Auteur : DeydreamBeliever

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à DeydreamBeliever. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Bêta : Sophia...Merci Sophie!

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie : D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 29: Le van -

-PoV Bella-

Je me réveillai tôt le mardi matin, surprenant Edward. Enfin, il avait été bien conscient que je me préparai à me réveiller, mais il avait été surpris de voir qu'il n'était que six heures du matin. J'avais rêvé de neige et du van de Tyler. Je me rappelai que l'accident du van avait été la première fois où Edward s'était révélé pour me sauver la vie.

"Est-ce qu'il a neigé?" demandai-je. Edward me sourit.

"Oui, il a neigé," murmura-t-il avec amusement. "Je sais que tu n'aimes pas le froid et l'humidité, mais la neige peut être amusante pour les vampires. Tu réalises que je t'aime tellement que je suis là avec toi plutôt qu'entrain de jouer avec mes frères et sœurs."

"Tu aurais pu partir."

"Oh, stupide Bella. Ne sais-tu donc pas que lorsque je te serre dans mes bras, je ne souhaite être nulle part ailleurs?"

Je souris, touchée par sa déclaration romantique. J'attirai sa tête vers la mienne et on s'embrassa passionnément. Je gémis dans sa bouche et fis courir ma langue le long de ses lèvres. Ses lèvres s'entrouvrirent, et son souffle froid et sucré m'entoura, m'intoxicant. Sa langue froide se glissa dans ma bouche pour danser avec la mienne. Il attira mon corps contre le sien pour que nos torses se touchent, sans les couvertures entre nous. Le froid de sa peau à travers sa chemise et mon haut de pyjama fut suffisant pour me provoquer une réaction. Il grogna et je sus qu'il pouvait sentir mes tétons effleurer son torse de marbre. Il se recula brusquement en haletant.

"Si je n'arrêtes pas maintenant, alors je ne serais plus capable de m'arrêter."

"Alors ne t'arrêtes pas," l'encourageai-je en essayant de l'attirer à nouveau vers moi. Il leva les yeux au ciel.

"Ce n'est pas le bon moment."

Je boudai, mais il se pencha pour déposer un rapide baiser sur mes lèvres avant de sortir du lit. J'avais encore 45 minutes à tuer avant de devoir me lever. Je savais comment je voulais passer ce temps, mais apparemment, mon magnifique petit ami vampire n'était pas d'humeur à se laisser faire. Je soupirai en me rappelant de mon rêve. Je suppose qu'on pourrait passer le temps à discuter.

"Edward, est-ce que tu te rappelles ce qui s'est passé aujourd'hui dans le premier livre?"

Il fronça les sourcils. "Oui, tu t'es presque faite écraser par le van de Tyler, mais je t'ai sauvée, révélant mes capacités inhumaines au passage. Mais ne t'inquiète pas. Ça n'arrivera pas. Tu ne prends pas ta camionnette. On fera le trajet ensemble, donc tout a déjà changé."

"Mais Edward, rien n'a changé pour Tyler. On sait qu'il va avoir un accident sur le parking. Ce serait irresponsable de notre part de laisser ça arriver."

Edward me regarda sévèrement. "Ce n'est pas à nous de jouer à Dieu avec les vies d'autres humains."

"Quoi?! On l'a déjà fait! Non seulement on a changé les choses pour nous-mêmes, mais on a changé les choses pour tout le monde autour de nous. Les loups, ta famille, même Angela et Ben. Qu'est-ce qui ne va vraiment pas?"

"Eh bien, à quel point devrions-nous provoquer la destinée en intervenant dans des choses qui sont supposées être?"

"Tu as entendu parler de l'effet papillon, non? Que si tu retournais dans le passé, mille ans en arrière, et que tu tuais un papillon, ça pourrait changer le monde actuel? Donc, on a déjà changé beaucoup de choses. On parle d'un troupeau d'éléphants là, pas d'un simple papillon. Avec tout ce qu'on a déjà fait, refuser de sauver quelqu'un qu'on connait serait horriblement hypocrite. Est-ce que ça a quoi que ce soit à voir avec le fait que c'est à cause de ça qu'il a commencé à s'intéresser à moi, et qu'il s'est mit en tête que j'irais au bal de fin d'année avec lui? Est-ce que tu es jaloux?"

Il refusa de croiser mon regard, donc je sus que j'avais raison. "C'est ridicule, Edward. Je veux dire, sois sérieux. Ne t'inquiètes, je m'en charge."

