La veille de notre match contre Serdaigle, Alors que nous révision tranquillement dans le parc ensoleillé avec Lila, Hagrid vint nous trouver en boitant
-Hagrid que vous est il arrivé de nouveau ? Demanda Lila inquiète
-Oh ce n'est rien dit-il en regardant autours de nous . Vous n'auriez pas vu Harry, Ron et Hermione ?
-Ils doivent sûrement étudier leurs BUSE quelques part pourquoi ?
-Vous sauriez leur dirent que je dois vous voir tous pendant le repas . Personne ne doit nous voir
-A quel propos ?
-Je ne peux pas le dire ici, mais venez c'est important s'il vous plaît
-Très bien approuvais-je . On va voir si on les trouve
-Merci, on se retrouve chez moi plus tard alors dit-il avant de s'éloigner d'un pas rapide
Ainsi, à l'heure du repas, nous sommes tous partis pour la maison du garde chasse
-Oh c'est gentil à vous d'être venu, vous n'avez pas été suivis ?
-Non tout le monde est dans le château mais Hagrid pourquoi cet air inquiet ?
-Venez vous saurez tout dit-il en partant vers la foret interdite
On échangea tout les 5 un regard puis on s'enfonça sous le couvert des arbres, derrière Hagrid qui avançait déjà à grands pas sous les feuillages sinistres, son arbalète à la main.
-Hagrid, pourquoi êtes-vous armé ? interrogea Harry.
-Simple précaution, répondit-il en haussant ses épaules massives.
-Vous n'aviez pas emporté votre arbalète le jour où vous nous avez montré les Sombrals, dit timidement Hermione.
-On n'allait pas aussi loin, ce jour-là. Et puis, c'était avant que Firenze quitte la forêt.
-Qu'est-ce que ça change, le départ de Firenze ? demanda Lila avec curiosité.
-Ça change que les autres centaures sont fous de rage contre moi, répondit Hagrid à mi-voix en surveillant les alentours. Avant, ils étaient… − enfin bon, on ne peut pas vraiment dire amicaux, mais on s'entendait bien. Ils restaient entre eux mais ne refusaient jamais de me voir si j'avais besoin de leur parler. C'est fini, maintenant. Il poussa un profond soupir.
-Firenze nous a expliqué qu'ils sont en colère parce qu'il a accepté de travailler pour Dumbledore, dit Harry.
-Oui, dit Hagrid d'un ton lourd. Mais en colère n'est pas le mot juste. En fait, ils sont dans une fureur noire. Si je ne m'en étais pas mêlé, ils auraient tué Firenze à coups de sabots…
-Ils l'ont attaqué ? demanda Hermione, choquée.
-Ouais, marmonna Hagrid en écartant des branches basses qui lui barraient le chemin. La moitié du troupeau lui est tombée dessus.
-Et vous les avez arrêtés ? dit Harry, ébahi et admiratif. À vous tout seul ?
-Bien sûr, je n'allais quand même pas rester là à attendre qu'ils l'aient tué, non ? répliqua Hagrid. C'est une chance que je me sois trouvé pas très loin… Et j'aurais pensé que Firenze s'en souviendrait avant de m'envoyer ses stupides avertissements ! ajouta-t-il brusquement d'un ton enflammé.
Surpris, On échangea un regard avec Lila mais Hagrid, l'air renfrogné, ne donna pas de détails.
-En tout cas, dit-il, la respiration un peu plus profonde que d'habitude, depuis cette histoire, les autres centaures sont furieux contre moi et l'ennui, c'est qu'ils ont beaucoup d'influence, dans la forêt… Ce sont les créatures les plus intelligentes, ici.
-C'est à cause d'eux que vous nous avez fait venir, Hagrid ? Les centaures ?
-Oh non, répondit-il en hochant la tête. Non, ce n'est pas à cause d'eux. Oh, bien sûr, ils pourraient compliquer les choses, c'est vrai… Mais vous verrez ce que je veux dire dans un petit moment. Sur ces paroles incompréhensibles, il se tut et accéléra le pas. Chacune de ses enjambées équivalait à trois des notre et on eut beaucoup de mal à suivre son allure. Le sentier était de plus en plus envahi par la végétation et les arbres devenaient si touffus à mesure qu'on avançait dans la forêt qu'on avait l'impression d'être à la tombée de la nuit. Bientôt, nous avons dépassé de très loin la clairière où Hagrid nous avait montré les Sombrals. Puis Hagrid s'écarta inopinément du chemin et s'enfonça parmi les arbres vers le cœur obscur de la forêt.
