coco : Sohalia a un peu été dépassé par tous les événements mais heureusement, Charlie a su lui expliquer les choses... Elle s'y fera, j'en suis certaine ! Je suis très heureuse de l'intérêt que tu auras porté à ces chapitres. Merci beaucoup =) Bonne lecture ! Je te présente à mon tour tous mes voeux pour 2010... Qu'elle te mène là où tu le souhaites. Je te fais de grosses bises, à bientot =)
Elisaa : Non t'inquiète pas, je comprends que cette histoire de divorce à cet âge-là, ça peut parfois être difficile à encaisser, même des années plus tard :) Bonne lecture !
louOçoOo6 : Oh merci beaucoup =) Ca m'a énormément touché, sincèrement... Je n'ai aucune envie de changer de façon d'écrire... C'est la méthode dans laquelle je me sens la mieux alors si en plus ça vous plait... C'est tout bénef pour :) Bonne année à toi, bisous ! Bonne lecture.
Marguerite P. : L'épilogue sera effectivement leur futur, quelques années après la fin de ce chapitre. Mais je ne t'en dis pas plus ;) Sohalia est une chouette gamine, elle comprend mieux la situation grâce aux explications de son pépé... Les choses rentrent dans l'ordre :) Bonne lecture!
Morgane : Sohalia arrivera peu à peu à intégrer cette idée et puis elle s'y fera, c'est une chouette gamine ! C'était les vacances, je me suis faite plaisir en passant en mode " écriture intensive " :) Bonne lecture =)
Sabrina : Je suis vraiment touchée de cette longue review... J'ai donné tout mon coeur dans cette histoire et je suis tellement comblée de voir qu'elle a eu une si bonne réception auprès des lectrices... C'est indescriptible pour moi... J'ai tout fait pour explorer FCDC jusqu'au bout et sous tous les angles... Alors merci infiniment de ta review et bonne lecture =)
Twiladdict : Tu as raison, garde tes impressions pour la fin :) Sohalia commence à capter petit à petit que ses parents l'aimeront quand même. C'est ce qu'elle avait besoin de savoir et puis les enfants de 4 ans s'adaptent assez rapidement en général. Bonne lecture =) Bisous.
Un immense merci à bébé23, beeboo, blandine, cilceferret, cynthiacullen, evid3n-ce, Gaëlle, HelleHaare, lovecullenn, Pauline, Pitchoune-Bella, Sandra, severine, Tina-Luxembourg, twilight-poison, Vanessa.
Dernier chapitre avant l'épilogue... Je ne saurai vous dire l'émotion que j'ai ressenti en l'écrivant... Surtout en posant le point final... Si je vous dis que j'ai pleuré... Me croirez-vous ? Cette histoire a été pour moi la plus aboutie... Et toutes ces reviews, ce soutien que vous m'avez transmis durant cette aventure m'aura poussé à donner le meilleur de moi-même. Cette FF aura été exigeante et aura nécessité pas mal d'heures de travail mais je n'en regrette pas la moindre seconde passée dessus... Merci.
POV BELLA :
Des baisers. Une multitude de baisers sur mon visage, donnés par le seul homme que j'aimerais pour le restant de mes jours... Nous étions allongés tous deux dans une clairière décorée de petites fleurs sauvages, la cime des sapins laissant filtrer quelques rayons de soleil sur nos deux corps enchevêtrés. Ses lèvres parcouraient avec une douceur infinie la peau de mon visage, terminant sa course folle sur ma bouche...
" Bella... "
Sa main droite remontait le long de mes côtes et son nez effleurait le mien... Une telle tendresse devrait être interdite...
- Bella...
Cette voix-ci était beaucoup plus concrète... beaucoup plus forte... Je battis les paupières et... me réveillais... Ce qui était mon bonheur quelques instants plus tôt n'était qu'un demi-rêve et pourtant... je ne regrettais pas d'ouvrir les yeux... Si la clairière, les sapins et les fleurs avaient disparus, il n'en restait pas moins l'essentiel : le corps d'Edward serré tout contre le mien, sa bouche goutant mon visage avec une tendresse inépuisable...
- Bonjour mon amour... Bon anniversaire...
Le petit sourire dans sa voix trahissait une sorte d'enthousiasme... qui me contaminait aussi... Délicieux réveil... Ses lèvres couraient sur mon visage pour finir leur course sur les miennes.
- Merci...
Un sourire s'étendit contre ma bouche et il déposa un dernier baiser. J'aggrippais sa nuque pour l'attirer à moi... Il ne pouvait pas m'abandonner le jour de mon anniversaire tout de même !
- Non, tu ne m'échapperas pas aujourd'hui...
Je le vis rire et ses doigts caressèrent mon front délicatement. Je fronçais les sourcils, faussement fâchée de sa petite moquerie.
- Donne-moi cinq bonnes raisons pour que je te laisse filer hors de ce lit et je le ferai...
Cinq... Autrement dit : il resterait ici avec moi toute la journée ! Ce programme m'envahissait de joie...
- Première raison : ta fille est dans la cuisine entrain d'emballer son cadeau pour toi... Elle n'attend que mon signal pour venir te le donner avant d'aller à l'école...
Oh, ma petite chérie m'avait fait un cadeau... Ca méritait bien de relâcher Edward ça, non ?
- Deuxième raison : cette même adorable petite fille est avec ta maman qui va l'emmener à l'école et qui attend aussi une occasion pour sauter au cou de sa fille de 29 ans désormais...
Renée, toujours aussi enthousiaste !
- Troisième raison : Ton petit-déjeuner est prêt sur un plateau dans la cuisine et n'attendait que ton réveil pour venir te chatouiller l'appétit...
Et merde, il en a déjà trois ! Et des bonnes en plus !
- Quatrième raison : Ce dit petit-déjeuner va refroidir...