Il croisa mon regard et attrapa ma main. "Tu te charges de quoi?"

Je levai les yeux au ciel. "D'appeler Tyler pour le prévenir qu'il devrait ralentir lorsqu'il arrive sur le parking."

"Comment vas-tu pouvoir lui expliquer que tu l'appelles soudainement pour le prévenir de faire attention au verglas?"

Hmm. Il marquait un point. "Je trouverais quelque chose. Je ne veux plus parler de Tyler. Je vais aller prendre une douche, maintenant."

"Je ne voulais pas du tout parler de lui," marmonna-t-il.

"C'est ça. Pourquoi tu ne t'achète pas une vie? Ça te rafraîchira la mémoire."

Edward me fit un sourire moqueur. "Je n'ai rien à rafraîchir, au cas où tu n'aurais pas senti ma température corporelle dernièrement. C'est la raison pour laquelle il me faut une vie. Vu que je n'en ai pas, j'emprunte la tienne. Que ferons-nous une fois que tu seras transformée? Aucun de nous n'aura une vie, alors."

Je ne pus pas m'empêcher de rire à son humour stupide, ce qui fit apparaître un large sourire sur ses lèvres. Ça dût nourrir son égo aussi. Edward relâcha finalement ma main, et je choisis mes vêtements pour la journée. J'entrai dans la douche et commençai à réfléchir à ce que je devrais dire à Tyler pour ne pas sembler complètement folle. Je savourais la sensation de l'eau chaude coulant le long de mon dos lorsque quelqu'un cogna à la porte de la salle de bain.

"N'utilises pas toute l'eau chaude, Bells. Je dois aussi prendre une douche, donc dépêche-toi s'il te plaît," cria Charlie à travers la porte.

Ugh. Quelle honte. Je coupai rapidement l'eau, espérant qu'il restait assez d'eau chaude pour qu'il puisse prendre sa douche. D'habitude, mon père sautait sous la douche avant moi. Je me demandai quelle heure il était et combien de temps j'avais passé sous la douche. Je me séchai et m'habillai rapidement, avec beaucoup de mal à cause de ma hâte. J'attrapai ma brosse à cheveux, décidant d'utiliser le miroir dans ma chambre pour que la salle de bain soit libre. Je me précipitai dans le couloir, manquant de foncer dans Charlie. Je ne m'étais pas attendue à ce qu'il soit toujours là. J'avais dû vraiment prendre mon temps parce qu'il semblait stressé.

"Désolée," haletai-je. "J'ai perdu toute notion du temps."

Il grogna et entra directement dans la salle de bain, fermant la porte derrière lui. Voilà un des désavantage de vivre dans une vieille maison avec une seule salle de bain. Je préférai les maisons plus modernes avec une salle de bain par chambre. Quelques-unes des plus grandes maisons avaient même plus de salles de bain que de chambres. C'était vraiment dingue, non? Les Cullen avaient été assez intelligents pour construire leur maison avec autant de chambres que de salles de bain, et même une salle de bain supplémentaire au rez-de-chaussée. C'était plutôt amusant: ils n'utilisaient pas les toilettes mais adoraient les douches et les bains. Je n'en étais pas vraiment sûre, mais j'étais prête à parier que les salles de bain des couples contenaient toutes d'immenses baignoires à jets bouillonnants pour deux.

Je retournai dans ma chambre et fus choquée de voir l'heure qu'il était. J'étais restée dans la salle de bain beaucoup plus longtemps que d'habitude. En fait, j'allais devoir me dépêcher pour ne pas être en retard. Le pauvre Charlie ne pourrait prendre qu'une douche de cinq minutes. Je l'entendis jurer lorsque l'eau devint froide. Oups. Si jamais je me réveillais encore une fois en avance un autre jour, je devrais trouver un autre moyen de passer le temps. Ce n'était pas juste pour Charlie.

Edward me prit la brosse des mains et commença à me brosser calmement les cheveux. J'adorai sentir ses doigts sur mon crâne. De temps à autres, ils les faisaient glisser dans mes cheveux. Je n'avais pas eu le temps de les sécher. Je devrais les laisser sécher naturellement. J'espérais juste qu'ils ne gèleraient pas dehors. Je ne pensais pas qu'il faisait assez froid pour ça, mais venant de Phoenix, je n'avais aucune expérience de ce genre.

"On ne peut pas laisser tes cheveux comme ça. Je ne veux pas que tu attrapes une pneumonie."