-Hagrid ! Où allons-nous ? s'inquiéta Harry.
Un peu plus loin, répondit Hagrid par-dessus son épaule.
Marcher au rythme de Hagrid représentait un combat de tous les instants. Les branches et les buissons d'épines qu'il écartait aussi facilement que s'il s'était agi de toiles d'araignée se prenaient dans nos robes en s'y accrochant avec tant de force qu'on devait s'arrêter un bon moment pour s'en libérer. Mes bras et mes jambes furent bientôt couverts d'entailles et d'égratignures. L'obscurité de la forêt était telle à présent que Hagrid n'était plus par moments qu'une forme noire et massive qui avançait devant nous. Dans le silence étouffé, le moindre son paraissait menaçant. Le craquement d'une brindille résonnait bruyamment et le plus modeste froissement, fût-il le fait d'un simple moineau,
-Hagrid, vous croyez qu'on pourrait allumer nos baguettes magiques ? Demandais-je à voix basse.
-Heu… Oui, d'accord, répondit-il dans un murmure. En fait… Il s'immobilisa soudain et se retourna. Poursuivant sur sa lancée, Hermione le heurta de plein fouet et fut projetée en arrière. Ron la rattrapa de justesse avant qu'elle ne s'étale par terre.
-Peut-être qu'il vaudrait mieux s'arrêter un moment pour que je puisse… vous mettre au courant, dit Hagrid. Avant qu'on arrive là-bas.
-Ça pourrait être pas mal en effet confirma Lila
-Lumos ! Murmurais-je pour nous faire un peu de lumière alors que les autres firent de même .Le visage de Hagrid flotta dans l'obscurité, éclairé par les rayons lumineux, et je le vit à nouveau triste et inquiet.
-Bon, alors, reprit Hagrid, voilà… Il prit une profonde inspiration. Il y a de fortes chances que je sois renvoyé d'un moment à l'autre.
-Vous êtes resté jusqu'à maintenant, risqua Ron, qu'est-ce qui vous fait penser que… ?
-Ombrage croit que c'est moi qui ai mis ce Niffleur dans son bureau. Depuis que je suis revenu, elle cherche un prétexte pour se débarrasser de moi. Je n'ai pas envie de partir, bien sûr, mais s'il n'y avait pas… heu… les circonstances particulières que je vais vous expliquer, je m'en irais tout de suite, avant de lui laisser l'occasion de me chasser devant toute l'école, comme elle l'a fait avec Trelawney. Oh, ce n'est pas la fin du monde, je pourrai aider Dumbledore quand je serai parti d'ici. Je peux être utile à l'Ordre. Et vous autres, vous aurez Gobe-Planche, vous… vous n'aurez pas de mal à passer vos examens… Sa voix trembla et se brisa.
-Ne vous inquiétez pas pour moi, dit-il précipitamment alors qu'Hermione s'apprêtait à lui tapoter le bras. Il sortit de la poche de son gilet un immense mouchoir à pois et se tamponna les yeux. Écoutez, je ne vous raconterais pas tout ça si je n'y étais pas obligé. Vous comprenez, si je m'en vais… je ne peux pas partir sans… sans dire à quelqu'un… Parce que je… je vais avoir besoin de vous pour m'aider.
-Bien sûr qu'on va vous aider, dis-je aussitôt. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
Hagrid renifla bruyamment et tapota sans un mot mon épaule avec une telle force que je fus projeté contre un arbre.
-Je savais que vous accepteriez, dit Hagrid, plongé dans son mouchoir, mais je… n'oublierai… jamais… allez… venez… c'est un peu plus loin, là- bas… faites attention, il y a des orties…
On continua à marcher en silence pendant encore un quart d'heure. Hagrid tendit finalement son bras droit pour nous faire signe de nous arrêter.
-Attention, dit-il à voix basse, pas de bruit… On avança avec précaution et j'aperçus un grand monticule de terre lisse presque aussi haut que Hagrid. De toute évidence, il s'agissait de la tanière d'un énorme animal. Des arbres avaient été déracinés tout autour et leurs troncs entassés formaient une sorte de clôture, ou plutôt de barricade, derrière laquelle on se tenaient à présent.
-Il dort, chuchota Hagrid.
-Hagrid, dit Hermione dans un murmure que le son produit par la créature endormie rendait à peine audible. Qui est-ce ?
