Bonjour !

Voici le 29e chapitre du CEMS ! La réaction d'Harry en prime ! La prise de conscience de Ron !

Merci à barbiie,Liyly, CutieSunshine, Aeris de Lothlorien et à BiaZinha e .

Julien0707200 : la réaction d'Harry est dans ce chapitre. Par contre je ne peux absolument pas répondre à ta question existentielle. Il va falloir faire appelle à Freud.

Chapitre 29 : Tu-sais-quoi.

Hermione était dans la cuisine du Square. Elle préparait le petit déjeuner pour Harry qui allait sortir de l'hôpital ce jour-là. Elle essaya de faire tout ce qu'il aimait pour le petit déjeuner. Œufs et bacon, saucisses grillées, toast et un pot de pate à tartiné rien que pour lui. Elle espérait vraiment que ça lui ferait plaisir. Ça faisait une semaine qu'il était à l'hôpital et qu'il se plaignait de la nourriture infecte de Ste Mangouste. Quand elle lui rendait visite, Hermione lui donnait des barres chocolatées et si ce n'était pas elle, Pansy s'en chargeait. Cependant, elle était plus occupée à l'embrasser qu'à le nourrir. Les baisers étaient le remède miracle selon Harry.

Hermione se retourna en entendant du bruit derrière elle. Ce n'était que Pansy qui était à moitié réveillée et qui portait un T-shirt d'Harry.

-Salut nouvelle colocataire.

-Salut nouvelle fée du logis.

-C'est pour Harry.

-J'avais deviné.

Pansy s'approché et regarda tout ce qui était en train de cuire. Les odeurs lui chatouillèrent le nez. Son estomac se retourna et Pansy ne prit même pas la peine d'aller aux toilettes et se mit à vomir dans l'évier. Hermione se tourna pour ne pas voir le désastre qu'il y avait juste à côté d'elle.

-Je suis désolée, dit Pansy une fois la bouche rincée. La prochaine fois je vais aux toilettes, promis.

-Il n'y a pas de mal. Tu comptes lui dire aujourd'hui ?

-Je n'ai pas le choix. J'appréhende un peu. On vient à peine de se réconcilier. J'ai peur qu'il n'en veuille pas ou… qu'il croit que je lui ai fait cet enfant dans le dos.

-Crois moi Pansy, Harry t'aime et acceptera tout de toi. Excepté que tu le quittes à nouveau et que tu ailles voir ailleurs.

-Ça, ça ne risque pas.

Un bruit de clé se fit entendre dans la porte. Hermione termina sa petite cuisine alors que Pansy se précipita vers la porte. Lorsque celle-ci s'ouvrit, Pansy se jeta presque sur Harry et l'embrassa fougueusement. Harry lâcha son sac et la serra contre lui. Ils furent interrompus par un raclement de gorge de la part d'Arthur Weasley. Ils se décalèrent et laissèrent les Weasley entrer.

-Tenue légère, constata Harry.

Pansy souleva le T-shirt et Harry pu voir un de ses caleçons sur elle.

-C'est nouveau ça ?

-C'est super confortable. Et regarde.

Pansy sortit le médaillon d'Harry de sous le T-shirt.

-Tu ne m'en veux pas ? demanda-t-elle.

Harry ne répondit pas et l'embrassa à nouveau.

-Allez, pousses-toi Pansy ! Laisse-moi le serrer dans mes bras !

Hermione ne se gêna pas pour les séparer et serra Harry contre avec une cuillère et une fourchette dans les deux mains. Elle lui déposa un gros bisou sur la joue et le traina dans la cuisine. Il y trouva une assiette remplie de nourriture avec un bon verre de jus.

-Bienvenu au Square !

-Cool ! lança-t-il.

Harry s'assit et commença à manger avec sa seule main valide. Ses yeux se fixèrent sur le port de pâte à tartiner.

-C'est pour moi ça aussi ? demanda-t-il étonnée à Hermione.

-Oui.

-Tu te sens vraiment coupable, toi.

-Oui.

Harry leva les yeux au ciel et continua de manger sous le regard presque admiratif de Pansy et Hermione. Ron était sur le pas de la porte et regardait cette scène bizarrement amusé.

-Harry, tu devrais vraiment retourner au Terrier, lui dit Molly. Je pourrais m'occuper de toi.

-Je vais bien Molly. Ne vous en faîtes pas pour moi. Et puis regardez, j'ai deux infirmières rien que pour moi. J'en ai de la chance.

-C'est vrai, on va bien s'occuper de lui, dit Hermione.

-Surtout moi, renchérit Pansy.

-Je suis bien d'accord, mais d'ici demain tes deux infirmières retournent au Centre, je me trompe ?

