Le moins que l'on puisse dire c'est que le dernier chapitre ne vous aura pas laissé indifférent vu le nombre de review que vous m'avez adressé. Merci à tous, j'ai adoré !

Je vais aussi faire quelques réponses aux review anonymes…

Pauline : Ravi de constaté qu'il y a quelques masochistes parmi mes lecteurs qui aime voir souffrir Edward :D Et au risque de te décevoir, si j'ai VRAIMENT besoin d'une béta car je fais énormément de fautes d'orthographe et je sais que c'est très désagréable pour les lecteurs.

Marion : Ha bah t'es la seule à avoir pensé que le plus salaud dans cette histoire s'était que Jasper se casse avec les RayBan d'Edward. Material girl va lol

Line : Je suis contente que tu apprécie le Jaspward :D Et pour savoir si Edward va faire galérer Jasper... Hum, réponse dans ce chapitre... :D

Chlo : Merci pour la proposition, mais j'ai déjà une béta ;-)

Angel : Alors comme ça on fait la morte depuis RW ? Bouh, bad girl ! Merci pour les tomates, j'adore ça :D Adrien (mon fiancé pour ceux que la vie trépidante de Hell intéresse… Comment ça tout le monde s'en fou ?) est déçu que tu lui fasse juste la bise, il avait l'espoir d'un plan à trois, tu viens de briser ses rêves… Je vais devoir lui remonter le moral toute seule… :P

Et encore merci à tous pour vos comm' géniaux !

Tout de suite THE chapitre tant attendu et corriger par les soins de MaevaThiephaine ma béta chérie qui a adoré vos supplications. Merci a elle pour sa rapidité (3 jours, s'est un record!)*kiss*

Enjoy !

OoOoOoOoOoO

Chapitre 29

POV de Jasper

Je devais le faire. Je l'aimais mais je devais le quitter.

Edward était venu jusqu'à mon appart' cette nuit-là, déguisé en flic, avec la ferme intention de me faire l'amour. Je ne savais pas qu'il avait ce genre de désir, mais c'était un peu prévisible. J'avais fait découvrir le sexe à mon boyscout et aujourd'hui, je me prenais le retour de flamme en pleine gueule.

Mais il ne connaissait pas mon passé ou vraiment très peu de choses. Les quelques bribes que je lui avais lâchés ne lui avaient pas permis de deviner que, pour moi, c'était tout simplement impossible de faire ce qu'il attendait de mon corps.

Alors j'avais du prendre la décision la plus difficile de ma vie. Je devais le quitter car lui ne le ferait pas. Il préférerait s'enfoncer dans une relation foireuse où il ne serait jamais parfaitement épanoui plutôt que de rompre.

Quand je lui ai annoncé, j'avais essayé de lui expliquer que ça ne marcherait jamais lui et moi, mais voyant qu'il refusait obstinément notre séparation, je lui avais dit que j'avais envie d'aller voir ailleurs. Merde, s'il savait que cette pute de Maria passait son temps à me sucer alors que j'imaginais sa bouche à lui autour de ma queue. Je n'avais toujours pas baisé avec elle à proprement parler et je n'en ressentais aucune envie. Elle me servait juste de couverture pour aider Edward à accepter notre rupture.

Le pauvre semblait si malheureux. Il avait maigrit et des cernes violacées apparaissaient sous ses beaux yeux verts. Je mourrais d'envie de le prendre dans mes bras mais c'était impossible et ça me tuait.

Je me prenais la tête avec tout le monde, essayant de trouver un défouloir contre ma vie de merde qui m'empêchait de vivre mon amour avec mon beau gosse. Même Emmett ne comprenait pas pourquoi je m'étais séparé d'Edward voyant combien nous étions malheureux l'un sans l'autre. Mais à lui non plus je ne pouvais pas parler de mon passé.

Le seul qui savait, c'était le docteur Cullen, le père d'Edward. Et seulement parce qu'il l'avait lu dans mon dossier médical. Il avait essayé d'aborder le sujet quand j'avais été hospitalisé après l'attaque de James, mais j'étais resté de marbre et refusais catégoriquement d'en parler.

