Week end en amoureux

Les semaines passèrent et le mois de mai arriva avec ces grands week-ends. Ace avait pu enfin retourner au lycée et avait subi une très lourde rééducation avec Vista qui ne le lâcha pas d'une semelle. Sa peine de travail d'intérêt général avait été décalé pour son plus grand bonheur, même s'il aurait plus apprécié qu'elle soit tout simplement annulée.

Le jeudi avant le premier grand week end, il eut une surprise alors qu'il était au travail. Marco débarqua peut avant sa fin de journée. Il le vit faire des courses, mais ne comprenait pas, vu que la veille, ils les avaient faits tous les deux pour la semaine à venir pour passer un week end tranquille, le pompier ne travaillant pas.

-Ca va pas faire un peu beaucoup avec tout ce que l'on a déjà acheté hier ? lui demanda l'étudiant quand il vit son homme vider son panier. Je sais que je mange beaucoup, mais quand même.

- Ne t'en fait pas. C'est juste pour ce week end. Tu finis d'ailleurs dans un quart d'heure ?

- Euh oui, s'il n'y a pas plus de monde. Pourquoi ? Tu veux que l'on fasse quelque chose ce soir ?

- Je t'attends dans la voiture alors. Je ne t'en dirais pas plus.

Marco régla rapidement ses achats et prit les cornets pour les rangers dans le coffre de la voiture qui était déjà bien remplit. Il retourna ensuite à l'intérieur du véhicule, au même moment, son téléphone sonna.

-Oui Vista.

- Tout est prêt, on a fini de tout installer. La clef se trouve comme d'habitude dans la mangeoire.

- Super, merci beaucoup. Je savais que je pouvais compter sur toi. Et du coup, vous allez faire quoi ?

- De rien et ne t'en fait pas. J'ai réservé un petit gîte pour le week end avec jacuzzi à juste deux heures de là.

- Elle le sait déjà ?

- Elle fouine partout. Difficile de lui faire la moindre surprise. Bon, on y va. Bon week end à vous deux et ne faites pas trop de folies.

- Je te retourne l'avertissement. Rendez vous dimanche soir au loft.

Marco avait à peine raccroché que la porte de la voiture côté passager avant s'ouvrit.

-Bien travaillé ?

- Comme toujours. En plus il fallait faire de nouveau l'inventaire pour lundi. J'ai cru ne jamais en finir.

- Je te crois.

Marco mit en route le moteur et s'engagea dans la rue.

-Marco.

- Oui, Ace ?

- Le loft, il est de l'autre côté.

- Mais on ne va pas au loft.

- Quoi ! Mais je ne me suis même pas changé et ni douché. Je ne veux pas sortir comme ça.

- T'en fait pas, moi cela ne me dérange absolument pas. Et puis si tu es gêné par tes vêtements, tu peux toujours te déshabiller. Promis je ne materais pas.

- J'n'y crois pas, mon petit ami est un pervers. On va où, alors ?

- Tu verras bien. Tout ce que je peux te dire est que l'on en a pour cinq heures de route.

Ace tenta de savoir qu'elle était leur destination, mais son amant refusa tout type de chantage et de tentation. Au bout d'une de mi-heure, Ace abandonna et finit par se caler dans son siège, après avoir mis la radio en route. Il lui fallut peu de temps avant de finalement s'endormir. Le trajet se fut pour Marco dans le plus grand calme, seul la musique et de temps en temps un ronflement se faisait entendre. Le pompier fit une escale à mi-chemin à une station essence, afin de refaire le plein pour ne pas être ennuyé du weekend. Il ne réveilla Ace qu'une fois devant le chalet qui leur servirait de lieu de villégiature.

Le brun sortit du véhicule encore à moitié endormi. Ce ne fut qu'une fois, devant les marches qu'il ouvrit en grand les yeux et regarda tout autour de lui.

-On est où ? On n'est plus en ville.

- Bonne déduction. Cet endroit est un l'une des nombreuses maisons que père possèdent. On peut y venir quand cela nous chante.

- Tu ne me l'avais pas dis.

- J'aime bien garder des surprises de temps en temps.

- Il en a combien encore le vieux ?

- Cinq en plus de celle-là. Je te les ferais découvrir au fur et à mesure. Bon tu comptes rester sur le parvis toute la nuit où tu rentres ? Tu sais on est en pleine montagne et il n'y pas d'habitation à moins de vingt minutes de marche.