-Ne vous inquiétez pas Molly, insista Harry. Si j'ai un problème, je vous enverrai un hibou.

-Bon. Tu veux vraiment devenir indépendant ? constata Arthur.

-Oh oui.

-D'accord, dit Molly visiblement déçue. Je passerai quand même demain.

Arthur et Molly sortirent de la demeure alors que Ron trainait un peu. Il n'avait pas fait ce pourquoi il était venu.

-Hermione, j'aimerais te parler un moment. Je te promets que ce ne sera pas long.

Hermione soupira et le suivit à contre cœur dans le salon.

-Qu'est-ce que tu veux me dire… encore ?

-Je… je sais que ça ne changera rien, mais je suis vraiment désolé. J'ai compris que tu ne revendrais plus vers moi et… que tu aimes Malefoy. Je voulais juste te dire que je vais essayer de trouver ma propre âme sœur et j'essaierai aussi de ne pas faire les mêmes erreurs qu'avec toi.

Ce fut comme un choc pour Hermione. Alors qu'elle pensait qu'il allait encore lui demander de revenir, Ron lui disait au contraire, qu'il le laisserait tranquille. Elle en fut soulagée.

-Tu veux que je te dise ? Je suis heureuse d'entendre ça. Vraiment. Ça prouve à quel point tu as murit.

Ron sourit et rougit d'embarras.

-Bon. Je vais vous laisser. J'ai du travail.

Ron se dirigea vers la porte mais fut étonnée qu'Hermione le retienne par le bras.

-Juste une question. Tu n'aurais pas vu Lavande Brown ces derniers temps ?

-Si. Elle vient depuis le début de l'hiver. Elle est là tous les week-ends. Elle me parle sans arrêt mais n'achète jamais rien. Fred et Georges aimeraient lui interdire l'entrée du magasin. Pourquoi tu me poses cette question ?

-Simple curiosité. Salut.

Ron s'en alla. Hermione retourna à la cuisine où Harry avait arrêté de manger pour embrasser Pansy. Elle ne se priva pas une seconde pour se racler la gorge et les interrompre.

-Tu ne vois pas qu'on était occupée ? pesta Pansy.

-Si. Si.

-Qu'est-ce que Ron te voulait ? demanda Harry.

-Me dire qu'il était devenu raisonnable, c'est tout. Bon, qu'est-ce vous voulez faire aujourd'hui ?

-M'allonger, dit Harry.

-Me doucher, répondit Pansy. Et faire tu-sais-quoi.

-Ah oui, c'est vrai. J'avais oublié l'espace d'un instant

-Tu-sais-quoi ? répéta Harry. C'est quoi ça « tu-sais-quoi » ?

-Rien. Rien. Tu verras après. Viens.

Harry et Pansy se levèrent et allèrent à l'étage. Harry s'allongea sur le lit en soupirant pour calmer ses douleurs aux côtes.

-Je vais me doucher. Tu ne t'endors pas, hein ?

-Ok.

Mais le temps que Pansy se douche, se pomponne et revienne, Harry s'était déjà endormi. Il avait passé ses lunettes sur son bureau et ronflait légèrement. Comment lui dire qu'elle était enceinte s'il dormait dès qu'elle s'éloignait de lui pendant quelques minutes ? Pansy monta sur le lit et s'allongea à côté de lui pour l'observer comme elle l'avait déjà fait à l'hôpital.

A chaque fois qu'elle le faisait, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser « Qu'il est beau » ou « Je l'aime » Elle se permit de lui toucher les cheveux et ce simple geste lui fit ouvrir les yeux.

-Tu t'es endormi, lui dit Pansy.

-Désolé… Œuvre des potions antidouleur.

Pansy continua de le regarder en se disant que c'était maintenant ou jamais. Non en fait c'était maintenant ou plus tard mais en ce qui concernait une grossesse, plus tard n'était jamais bon.

-Quelque chose ne va pas ? demanda Harry.

-Je… Harry j'ai… quelque chose d'important à te dire.

-Je t'écoute.

Pansy prit une inspiration et commença.

-Voilà. La semaine dernière quand… quand tu étais à l'hôpital j'ai fais un malaise dans la salle d'attente. Je vais bien ! Tout va bien Harry, s'empressa-t-elle de dire en voyant le regard d'Harry. Je vais bien. Seulement, le médicomage a trouvé que j'avais… un truc.

-Un truc ? Tu as fait un malaise. Tu vas bien mais maintenant tu as un truc ? Tu sais que je ne suis pas en état de m'inquiéter là ? C'est quoi ce truc ?

-Ce truc c'est… Harry je…

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je suis enceinte Harry.