"Edward, tu as été deux fois en fac de médecine. Tu sais très bien que c'est une histoire de bonne femme. La pneumonie est causée par des germes, pas par des cheveux mouillés." Franchement, il pouvait être ridicule parfois.

"Esme est une femme," répliqua-t-il, "et elle semble savoir de quoi elle parle."

"Pourquoi? Elle t'a dit que tu attraperais une pneumonie si tu sortais avec les cheveux mouillés?"

"Non, mais ma mère humaine me le disait," répondit-il doucement. Je soupirai. Je ne pouvais plus lui dire quoi que ce soit. Je n'allais certainement pas lui dire que sa mère humaine bien-aimée ne savait pas de quoi elle parlait, même si c'était la vérité. Il attrapa une serviette qu'il enroula autour de ma queue de cheval avant de serrer de toutes ses forces. Lorsqu'il enleva la serviette quelques secondes plus tard, elle était trempée et mes cheveux étaient presque secs au touché.

"Pratique," marmonnai-je, impressionnée. "Tu es beaucoup plus rapide qu'un sèche-cheveux. Raison 213 de te garder."

"Raison 213? Quelles sont les 212 autres raisons?" me demanda-t-il avec un large sourire.

"T'aimerais bien le savoir, hein?" le taquinai-je. "Mais je ne te le dirais jamais."

Il me lança un regard triste avant d'essayer de bouder et de me faire des yeux de chien battu. Mon souffle se coupa dans ma gorge, et je cédai presque, mais ensuite, je me rappelai ce qu'il m'avait dit la dernière fois.

"Désolée, Edward, mais je pense qu'Alice a perfectionnée cette expression et j'ai graduellement appris à l'ignorer. Il te faudra beaucoup plus pour me faire oublier mes inhibitions," rigolai-je fièrement.

Il grogna à ma réponse. Puis il essaya de m'éblouir. Je m'y attendais cette fois, donc je me concentrai sur son nom alors de me plonger dans ses yeux hypnotisants. Il glissa son doigt sous mon menton pour essayer de me faire relever la tête. Mon ventre grogna à ce moment-là. Sauvée par le grognement. Il abandonna et me laissa descendre prendre un petit-déjeuner pendant qu'il sautait par la fenêtre pour aller chercher sa voiture. J'attrapai un gâteau. Ce n'était ni bon ni nutritif, mais c'était mangeable et rapide.

J'attrapai l'annuaire, amusée une fois de plus de voir à quel point il était fin. Comparé à celui de Phoenix, ça ne ressemblait qu'à un simple magasine. J'appréciai cependant le fait qu'il n'y ait qu'une famille Crowley, donc je n'aurais pas besoin de perdre du temps à trouver le bon numéro. Je composai le numéro et attendis impatiemment que quelqu'un réponde.

"Allô?"

"Pourrais-je parler à Tyler s'il vous plaît?"

"C'est Tyler. Qui est-ce?"

"C'est Bella Swan. Ecoutes..."

"Bella? La nouvelle?"

"Euh, ouais, c'est moi. Ecoutes, c'est très important, roule doucement en venant à l'école, surtout quand tu seras sur le parking."

"Tu m'as appelé pour me dire d'être prudent? Tu t'inquiètes pour moi ou quelque chose de ce genre?" J'entendis une pointe d'intérêt dans sa voix. Génial. Pile ce que je ne voulais pas.

"J'ai juste remarqué que tes pneus semblaient un peu lisse hier. J'allais t'en parler plus tard, mais quand j'ai réalisé que les routes étaient verglacées, j'ai pensé que ton van risquait de déraper, et quelqu'un risquait d'être blessé."

"Donc tu t'inquiétais pour moi. C'est si gentil." Non, non, non! Ce n'était pas ce que je voulais.

"Oh, ben, ne te montes pas la tête, Tyler. Je suis avec Edward. Point barre. Fin de l'histoire. J'ai appelé quelques autres personnes qui risquent d'avoir un accident, donc je m'inquiète pour tout le monde, pas seulement pour toi."

"Han han, très bien. Pas de problèmes, Bella. Je te verrais plus tard, okay?"

Je soupirai, résignée. "Très bien." Je raccrochai parce que je ne voulais plus entendre quoi que ce soit de sa part.

J'entendis Edward toquer à la porte avant d'entrer. Charlie était déjà parti, et il était l'heure pour moi de partir aussi. Ce coup de fil m'avait mise en retard. En fait, c'était la douche qui m'avait mise en retard, mais le coup de fil n'avait pas aidé. Edward devrait conduire comme un fou pour nous faire arriver à l'heure. Je savais qu'il n'aurait jamais d'accident, mais les autres conducteurs?