-Hagrid, vous nous aviez dit… balbutia Lila, sa baguette tendu vers la grotte. Vous nous aviez dit qu'aucun d'entre eux n'avait voulu venir !
Comprenant soudain, de quoi elles parlaient, Harry et Ron se tournèrent à nouveau vers le monticule et étouffèrent une exclamation horrifiée. La surface du monticule de terre sur lequel On auraient tous pu aisément se tenir côte à côte s'élevait et s'abaissait au rythme de la respiration rauque et profonde qu'on entendait. En fait, ce n'était pas du tout un monticule. C'était le dos arrondi d'un…
-Justement, il ne voulait pas venir, dit Hagrid d'un ton désespéré. Mais il fallait que je l'emmène, il le fallait !
-Pourquoi donc ? Demandais-je
-J'étais sûr que si j'arrivais à le ramener, expliqua Hagrid, proche des larmes, et à lui apprendre un peu de bonnes manières, je pourrais le sortir et montrer à tout le monde qu'il est inoffensif !
-Inoffensif ! s'exclama Hermione d'une voix suraiguë.
Hagrid agita frénétiquement les mains pour la faire taire alors que l'énorme créature poussait un grognement sonore et changeait de position dans son sommeil.
-C'est lui qui vous donnait des coups, n'est-ce pas ? C'est pour ça que vous avez toutes ces blessures !
-Il ne connaît pas sa force ! répondit Hagrid avec conviction. Mais il fait des progrès, il se bat beaucoup moins…
-Voilà donc la raison pour laquelle vous avez mis deux mois à revenir ! dit Lila. Oh, Hagrid, pourquoi l'avez-vous amené, s'il ne voulait pas venir ? N'aurait-il pas été plus heureux avec son propre peuple ?
-Ils n'arrêtaient pas de le brutaliser dit Hagrid. Il est si petit !
-Petit ? répéta Ron. Petit ?
-Je ne pouvais pas l'abandonner…, gémit Hagrid. Des larmes coulaient à présent sur son visage meurtri et disparaissaient dans sa barbe. Vous comprenez, c'est mon frère !
-Hagrid, quand vous dites « mon frère », ça signifie… demanda Harry d'une voix lente.
-Enfin bon, mon demi-frère, rectifia Hagrid. Il se trouve que ma mère est partie avec un autre géant quand elle a quitté mon père et c'est à ce moment-là qu'elle a eu Graup…
-Graup ? M'étonnais-je
-Oui… En tout cas, c'est ce qu'on comprend quand il dit son nom, répondit Hagrid d'un air anxieux. Il ne parle pas très bien anglais… J'ai essayé de lui apprendre… Ma mère n'a pas l'air de l'avoir aimé beaucoup plus que moi. Vous savez, avec les géantes, ce qui compte c'est de faire de beaux gros enfants et lui, pour un géant, il est plutôt du genre avorton… Il ne mesure que cinq mètres…
-Oh oui, c'est minuscule ! remarqua Ron avec une sorte de rire nerveux. Absolument minuscule !
-Les autres n'arrêtaient pas de le maltraiter… Je ne pouvais pas l'abandonner…
-Madame Maxime était d'accord pour le ramener ? Demandais-je .
-Elle… enfin, elle voyait bien que c'était très important pour moi, répondit Hagrid en tordant ses énormes mains. Mais, au bout d'un moment, elle en a eu un peu assez, je dois l'avouer… Alors, on s'est séparés et on est rentrés chacun de notre côté… Mais elle a promis qu'elle n'en parlerait à personne…
-Et comment avez-vous fait pour le ramener sans que personne le remarque ? interrogea Lila.
-C'est pour ça qu'il m'a fallu si longtemps. On ne pouvait voyager que la nuit et en pleine nature. Bien sûr, il avale pas mal de kilomètres quand il veut, mais il avait toujours envie de revenir chez lui.
-Oh, Hagrid, pourquoi ne l'avez-vous pas laissé partir ? se lamenta Hermione. Elle s'effondra sur le tronc d'un arbre déraciné et enfouit son visage dans ses mains. Qu'est-ce que vous allez bien pouvoir faire avec un géant violent qui n'a même pas envie de rester ici ?