- Là, elle est invalidée cette raison ! Trouves-en une autre...
- Hum... Disons... Jacob veut aussi te souhaiter un bon anniversaire !
Il me le dira ce soir, ça presse pas !
- Et cinquième raison...
- Tu en as cinq ?
Un large sourire s'étala sur son visage. Il acquiessa.
- Cinquième raison... Si on n'obéit pas aux quatre raisons précédentes, ce que j'ai prévu pour aujourd'hui ne pourra pas se faire...
Je me redressais sur mes coudes et croisais son regard pétillant... Il y avait bien longtemps que je ne l'avais vu ainsi...
- Et qu'as-tu prévu ?
Il se releva, sortit du lit et m'embrassa sur le front.
- Je vais chercher votre petit-déjeuner pour vous l'emmener au lit, ma douce maîtresse...
Un petit-déjeuner au lit... C'était quand la dernière fois que cela m'était arrivé ?
La porte de la chambre ne fut pas sitôt ouverte qu'une petite tornade courut dans ma direction... Sohalia se jeta sur le lit et crocheta ma nuque.
- Bon Nanniversaire Maman !
- Merci ma chérie !
Elle déposait des dizaines de petits baisers sur mes joues.
- T'ai fait des cadeaux...
Elle me tendit un petit paquet, une enveloppe et un petit bouquet de fleurs qu'elle avait cueilli elle-même... Il n'y avait rien de plus beau que toutes les petites attentions de ma fille... Ces cadeaux si simples, et pourtant donnés avec tant d'amour dans le regard... Elle était impatiente et très heureuse... Je le voyais dans ses yeux. Et rien que cela faisait mon bonheur absolu !
- Oh ma chérie, c'est vraiment très gentil ! Merci mon coeur !
Je sentais les fleurs et la complimentais. Les queues de ces pauvres petites fleurs étaient coupées de façon inégales et certaines étaient écrasées mais j'aimais ce petit bouquet. Elle me tint les fleurs pendant que j'ouvrais son enveloppe. Dedans, il y avait un dessin avec deux maisons et neuf petits bonhommes dessinés très sommairement. L'écriture de Jacob indiquait le nom des personnages. Devant la première maison rouge, il y avait Jake et Leah. Edward et moi étions représentés devant une maison marron. Sohalia était au milieu des deux couples, ses " bras " dessinés de façon très extensibles et accrochés aux bras de Jacob et aux miens. Au-dessus d'elle, " Pépé ", " Mamie ", " Papi Billy ", " Phil ".
- T'as vu Maman, moi j'aimerai bien que ça soit comme ça que nos maisons elles soient pas très loin et que tout le monde soit avec nous tout le temps !
Je lui adressais un petit sourire et la serrais contre moi.
- On fera tout ce qu'on pourra pour que ça soit comme ça, d'accord ?
Elle acquiessait. Je savais que beaucoup de questions se bousculaient encore dans sa tête... Elle nous en parlait souvent à table. Je crois qu'elle s'inquiétait de savoir si elle pourrait vraiment voir tout le monde le plus souvent possible...
- Tu regardes pas mon autre cadeau ?
- Si, bien sûr mon Ange !
Je défaisais le paquet avec entrain et découvrais... un collier de nouilles ! J'affichais un large sourire ! Ca y est ! J'étais officiellement la maman la plus heureuse du monde et la plus comblée... Toutes mes amies-mère avaient reçu un jour ou l'autre ce fameux cadeau... Et je l'avais ! Et vous savez quoi ? Je l'adorais sincèrement ! Je me dépêchais de le mettre autour de mon cou, ce qui plut énormément à Sohalia.
- C'est Parrain qui m'a aidé à faire la peinture sur la nouille !
- J'adore tes cadeaux mon trésor... merci !
J'embrassais ma fille et ma mère toqua contre la porte.
- Bon anniversaire chérie !
- Merci, Maman !
Elle s'approcha de moi et nous prit toutes les deux dans ses bras. Un flash illumina la pièce... Jacob savait que je haïssais être prise en photo, mais il s'obstinait... têtu !
- Jake ! Je déteste les photos !
- Je sais, c'est pour ça que j'en ai pris une figure-toi !
Il m'adressa un clin d'oeil joueur.
- Bon anniversaire Miss Ronchon !
- Merci !
- Sohalia, tu tardes pas ? il est 8h45 déjà !
- Oui, on y va !
Ma mère prit Sohalia dans ses bras pour l'emmener à l'école.
Edward entra dans la chambre avec un plateau lorsque nous fumes seuls. Il le déposa à côté du lit et se glissa sous les draps. Son index vint caresser mon collier de nouilles.
- Très joli ! dit-il dans un sourire.
- Je veillerai à ce qu'elle t'en confectionne un pour tes trente ans... répondis-je avant de l'embrasser.
- Oh mais j'en serai honoré !
Nos bouches s'accrochèrent de nouveau et la main de mon compagnon parcourait mon flan gauche, caressant mon corps par-dessus ma nuisette.
- Je croyais que le petit-déjeuner allait refroidir...
- T'as dit que c'était pas une raison...
Il s'attaqua à la peau de mon cou, y déposant des milliers de baisers humides. Je préférais ce rêve-là... Il me fit m'allonger sur le dos et me retira mon collier. Il se repositionna sur moi et je sentis les bretelles de ma nuisette glisser, remplacées par les lèvres de mon compagnon. Les baisers descendaient le long de mon bras droit et sa langue vint réveiller le creux de mon bras... Je ne pus retenir mes frissons... Ses lèvres terminèrent leur course dans le creux de ma main, qu'il embrassa. Il effectua le même chemin sur mon bras gauche et sa bouche reprit mes lèvres, passant sa langue contre la mienne... Son bassin frottait contre le mien, me faisant ressentir tout son désir... J'en gémissais d'anticipation...
