La suite arrive à petits pas !

Bonne Lecture !


]Chapitre Vingt-Neuf[

POV Edward Elric.

J'étais dans un néant. Ce n'était ni blanc. Ni noir. C'était doux. Et douloureux. Mais c'était frustrant car je savais au fond de moi que j'existais quelque part. Je ne me souvenais plus pourquoi. Pourquoi j'existais.

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Des images défilaient sous mes yeux, me délivrant de cette emprise vide et solitaire. J'avais l'impression de bouger, de parler mais tout ce que je faisais semblait être contrôlé. J'étais une marionnette. ... Des fils invisibles soutenaient mes bras et mes jambes. J'essayais de tirer dessus, mais le fil ne cassait pas. Plus je résistais et plus mon âme semblait se fondre dans celle de cet homonculus. Fallait-il que je cède ? Mais la peur du vide était trop forte.

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Puis enfin je me sentais revenir, par petits bouts, dans ce qui semblait être mon corps. Toujours, il bougeait. Mais ce n'était pas moi... Qui était-ce ? Soudain, je me remémorais !

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J'étais venu à Central City il y a une semaine pour démissionner et redevenir un civil. J'ignorais encore ce que j'allais faire de ma vie après ça, car j'étais trop occupé à réfléchir de quelle manière je pouvais m'y prendre pour avouer mes sentiments à mon supérieur. Cette phrase était toujours aussi bizarre dans mon esprit. C'est pour ça que je préférais penser "Roy". J'avais réussis, je ne sais plus par quel miracle, à convaincre mes amis que je ne restais pas longtemps et qu'il me fallait un endroit où dormir pour deux jours seulement sans dépenser d'argent. C'est ainsi que je me suis retrouvé à crécher dans le lit de Roy. Sans Roy.

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Mais j'étais parvenu à lui faire comprendre mes sentiments et le meilleur, c'est qu'il les avaient rapidement acceptés. Il ne m'aimait pas, non, ce serait trop facile. Mais il m'appréciait, cela se voyait. J'avais toutes mes chances. Oui, toutes mes chances de refaire ma vie.

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J'oubliais de m'acharner sur le présent. J'oubliais mon boulot, mes devoirs, mes besoins. Je voulais prendre mon temps et vivre pleinement. J'avais ce qu'il fallait entre mes mains pour tout refaire. J'avais l'envie, l'argent, les amis et il ne me manquais plus que l'amour... Je croyais en l'amour sous toutes ses formes pour avoir déjà testé l'amour de mon frère à de nombreuses reprises. Grâce à lui, j'étais convaincu que c'était une chose très puissante qui avait une valeur certaine.

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J'étais motivé. Mais c'était sans compter sur tout ce qui se passait autour de nous et que nous refusions de voir. Le serpent se mordait la queue. Encore. Et encore. C'est un cycle éternel... On ne peut pas l'arrêter. En tout cas, je n'ai pas su faire.

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Et alors que je ressassais mon passé et mes erreurs, mon double maléfique se relevait du lit. Je me voyais faire. C'était insupportable de se sentir impuissant. De ne même pas pouvoir crier. Ni pleurer. Mes jambes se dirigeaient dans la salle de bain et je ramassais mon t-shirt et mon pantalon... Quand enfin, je mettais la dernière de mes bottes, je croisais mon reflet dans le miroir. Mes yeux étaient si étincelants. Ils étincelaient la victoire. Mais il y avait autre chose aussi... Quelque chose que je ne connaissais pas car je n'avais jamais eu ce genre d'expression. Ça avait quelque chose de sombre et d'illuminé à la fois. Comme une étincelle. Un feu qu'on allume et qui se consume. Était-ce dangereux ? Je savais bien que oui... Il m'avait promis que je verrais tout. Mais je doutais fortement que c'était simplement pour le voir manger des nouilles à ma place. J'ignorais encore ce que je devais absolument observer.

Mais je n'allais pas tarder à le savoir car déjà je me faufilais de nouveau dans la chambre de Roy. Il dormait toujours paisiblement. Enfin c'est ce que je croyais. Il passa la main contre les draps pour me chercher.

Il me cherche...

Mais ne me trouvant pas, il ouvrit un œil. Il se redressa sur les coudes dans le lit et me vit, là, planté debout devant lui.

"- Qu'est-ce que tu fais ? me demanda t-il avant de se rendre compte que j'étais habillé."

Il haussa un sourcil et pendant une seconde, je lisais dans ses yeux la mélancolie. Croyait-il que je m'en allais ? Que je l'avais dupé ? Que je ne l'aimais pas ? Pitié... Sous son regard interrogateur, je me penchais sur le lit pour le rejoindre à quatre pattes. Une fois au dessus de lui et sans un mot, l'autre-moi l'embrassait. Avec hésitation. Avec sensualité. Avec Amour. Je sentais mes lèvres contre celles de mon amant. J'avais envie de hurler. Car ce n'était pas moi. Mais Roy pensait que c'était moi. C'était encore plus douloureux. Il passa une main contre ma nuque et l'autre s'attardait sur mon bras gauche. Il le caressait doucement comme s'il voulait se montrer tendre avec moi. Nos souffles chauds se mélangeaient et je pouvais sentir le désir remonter dans son corps. Mais je m'écartais doucement de lui, rompant le baiser avec réticence. Je baissais mes mains sur son torse et y déposa mon menton sans le quitter des yeux;

"- C'était un magnifique dernier baiser... murmurais-je "

Il me fixait avec insistance, je le sentais. Est-ce qu'il se doutait de quelque chose ? J'aimerais tant... J'aimerais tant que tu me reconnaisses, bon sang !

Roy se redressa doucement contre le dossier du lit sans me lâcher des yeux. La position de ses mains, crispées de chaque côté de son corps me faisait comprendre, qu'enfin, il était sur la défensive. Je relevais doucement le menton de dessous mes mains et je ne me départageais pas de mon sourire mystérieux. Débuta alors un défi visuel très long durant lequel j'essayais encore de tirer sur mes fils de marionnette. Mais rien n'y faisait...

Roy attrapa subitement la poignée de sa table de chevet et commença à l'ouvrir. J'ignore ce qu'il cachait la dedans mais ce n'était sans doute pas de bon présage car mon double maléfique posa aussitôt sa main sur son poignet pour le retenir. De l'autre, il remuait l'index de gauche à droite;

"- Ah là là... Que compte-tu faire ? Me brûler ?"

Je sentais mon sourire se déformer en moue boudeuse. Mon front se plissait et je devais ressembler à quelqu'un qui faisait mine d'être triste. Mais mon visage se déplissa très vite. J'avais maintenant l'apparence d'un parfait focus. Je me redressais à califourchon sur lui et penchait ma tête vers son oreille;

"- Laisse-moi faire, lui susurrais-je "

Je levais mon bras gauche entre nous deux et frottais mon pouce contre mon index. Une étincelle jaillit d'entre mes doigts. Intérieurement, je me sentais faible.

Qu'est-ce que c'était ?!

Mais l'homonculus ne me répondit pas. Il se contenta d'observer la réaction de Roy avec jubilation. Celui-ci n'allait vraiment pas bien, car il blêmissait de seconde en seconde. Avait-il compris ? Moi, je ne comprenais pas... Quel était ce pouvoir ?


Et bim ! Ça c'est de la coupure xD ! A la suite.