Voilà un nouveau chapitre que nombres d'entre vous attende avec impatience, je souhaitais aussi vous dire que j'étais désolée du retard de mon postage mais certains petits problèmes ne m'ont pas permis d'écrire.
En espérant que cette suite vous conviendra, certes ce chapitre n'est pas très long mais bon …
Chapitre XXVII : Souffrir pour mieux se retrouver
Point de vue de Bella :
Mon cœur retrouva rapidement son rythme normale tandis que mon sang cédait à nouveau la place au venin. À genoux sur la terre humide de la forêt, des visages compatissants et aimables m'observèrent en silence.
Je scrutais de mes yeux argent les flammes qui dansaient et virevoltaient en tout sens au grés du vent, une légère brise soufflait et répandait mon odeur encore humaine dans toute la réserve.
Le bruit du vent ainsi que celui du ressac des vagues qui s'écrasaient sur les parois rocheuses apaisaient ma douleur. Peu à peu mes forces revenaient ainsi que tous les évènements récents, mes yeux trouvèrent ceux d'Edward et il abaissa les siens.
La culpabilité et les remords devaient sûrement le ronger, mais cela n'était guerre suffisant.
- Tu es abjecte, dis-je.
- Tu ne comprends pas, laisse-moi t'expliquer .
- Je ne veux rien savoir, sifflai-je, aucune de tes phrases n'effacera ce que tu as osé faire.
- L'illusion peut faire beaucoup de dégât, je sais que j'ai ma part de responsabilité mais tout le monde se serait laissé prendre aux jeux.
- Aux jeux ? dis-je ahurie.
- Tu m'as très bien compris, n'essaye pas de faire des sous-entendus ce n'est qu'un mot, répliqua-t-il.
- Ce n'est pas ma faute si tu n'as pas voulu m'écouter, je t'ai dit dès le début que quelque chose n'allait pas chez elle. Et toi qu'as-tu fait pendant tout ce temps, tu m'as dénigrée à son profit. Et sache qu'un simple mot peut faire aussi beaucoup de dégât.
Tout à coup son regard devînt fuyant, ses mains s'entrelacées entre elles. Il n'osa plus prononcer un mot. Sa famille profita de ce silence interminable pour s'en aller, seul le sifflement du vent parvenait jusqu'à mes oreilles.
- Je suis désolé, balbutia-t-il, je reconnais mes torts, j'aurais dû te faire confiance plutôt que de penser que seule la jalousie menait tes actes.
Ne sachant pas quoi répondre je le regardais perplexe, partagée entre l'envie irrésistible de l'embrasser et celle de le faire fuir à tout jamais.
Mon silence se prolongea et il dut se faire sa propre opinion. Dans un dernier regard, le regard de l'espoir ses lèvres s'articulèrent.
- Arriveras-tu à me pardonner un jour ?
- Je… je ne sais pas, j'en doute, dis-je difficilement.
- Alors je dois m'en aller.
Prise de court par sa réplique, une peur panique monta en moi. Et si jamais en le laissant partir je perdais tout ce pour quoi je mettais battue. L'amour est un sentiment puissant, mais il ne faut jamais sous-estimer ses effets.
- Reste, s'il te plaît.
- Je ne pourrais rester ici, être aussi près de toi et pourtant te sentir si loin de moi à la fois, tout cela est au-dessus de mes forces Bella. Je me répugne moi-même en songeant au mal que je t'ai infligé après toutes les épreuves que tu as subi, crois-moi je comprends les raisons qui t'incitent à me repousser.
Sans crier gare, il partit. L'instant d'avant il se tenait devant moi à portée de main et là seul le courant d'air qu'il avait provoqué en partant si rapidement effleura ma joue.
Dans un soupir, ou plutôt un gémissement je me laissais tomber à terre.
Point de vue d'Edward :
Ma stupidité avait causé ma perte, je n'avais pas su garder la seule chose qui avait un jour réussi à réveiller une flamme en moi. Cette même flamme s'est éteinte au moment où j'ai su que notre amour n'était plus « Je… je ne sais pas, j'en doute ».
C'était ses mots, ses mots à elle pour me repousser sans en faire la demande explicite.
Dois-je seulement lui en vouloir ? Bien sûr que non, l'unique responsable de ce désastre c'est moi.
Courant toujours plus vite à travers le crépuscule, je me retrouvais au bord d'une falaise. Pourquoi ne suis-je pas un être humain ! Il m'aurait simplement fallu me jeter du haut de ce rocher pour me tuer, au lieu de quoi je suis quasiment indestructible. Quelle ironie.