Il se redressa sur les genoux, m'attirant contre lui pour me déshabiller... Je me laissais faire, grisée par tous ses gestes tendres... Il me touchait avec autant de délicatesse que si j'avais été fragile comme du cristal. Je profitais de ma position assise pour caresser son désir, passant ma main dans son bas de pyjama... Il émit un long sifflement, les dents serrées.
- Hmm, Bella...
Ma main libre souleva son tee-shirt blanc pour caresser son corps merveilleux... Il finit par le retirer de lui-même et je le fis basculer sur le dos. Je parcourais sa peau à la fois avec mes lèvres, ma langue et une main, tandis que l'autre s'occupait toujours de lui... Ma bouche sur son nombril, j'entrepris de faire descendre son pantalon en tissus. Mes doigts reprirent leur précédente occupation et je joignis ma langue pour une caresse buccale... Edward se tortillait sous moi, gémissant et haletant.
- Bella... Tu vas me tuer...
Ses muscles se tendaient et ses doigts se crispaient dans mes cheveux... J'embrassais une dernière fois l'extrémité de son sexe et revins vers lui en rampant, cherchant ses lèvres. Il les reprit avec passion, me plaquant contre son torse. J'étais grisée par son geste... Je voulais rester avec lui pour toujours ainsi... La vie pourrait s'arrêter en cet instant, ça m'était égal puisque j'étais avec lui... Ses yeux vert s'encrèrent aux miens... Non, maintenant je pouvais mourir... Il me fit un petit sourire et caressa ma joue. Le temps se suspendait entre nous, comme bien souvent... Nous n'étions que deux...
- Je t'aime, Bella... Je ne laisserai rien changer à cet état-là...
- Je ne te laisserai pas faire...
Et alors qu'il déposa ses lèvres sur les miennes, il guida son sexe contre le mien et me pénétra lentement...
- Oh... Edward... ouiii...
Je mouvais mon bassin dans un rythme calme, savourant chaque instant. Il posa ses mains sur mes hanches pour m'intimer un va-et-vient plus rapide. Sa bouche embrassait un endroit de ma peau à chaque mouvement et son souffle rauque me procurait mille frissons... Notre union était idéale... Les yeux dans les yeux pour un moment que seuls nous pouvions pleinement savourer... Je ne retenais plus mes gémissements de plaisir...
- Oh ouii... Edwaaard... Humm c'est si booon...
- Putain, Bella... Tu me rends... tu me rends... tu me rends fou...
Il se dégagea de mon étreinte, m'allongeant sur le flanc face à lui. Nos jambes s'entremêlèrent et il me pénétra à nouveau... Nous étions face à face et je pouvais caresser tout de lui : son torse, ses hanches, ses bras, son visage... Ses doigts avaient les mêmes gestes pendant que nos mouvements lents nous conduisaient vers l'extase. Son index vint trainer autour de mon point de désir et il y effectuait de petits cercles. Je ne retenais plus mes gémissements sourds.
- Edward... Oui... oh seigneur... Continue...
Il appuya un peu plus son geste, me faisant partir dans les méandres du plaisir... Dans un dernier mouvement, il m'allongeait sur le dos, ressortait de moi pour revenir vivement et je partais dans mon orgasme, prise dans un incroyable tourbillon de sensations fabuleuses...
- Oh EDWAAARD ! OUIII !
Milles étoiles éclatèrent alors que je sentais son sexe se déverser en moi... Et sa voix rauque, son souffle erratique...
- BELLAAA !
Je m'étouffais dans les sensations, mon sexe palpitant autour du sien... Il retomba à côté de moi et m'entraina immédiatement dans ses bras... Je resserrais ma prise autour de lui pour ne pas avoir à nous séparer ne serait-ce que de quelques centimètres... La respiration d'Edward était totalement inégale et surtout très forte... Contre ma poitrine, son coeur battait une chamade désordonnée... Je le regardais, souriante. Il me retourna le sourire et embrassa mon front avec un petit air malicieux.
- Alors, heureuse ?
J'éclatais de rire et l'embrassais pour qu'il mesure mon bonheur...
*
Vers 15h30, il me mit un bandeau sur le visage et me poussa par les épaules.
- Où va-t-on ?
- Pas très loin, rassure-toi...
Je marchais en effet très peu, il me fit stopper et murmura à mon oreille.
- Avant de te retirer ce bandeau, je veux avoir ta promesse que si l'idée ne te convient pas, si un quelconque quelque chose te dérange, tu dois me le dire immédiatement ! Je n'en serai ni vexé, ni contrarié...
Discours très mystérieux... Que me cachait-il ?
- Promets-le moi, Bella...
- Je te le promets...
Il me défit le bandeau et je me retrouvais juste à côté de la maison, face à un pré. Que pourrait-il me déplaire dans ce pré ?
- Edward, que...
Il était toujours derrière moi, ses mains posées sur mes hanches.
- J'ai pas mal réfléchi quand j'ai vu le dessin que te préparait Sohalia et je me suis dit que l'idéal pour elle serait peut-être d'avoir ses deux parents à proximité... Tes voisins de droite ne vendent pas et à ta gauche, il n'y a qu'un pré... Et je veux dire... On pourrait acheter ce terrain et se faire construire ici... Je voudrais une maison avec toi qui soit notre propre maison... Quelque chose de très personnel... Maman a un ami, Caius, avec lequel elle s'entend très bien...C'est un entrepreneur très sérieux qui a des filières dans tous le pays... Il pourrait nous faire un prix...
Oh... Mon... Dieu...
- Mais c'est uniquement si tu le souhaites... Si tu préfères ne pas vivre à côté de Jake, on pourra se faire construire ailleurs ou se trouver une maison à acheter... Ce terrain appartient à un collègue de ton père, c'est lui qui m'a dit qu'il souhaitait le vendre... Avec le prix de la maison à Seattle, on aurait même pas à faire un emprunt pour financer l'achat du terrain...
