Hello !
Pour le chapitre d'aujourd'hui, je dois vous avouer qu'il va y avoir plein de rebondissements ! J'espère vraiment que vous aimerez, il va y avoir de l'action, et j'avais adoré écrire ce chapitre tellement je me suis amusée !
Bonne Lecture :D
Chapitre 29 : on lance la machine
A travers le noir, Ginny sourit lorsqu'elle sentit les lèvres de Drago se poser sur sa clavicule. Après le mariage, le couple de jeunes mariés était rentré chez eux après avoir confié leur fille à Molly et Arthur. Pansy et Jack s'étaient éclipsés peu de temps après, la brune n'en démordant pas sur sa volonté d'avoir un deuxième dressing dans leur appartement. Harry et Ariel aussi, avaient filé incognito, et Neville et Hannah étaient pratiquement restés jusqu'à la fin, dansant maladroitement sur la piste de danse. Ginny n'avait jamais vu le couple, et trouva non seulement qu'ils étaient bien assortis, mais surtout, qu'ils avaient ce regard amoureux qu'ont certains couples qui restent longtemps ensemble. De son côté, Drago l'avait convaincu de rentrer chez eux, et ils avaient passé une nuit torride. Depuis qu'ils s'étaient retrouvé, ils étaient insatiables l'un de l'autre. Ginny roula sur Drago et frotta ses hanches contre la jambe du jeune homme, tout en soufflant contre ses lèvres chaudes :
« - Ce n'est pas raisonnable de rester au lit à cette heure-ci …
Se vengeant de la douce torture que la rouquine lui infligeait, le blond fit courir sa langue le long du buste de la jeune femme, la faisant gémir au passage :
- C'est vrai … Peut-être qu'on pourrait finir ce qu'on a commencé sous la douche ?
Ginny se pencha sur son oreille et lui murmura quelques mots qui provoqua une sensation d'électricité dans les entrailles de son compagnon, et sans hésiter, il la souleva du lit chaud pour la plaquer contre la paroi de la douche, avant de faire couler l'eau sur leur deux corps nus.
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Après avoir calmé leurs ardeurs, Ginny se décida à cuisiner des biscuits – et elle regrettait vraiment dans ces moments-là de ne pas être une fée du logis comme sa mère – qu'elle finit par jeter. Elle commanda des cupcakes chez un pâtissier, et Drago la rejoignit en nouant sa cravate :
- Alors, prête pour l'ouverture de Malfoy & Weasley Associés ? Où sont tes biscuits ?
Ginny sourit :
- Oui, j'ai hâte d'être à cet après-midi. Je les ai jetés, ils étaient bizarres … »
Drago ne fit aucun commentaire, connaissant les talents culinaires de sa moitié.
Ensemble, ils descendirent dans les locaux de M&W Associés, et Ginny vérifia encore une fois que tous les papiers soient en ordre. Drago, Ginny, Ron et Eléanore étaient les quatre associés principaux, et en détenaient toutes les parts. Chacun avait un bureau individuel. Dans celui de Ginny, elle avait déjà affiché tous les articles de journaux qui relataient ses procès brillamment gagnés. Drago, lui, avait plutôt affiché ses diplômes. Ron, à l'image de Ginny, avait également affiché tous les articles de journaux parlant de lui, mais également parlant de la boutique où il avait presque travaillé dix ans. Eléanore, très occupée ces derniers temps, c'était seulement contenté de mettre des fleurs et son diplôme d'infirmière. Ginny sortit les assiettes et les couverts en plastiques, et prépara le tout. Ils attendaient le jeune couple Weasley, ainsi que Pansy et Jack, et Oliver pour l'ouverture officielle. Oliver et Jack avaient tout de suite accepté de travailler comme consultants, tous deux possédants des compétences professionnelles plutôt utiles au cabinet. Quand à Pansy, elle n'avait pas vraiment de rôle précis, mais elle avait décidé de se lancer dans des études d'assistante sociale, et cela pourrait à la fois être bénéfique pour ses études et pour le cabinet. Les deux couples arrivèrent ainsi que le détective, et ils fêtèrent le début de cette nouvelle aventure.