Les humains veulent l'immortalité et moi je préfère cracher dessus. Regardant d'un air maussade l'eau trouble qui se trouvait à plusieurs mètre en dessous de moi je me laissais tomber dans le vide.
Point de vue de Rosalie :
Nous avions torts, et elle avait raison depuis le début. Cette garce avait emportée avec elle une partie de notre famille, un bout de chacun mais surtout d'Edward et de Bella.
Qu'adviendrait-il d'eux deux ?
Au même moment Alice resta prostrée, plongée dans une vision qui la troubla.
Lorsqu'elle en émergea son expression s'était assombri, « il est parti, elle n'a pas pu lui pardonner » dit-elle.
Je ne saurais dire quelle attitude adoptée en de telle circonstance, certes mon histoire n'est pas des plus joyeuse mais Emmett ne m'a jamais trompé.
- Crois-tu qu'elle lui pardonnera, demandai-je à Esmée inquiète.
- Nous ne pouvons choisir à sa place, elle seule doit savoir quelle décision prendre, me répondit-elle.
- Quelqu'un devrait néanmoins aller lui parler.
- Je doute que ce soit une bonne idée Rose, laissons lui du temps.
- Mais justement nous n'avons pas le temps, Edward pourrait très bien disparaître, il est très doué pour ça, répliquai-je agacée.
- Si nous allons la voir, nous allons juste réussir à envenimer la situation, alors pour le moment tout le monde reste en retrait, me suis-je bien faite comprendre Rosalie ? siffla-t-elle.
Dans un long soupir je fis demi-tour à contre cœur et repartis dans le salon.
Point de vue d'Edward :
Mon corps avait percuté l'eau comme un rocher se fracassant sur le sol et pourtant aucune douleur n'était apparu.
Je ne sais depuis combien de temps je me laissais flotter dans l'océan mais même le froid ne me gagnait pas.
Cela pouvait tout aussi bien faire des heures où des minutes que j'attendais que la mort veuille bien me prendre, à croire que je ne lui convenais pas.
À cette instant précis j'aurais donné n'importe quoi pour devenir humain, simplement pour le choix de vie ou de mort sur ma personne. Est-ce trop demandé, est-ce égoïste ?
De toutes façon qu'est-ce que ça pourrait bien changer, j'aurais beau attendre et espérer ce que j'attends ne viendra pas, ni la mort ni Bella.
Me rappelant les traits de son visage, le moindre grain de beauté sur sa peau blanche, le son de sa voix, tous ses détails auxquels on ne porte pas attention, mon estomac se noua.
Des détails si minimes quand on croit la personne acquise mais qui devienne vite essentielle quand on la perd, tout ça pour ne rien oublier de l'être aimé. Se le rappeler dans les moindres détails, voilà ce que nous cherchons tous quand nous perdons un être cher.
Me laissant flotter aux grés des vagues je fixais d'un air morose le ciel étoilé. Qu'adviendrait-il de mon corps si un jour je mourrais. Deviendrai-je comme le dise les humains « une étoile » ou serais-je perdu dans le néant ou bien encore l'hypothèse la plus probable en enfer.
L'enfer ne me déplairait pas. À choisir entre rester coincer ainsi sans Bella ou aller en enfer, j'opterais volontiers pour l'enfer.
Une main blanche surgit alors des eaux sombres, croyant que la mort était venue pour m'emporter je fermais les yeux.
- Que fais-tu ? me questionna une douce voix à mon oreille.
Tous mes sens se mirent à l'affut, ouvrant les yeux pour voir si je ne rêvais pas je posais la paume de ma main sur sa joue.
- Tu es bien réelle, susurrai-je.
Elle sembla troublée par ma réflexion mais n'y porta pas plus attention.
- Le pardon n'est pas une chose facile mais je veux essayer. Si je m'étais conduite plus calmement en t'expliquant les choses au lieu d'agir bêtement ça aurait peut-être était différent, et si je ne m'étais pas enfui elle n'aurait jamais pris mon apparence et la suite ne serait pas arrivée non plus.
- Tu n'es pas à blâmer, n'importe qui aurait agi de la sorte, et n'importe quel autre homme aurait fait confiance aux jugements de sa femme. Le seul responsable c'est moi, dis-je attristé.
Doucement elle passe ses bras autour de mon cou et ses jambes autour de ma taille. Ses lèvres s'approchèrent des miennes et elle les effleura.
- Je veux essayer ! dit-elle dans un souffle.
Alors que pensez-vous de cette suite ?
P.S : il ne reste plus qu'un ou deux chapitres maximum et cette fiction sera achevée, mais si le cœur vous en dit lisez ma dernière fiction « 10 ans après souvenir ».