- Quoi ! Ne me dis pas qu'il n'y a pas de raison non plus ?

- Aucun réseau.

- Et comment je vais appeler mes potes ?

- Il n'y aura que toi et moi et personne d'autre, lui répondit Marco tout en lui prenant la main pour l'entraîner à l'intérieur.

Une fois à l'intérieur, l'étudiant fut subjugué par la décoration et la douce chaleur qui y régnait. Il y avait une légère odeur de bois brûlé.

-Je croyais que l'on était tout seul ?

- Mais on l'est. C'est Vista et ta sœur qui sont passés avant nous pour déposer certaines choses et faire en sorte que l'intérieur ne soit pas gelé. Suis-moi, je vais te montrer où l'on va dormir.

Marco porta les bagages au premier étage. Il y avait un palier et une seule porte. Il laissa son petit ami le soin de l'ouvrir, ayant moins de bagages que lui en mains. La pièce était immense et Ace en resta sans voix en la découvrant. Le mur en face de la porte d'entrée n'était qu'une immense baie vitrée. Au milieu de la pièce il y avait un grand lit. Sur la droit, une salle de bains ouverte qui ne permettait pas d'avoir la moindre intimité.

-J'espère au moins que tu n'es pas pudique devant les éventuels chevreuils et autres animaux sauvages qui habitent les environs.

- heu il n'y a pas de gens qui passent ?

- Non, c'est un domaine privé. La piste pour les randonneurs est beaucoup plus en bas.

Il entendit un soupir de soulagement de la part de son amant.

-Je te laisse te doucher. Pendant ce temps, je vais réchauffer ce que Thatch nous a concocté.

Ace resta un moment au milieu de la pièce avant de finalement se diriger par ce qu'il reconnut comme son sac. Il en sortit un short et un boxer avant de se diriger vers la douche. Il resta plus que nécessaire sous l'eau bienfaitrice. Quand il descendit pour rejoindre son petit ami, il trouva ce dernier installé devant une cheminée. En le voyant arrivé, le blond se releva et amena un vers à son amant. Ils se trouvèrent très proche et l'un comme l'autre pouvait sentir le souffle chaud de son homologue. Marco leva légèrement son propre verre.

-A notre tout premier weekend en tête à tête.

Ils trinquèrent se regardant dans les yeux, puis allèrent s'asseoir devant la cheminée.

-On pourrait se croire dans un des films chamallow qu'Ann adore regarder.

- Cela fait trop cliché pour toi ? Je peux toujours tout mettre sur la table.

- Non, non, c'est très bien comme ça.

Les deux amants mangèrent tranquillement devant le feu de cheminée, tout en discutant de choses et d'autres, dont les projets d'avenir du lycéen. Il était presque minuit quand ils déposèrent la vaisselle sur le comptoir de la cuisine avant de monter se coucher. Une fois dans la chambre, Marco n'alluma pas volontairement la lumière et se colla à son homme qu'il conduisit tranquillement vers le lit. Au passage, il avait fait sauter quelques vêtements dont les siens qui le gênaient. Ils se retrouvèrent contre le lit entièrement nu. Le blond profita des faibles rayons de la lune pour admirer son petit ami. L'allongeant tout en l'embrassant, il se positionna au-dessus de lui. Il rompit au bout de quelques minutes leur baisers, mais continua de fixer le regard brûlant de désir de son amant, même s'il ne pouvait que le deviner, plus que le voir.

-J'ai l'impression que cela fait une éternité depuis la dernière fois.

- Je ne sais pas, je ne m'en rappelle pas. Ma mémoire depuis l'accident, me joue des tours.

- Oh vraiment. Il va donc falloir que je la rafraichisse.

Ace fut content qu'il n'y ait personne dans les environs et laissa libre cours à ses gémissements au plus grand bonheur du plus âgé.

Le lendemain matin, les deux amoureux ne se réveillèrent pas avant dix heure. Le soleil était déjà bien haut et la lumière filtrait à travers la grande baie. Ace découvrit alors la vue panoramique qu'ils avaient depuis le lit. Après une bonne douche qui s'éternisa avec des câlins et un bon petit déjeuner, les deux amoureux décidèrent d'aller marcher en montagne afin de profiter de l'air sain de l'altitude.

A quelques heures de là, Ann et Vista profitait aussi de leur weekend en amoureux.

La fin de celui-ci arriva trop vite pour les deux couples, mais chacun avait pu profiter de ce moment d'intimité pour mieux se connaitre encore.