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Cela faisait une semaine que le cabinet était ouvert, et également que Ron et Eléanore étaient mariés, et le moins que l'on puisse dire, c'était qu'il n'y avait pas beaucoup de travail. Cela ne dérangeait pas vraiment Eléanore et Ron, qui avait, tout comme Drago, une carrière à côté, mais Ginny devenait folle de tourner en rond. Heureusement, elle reçut deux clients, un pour une affaire de divorce, et un pour un litige, que son ancien patron lui avait envoyé. Résignée, elle finit par parcourir avec Pansy les différents courriers qu'elles avaient reçus, et la rouquine demanda :
« - Tu serai d'accord, avec Jack, pour aller faire la promotion du cabinet sur sorcier vision ?
- Mais, d'habitude, c'est toi qu'on invite, non ?
- Oui, mais je déteste vraiment ce plateau télé … Et puis, je sais que tu ne commences tes études qu'en Septembre, alors tu as du temps …
La rouquine la supplia du regard, et Pansy finit par accepter. Elle savait que son amie était plus une femme d'action qu'une personne de notoriété publique, et elle n'avait pas tort : elle avait beaucoup de temps devant elle, l'été ne commençait qu'à peine. Et puis, Ginny passait aussi beaucoup de temps à visiter Luna à l'hôpital. Et alors que les deux jeunes femmes s'apprêtaient à lire une énième lettre en cette fin d'après-midi, un hibou arriva. Joyeuse, Ginny sauta sur ses pieds et attrapa la lettre avec joie. Elle la lit à grande vitesse, et fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est une lettre du Bethlem Royal Hospital, la partie psychiatrique et sorcière. Ils ont un problème, un de leur patient s'est évadé, et ils voudraient éviter que cette affaire ne soit révélée au grand jour …
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
Demanda Pansy, en se saisissant de la lettre pour la lire à son tour. Ginny sourit :
- Je pense qu'ils veulent non seulement qu'on s'occupe de la presse si l'affaire venait à se savoir, mais je pense qu'ils veulent aussi qu'on retrouve ce malade ! »
La brune dévisagea la rouquine, qui semblait monté sur des ressorts tellement elle était excitée. Enfin de l'action, une vraie affaire, du terrain, et par-dessus-tout, un malade potentiellement dangereux, exactement ce qui faisait frémir Ginny Weasley. Pansy soupira face à l'euphorie de son amie, et demanda si on devait prévenir les autres. Ginny refusa, préférant qu'elles travaillent d'abord sur le dossier du malade avant de demander de l'aide.
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Eléanore finissait sa permanence à 18 heures. Avec soulagement, elle se changea, lâcha ses cheveux, passa chez elle. Drago et Ginny avaient proposé de garder Elena, afin que le jeune couple de mariés puisse passer une soirée romantique au cinéma, puis au restaurant. Lorsqu'elle arriva chez elle, Drago était en train de nourrir Elena, la chemise pleine de bave, et la jeune maman sourit :
« - Où est Ginny ?
- Elle me rejoint plus tard, elle travaille sur un truc avec Pansy, une affaire d'évadé … »
Eléanore monta dans sa chambre, prit une rapide douche, et enfila la petite robe noire que Ron lui avait offert. Elle souhaita une bonne soirée à Drago, et rejoignit Ron devant le cinéma. Quand il la vit, il sourit et l'embrassa tendrement. Ils n'avaient pas eu de lune de miel, mais Ron ne ratait jamais une occasion de lui proposer une sortie romantique ou une soirée en amoureux, et Eléanore adorait ces moments où il la courtisait presque. Ils virent un film moldu sur des agents secrets tentant de séduire la même jolie jeune femme, avant que celle-ci ne soit enlevée par un méchant. Eléanore aimait bien ce genre de film, mais Ron en était complètement fou, à chaque fois il voulait les voir.
Ils finirent par aller dans un petit restaurant italien, pas loin de King Cross. Alors que le serveur leur apportait leur plat de lasagnes, c'est une Ginny en folie qui débarqua, suivie de près par Pansy. La rouquine secoua la blonde par les épaules :
« - Thomas Andrea, tu connais ?
Complètement surprise et secouée – au sens aussi bien figuré que littéral – elle répondit :
- Thomas Andrea ? Je crois que c'était un patient, quand je travaillais au Bethlem Royal Hospital … Oui, je me souviens, il était complètement fou, et il était même persuadé qu'on avait vécu une histoire … j'ai dû demander à être transféré à St Mangouste pour ne plus avoir à travailler avec lui … Pourquoi ?