J'étais... comment dire ? Sidérée et émue... Qu'il pense à tout ça... qu'il trouve des solutions et fasse tous ces projets... L'idée me séduisait... Je m'avançais au milieu du terrain, visualisant déjà une maison... Je me laissais emporter par mille idées, tournoyant sur moi-même pour essayer de mettre mes idées dans l'espace.
- Bella... Dis quelque chose...
- Trois chambres... Comme ça, on en aura une quand ta famille voudrait venir... Deux salles de bains... Et là, une palissade blanche avec un portail... Sohalia n'aurait qu'à le pousser pour aller voir son père...
Il s'approcha de moi, un léger sourire sur les lèvres.
- Et ici, une petite dépendance pour notre chambre...ajouta-t-il
Je me jetais à son cou et déposais mes lèvres contre les siennes...
- Tu aimes mon idée, alors ?
- Je l'adore ! Edward... merci... C'est...
J'éclatais en sanglots contre lui... Il se mettait tellement en quatre pour que je puisse rester près de ma fille et offrir à cette dernière une vie idéale...
- Bella... Ca ne te plait pas ?
- Si... au contraire... Seulement, Edward... Tu fais tellement pour nous... Tu fais tous ces projets et je... tu...
Je n'arrivais pas à construire ma pensée de façon rationnelle. Il me serrait fort contre lui.
- Faire tous ces projets pour toi, ça m'évite de trop penser... Je veux m'oublier pour toi...
- Mais Edward... Je ne te demande pas de t'oublier...
Il caressa mes lèvres.
- Je sais... Mais je veux vivre pleinement notre avenir... C'est... Ne crois pas que j'oublie Crystal... Ce ne sera jamais le cas...
- Edward, jamais on ne l'oubliera ! Et la première chose que l'on installera dans cette maison : ce sera sa photo... J'y mettrai un point d'honneur...
Il me broya contre lui, embrassant mon cou.
- Il faut qu'elle vive... Que son esprit vive... Il faut qu'on fasse en sorte que notre futur foyer soit ce qu'elle aurait toujours voulu...
- On le fera, Edward ! Je te le promets...
Il captura mes lèvres, empreint d'une émotion évidente. Il n'oubliait pas. Il n'oublierait jamais. Chaque jour serait marqué d'une pensée différente pour Crystal... Il s'en voudrait toute sa vie... Mais il comprenait chaque jour un peu plus qu'elle vivait par lui...
*
Pour fêter mon anniversaire, il m'embarqua ensuite dans la voiture et conduisit jusqu'à la petite île de Galveston, située dans le Golfe du Mexique... Il m'avait offert un week-end face à la mer, pour nous deux... L'idée me plaisait tellement et en plus, il adorait l'eau et ses grands espaces... Notre hotel était simple, face à l'océan... Nous nous baladions pieds nus dans le sable, enlacés. On profitait de la vie, tout simplement... Le soir de notre arrivée, il m'invita au restaurant. Nos yeux ancrés ensemble, nous dinions. Il me tendit un tout petit paquet avec un petit sourire. Pendant que je le défaisais, il parlait.
- C'est mieux comme cadeau que le tout premier que je t'avais fait au collège...
La rentrée des classes avait eu lieu un 11 septembre cette année-là, et deux jours plus tard, alors que j'attendais devant notre salle de biologie, il était arrivé un peu en retard, essouflé. Il m'avait tendu une fleur qu'il avait sûrement arraché au bord de la route...
" Bon anniversaire, Bella ! "
" Comment tu as su ? "
" J'ai vu hier sur la fiche de renseignements de la prof d'anglais que tu es née le 13... C'est la seule chose que je pouvais faire en si peu de temps... "
J'avais été touché. On se connaissait depuis à peine deux jours... Même si cette fleur était la dernière des fleurs, je l'avais adoré. D'ailleurs, je l'avais faite sécher et je l'avais collé dans mon journal intime de l'époque. Ce journal, je l'avais toujours... Et même si la fleur était jaunie et extrêmement fragile, je la conservais jalousement...
J'ouvrais le petit boitier et découvrais une fine bague en or avec de petits diamants blanc et une petite fleur en diamants rouges... Elle était magnifique... Je la fis pivoter à la lumière et découvrais son prénom et le mien gravés...
- Ce n'est pas une bague de mariage mais c'est juste ma promesse que je suis à toi... Que je te suis dévoué... et que je t'aime ! J'aurai voulu te demander ta main mais... pardonne-moi... Je ne sais pas si... je pourrais me remarier un jour... J'ai tellement vécu de trucs... Que... Et puis... On a pas besoin de se marier pour savoir qu'on s'aime, hein ? Avec toi, je n'ai ni besoin de passer devant un curé... ni de porter un costume de pingouin ou... Sauf si c'est ce que tu désires... Si c'est ce dont tu as envie alors... je mettrai à genou à terre et t'offrerai mon nom de famille... C'est toi qui décide...
J'étais de son avi : nous n'avions pas besoin de toute cette paperasse pour nous aimer... L'essentiel, c'était que nous le sachions l'un l'autre... et que nous nous réveillions chaque matin dans les bras de l'autre. Finalement, se marier n'était pas une étape supplémentaire pour nous... Nous avions mis tellement de temps à être ensemble que tout ce qui n'était pas notre "nous profond" n'était que superflu... Et pour être honnête, je n'étais pas prête à remettre une robe blanche non plus... Je me relevais de ma chaise et vins entourer sa nuque de mes bras, m'asseyant sur ses genoux.
- C'est parfait comme ça, Edward... Je n'ai pas besoin de papier, de robe blanche et d'une fête pour être heureuse... J'ai juste besoin de ta promesse pour notre avenir...
Il prit la bague et me la passa à l'annulaire gauche.
