque instants avant de se décider à parler. Il était évident qu'il ne pourrait pas s'en sortir sans dire clairement à son patron qu'il l'avait entendu et compris. Peut être en le rassurant également comme il avait tenté de le faire avec Kevin. Il prit donc une grande inspiration avant de se lancer.

- Je vous ai entendu et je vous ai … j'ai compris que … enfin … le message est passé. Mais je … je n'ai pas l'intention de faire du mal à Dean. Je ne suis pas ce genre d'homme. Je sais que vous ne me connaissez pas mais je peux garantir que je suis incapable de jouer avec lui ou de le trahir d'une quelconque manière.

Sam acquiesça avant de s'approcher. Il était bien plus grand que Castiel et particulièrement impressionnant. Peu importe qu'il porte un costume comme au bureau ou un jean et un tee shirt comme aujourd'hui. Il émanai de lui une forme d'aura et de puissance qui avait quelque chose de réellement effrayant.

- Je ne vous connais effectivement pas vraiment et je ne doute pas que vous êtes quelqu'un de bien. Mais si toutefois vous faites du mal à mon frère … que ce soit volontaire ou non … si vous le trompez, jouez avec ses sentiments ou le décevez de quelque manière que ce soir, je vous détruirais.

Castiel recula d'un pas aussitôt. Sam secoua la tête et en fit un en avant pour ne pas le laisser mettre de la distance entre eux.

- Vous vous dites peut être que « détruire » est un terme un peu fort mais il est pourtant parfaitement adapté à la situation, croyez moi. Je ferais de votre vie un enfer. Et je ne parle pas uniquement de votre vie professionnelle. Non … je vous parle de votre vie personnelle également. Je vous traquerais. Je vous retrouverais même si vous tentez de vous cacher et je vous détruirais avec un sourire sur les lèvres. Vous ne pourrez jamais vous en remettre. Et vous regretterez toute votre vie ce que vous avez fait. Je m'assurerais de ça.

Il ne s'agissait peut être pas de menaces de mort mais cela y ressemblait quand même drôlement. Castiel savait que les frères Winchester avaient des relations. Et avec Charlie dans leur camp, personne ne pouvait leur échapper. Il était prévenu. Heureusement pour lui, il ne comptait pas faire de mal à Dean. Il était le seul à risquer de souffrir dans cette histoire. Mais il doutait de pouvoir le dire à Sam.

- Je vous promets que je n'ai pas l'intention de lui faire du mal, répéta t-il alors.

- Dean est fragile en ce moment. Il est vulnérable. Je sais qu'il joue les durs et qu'il fait en sorte de faire comme si rien ne l'affectait vraiment mais je le connais par cœur. Ce n'est qu'un rôle qu'il se croit obligé de tenir pour ceux qui l'entourent. Je ne suis pas dupe. Ce qu'il a vécu ces derniers l'a affecté. Et il n'a pas besoin que quelqu'un en profite.

Castiel pouvait accepter que Sam le menace de le détruire s'il faisait du mal à son frère. Mais il ne pouvait en revanche pas accepter qu'il puisse sous entendre qu'il avait profité de sa vulnérabilité. Castel n'était définitivement pas ce genre d'homme et il refusait qu'on puisse le penser.

- Je l'aime, lâcha t-il alors avant de s'en rendre compte.

Il le regretta presque aussitôt. Il n'avait pas dit cela à qui que ce soit d'autre qu'à Meg. Il avait refusé de le dire à Kevin. Il estimait que cela ne regardait que lui. Mais il avait été vexé et il avait ressenti le besoin de se défendre. Il était trop tard pour revenir en arrière. Car il était évident au regard de Sam qu'il l'avait parfaitement entendu.

- Vous … quoi ?

- Je l'aime … je suis amoureux de lui. Et je sais que c'est sans doute trop tôt et un peu risqué mais c'est comme ça. Je l'aime.

- Est-ce qu'il vous aime lui ?

C'était la grande question. Castiel n'en avait pas la moindre idée. Il haussa les épaules.