-Oh, violent… c'est un peu fort, dit Hagrid qui continuait de se tordre les mains. J'admets qu'il m'a donné quelques coups de poing quand il était de mauvaise humeur mais il fait des progrès, de gros progrès, il est beaucoup plus calme…
-Et ces cordes, elles servent à quoi ? demanda Harry. Vous êtes obligé de l'attacher ?
-Ah ben, oui…, répondit Hagrid, anxieux. Vous comprenez… c'est comme je le disais… Il ne connaît pas sa force.
-Alors, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? demandais-je.
-Que vous vous occupiez de lui, répondit Hagrid d'une voix rauque. Quand je serai parti.
- Et heu… en… en quoi ça consiste, exactement ? s'inquiéta Hermione.
-Oh, il n'a pas besoin qu'on lui donne à manger ! répondit précipitamment Hagrid. Il se débrouille pour trouver sa nourriture tout seul, des oiseaux, des cerfs, tout ça… Non, il a surtout besoin de compagnie. Si je pouvais être sûr que quelqu'un continue à l'aider un peu… à lui apprendre des choses, vous comprenez ?
-Vous voulez qu'on lui apprenne des choses ? dit Lila d'une voix caverneuse.
-Oui, même si vous lui parlez juste un petit peu, répondit Hagrid avec espoir. Je me dis que s'il a l'occasion de bavarder avec des gens, il comprendra mieux qu'on l'aime vraiment et qu'on tient à le garder parmi nous.
-Ça nous ferait presque regretter Norbert le dragon, dit Harry tout bas en se penchant vers Hermione et Ron qui furent secoués d'un petit rire.
-Alors, vous voulez bien le faire ? demanda Hagrid qui ne semblait pas avoir entendu ce que Harry venait de dire.
-Nous allons ... nous allons essayer. Dis-je
-Je savais que je pouvais compter sur vous dit Hagrid. Il eut un sourire larmoyant et s'épongea à nouveau le visage avec son mouchoir. Mais je ne veux pas que vous vous donniez trop de mal… Je sais bien qu'il y a les examens… Si vous pouviez juste venir faire un tour avec la cape d'invisibilité, disons une fois par semaine, et bavarder un peu avec lui… Bon, je vais le réveiller maintenant… Pour vous présenter…
-Que, quoi… non ! s'exclama Hermione en se levant d'un bond. Hagrid, non, ne le réveillez pas, nous n'avons vraiment pas besoin de…
Mais Hagrid avait déjà enjambé le grand tronc d'arbre couché devant nous et s'avançait vers Graup. Lorsqu'il fut arrivé à environ trois mètres, il ramassa par terre une longue branche cassée, nous adressa par-dessus son épaule un sourire rassurant puis donna un coup sec dans le dos de Graup avec l'extrémité de la branche. Le géant poussa un rugissement qui résonna dans le silence de la forêt. Des oiseaux posés au faîte des arbres s'envolèrent en pépiant tandis que sous nos yeux, le géant faisait trembler le sol en y posant sa main énorme pour s'aider à se redresser sur les genoux. Il tourna la tête pour voir ce qui l'avait dérangé.
-Ça va, Graupy ? dit Hagrid d'une voix faussement joyeuse. Il recula en brandissant sa branche, prêt à en donner un nouveau coup à Graup. Tu as bien dormi ?
Graup s'était agenouillé entre deux arbres qu'il n'avait pas encore déracinés. Il leva ses grosses mains et se frotta vigoureusement les paupières avec des jointures aussi grosses qu'une balle de cricket puis, soudain, il se mit debout avec une rapidité et une agilité surprenantes.
-Oh, là, là, couina Hermione, terrifiée,
Les arbres auxquels étaient attachées les cordes qui retenaient Graup par les poignets et les chevilles grincèrent dangereusement. Comme Hagrid l'avait dit, il devait faire au moins cinq mètres de hauteur. Jetant un regard vitreux autour de lui, Graup tendit une main de la taille d'un parasol, attrapa un nid d'oiseau au sommet d'un grand pin et le retourna avec un rugissement mécontent en constatant qu'il ne contenait aucun oiseau. Des œufs tombèrent comme des grenades et Hagrid se protégea la tête de ses bras.
-Graupy, cria Hagrid en levant les yeux avec méfiance, de peur que d'autres œufs ne s'écrasent sur lui, j'ai amené des amis pour te les présenter. Souviens-toi, je t'en avais parlé. Tu te rappelles quand je t'ai dit que j'irais peut-être faire un petit voyage et que je leur demanderais de s'occuper de toi pendant quelque temps ? Tu te souviens de ça, Graupy ?