-PoV Tyler-

Wow, ce coup de fil était bizarre. Je n'avais jamais vraiment pensé à la nouvelle, surtout vu qu'elle s'était tapée Cullen dès le premier jour. Mais elle venait de m'appeler. Moi! Je sais qu'elle avait dit qu'elle avait appelés d'autres gens aussi, mais j'avais senti qu'elle mentait quand elle avait dit ça. Je savais qu'elle sortait avec Edward Cullen. Elle m'avait dit qu'elle était avec lui. Il était probablement venu la chercher pour aller à l'école. Tout le monde savait qu'il allait la chercher tous les jours. Elle essayait probablement de me dire qu'il était avec elle, et qu'elle ne pouvait pas m'avouer ses sentiments en sa présence. Cullen était plutôt flippant. La pauvre fille était probablement intimidée. Elle avait probablement peur de rompre avec lui pour sortir avec moi, mais je la protégerais. J'étais sûr que je pourrais battre Cullen. Tant que ses frères resteraient hors de la baston. Elle était vraiment jolie maintenant que j'y pensais. Je devrais l'inviter au bal de fin d'année. Nos photos de bal seraient superbes. Il ne fallait pas oublier ce qui se passerait après le bal non plus. La tradition de passer un peu de temps en tête à tête avec votre cavalière. J'avais vraiment hâte d'y être. Tous les parents étaient nerveux le soir du bal pour une bonne raison. Qui étais-je pour rompre la tradition?

Bordel! Regardez l'heure! Entre le coup de fil et mes réflexions au sujet de Bella, j'étais sérieusement en retard. Pas de prudence! J'allais devoir rouler le pied au plancher. J'espérai juste que le Chef Swan ne m'arrêterait pas. Je voulais lui faire une bonne impression quand je commencerais à sortir avec sa fille.


-PoV Edward-

Je tenais la main de Bella, nos doigts entremêlés alors que je roulais vers l'école. Ça m'amusait beaucoup de rouler aussi vite sur du verglas, mais je savais que Bella était terrifiée, donc j'essaye de ne pas trop lui montrer mon amusement. Je savais qu'elle pouvait sentir mon amusement cependant. Malgré le fait que nous étions ensemble depuis peu de temps, elle me connaissait déjà si bien. Je portai sa main à ma bouche et commençai à y déposer des baisers. Je lui murmurai des mots rassurants, en espérant qu'elle se détende et qu'elle arrête de regarder le compteur de vitesse. Malheureusement, ses yeux n'avaient pas quitté le compteur de vitesse depuis qu'on avait quitté son allée. Elle était complètement inconsciente de son environnement, ne remarquant même pas comme tout était beau couvert d'une couche blanche. Si propre et pur, brillant et scintillant comme des diamants.

Mon téléphone vibra, surprenant Bella, qui posa immédiatement ses yeux sur ma poche. Je soupirai et l'attrapai. Voyant le numéro d'Alice s'afficher, je répondis à contrecœur. Ne voulant pas lâcher la main de Bella, je décidai de guider mon volant avec les genoux. Heureusement, Bella était bien trop concentrée sur le téléphone pour réaliser ce que j'étais entrain de faire.

"Oui, Alice?" répondis-je, une pointe d'irritation dans la voix. Elle avait intérêt à ce que ce soit important. Elle interrompait mon temps avec Bella.

"Bella! Tyler! Van!" cria-t-elle anxieusement.

"Relaxe, on a tout sous contrôle. Elle l'a appelé ce matin pour lui dire de conduire prudemment," grommelai-je rapidement.

"Edward!" hurla-t-elle.

Soudainement, les pensées de quelqu'un d'autre résonnèrent dans mon esprit. Oh, MEEEEEEEEEERRRRRRDE! Hein? Je tournai la tête en direction de ces pensées, juste à temps pour croiser le regard de Tyler Crowley alors que son van fonçait dans le côté passager de ma voiture.