Pansy n'osa pas le regarder. En cet instant Harry crut qu'une force invisible le tirait par le bas.

-Tu peux répéter ?

-Je ne te demande rien. Je ne t'oblige à rien. Je… si tu n'en veux pas, alors il n'existe pas. Je ne veux pas qu'on se sépare à cause de ça Harry. S'il te plait non !

-Eh ! Eh ! Pansy attend… De quoi tu parles là ? Si je n'en veux pas il n'existe pas ? Ecoute… comment dire… C'est un choc mais je ne suis du genre à fuir mes responsabilités.

-Tu en veux ? Tu veux qu'on ait un bébé ?

-Un bébé veut dire qu'on formerait une famille. Tu ne voudrais pas d'une famille ?

-Si. Bien sûr. C'est ce que je souhaite. Mais tu ne trouves pas que c'est trop tôt ? On n'a pas finit nos études ! On n'a même pas 20 ans !

-Bien sûr que c'est trop tôt. Mais on s'en sortira. On va pouvoir se débrouiller et puis, nous ne somme pas seuls. Tu verras, on y arrivera. Je t'aime et je ne vais pas te quitter. Maintenant que je t'ai, je te garde.

La joie que procura par les paroles d'Harry fit faire une légère bêtise à Pansy. Elle sauta presque pour se mettre à califourchon sur Harry pour l'embrasser Mais Harry poussa un cri de douleur. Ses côtes lui faisaient mal.

-Oh pardon ! Pardon ! Je suis désolée.

Pansy s'allongea à nouveau à côté de lui et l'embrassa un peu partout sur le visage en lui lançant des « Je t'aime » à tout bout de champs.

-Je suis gâté, dit Harry avec un sourire.

Hermione débarqua dans la chambre avec un bandana sur la tête et un balai à la main.

-Qu'est-ce qui se passe ? Il y a un problème ?

-Je lui ai dit, annonça Pansy heureuse.

-Ah ! Super ! Mais pourquoi tu as hurlé alors ?

-C'est de ma faute. J'ai grimpé sur lui en voulant… le remercier.

-Oh.

-Qu'est-ce que tu fais avec le balai ? demanda Harry.

-Le ménage tiens.

Hermione s'assit au bord du lit qui s'affaissa au poids des trois sorciers.

-Vous n'avez pas la trouille ? demanda-t-elle

-Je suis terrorisée, dit Pansy.

-J'ai un reste d'antidouleur dans le sang, avoua Harry. Mes émotions ne sont pas synchrones. J'aurai peur demain. J'y pense, vous avez des nouvelles de Quiddich ?

-Oui. Drago te remplace et un joueur intérimaire remplace Drago.

-Il doit être heureux.

-Plus que tu ne l'imagines. Mais n'y pense pas. Il faut que tu te remettes de l'accident. Tu es convalescence.

-Oui. Je peux vous poser une autre question qui risque de ne pas vous plaire ?

-Vas-y.

-Et Laura ?

Hermione et Pansy regardèrent Harry avec des mitraillettes dans les yeux. Il savait qu'il n'aurait jamais dû dire ça.

-Cette pétasse s'est déclarée être ton infirmière attitrée et Pansy lui a… vomit dessus.

-C'est vrai ? demanda Harry. J'aurai cru que tu aurais fait quelque chose de plus… subtile.

-Elle me narguait ! Elle me traitait de pétasse et de… salope ! J'ai bien voulu l'insulter aussi mais son parfum est si pestilentiel que c'est sortit tout seul. J'ai vomit. En tout cas elle ne tournera plus autour de toi !

-Tant mieux, parce qu'elle est un vrai pot de colle, celle-là.

-Ben, pourquoi tu es sorti avec elle alors ? demanda Hermione en connaissant très bien la réponde.

-Parce qu'elle (il désigna Pansy) est sortie avec Devon Jackson !

-Oh ! C'est mesquin Potter ! Petit !

-J'assume !

Pansy tourna le dos à Harry pour lui montrer qu'elle lui en voulait.

-Pansy…, dit-il

-Laisse-moi !

-Pansy ?

-Fous-moi la paix !

Hermione décida de s'en aller. Elle n'avait pas à se mêler de leur chamaillerie. Harry se rapprocha de Pansy en lui caressant le bras. Elle battit des pieds sans parler. Harry pouffa de rire et se remit sur le dos.

Cinq minutes plus tard, Pansy se retourna et constata qu'Harry dormait ou faisait semblant. Elle agita les mains devant les yeux. Il dormait vraiment. Elle se rapprocha de lui posa sa tête contre son torse en essayant de ne pas lui faire mal et s'endormit à son tour.

Fin du chapitre.

J'espère que ce chapitre vous aura plu.

A samedi prochain !