Ginny et Pansy échangèrent un regard inquiet, et la brune répondit :
- Il s'est échappé ce matin de l'hôpital … D'après ses médecins, il est toujours complètement obsédé par toi, et s'il s'est échappé, c'est pour te retrouver …
Une lueur de panique passa dans les yeux d'Eléanore, mais Ron lui saisit la main et la rassura :
- Mais il ne peut pas la retrouver ? Enfin, il ne sait pas où on habite, et puis, on ne le laissera pas te faire du mal.
Ginny les força à se lever :
- L'hôpital nous a confié l'affaire … On y a travaillé toute l'après-midi avec Pansy, et on pense que ce serait mieux que vous alliez habiter ailleurs durant quelque temps … Après, on pourra songer à un piège en se servant d'Eléanore comme appât, il sait sûrement où tu travailles et …
- Elena !
S'exclama soudain Eléanore. Elle agrippa Ron et lança un regard très inquiet à ses amies :
- Après l'hôpital, je suis rentré à la maison. Il faut qu'on aille chercher Elena, s'il apprend que je suis mariée et que j'ai une fille, il risque de complètement perdre le contrôle ! »
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Le quatuor transplana chez le jeune couple de Weasley. Tout semblait calme, Elena devait dormir, et Drago maudire Ginny de ne pas l'avoir encore rejoint. Ron ouvrit la porte, et Eléanore étouffa un cri : la table de l'entré était renversée. Sans se soucier du danger, Eléanore monta à l'étage, et poussa un hurlement en constatant que le berceau était vide. Ron la rejoignit, et la serra dans ses bras alors qu'elle s'effondrait :
« - Chut, c'est rien, Drago va s'occuper de notre fille … »
Eléanore se contenta de pleurer. Ginny et Pansy avaient fait le tour de la maison, et à part les traces de lutte, il n'y avait aucun signe de Drago ou d'Elena. Ginny entra dans la chambre de sa nièce, et Ron lui lança un regard suppliant, se retenant pour sa femme. Mais Ginny ne put que lui faire un signe négatif de la tête.
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Tout en faisant du café, Ginny ne put s'empêcher de se sentir coupable. Si elle avait rejoint Drago chez son frère, peut être que lui et Elena n'auraient pas été enlevés. Inconsolable, Eléanore avait fini par s'endormir dans les bras de Ron. Très vite, Oliver et les Weasley les avaient rejoints chez Ginny, qui détestait être seule dans ce grand appartement, sans Drago. Ils avaient décidé de ne pas en parler aux aurors, d'éventuellement demander l'aide d'Harry – avec qui Ron travaillait depuis quelques semaines – mais ils ne voulaient pas passer par les voies officielles. Non, ils se débrouillaient mieux en interne. Ginny servit du café à ses frères, et s'installa entre Bill et Georges. Bill passa un bras réconfortant sur ses épaules, et la rouquine énonça d'une petite voix, pour ne pas réveiller Eléanore :
« - Bon. Je ne sais pas ce qu'il faut faire dans ces cas-là. Je suppose que Thomas Andrea va réclamer quelque chose en échange de ses otages …
Personne ne dit rien. A vrai dire, il n'y avait que deux possibilités : soit le kidnappeur voulait se servir de ses otages pour obtenir quelque chose, et il ne manquait plus qu'à savoir quoi, soit le kidnappeur avait enlevé ses otages et avait prévu de s'en débarrasser, s'apercevant qu'ils étaient un obstacle à son amour avec Eléanore. Ron caressa la joue de sa femme endormie :
- Je pense que Thomas Andrea a pris Drago pour le père d'Elena. Elena est blonde, comme Drago et Eléanore, et il doit penser que Drago est avec Eléanore. On pourrait peut-être lui faire comprendre qu'il n'a pas le bon homme ?
Personne n'osa vraiment répondre, tous trop perdus dans leur pensé. Finalement, d'une petite voix, Pansy répondit après un moment :
- Je pense que dans son esprit, il n'y a pas de différence entre Drago et toi. J'adore Drago mais … ça pourrait le mettre en danger et te mettre en danger aussi, inutilement. Il faut juste … attendre. »
Oui, attendre, c'est ce qu'ils faisaient depuis déjà plusieurs heures. Chaque minute passée était une torture pour tous. Ginny invita ses frères à rentrer chez eux s'occuper de leur propre enfant, et leur promis de les contacter tout de suite s'il y avait le moindre mouvement. Pansy, pâle, se retira également dans une chambre d'ami. Ginny hésita : elle avait besoin de se reposer, mais l'idée de non seulement laisser Ron et Eléanore sur son canapé en ce moment si dur, et en même temps de se retrouver seule dans leur lit, la dissuada. Elle s'installa contre Ron qui la serra contre lui. Et alors qu'il déposait un baiser sur le sommet de son crâne en murmurant des mots réconfortants, Ginny laissa couler ses larmes pour la première fois depuis très longtemps.