-PoV Tyler-

J'étais entrain de rouler à toute vitesse, essayant désespérément de ne pas arriver en retard. Je pris un virage et accélérai. Cette route parcourait une colline au pied de laquelle se trouvait un signe stop. Je détestai la personne qui avait mis un stop là. Ça ruinait presque tout mon amusement. Mon truc préféré c'était d'accélérer dans la montée avant de me mettre au point mort, gagnant encore plus de vitesse dans la descente, avant de finalement écraser le frein au bas de la colline. C'était devenu un art pour moi, je savais pile quand freiner pour m'arrêter droit devant le stop. C'était mauvais pour ma voiture, mais bon pour mon moral. C'était probablement pour ça que mes pneus étaient lisses - trop de temps passé à brûler le bitume. Je rigolai doucement. Ça en valait vraiment la peine.

Je roulai encore plus vite que d'habitude, ce matin; essayant désespérément de rattraper le temps que j'avais perdu. Mon cerveau était en pilote automatique. Je ne pensais pas vraiment à quoi que ce soit, je me contentai de fixer la route devant moi. J'étais à 88 km/h lorsque j'arrivai au bas de la colline. J'essayai de freiner mais mes pneus glissèrent. Puis les freins se bloquèrent et je commençai à glisser, sans perdre de vitesse. Du coin de l'œil, je vis une voiture argentée s'approcher rapidement de l'intersection. Cette voiture était sur la route principale et aurait la priorité. A un moment, mon cerveau réalisa qu'on allait se foncer dedans, et mon esprit cria, "Oh, MEEEEEEEEEERRRRRRDE!"

Le conducteur de l'autre voiture tourna la tête vers moi et nos yeux se croisèrent quelques secondes à peine avant l'impact. Son visage eut le temps de révéler l'horreur qu'il éprouvait, et je reconnus Edward Cullen. La force de l'accident fit valdinguer nos deux voitures, arrachant mon regard au sien alors que ma tête s'écrasait contre le volant. Juste avant de perdre connaissance, deux pensées me traversèrent l'esprit. La première fut que j'étais immensément chanceux d'avoir mis ma ceinture. La seconde fut que la passagère à côté de Cullen n'était autre que la magnifique Bella Swan.


-PoV Edward-

Une pure horreur me submergea lorsque je réalisai que même mes réflexes vampiriques seraient trop lents pour éviter l'accident imminent. Je tournai la tête vers Bella et la regardai comprendre mon horreur. Avant que l'un de nous ne puisse dire quoi que ce soit, le van fonça dans ma Volvo à toute vitesse. J'entendis le métal se tordre et se déchirer, me rappelant le bruit d'un vampire qu'on démembre. Je vis l'airbag latéral se gonfler comme au ralenti et je le vis frapper Bella avant de se dégonfler. Je vis son corps retomber contre la portière suite à ça, sa tête se fracassant contre la vitre brisée. Bien que c'était du double vitrage, elle réussit à s'entailler le front.

Les blessures à la tête semblent généralement plus graves qu'elles ne le sont vraiment, parce qu'elles ont tendance à saigner beaucoup. Et en effet, du sang chaud commença à s'échapper de l'entaille, coulant le long de son visage. L'odeur du sang frais envahit l'habitacle, me submergeant instantanément. Je sentis un grondement enfler en moi, et je devins plus assoiffé que je ne l'avais jamais été de toute mon existence. J'étais un pur vampire maintenant. Ce glorieux élixir de vie était A MOI, tout à moi, crée spécialement pour moi. L'odeur délicieusement salée chantait pour moi, m'appelait, me suppliait de la boire, et de la savourer. Je savais que je ne goûterais ni ne sentirais jamais rien de plus savoureux que le délicieux vin qui coulait sous mes yeux.

J'entendis quelque chose crier, "EDWARD, NOOON!" Je baissai les yeux vers l'objet argenté dans ma main. Comment osait-il me dire non? Et qui était Edward? Je le réduisis facilement en poudre, et le bruit disparut, me laissant dans un silence paisible. Ne voulant pas être interrompu, je jetai un coup d'œil à mon environnement. Il y avait une proie, qui saignait aussi, à proximité, appuyé contre un volant. Ça ne bougeait pas, même si ça respirait encore. Ce n'était pas une menace. Ça pouvait attendre.