- On n'a pas vraiment abordé le sujet. Il m'a expliqué dès le début qu'il ne se sentait pas prêt à s'engager avec quelqu'un et je l'ai accepté. Je ne lui ai pas dit que je l'aimais parce que je refuse de lui mettre la pression et … je vous l'ai juste dit pour que vous compreniez que je ne lui ferais jamais de mal.

Sam hocha alors la tête. Castiel espérait qu'il n'insisterait pas et ne lui poserai pas pas plus de questions à ce sujet. Il n'avait pas vraiment envie de s'étendre là dessus.

- Je suppose que ça change tout alors. Je … je suis désolé d'avoir dit tout ce que j'ai dit mais … je ressens le besoin de protéger Dean. Il ne le fait pas. Il ne se soucie pas de lui et si je ne le fais pas alors il s'exposerait à bien trop de souffrances à mon goût.

Castiel n'en doutait pas. Dean faisait toujours passer les intérêts de ses proches avant les siens.

- J'ai senti que quelque chose avait changé pour lui il y a quelques temps mais je ne lui en ai pas parlé parce que je pouvais deviner qu'il refuserait d'en parler. Mais il est évident qu'il semble plus heureux et plus … détendu. J'avais peur que son divorce ait un impact horrible sur lui mais il remonte la pente doucement … il n'est pas encore sorti d'affaire mais je peux sentir qu'il va doucement mieux. Et il est clair maintenant que c'est en grande partie grâce à vous.

Castiel sourit, touché que Sam puisse le penser. Il espérait effectivement avoir aidé Dean à surmonter ses épreuves. Il voulait être celui qui lui redonnerait le sourire pour de bon. Qu'il l'inciterait à s'ouvrir aux autres et à faire confiance malgré les trahisons.

- Ceci étant dit, je sais pourquoi il vous a posé des limites. Et je sais qu'il ne l'a pas fait juste parce qu'il voulait s'amuser un peu avec vous. Dean a toujours eu du mal à vivre seul. Il … il a toujours eu quelqu'un avec lui … quelqu'un dont il devait s'occuper et dont il se sentait responsable. Une fois Matt parti, il a certainement été terrifié à l'idée de se retrouver seul. Vous étiez là et vous représentiez sa chance d'éviter cela. Je ne dis pas qu'il n'est pas sérieux ou qu'il ne finira pas par ressentir les mêmes choses sue vous. Mais je pense que vus devez le garder dans un coin de votre tête. Ça pourrait vous aider dans un avenir proche.

Castiel le savait. Il était parfaitement conscient que sa situation tait précaire et qu'il risquait d'en ressortir avec le cœur brisé. Il s'était préparé à cela. Les propos de Sam n'étaient pas une surprise mais tout de même une bonne piqûre de rappel. Il avait effectivement besoin de le garder à l'esprit si toutefois Dean finissait par mettre un terme à leur arrangement.

- Mon frère est quelqu'un de bien … il ne vous fera pas de mal intentionnellement mais … ça ne veut pas dire pour autant que ce n'est pas comme ça que ça se terminera. Je ne le souhaite pas. Je pense que les choses pourraient fonctionner entre vous. Mais les cartes sont entre ses mains et pas entre les miennes.

Castiel hocha la tête pour signifier à Sam qu'il l'avait entendu et compris.

- Ne lui dites pas que je suis au courant. Ne lui parlez pas de notre conversation. S'il sait que j'ai compris, il cherchera à minimiser les choses. Il vous repoussera très certainement. Il ne voudra surtout pas que cela devienne sérieux et … ce serait une erreur je pense. La meilleure chose à faire st de le laisser aller à son rythme et de prier pour qu'il prenne la bonne décision.

- Je ne lui dirais rien, assura Castiel.

Il était effectivement convaincu que les choses ne pourraient que mal tourner si toutefois Dean apprenait que son frère était au courant. Et Castiel ne voulait surtout pas le perdre pour ça. Il garderait donc le silence. Même s'il n'aimait pas l'idée de lui mentir.

Ils n'eurent pas le temps d'en dire plus. Dean pénétra à nouveau dans l'appartement quelques secondes plus tard, mettant un terme à leur conversation. Il avait les bras chargé de sacs en tout genre. Castiel lui adressa un petit sourire malgré l'angoisse qui subsistait en lui. Sam s'éloigna pour aider son frère avant de reprendre le chemin de la porte d'entrée.