Mais Graup se contenta de pousser un nouveau rugissement. Il était difficile de savoir s'il écoutait Hagrid ou même s'il avait conscience que les sons émis par lui constituaient un langage articulé. Il avait saisi à présent le faîte de l'arbre et le tirait vers lui, pour le simple plaisir de voir jusqu'où il irait dans l'autre sens lorsqu'il le lâcherait.
-Non, Graupy, ne fait pas ça ! s'exclama Hagrid. C'est comme ça que tu as déraciné les autres… Je t'ai amené un peu de compagnies ! cria Hagrid. De la compagnie, tu vois ? Regarde en bas, espèce de gros bouffon, je suis venu avec des amis !
-Oh, non, Hagrid, gémit Hermione. Mais il avait déjà levé sa branche dont il donna un coup sur le genou de Graup. Le géant lâcha l'arbre qui oscilla dangereusement et répandit sur Hagrid une pluie d'aiguilles de pin. Puis il baissa les yeux.
-Voici Harry, Graup ! dit Hagrid en se précipitant vers nous, Harry, Mia , Ron, Lila et Hermione ! Ils viendront peut-être te voir si je dois m'en aller, tu as compris ? Le géant venait seulement de s'apercevoir de notre présence.
-C'est bien, hein ? Ça te fait des nouveaux amis… GRAUPY, NON ! La main de Graup avait soudain jailli vers Hermione. Harry attrapa Hermione et la projeta derrière un arbre. Le poing de Graup érafla le tronc mais se referma dans le vide.
-C'EST TRÈS VILAIN, GRAUPY ! s'écria Hagrid tandis qu'Hermione, tremblante et gémissante, se cramponnait à Harry. TRÈS VILAIN… IL NE FAUT PAS ESSAYER D'ATTRAPER… OUILLE !
Graup ne s'intéressait plus à lui et recommençait à tirer le sommet du pin le plus loin possible.
-Bien, dit Hagrid d'une voix pâteuse. Il se releva, une main pinçant son nez pour l'empêcher de saigner, l'autre crispée sur son arbalète. Voilà, vous avez fait sa connaissance et… et maintenant il saura qui vous êtes quand vous reviendrez le voir… Bon, alors… Il leva les yeux vers Graup qui continuait de tirer le pin vers lui avec une sorte de plaisir détaché. Dans un grincement, les racines commençaient à sortir du sol. Je pense que ça suffit pour aujourd'hui, dit Hagrid. On va… on va retourner là-bas, maintenant, d'accord ? On approuva tous d'un signe de tête. Hagrid remit son arbalète sur son épaule en se pinçant toujours le nez et s'enfonça à nouveau parmi les arbres. Personne ne dit rien pendant un bon moment, même quand on entendit un fracas lointain qui signifiait que Graup avait enfin réussi à déraciner le pin.
-Attendez, dit soudain Hagrid, au moment ou on se frayaient à grand-peine un chemin dans un enchevêtrement de hautes herbes. Il sortit un carreau du carquois qu'il portait en bandoulière et en chargea l'arbalète. Nous avons tous levé nos baguettes magiques.
-Oh, nom de nom, murmura Hagrid.
-Je croyais pourtant qu'on t'avait prévenu, dit une voix grave, que tu n'es plus le bienvenu, ici ? Le torse nu d'un homme sembla flotter un instant devant nous dans la faible lumière verte qui tachetait les arbres. Puis on vit que le torse s'articulait harmonieusement au corps d'un cheval au pelage brun. Le centaure avait un visage fier, aux pommettes hautes, encadré de longs cheveux noirs. Comme Hagrid, il était armé. Il portait à l'épaule un arc et un carquois rempli de flèches.
-Comment ça va, Magorian ? demanda Hagrid d'un air méfiant. Les arbres bruissèrent et quatre ou cinq autres centaures apparurent derrière Magorian.
-Eh bien voilà, dit l'un des centaure d'un ton mauvais avant de se tourner vers Magorian. Nous étions tombés d'accord, je crois, sur ce que nous ferions à cet humain si jamais il remettait les pieds dans la forêt ?
-Alors, maintenant, je suis « cet humain » ? répliqua Hagrid avec mauvaise humeur. Simplement parce que je vous ai empêchés de commettre un meurtre ?
-Tu n'aurais pas dû te mêler de nos affaires, Hagrid, reprit Magorian. Nos mœurs ne sont pas les vôtres, nos lois non plus. Firenze nous a trahis et déshonorés.