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Se rongeant les sangs, tout le monde sursautait au moindre bruit, espérant une bonne nouvelle, ou au moins, une demande de rançon. Eléanore était très agitée : elle ne cessait de tourner en rond, retenant avec difficulté ses sanglots. Elle finit par engueuler Ron qui essayait de la calmer, et claqua la porte du cabinet M&W Associés pour aller prendre l'air. Elle avait besoin de réfléchir. Là, il s'agissait de sa fille, de son enfant, et même si elle se plaignait souvent de son rôle de mère, elle aimait Elena plus que tout, et même plus que sa propre vie. Et savoir qu'elle n'était pas là, qu'elle était sûrement en danger, avec un malade mental, par sa faute, ça la rendait complètement folle. Elle n'osait pas penser au pire, l'idée qu'elle puisse ne jamais revoir sa fille n'était pas possible, et de toute façon, elle ne pourrait pas s'en remettre, elle en était sûre.
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Elle décida de faire un tour chez elle. Elle n'y était pas revenue depuis la veille. Sans hésiter, elle monta à l'étage, dans la chambre de sa fille. Comme par réflexe, elle attrapa un body d'Elena et respira l'odeur du bébé. Elle sourit en pensant qu'à six mois, elle ne rentrait déjà plus dans ce body pour bébé de quatre mois, et elle songea qu'elle devrait aller lui acheter de nouveaux vêtements, déjà du un an pour être sûre de ne pas manquer de vêtements. Elle renifla en songeant qu'elle n'était pas là, à babiller et sourire dans son landau. Soudain, elle entendit du bruit en bas. Sans hésiter, elle se précipita en bas, et vit quelqu'un en noir qui partait en courant de son perron. Elle s'élança à sa poursuite, criant à l'inconnu de ne pas s'enfuir, mais celui-ci remonta sur son vélo à terre devant la clôture du jardin, et fila avant même qu'Eléanore ne puisse le rattraper. Elle maugréa, elle était vraiment une mauvaise mère. Elle retourna à l'intérieur, et remarqua alors que l'inconnu avait déposé une lettre par terre. Son cœur tambourina dans sa poitrine, et elle l'ouvrit en toute hâte : c'était une lettre de Thomas Andrea.
Elle transplana chez Ginny, et se jeta dans les bras de Ron :
« - Ils sont en vie ! J'ai reçu une lettre ! Thomas Andrea veut faire un échange : Drago et Elena contre moi ! Il faut le faire !
Surpris, Ron se recula et attrapa la lettre qu'il lut, en même temps que Ginny qui lisait par-dessus son épaule. Le rouquin fronça les sourcils :
- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée … On a aucunes preuves qu'ils aillent bien … Et on ne va pas te laisser aux mains de ce malade !
Eléanore reprit la lettre et protesta vivement :
- Ils vont bien, j'en suis sûre ! Je me fous d'être aux mains de ce malade. Je veux qu'Elena aille bien ! Je veux qu'Elena revienne !
Ron sursauta, surpris par le ton à la fois sûr et suppliant de sa femme. Il la serra doucement contre lui alors qu'elle recommençait à sangloter. Ginny s'avança alors, et examinant une nouvelle fois la lettre, donna son avis :
- Je pense qu'il faut faire l'échange … C'est le meilleur moyen de récupérer Drago et Elena. Et il existe des tas de moyens de suivre Eléanore. Elle ne restera pas longtemps avec ce malade avant qu'on la retrouve … »
Pas d'accord mais résigné, Ron accepta que sa femme soit la monnaie d'échange contre sa fille et Drago. Mais il n'avait pas moins mal au cœur de devoir la laisser se sacrifier pour leur famille.
Voilà pour ce chapitre plein de rebondissements !
Alors, qu'avez-vous pensé de l'ouverture de M&W Associés ? Et de cet enlèvement ? Que pensez-vous de l'idée ? Et surtout, comment pensez-vous que cette histoire va se finir ?
Je vous dis à la semaine prochaine pour savoir comment l'échange va se passer ! :D