- Sais-tu que la veine de nos annulaires gauche relie directement au coeur ? Il y a une légende qui raconte que les mariés se mettaient la bague ici afin de compresser la veine pour empêcher le porteur de l'alliance de tomber amoureux de quelqu'un d'autre...
Son anecdote me fit sourire. Il poussa la bague sur mon doigt et la positionna. Puis il embrassa le dos de ma main et la bague sur mon annulaire.
- Et je n'ai pas du tout envie que tu tombes amoureuse d'un autre homme...
Je posais mon index sur sa bouche.
- Elle restera ici... Elle me protègera de toutes les tentations si elles existent... Je ne veux pas tomber amoureuse de quelqu'un d'autre... C'est la seule chose dont j'avais besoin : ta promesse... souriais-je
Il repoussa mon doigt et unissait nos lèvres. Il savait quoi dire et quoi faire pour me combler... Parfois, la vie nous offrait le meilleur d'elle-même. Ce bonheur était à savourer, non pas à gâcher... Peut-être qu'un jour, on changerait d'avis et peut-être qu'on se marierait... Mais ce jour-là, ce serait notre choix à tous les deux ! Pas juste une lubie pour faire comme tout le monde...
*o*O*o*
Nous fumes de retour à Seattle trois semaines plus tard. Carlisle nous avait appelé : un nouveau médecin avait emménagé et recherchait une maison. Nous étions partis le lendemain pour le faire visiter. L'aubaine fut énorme : il était pressé de s'installer. La maison, relativement bien située et grande le séduit. Il finit par acheter le domicile d'Edward pour une somme un peu supérieure à ce que nous avions espéré... Une véritable chance. Edward avait fait un grand tri dans ses affaires au moment où nous décidions de débarrasser... Il avait mis en vente par petites annonces tout ce qu'il avait acheté en compagnie de Tanya... Le canapé, la table de la cuisine, leur lit... Une grande partie du mobilier, en fait. Tout serait stocké dans le débarras de ses parents qui avaient accepté de les garder le temps qu'un vendeur les contacte.
Nous montions vers la dernière pièce encore pleine... La chambre de Crystal... Edward était entré dans la pièce en premier. Il soupira fortement et fermait les yeux.
- Bella...
- Oui ?
Sa main cherchait la mienne.
- Je suis là, chéri... Je suis là...
Ma main caressait ses épaules. Sur le couloir, Carlisle, Emmett, Jasper et Alice attendaient silencieusement. Rosalie et Esmé, elles, faisaient des aller-retours en voiture pour emporter les cartons. Son père s'approcha.
- Est-ce que tu veux qu'on s'en occupe, Edward ?
Mon compagnon regardait fixement devant lui de longues secondes...
- Non !
Il s'était avancé dans la pièce... tremblant... Ses doigts broyaient les miens...
- Bella... Est-ce que ça t'embête si... on garde ses affaires ?
Hors de question que l'on s'en débarrasse... Ces affaires, c'était elle et c'était lui...
- Bien sûr que non, Edward ! On va tout garder, d'accord ?
Il acquiessa et embrassa mon front... Il y avait bien longtemps que je ne l'avais plus senti aussi fébrile... Il avait raison : cette maison n'était pas idéale pour lui... Jasper apportait les premiers cartons. Emmett et Carlisle la caisse à outils... Ils allaient démonter le lit... Cette fois-ci, c'était vraiment terminé. Elle ne reviendrait jamais se coucher sur ce matelas, dans cette couette blanche... Plus jamais je ne la borderai puisque ce lit allait terminer en morceaux dans un carton... Plus jamais Edward ne viendrait lui souhaiter bonne nuit... C'était la vie... et pour Crystal, elle était finie... Une larme m'échappa et je vis les yeux rivés d'Edward sur les gestes de son frère et son père. Il se rapprocha de moi et me serrait contre lui. Ses yeux étaient mouillés... Alice et Jazz s'approchèrent de nous et passèrent respectivement leur bras sur ma taille et sur les épaules d'Edward.
De longues minutes passèrent... durant lesquelles nous nous retrouvions incapables de bouger... Puis, mon compagnon se détachait de nous, prenait un carton et commençait à entasser les peluches... Alice, Jasper et moi échangions un regard. Il effectuait son travail sans un mot et nous décidions de tous nous y mettre... Tous les jouets, les peluches, les bibelots, les livres terminèrent dans des cartons scotchés. J'y notais le contenu, au cas où... Au cas où quoi ? Crystal ne reviendra pas...
- EDWARD !
Je relevais mon regard, affolée, en entendant Alice et Emmett crier. Mon coeur palpitait en le voyant vasciller dangeureusement, une robe de sa fille dans la main. Jasper eut le temps de le retenir avant qu'il ne tombe. Je me jetais contre eux... Merde, merde, merde !! Il était tombé dans les pommes...
J'allongeais son corps inerte au sol et plaçais sa tête sur mes cuisses. Je tapotais ses joues en tremblant... Il n'avait pas supporté de faire tout ça... C'était trop tôt... Il souffrait encore mais ne le montrait plus...
- Edward... s'il te plaît... Réveille-toi...
Alice s'agenouillait près de lui et pressait sa main.
- Papa, j'ai un flacon d'eau de cologne dans mon sac !
Carlisle courut en bas tandis qu'Emmett essayait de ventiler son frère. Je caressais son visage.
- Edward, tu m'entends ?
Il ne bougeait toujours pas... Ca commençait à être trop long... Carlisle revint avec le flacon et en imbibait un tissu. Je le passais sous le nez d'Edward à plusieurs reprises.
- Edward... réveille-toi...
Mon compagnon se mit à gémir faiblement et fronçait les sourcils. Carlisle contrôlait son rythme cardiaque avec une pression sur son poignet et en regardant sa montre. Je continuais d'effleurer son visage avec douceur...