-Je ne sais pas où vous avez été chercher ça, répondit Hagrid, irrité. Il n'a rien fait d'autre que d'aider Dumbledore…
-Firenze a accepté de vivre dans la servitude imposée par les humains, dit un centaure gris au visage dur, creusé de rides profondes.
-Servitude ! s'exclama Hagrid d'un ton cinglant. Il rend service à Dumbledore, c'est tout…
-Il colporte notre savoir et nos secrets auprès des humains, dit Magorian à mi-voix. On ne peut pardonner une telle disgrâce.
- Si c'est toi qui le dis, répliquas Hagrid en haussant les épaules. Mais personnellement, je crois que vous faites une grosse erreur…
-Toi aussi, l'humain, tu fais une grosse erreur en revenant dans la forêt alors que nous t'avions averti…
-Bon, maintenant, écoutez-moi, vous tous, dit Hagrid avec colère. Si ça ne vous ennuie pas, j'aimerais bien que vous arrêtiez un peu cette histoire de « notre » forêt. Ce n'est pas à vous de décider qui a le droit ou pas de venir ici…
-Ce n'est pas à toi non plus, Hagrid, dit Magorian d'une voix paisible. Je te laisserai passer aujourd'hui parce que tu es accompagné de tes jeunes…
-Ce ne sont pas les siens ! l'interrompit l'un des centaures avec mépris. Ce sont des élèves de l'école, Magorian ! Ils ont sans doute déjà profité des enseignements du traître Firenze.
-Quoi qu'il en soit, poursuivit Magorian toujours très calme, tuer des poulains est un crime horrible ; nous ne touchons jamais aux innocents. Aujourd'hui, Hagrid, tu peux passer. Mais à l'avenir, ne viens plus ici. Tu as renoncé à l'amitié des centaures lorsque tu as aidé le traître Firenze à nous échapper.
-Ce n'est pas une bande de vieilles mules dans votre genre qui m'empêchera d'aller dans la forêt ! répliqua Hagrid en haussant le ton.
-Hagrid ! s'exclama Hermione d'une voix aiguë et terrifiée, tandis que le centaure gris frappait le sol de ses sabots. Allons-nous en, s'il vous plaît, allons-nous-en !
Hagrid reprit son chemin, mais son arbalète était toujours levée et ses yeux fixaient Magorian d'un air menaçant.
-Nous savons très bien ce que tu caches dans cette forêt, Hagrid ! leur cria Magorian alors que les centaures disparaissaient de notre champ de vision. Et notre tolérance a des limites ! Hagrid se retourna en ayant l'air de vouloir foncer droit sur Magorian.
-Vous le tolérerez aussi longtemps qu'il sera là. C'est autant sa forêt que la vôtre ! s'exclama-t-il. Nous nous sommes alors mis à 5 pour le retenir de foncer sur les centaure . Toujours furieux, il baissa les yeux et son visage exprima soudain une légère surprise lorsqu'il les vit arc-boutés contre lui. Il semblait n'avoir rien remarqué.
-Ce sont vraiment d'horribles vieilles mules ! Dit en continuant son chemin vers la sortie
-Hagrid, dit Lila, le souffle court, en contournant les orties devant lesquelles on était déjà passés en arrivant, si les centaures ne veulent pas d'humains dans la forêt, je ne vois pas comment nous pourrions…
-Oh, tu as entendu ce qu'ils ont dit, ils ne tuent pas les poulains, enfin, les enfants.
-Mais on est majeur Lila et moi
-De toute façon, on ne va pas se laisser impressionner par cette bande là, répondit Hagrid avec dédain.
On rejoignit enfin le sentier et, dix minutes plus tard, les feuillages des arbres commencèrent à s'éclaircir. Des taches de ciel bleu apparaissaient à nouveau au-dessus de nos têtes
-Bon, il est temps pour vous de rentrez dit Hagrid en sortant de la foret ne vous faite pas remarquer surtout
-Bien sur avons nous dit avant de prendre congé de lui
-Un géant explosa finalement Ron quand nous fumes assez loin d'Hagrid. Il veut vraiment qu'on s'occupe d'un géant . D'abord ces araignées psychopathe et maintenant ça . J'adore Hagrid mais là il veut nous tuer c'est pas possible
-Je suis d'accord avec lui dit Hermione en hochant la tête. C'est beaucoup trop dangereux
-Bah on restera loin relativisais-je. On peut bien faire ça pour lui
Le lendemain, je me suis rendu au vestiaire des filles avec Ginny, Angelina, Katie et Alicia . Une fois prête, nous avons rejoint les 2 autres pour partir vers le terrain, Ron était déjà abattu avant même de commencer le match ce qui promettait vraiment
Lee, lui paraissait très démoralisé depuis le départ de Fred et de George, il commentait le match comme à son habitude. Mais lorsque les équipes arrivèrent sur le terrain, il donna le nom des joueurs avec un peu moins d'entrain qu'à l'ordinaire.