Cela faisait maintenant 3 semaines qu'Edward et moi avions rompu et je me lamentais toujours autant. J'étais assis à la cafétéria ce midi en train de ne pas manger un plat de pâte, Maria m'embrassant dans le cou. Elle me répugnait mais même si je n'avais pas vu Edward au lycée ce matin, je savais qu'il viendrait déjeuner ici et je devais préserver les apparences. Soudain Bella fit irruption dans la salle et se précipita à notre table en me fusillant du regard, puis me dégaina une gifle monumentale en guise de salutation.

-« Espèce de gros connard, comment tu as pu lui faire ça ? » Hurlait-elle, le visage baigné de larmes.

Tous les yeux étaient braqués sur nous évidement et attendaient ma réaction. Bien que d'habitude j'aimais le spectacle et avoir un public, je saisis Bella par le bras et la tirais vivement en dehors de la cafétéria. Immédiatement, j'allumais une cigarette pour tenter de calmer mes nerfs après l'humiliation qu'elle m'avait fait subir.

-« T'as finis ton cirque ? Je ne lui ai rien fait subir. Je t'avais dis de t'occuper de lui ! » Gueulais-je.

Je savais que c'était lâche de reporter la faute sur Bella et qu'elle faisait de son mieux pour sortir Edward de la dépression dans laquelle JE l'avais plongé. Elle soupira et arracha ma clope de mes lèvres.

-« Il est à l'hôpital Jay. Il a fait une tentative de suicide. » Murmura-t-elle, la voix brisée.

Elle se remit à pleurer et je la pris dans mes bras en essayant d'assimiler les mots qu'elle venait de prononcer.

-« Comment va-t-il ? » Lui demandais-je avec angoisse.

-« Ses parents l'ont trouvé dans sa douche, les veines tranchées, mais ils ont pus arrêter l'hémorragie avant que ça ne soit trop grave. »

-« Où est-il ? »

-« A l'hôpital de Port Angeles. »

Sans lui demander son avis, je lui arrachais les clefs de sa vieille Chevrolet pourrie et courus jusqu'à sa voiture.

-« Ils ne te laisseront pas entrer… » L'entendis-je gueuler.

Mais Bella ne connaissait pas mes ressources. Je fonçais vers l'hôpital autant que ce vieux tas de boue me le permettait et arrivais à la tombée de la nuit. Je me garais à l'arrache et me dirigeais vers l'accueil.

-« La chambre d'Edward Cullen ? » Demandais-je aussitôt.

-« 408. » Me répondit la secrétaire sans plus d'amabilité que moi.

Je grimpais les étages à grandes enjambées. Arrivé au quatrième, je repérais la salle de repos des internes avant de m'y engouffrer pour emprunter une blouse blanche de médecin. J'attachais mes cheveux mi-longs avec un élastique et priais pour que le subterfuge pour me vieillir marche et que personne ne me reconnaisse ou ne me pose de questions.

Il n'y avait personne devant sa chambre et je n'entendais aucun bruit en collant rapidement mon oreille à sa porte. Aussitôt, je rentrais et marquais un temps d'arrêt quand je le vis étendu sur son lit. Il dormait paisiblement, un petit filet de bave sexy au coin de la bouche. Edward était encore plus blanc que d'habitude et des tuyaux s'échappaient de ses bras. Il avait même ces trucs dans le nez dont j'ignore le nom pour l'aider à respirer. Ses deux poignets étaient bandés et je ne pus m'empêcher de le toucher pour m'assurer qu'il était toujours en vie. Son torse se soulevait régulièrement mais il semblait si faible et si fragile. Moi qui lui avais promis de toujours le protéger, j'avais lamentablement échoué.

Une larme roula sur ma joue et je l'essuyais rapidement du revers de ma main. Mais elle fut aussitôt suivit d'une seconde, puis d'une troisième. Avant que je m'en rende compte, je pleurais, mon visage enfoui dans ses couvertures pour étouffer mes sanglots.

-« Ne pleures pas cowboy ! »

Je sursautais alors qu'il posait sa main sur ma tête tendrement.