- B...
- Je suis là... Réveille-toi... Ouvre les yeux doucement... Tout va bien...
Il cligna des yeux à plusieurs reprises et les ouvrit enfin.
- Cry...stal...
Nous échangions tous un regard navré... Que faire ? Que lui dire ? La vérité ? Il n'était pas près de la supporter, même s'il la connaissait... Emmett retira doucement la robe de sa main et la cacha derrière lui... Edward releva la tête, difficilement. Ses dents se desserraient à peine.
- Qu'est-ce qui... s'est passé ?
Je l'aidais à se redresser légèrement, pour qu'il puisse appuyer sa tête contre ma poitrine.
- Tu t'es évanoui mon Amour...
Il s'aggrippa à mon bras. Il regarda tout autour de lui et repérait sans mal son environnement ainsi que les cartons d'emballage...
- Je... peux pas... faire ça...
Un sanglot roula sur sa joue. J'entourais son visage de mes bras et essayais de le bercer lentement.
- On va s'en charger... murmurais-je
Il triturait toujours mon bras et après quelques minutes, Carlisle et Emmett l'aidaient à se remettre debout...
Il jeta un dernier regard à la chambre et m'entrainais au rez-de-chaussée. Il me prit longuement contre lui.
- Bella... Aide-moi... Amène-moi jusqu'au cimetière...
J'acquiessais... Il en avait besoin...
- Tu es sûr de pouvoir marcher ?
- Oui... ça me fera du bien...
- D'accord...
Sans le relâcher, je l'entrainais sur le chemin, en silence... Nous poussions la grille qui grinçait. Trop rapidement, la tombe fleurie apparut à nos yeux... Edward s'agenouilla devant.
- Merde... Bella...
Il se redressa et extirpa un billet de 50$ qu'il me tendit.
- Tu pourrais aller... lui acheter quelque chose... des roses... pour moi ?
J'acquiessais... Je comprenais son geste et je comprenais le fait qu'il veuille être seul également avec son enfant... Je me rendis donc au fleuriste et choisissais un énorme bouquet de roses blanches qui s'étaient épanouies sous des serres chauffées... Elles n'étaient pas aussi belles que celles du printemps mais... Crystal adorait ça... Je pris également des chrysanthèmes pour en déposer... J'avais été sa marraine après tout... Et une marraine comblée...
Lorsque je revins, Edward parlait à voix basse.
- On va s'en aller... On a finit par vendre la maison... Tu vois ce qu'est devenu ton papa... C'est mieux ainsi... Je t'offre une famille à retardement... J'ai été nul dans ce rôle mais je t'ai aimé et je t'aimerai toujours... Ta marraine m'a fait comprendre que tant que je penserai à toi, tu existeras. Peu importe l'endroit... où je me trouve... Ce sera comme si tu me suivais... Je t'aime Crystal... Je t'aimerai...
Sa voix se brisa dans un sanglot et les miens roulèrent, silencieux. Je savais que je ne devais pas interrompre ce moment... C'était le sien... Le dernier avant sa prochaine visite à ses parents...
- Je t'aimerai toujours... Putain ! Crystal, tu as toujours été toute ma vie... J'arrive même pas à regretter ta mère parce que tu es venue au monde grâce à elle et même si j'aurai préféré que ce soit Bella ta mère... Bordel... Je t'ai toujours aimé Crystal ! Dès que tu es née, ta petite frimousse et tes yeux magnifiques... Tu étais si minuscule dans mes bras, ta peau était si chaude et si douce... Je me tuerai pour te revoir si c'était possible... T'avoir près de moi... J'ai pas été foutu de t'éloigner de cette conne de Tanya qui te collait des baffes quand j'avais le dos tourné... Je sais que c'est James qui la manipulait... Ils avaient toujours été proches mais j'ai rien soupçonné parce que j'accordais une grande place à Bella et je me disais : " L'amitié homme-femme, c'est possible... "... J'ai été pathétique, pitoyable, minable... J'ai pas su m'interposer à temps, ni te protéger... Je m'en voudrai toute ma vie... Chaque matin je me réveille, et j'y pense à chaque fois... Je n'ai pas su faire ce que tout père ferait... J'espère que tu me pardonneras de là où tu te trouves... Que tu me pardonneras de trouver la paix et le bonheur dans les bras de ta marraine... C'est la seule que j'aime... Je te demande pardon.
Il pleurait désormais bruyamment et je ne pouvais plus retenir mes sanglots... Ses doigts aggripèrent ses cheveux et il se balança d'avant en arrière. Je déposais alors rapidement les bouquets derrière nous et m'approchais. Il ne sursauta pas lorsque j'enroulais mes bras autour de son buste et embrassais sa nuque. Il savait que j'étais là... Il savait que j'avais tout entendu...
- Chuutt... Edward... C'est fini... Calme-toi...
- Je veux qu'elle... me pardonne...
Je resserrais ma prise sur lui, mon menton tremblant et ma gorge nouée... Il aurait toujours mal... parce que jamais il n'entendrait le pardon de vive voix...
- Elle te pardonne Edward... Où qu'elle soit... Elle te pardonne de tout ça... Et je suis persuadée que si nous sommes réunis aujourd'hui, c'est parce qu'elle veille sur nous deux... Qu'elle a vu tout ce que l'on ressentait en montant au ciel et qu'elle t'est reconnaissante de tout ce que tu as fait pour elle... Quoi que tu en dises, tu as été un père merveilleux pour elle... Et c'est sa façon à elle de te pardonner en nous donnant notre couple et notre avenir...
- Je l'aimais tellement... Bella...
J'embrassais sa tempe.
- Je sais Edward... Et elle t'aimait aussi et elle t'aimera toujours, même du Paradis... Tout le bonheur que tu rencontreras à l'avenir, ce sera son cadeau à elle et rien que pour toi...