-… Bradley… Davies… Chang, annonça-t-il.
Chacun enfourcha son balais
-Et les voilà partis ! annonça Lee. Davies prend immédiatement le Souafle, Davies, le capitaine de Serdaigle, en possession du Souafle, il évite Johnson, il évite Bell, il évite Spinnet… Il fonce droit vers les buts ! Il va tirer et… et… – Lee poussa un juron sonore – et il marque.
Comme c'était à prévoir, les Serpentard, de l'autre côté du stade, se mirent à chanter leur horrible refrain :
« Weasley est un grand maladroit Il rate son coup à chaque fois… »
-Spinnet récupère le souaffle dit Lee assez fort pour passé au dessus de la voix des Serpentard, elle fait la passe à Jonhson mais Bradley s'en empare, il fonce vers les anneaux il vise et rate, Weasley à envoyé le cognard si prés de lui que ça l'a déstabilisé. Bell récupère donc le souaffle et parts vers les anneaux des Serdaigle, elle tire et marque 10 points pour Gryffondor
-Davies récupère le Souaffle, évite le cognard de Ginny il tire et ... rate ? S'écriât Lee . Weasley est arrivé comme une flèche . Waouh ça c'était bien joué, continue comme ça Ron l'encourageât Lee
-Monsieur Jordan , je vous rappelle que vous devez être équitable retentis la voix de Mc Gonagal à coté de lui dans la tribune du présentateur
-Bien sur professeur sourit-il. Bell repart vers les anneaux de Serdaigle mais Serdaigle reprendre l'avantage, fonce vers les anneaux de Gryffondor mais sont arrêté par Weasley, vous avez vu cette figure ! s'écria Lee ...
« Weasley est vraiment très adroit Il réussit à chaque fois Voilà pourquoi Les Gryffondor chantent avec joie Weasley est notre roi »
Cette fois, j'observai la foule, ce n'était plus les Serpentard qui s'étaient mis à chanter mais les supporter de Gryffondor. Souriante, je vit Ron reprendre confiance en lui et joué comme un malade
1 heures de jeu plus tard , Gryffondor avait pris un bel avantage
« Weasley est notre roi Weasley est notre roi Avec lui, le Souafle ne passe pas, Weasley est notre roi »
Mais soudain, un petit éclair doré brilla un peu plus loin et je m'élança juste quelques secondes avant Cho ce qui me permis de prendre une légère avance sur elle
-Mia s'élance, Cho est à ces trousses, Mia se rapproche, elle tend le bras et attrape le vif d'or . Gryffondor remporte la coupe !
Directement, les supporters de Gryffondor fondirent sur le terrain pour nous porter en honneur alors que Mc Gonagal me tendis la coupe en souriant
-Non souris-je en l'attrapant avant de la tendre à Ron. C'est toi qui la mérite
-Moi ? Dit il abasourdi
-Oui . Tu as fait des progrets impressionnant Ron, on aurai jamais gagné sans toi
-Merci dit-il en attrapant la coupe alors que tout le monde l'acclama
Le parc du château étincelait au soleil comme si on venait de le repeindre de frais. Le ciel sans nuages se souriait à lui-même à la surface scintillante du lac. Les pelouses satinées ondulaient par moments au souffle d'une faible brise. Juin était là mais pour les 7 éme année, il ne signifiait plus qu'une seule chose : les ASPIC avaient fini par arriver
Les examens s'enchaînèrent ainsi avec les épreuves théoriques le matin et les épreuves pratiques le soir .