-« Edward… »

Qu'est-ce que je pouvais lui dire ? Je l'aimais mais je savais que j'avais fait le bon choix en le quittant. Néanmoins, il méritait des explications sur mes véritables motivations.

-« Edward, je… »

-« Chut mon ange ! Laisses-moi profiter de toi encore un peu ! Tu m'as tellement manqué... »

En soupirant, je m'allongeais à coté de lui sur son lit et le berçais. Il enroula ses bras autour de ma taille et nicha sa tête dans mon cou.

-« Ça fait bizarre de ne pas avoir tes cheveux qui caressent ma joue. » Ricana-t-il doucement.

Alors, je détachais mes boucles blondes qu'il aimait tant pour qu'il puisse jouer avec. Je savais que je ne lui rendais pas service en cédant à ses caprices et en ne le repoussant pas de suite, mais il m'avait tellement manqué à moi aussi. Mes mains glissèrent dans son dos, vers sa blouse ouverte et frôlèrent sa peau nue pour la première fois depuis des semaines. Ce fut comme une décharge électrique qui nous parcourut tout deux.

-« Tu l'as senti n'est-ce pas ? » Me demanda-t-il.

J'hochais la tête. Puis, en soupirant je me dégageais de lui.

-« Edward, je n'ai peut-être pas beaucoup de temps alors laisses-moi parler, ok ? »

Il acquiesça, le visage grave.

-« Je voudrais qu'on parle de cette fameuse nuit… »

Aussitôt, il fondit en larmes.

-« Je m'en voudrais jusqu'à la fin de mes jours pour ça Jay… » Gémit-il.

Je resserrais mon étreinte car le voir pleurer ainsi me déchirait le cœur.

-« Et pourquoi tu t'en veux bébé ? Tu n'as rien à te reprocher car tu ne sais rien. »

Je me levais du lit, pris mes clopes et m'assis vers la fenêtre de sa chambre. Je l'ouvris à peine pour qu'Edward n'attrape pas froid, mais suffisamment pour ne pas déclencher les alarmes de l'hosto avec ma fumée. Il se leva précautionneusement et se tint à son goutte à goutte pour l'aider à marcher jusqu'à moi. Il vint s'assoir sur mes genoux et posa sa tête sur mon épaule.

-« Tu as perdu du poids. » Constatais-je en soupirant.

-« Un nouveau régime. » Plaisanta-t-il.

Il enroula ses bras autour de mon cou et j'allumais ma cigarette. C'était difficile de parler de ça, encore plus à lui, mais je devais le faire. Seulement, je n'avais pas la moindre idée par où commencer.

-« Commence par le début. » Me dit-il, faisant écho à mes pensées.

Je souris et l'embrassais sur la joue.

-« Tu as raison. Tu sais déjà que quand mes parents sont morts, l'État m'a placé dans des familles d'accueil. Quand j'ai eu 10 ans, je suis allé chez la famille Adams. En fait, elle ne s'appelait pas comme ça, mais ils avaient un nom à rallonge étranger totalement imprononçable et comme le père ressemblait à l'Oncle Fétide, j'ai trouvé que ça leur irait bien. Au début, c'était plutôt cool. Il y avait d'autres gamins comme moi placés chez eux et on s'entendait tous assez bien. La maison n'était pas très grande mais nous avions tous notre chambre et il y avait un grand jardin pour jouer. Bref, le pied quand tu as 10 ans. »

Je tirais une longue taffe, puis repris d'une voix un peu plus basse.

-« Mais les gosses ont été déplacés dans d'autres familles et je suis resté seul avec la Adam's Family. La mère était une de ces femmes soumises comme on en fait plus. Sa principale préoccupation de la journée était le diner qu'elle allait préparer pour son mari quand il rentrerait du boulot. Elle n'était pas méchante, juste un peu simplette et surtout très dévouée à son époux. Lui, était ouvrier dans une raffinerie de pétrole du sud de Dallas. Il était bourru, mais plutôt correct. Tout est partit en couille le jour où les autres gamins ont été placés ailleurs et où le père a perdu son job. Tu te doutes bien que l'État paye ces charmantes familles pour les dédommager de s'occuper de sales gosses orphelins, alors moins de gamins, ça voulait aussi dire moins de fric pour les Adams. Le père a essayé de chercher un autre boulot, mais la crise économique est arrivée et ça ne l'a pas aidé. Il a commencé à boire et à taper sur sa femme. J'ai fêté mon 11ème anniversaire seul, enfermé dans ma chambre, et là les choses sont vraiment partit en live. »