Ses doigts se nouaient aux miens. Il me fit passer face à lui et déposa sa tête contre mon épaule. Ses larmes s'estompèrent peu à peu tandis que je lui chuchotais des paroles douces.
- Tu n'es plus tout seul... Je suis avec toi... On est avec toi...
Le silence succéda à ces dernières phrases et après avoir déposés les bouquets, nous restions ici, face à cette tombe... Je me rappelais la première fois où j'étais arrivée en courant ici... le trouvant en pleurs dans les bras de Carlisle... Ses crises de larmes, de nerfs, de panique face à la mort de son enfant... Ses questionnements, ses besoin... Sa déchéance, notre passion, nos baisers et nos unions physiques... Sa dépendance à l'alcool, son mutisme... Le chemin fut sombre... Près de trois mois s'étaient écoulés... Il avait franchi un grand cap ces dernières semaines... Jamais je ne le laisserai revenir en arrière...
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{Playlist : The Calling - Anything}
Une dernière étape nous attendait : dire au-revoir aux Cullen... Voilà dix jours que nous étions ici. Ce matin, nous avions donné les clés au collègue de Carlisle qui avait acheté la maison. Edward était resté un long moment seul à l'étage dans la chambre de Crystal. Il en était sorti, remettant ses lunettes de soleil sur ses yeux, sans une parole... Je ne lui avais pas demandé ce qu'il avait fait ou pensé... C'était l'un de ses derniers moments en fusion avec sa fille et ça lui appartenait, sauf s'il désirait m'en parler... C'est sans un dernier regard qu'il quitta la maison. Ensuite, nous étions allés au collège. Il avait donné sa démission. Le proviseur, un vieil homme extrêmement compréhensif et chaleureux, avait accepté qu'elle soit effective immédiatement. Edward n'était plus revenu donner de cours de toute façon et ils avaient un remplaçant.
" Je vous souhaite bonne chance Professeur Cullen... Je suis certain que vous retrouverez un poste rapidement. Travailler dans ces cas-là est parfois la meilleure solution... "
" Merci pour tout, Monsieur Armandino ! "
Le dit Armandino était venu lui serrer la main.
" Soyez heureux, Edward. Vous le méritez. Vous êtes un type bien. Si vous avez besoin d'une lettre de recommandation ou de quoi que ce soit, appelez-moi ! Je ferai tout ce que je pourrai... "
" Merci infiniment. "
Nous étions ensuite passés une dernière fois fleurir la tombe de Crystal . Edward lui jurait de revenir la voir rapidement. Il embrassa la sépulture brièvement et me reprit la main. Il ne s'éternisait pas... Il n'y était pas encore prêt...
La volvo chauffait depuis dix minutes devant chez Esmé et Carlisle. Ils étaient tous là. Carlisle, Esmé, Jasper, Alice, Emmett et Rosalie. Tous réunis pour un dernier au-revoir... Nous passions de bras en bras. Esmé, Alice, Rosalie et moi sanglotions discrètement... J'étais dans les bras de ma belle-mère. Edward, lui, étreignait Jasper.
- Soyez prudents sur la route... C'est une très longue distance et...
- Ne vous en faites pas Esmé ! On fera des pauses et on prendra une chambre dans un motel ce soir. Ne vous inquiétez pas !
- Vous êtes sûrs de ne pas vouloir partir demain ?
Edward vint la serrer contre lui tandis qu'Alice m'embrassait.
- Non... Conduire me permettra de ne pas trop penser... Ca ira Maman, ne t'en fais pas !
Carlisle s'approcha.
- Vous nous appelez ce soir et demain en repartant ?
- D'accord...
J'enlaçais Rosalie.
- Prends soin de toi et du bébé !
- Juré !
Edward posa ses mains sur son ventre. Il adressa un petit sourire à sa belle-soeur.
- Merci de donner ce cadeau à mon frère... C'est le plus beau présent au monde et il le mérite...
Derrière nous, on entendit quelqu'un renifler. Lorsqu'on se retournait, Emmett essuyait ses larmes et se mit à pleurer et rire en même temps.
- Putain, tu me fais chialer bordel !
Edward se mit à rire aussi et le prit dans ses bras.
- Tu vas me manquer...
- Toi aussi grand frère ! Merci pour tout...
Jasper m'enlaça.
- Prends soin de lui...
- Compte sur moi !
Ce fut au tour de Carlisle de m'embrasser.
- Je sais que tu sauras lui redonner gout à la vie... Profitez de vous trois avec Sohalia... Aimez-vous et surtout, savourez chaque seconde...
- Vous avez ma parole, Carlisle...
Alice se jeta dans les bras de ses frères.
- On viendra vous voir bientôt !
- Vous avez intérêt !
Esmé se rapprocha de ses enfants. Ils la prirent entre eux trois. Carlisle les rejoignit et je me rapprochais de Rosalie et de son frère.
- Sohalia a appelé son baigneur Rose...
La jolie blonde me souriait.
- Tu l'embrasseras pour moi...
- Je te le promets !
- On viendra la voir !
- Vous serez les bienvenus !
Jasper nous étreignit et nous regardions les Cullen... Je crois qu'ils pleuraient tous... Une larme roula sur ma joue.
- Et ainsi va la vie... On nait, on meurt... On crée des familles et on se soutient quoi qu'il arrive... On vit ensemble et on se sépare... On laisse des gens malheureux et désemparés... C'est ainsi pour des milliers de famille et c'est ainsi pour nous aussi...
Aux paroles de Jasper, Edward se tourna vers nous et nous fit signe de venir...
- Vous faites partis de la famille tous les trois... murmura Esmé, la voix brisée...