Cette soirée-là, tous les 7 éme étaient rassemblés dans la salle commune de Gryffondor pour réviser tandis que les 5 éme étaient en salle d'examen pour passer leur épreuve de BUSE en Astrologie. Quand tout un coup un BANG sonore résonna dans tout le château
-Qu'est ce que c'est ? Demanda Angelina en relevant la tête de ces cours
-Ça vient de la maison d'Hagrid dit Lee qui s'était levé pour aller voir étant le plus prés de la fenêtre
-Quoi ? Dis-je en me levant d'un bond suivis de Lila pour aller voir
La porte de la cabane s'ouvrit à la volée et, dans la lumière qui jaillissait de l'intérieur, on vit nettement la forme massive de Hagrid qui rugissait, les poings brandis, entouré de six personnes dont chacune, à en juger par les minuscules rayons de lumière dirigés vers lui, essayait de le stupéfixer.
-Non ! s'écria Lila.
Des jets de lumière rouge continuaient de jaillir du côté de la cabane mais on aurait dit qu'ils rebondissaient sur Hagrid. Il était toujours debout et résistait à ses assaillants. Des hurlements, des vociférations, s'élevaient dans le parc. Un homme s'écria :
-Soyez raisonnable, Hagrid ! Ce dernier poussa un nouveau rugissement.
-Raisonnable ? Va donc au diable ! Tu ne m'auras pas comme ça, Dawlish !
Tous les élèves s'étaient à présent levés pour voir ce qui se passait à l'extérieur
J'apercevais la minuscule silhouette de Crockdur qui essayait de défendre Hagrid en sautant sur ses agresseurs jusqu'à ce qu'un sortilège de Stupéfixion le frappe de pleins fouets. Le molosse s'effondra à terre. Avec un hurlement de fureur, Hagrid souleva alors le coupable et le projeta en l'air. L'homme fit un vol plané d'au moins trois mètres et ne se releva pas.
-Regardez ! couina Patricia
Elle montrait le pied du château où la porte d'entrée s'était ouverte à nouveau. De la lumière jaillit dans l'obscurité du parc et une ombre unique, longue et noire, ondula sur la pelouse.
-Comment osez-vous ? s'écriait-elle. Comment osez-vous ?
-C'est Mc Gonagal, murmura Alicia .
-Laissez-le ! Je vous dis de le laisser ! s'exclama la voix du professeur McGonagal dans l'obscurité. De quel droit l'attaquez-vous ? Il n'a rien fait qui puisse justifier…
Devant la cabane, les silhouettes avaient projeté pas moins de quatre éclairs de stupéfixion sur le professeur McGonagal. Les rayons rouges la frappèrent à mi-chemin entre la cabane et le château. Pendant un instant, elle sembla s'illuminer, entourée d'un inquiétant halo rougeâtre, puis elle fut projetée dans les airs et retomba brutalement sur le dos. Étendue de tout son long, elle ne bougeait plus.
-C'est pas vrai hurla Lee scandalisé
-LÂCHES ! hurla Hagrid. Sa voix parvint nettement jusqu'au sommet de la tour
-IGNOBLES LÂCHES ! PRENEZ ÇA ! ET ÇA…
Hagrid balaya de deux énormes coups de poing ses agresseurs les plus proches qui s'effondrèrent aussitôt, assommés net. Je vis alors Hagrid se courber en deux puis se redresser, portant sur son dos quelque chose qui ressemblait à un sac. Je compris qu'il s'agissait du corps inerte de Crockdur couché en travers de ses épaules.
-Attrapez-le ! Attrapez-le ! cria Ombrage. Mais le seul de ses acolytes encore debout ne paraissait guère empressé de se mettre à portée du poing de Hagrid. Il recula si vite qu'il trébucha contre le corps étendu de l'un de ses collègues et tomba en arrière. Hagrid avait tourné les talons et s'enfuyait, Crockdur toujours sur son dos. Ombrage lança vers lui un dernier éclair de stupéfixion mais elle rata son coup et Hagrid, courant à toutes jambes vers le grand portail, disparut dans l'obscurité. Il y eut un long silence fébrile pendant lequel tout le monde scruta le parc, bouche bée.
-Cette stupide Ombrage je vais là...
-Mia non dirent Angelina et Lila en me retenant toute 2 par un bras, tu ne pourras rien faire contre elle. Tout ce qu'on peut faire actuellement, c'est finir nos examens rien de plus
-Très bien soupirais-je . Je finis mes examens je prends mon diplôme et je la massacre
-Alors tu iras à Azkaban dit Angelina d'une voix désolée. Elle à le ministère en soutient
-Alors il est temps de faire changer le ministère
-Et comment ?
-J'en sais encore rien, mais je trouverai