J'attrapai la tête de ma proie en faisant bien attention de ne pas la broyer. Je ne voulais pas perdre une seule goutte de mon délicieux diner. Ma proie était toujours immobile et inconsciente. Bien. Ça ne sentirait rien lorsque je la drainerais de sa vie pour nourrir la mienne. Toujours aussi délicatement, je sortis la langue pour effleurer la traînée de sang sur sa mâchoire. Au premier contact du sang sur ma langue, mes papilles gustatives explosèrent. Ma vision s'assombrit, et je vis des flashs. J'étais au paradis. Un pur plaisir. Une délicieuse euphorie. C'était le goût le plus incroyable qui m'ait jamais été donné de goûter, cent fois meilleur que n'importe quel autre sang, meilleur même que j'aurais jamais pu l'imaginer. Je léchai son visage, suivant la traînée de sang jusqu'à l'entaille. Le sang recouvrait ma langue, créant des minis-chocs dans mon corps comme des mini-orgasmes. Il n'y avait absolument pas moyen que je précipite cette expérience. Je voulais reste connecté à cette sensation pour toujours. Je ne voulais plus jamais arrêter de boire. Toujours aussi doucement, je pressai mes lèvres contre l'entaille, caressant la chair autour. Doucement, tout doucement, j'aspirai une petite gorgée, laissant le sang remplir toute ma bouche. Le feu dans ma gorge était un brasier ardent, mais à l'instant où ce liquide incroyable la toucha, ma gorge devint aussi froide que le reste de mon corps. Le pur plaisir et la pure satisfaction que je ressentis lorsque cette minuscule gorgée atteignit mon estomac furent plus forts que tout ce que j'avais ressentis avant. Oui, c'était le paradis. C'était là qu'était ma place. Je suçai doucement sur la plaie et gémis de plaisir lorsque le délicieux élixir coula le long de ma gorge.

Soudainement, j'entendis un gémissement provenir de ma proie. Je me reculai pour étudier la situation. C'était toujours en vie? Je me plongeai dans deux yeux chocolat. Ces yeux firent sonner une alarme en moi. Quelque chose n'allait pas. Je me reculai un peu plus, observant intensément ma proie. Il y avait de la douleur dans ces yeux, et ça me dérangeait. Bizarre. Je n'aimais pas voir ma proie souffrir. Ne lui avais-je pas brisé la nuque comme je le faisais d'habitude? Quelque chose d'autre me frappa. Cette proie n'avait pas de pensées. Elle était vivante et consciente, mais je ne pouvais rien entendre dans sa tête. Les proies non-animales avaient toujours des pensées, des pensées de peur, de culpabilité, de regrets, de prières. Toujours des pensées. Pourquoi cette...humaine...n'avait aucune pensée?

"Edward," chuchota faiblement l'humaine. Je fronçai les sourcils. L'humaine avait donc des pensées. Et pourtant je ne pouvais pas les entendre. Et j'avais déjà entendu cette voix auparavant. Prononcer ce nom. Mon nom. J'étais Edward. L'humaine que je ne pouvais pas entendre était...qui? Je fronçai encore plus les sourcils sous l'effet de la concentration et de la confusion. Des alarmes résonnaient dans tout mon corps. C'était important. Je pouvais le sentir. Il y avait un grand danger ici. Quelque chose qui pourrait me coûter toute mon existence. Mais quoi? Je regardai le visage de l'humaine. Ça, non, elle se mordit les lèvres. Son nom me revint instantanément. Bella. C'était Bella. BELLA! Mon ÂME-SOEUR! J'étais entrain de boire le sang de mon ÂME-SOEUR! J'étais entrain de la tuer! Ma soif de sang disparut lorsque mon cerveau réalisa que mon amour, ma vie était blessée, peut-être même mourante. Si quoi que ce soit lui arrivait, ce serait la fin de mon existence. Je la suivrais dans la mort aussi rapidement que possible. J'étudiais rapidement la situation, remarquant que Tyler était toujours inconscient. J'étais soulagé qu'il n'ait pas vu mon comportement dégoûtant. Je tendis la main pour attraper mon téléphone et vit qu'il avait été réduit en poussière.

Je me rappelai qu'Alice avait été à l'autre bout du fil quand j'avais perdu le contrôle. Elle avait essayé de me prévenir mais je ne l'avais pas écouté. J'espérai qu'elle avait appelé une ambulance pour moi. J'avais une dette envers elle. J'enlevai la ceinture de Bella et la serrai contre mon torse. Ses yeux s'étaient refermés, mais je pouvais toujours entendre son cœur battre. Quelle quantité de sang avais-je bu? Comment avais-je pu lui faire ça?

J'entendis des sirènes au loin: police, pompiers et ambulance. Alice les avait appelés alors. Je sortis délicatement Bella de la voiture et la serrai dans mes bras. Je restai là, avec Bella contre mon torse, à attendre qu'une ambulance nous mène à Carlisle.


Prochain chapitre : Une visite aux urgences

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