- Tu ne veux pas rester manger avec nous. J'ai commandé quelque chose et il y a en aura suffisamment pour nous trois, proposa son frère.

Castiel préférait de loin passer la soirée seul avec Dean. Mais il ne pouvait pas s'opposer à ce que son patron invite son frère.

- C'est gentil mais je vais rentrer. Jess m'attend. Et puis, je ne vais pas rester là à vous gêner quand vous avez du travail à faire. Une prochaine fois ?

Dean hocha la tête aussitôt. Sam lui sourit avant de jeter un coup d'œil à Castiel. Le jeune avocat était soulagé par sa réponse. Il était toutefois convaincu que Sam aurait accepté de rester s'il n'avait pas été au courant. Que Dean ne puisse se douter de rien était surprenant.

Sam quitta finalement l'appartement. Dean referma la porte derrière lui avant de faire face à Castiel à nouveau. Il le dévisagea une seconde, les sourcils froncés avant de s'approcher de lui.

- Tout va bien ? Demanda t-il.

Castiel acquiesça aussitôt.

- Oui, je … j'ai juste eu peur pendant une seconde que Sam se doute de quelque chose mais … je suis rassuré maintenant.

Dean lui sourit avant de déposer un rapide baiser sur ses lèvres. Castiel n'aimait pas lui mentir. Il aurait préféré pouvoir se montrer honnête. Mais Sam avait raison. Dans ce cas précis, la franchise ne lui apporterait rien de bon. Il était préférable de laisser à Dean le temps de prendre sa décision sans la moindre influence extérieure.

Dean passa ensuite ses bras autour de sa taille et vint se coller à lui. Castiel chassa tout le reste de sa tête pour ne se concentrer que sur son patron. Il savait qu'il fuyait la réalité en faisant cela. Mais quand il était avec Dean, il ne parvenait pas à se soucier de quoi que ce soit.

Il était toutefois convaincu que les mots de Sam lui reviendrait à l'esprit le lendemain. Il prendrait alors le temps de les analyser. Peut être paniquerait-il à nouveau. Il ne pouvait pas en être sûr et à cet instant précis, il s'en contrefichait.

Car Dean le conduisait jusqu'au canapé avec un sourire qui en disait long sur ses intentions et ses projets. Castiel se laissa faire sans protester. Il n'avait plus envie de parler. Plus envie de réfléchir non plus. Il n'en voyait pas l'intérêt. Dean n'était clairement pas prêt à avoir cette conversation avec lui.

Castiel se laissa allonger sur le canapé. Il se laissa déshabiller. Il regarda Dean l'embrasser sur le torse puis sur chacune de ses cuisses. Quand son patron prit finalement son sexe dans sa bouche, le jeune avocat en oublia jusqu'à son prénom. Il n'y avait plus que le plaisir que son patron lui procurait qui avait de l'importance. Il refusait de penser à autre chose.

Il jouit bien trop rapidement dans la bouche de Dean mais ne ressentit aucune gêne ni aucune honte. Son patron était bien trop doué pour qu'il en soit autrement. Il s'empressa de lui rendre la pareille. Il appliqua tout ce qu'il avait appris depuis qu'il était actif sexuellement pour procurer un maximum de plaisir à Dean. Il le poussa à l'orgasme en pressant son indexe contre le muscle dissimulé entre ses fesses. Son patron gémit longuement en se répandant dans sa bouche et Castiel avala sans la moindre hésitation.

Ils s'allongèrent ensuite sur le canapé, côte à côté et n'échangèrent pas un seul mot jusqu'à l'arrivée du livreur. Ils étaient parfaitement à l'aise ainsi. Castiel s'estimait chanceux que la soirée se termine ainsi. Il avait pensé tout gâcher en parlant à Dean de Matt. Il avait ensuite redouté que Sam vienne interrompre leur moment. Mas il était finalement seul avec Dean, pressé contre lui et dans ses bras. C'était tout ce dont il avait besoin. La seule chose qu'il désirai pus que tout au monde. Et il ferait en sorte de le garder. Quoi que cela lui en coûte.