Je me fondis dans la masse, profitant de ces derniers instants avec eux... Seize ans... Ca faisait seize ans que j'avais mis les pieds pour la première fois dans cette villa... Seize ans plus tard, je la quittais, emportant avec moi Edward et son amour... C'était plus que ce que je n'avais jamais osé espérer... Et malgré les circonstances, je ne regrettais rien. Si la vie avait été à refaire sur ce schéma : je le referai ! Bien sûr, Edward n'aurait pas autant souffert et seule cette garce de Tanya aurait perdu la vie...
Mais c'était ainsi, comme le disait Jasper... On vit ensemble et on se sépare... C'était le lot de toutes les familles dans ce monde... Ce n'était pas pour autant que le monde s'arrêtait de tourner. Déjà, nous nous promettions de nous revoir le mois prochain. Esmé viendrait avec Caius pour voir les plans de notre maison. Dès notre retour, nous irions acheter ce terrain. Jacob et moi avions rendez-vous la semaine prochaine pour établir les papiers du divorce... Nous resterions dans mon ancienne maison quelques temps. Jacob était d'accord. Leah n'emménagerait avec lui que dans deux mois. Ensuite, nous irions probablement vivre chez Charlie le temps que la maison se construise. Il avait deux chambres vides et était ravi de nous accueillir avec Sohalia... Une fois par mois, nous reviendrions à Seattle pour rendre visite à Crystal et aux Cullen... J'essayerai d'aider Rosalie et de la rassurer pour sa grossesse. Et puis Alice et Jasper allaient se marier dans trois mois... Une nouvelle occasion de nous retrouver...
Pour résumer, la vie continuait. Rien n'était facile et je sais que rien ne le serait. Les choses avaient changé, irrémédiablement. Mais c'était ainsi... On vit un tas d'événements qui nous marquent, qui font que nos vies prennent des directions différentes. Il faut juste accepter de vivre avec... Et surtout accepter de continuer à vivre, au moment où cela nous parait le plus difficile...
Des dernières embrassades, une dernière accolade et Edward et moi entrions dans la voiture. Un dernier coup de klaxon en guise d'au-revoir... Un chapitre se terminait. A nous deux d'en entamer un autre... Les Cullen nous saluaient avec de grands gestes... Ils s'avancèrent le plus possible... Un dernier tournant et c'était terminé... Nous partions... En silence, Edward arrêta la voiture au panneau stop. Je le vis regarder une dernière fois la forêt et le chemin qui montait à la villa. Je pris sa main posée sur le boitier de vitesses... Il accrocha son regard au mien.
- Pas de regrets ? demandai-je dans un murmure.
Sa paume pressa la mienne.
- Je n'en ai pas... Je vais vivre avec toi...
Je laissais rouler une larme sur mes joues et déposais mes lèvres contre les siennes. Il serra le frein à mains et me prit dans ses bras. Ses doigts caressaient mon dos et j'embrassais sa nuque.
- Je t'aime, Edward... Quoi qu'il arrive, je t'aime... A chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, je serai là pour toi... Je t'aimerai tout le temps, dans n'importe quelle circonstance...
Il resserra sa prise sur moi et nos bouches s'embrassèrent, encore et encore... Son front contre le mien, il murmura :
- Je t'aime, Bella... Je t'aime de la même manière...
Nos langues se mélangèrent alors avec douceur et lenteur, comme une promesse d'avenir radieux...
Puis, Edward desserra le frein et enclencha la première. Nous reprimes la route. J'allumais la radio et tombais sur cette chanson de The Calling... " Anything" ... Cette chanson, c'était un peu notre histoire. Une histoire qui s'écrirait dans la passion et l'éternité... Comme une promesse... Notre promesse...
I will be there
Je serais là
Always waiting
À attendre toujours
Waiting for you
À attendre que tu
To let me inside
Me laisse entrer
Where your fire burns
Là où ton feu brûle
In a city of angels
Dans la cité des anges
Just like a river rushing straight into the sea
Juste comme une rivière pénètrant dans la mer
I'm the one thing meant for you and you for me
Je suis la seule chose faite pour toi et toi pour moi
Whatever you want
Peu importe ce que tu veux
Whatever you need
Peu importe ce dont tu as besoin
Whatever it takes,
Peu importe ce que ça coute
I'll do anything
Je ferais n'importe quoi
And as you sleep
Et pendant que tu dors
Eyes to the window
Yeux contre la fenêtre
I'm watching you dream
Je te regarde rêver
Well are you dreaming of me?
Dis, rêves-tu de moi ?
So why can't you see
Alors pourquoi ne vois-tu pas
You're all that matters
Tu es tout ce qui compte
You know if this earth should crack
Tu sais si cette terre doit se briser
I'll be your solid ground
Je serais ta planche de salut
I will be there to catch you when you fall down
Je serais là pour te rattraper quand tu tomberas
Whatever you want
Peu importe ce que tu veux
Whatever you need
Peu importe ce dont tu as besoin
Whatever it takes,
Peu importe ce que ça coute
I'll do anything
Je ferais n'importe quoi
If I have to crawl
Si je dois ramper
Get down on my knees
Tomber à genoux
Whatever it takes,
Peu importe ce que ça coute
I'll do anything
Je ferais n'importe quoi
I'd take the stars right out of the sky for you
J'enleverais les étoiles du ciel pour toi
I'd end the world give you the sun, the moon
J'arreterais le monde te donnerais le soleil, la lune
For all of time, forever loving you
Pour tous les temps, t'aimer toujours
Whatever you want
Peu importe ce que tu veux
Whatever you need
Peu importe ce dont tu as besoin
Whatever it takes,
Peu importe ce que ça coute
I'll do anything
Je ferais n'importe quoi
If I have to crawl
Si je dois ramper
Get down on my knees
Tomber à genoux
Whatever it takes,
Peu importe ce que ça coute
I'll do anything
Je ferais n'importe quoi...
L'épilogue va suivre très rapidement... Merci infiniment à vous toutes !
Tiffany