Je jetais ma cigarette consumée et en pris immédiatement une seconde. Edward, était toujours sur mes genoux et caressais mes cheveux dans ma nuque en m'écoutant attentivement. J'inspirais profondément avant de reprendre mon histoire pour me donner du courage.

-« Le père rentrait saoul quasiment tous les soirs et bientôt, taper sur sa femme ne lui suffit plus. Un jour, alors que je rentrais de l'école, il m'attendait devant la maison, les orbites injectées de sang à cause de l'alcool. Il m'a attrapé par le col de ma chemise et m'a envoyé valser contre la porte du garage parce que je n'avais pas rangé ma chambre et qu'il ne fallait pas que "je me crois à l'hôtel" chez eux. Le choc fut si brutal qu'il me péta le bras. Quelques semaines plus tard, il décida de m'apprendre les bonnes manières à sa façon parce que je n'avais pas répondu assez vite « merci » quand on m'avait tendu mon assiette pour le repas du soir. Parfois, j'entends encore le son du cuir de sa ceinture fouetter contre ma peau nue... Les marques mirent plusieurs jours à ne plus saigner et encore plus longtemps à disparaître. Ce qui n'aidait pas c'est que désormais, régulièrement, il me battait jusqu'au sang. Quand il n'avait plus la force de me taper, il s'écroulait, ivre mort dans un coin de la maison jusqu'au lendemain où il recommençait le même bordel. A l'école, j'avais tellement honte, que je suis devenu un petit sauvage, n'adressant la parole à personne et agressant le peu de gens qui daignait avoir des contacts avec moi. »

Edward essuya les larmes sur ses joues du bout de ses doigts fins, mais se retint de tout commentaire. Je lui en étais infiniment reconnaissant car je ne sais pas si j'aurais été capable d'aller jusqu'au bout s'il m'avait interrompu.

-« Puis, une nuit où il ne m'avait pas encore battu, il vint dans ma chambre et referma la porte derrière lui. Pensant qu'il allait encore me frapper, j'ôtais déjà mon t-shirt et il prit ça comme une sorte "d'invitation"… »

Edward frémit.

-« Il m'a dit qu'il savait ce que je voulais. Il m'a balancé sur le lit et à enfoncer ma tête dans le matelas pour étouffer mes cris alors qu'il me violait. La douleur physique était horrible… »

A mon tour, je tremblais en y repensant. Edward embrassa mes lèvres tendrement.

-« Continues… » Me demanda-t-il en pleurant.

Je ravalais mes propres sanglots et poursuivis.

-« La douleur était terrible, mais ça n'était rien en comparaison à la honte que je ressentais. Je laissais cet homme me toucher sans pouvoir faire le moindre geste. Il prit ma passivité pour des encouragements semble-t-il car il revint régulièrement dans ma chambre après cela. Encore. Et encore. J'ai essayé de lutter, mais il était tellement fort. Son corps lourd pressé contre moi et ses énormes mains bloquant ma bouche et mes poignets… »

Je fis une pause et tira sur ma clope en essayant de chasser les images sordides qui affluaient dans ma tête.

-« Je ne sais pas si sa femme était au courant de ce que me faisait son mari, mais elle ne m'en a jamais parlé. Puis, j'ai choppé une merde aux intestins et ils ont été obligés de m'envoyer à l'hôpital s'ils ne voulaient pas voir leur dernière source de revenus se tarir en me laissant crever. J'avais une infection et le toubib a dit que ça n'était pas normal vu mon jeune âge. Ils m'ont fait des examens et ont découvert que le type avait bousillé colon en y allant comme un malade avec mon corps. Bref, les services sociaux m'ont retiré de chez la famille Adams et le père est allé en prison. Après ça, ils m'ont placé dans d'autres familles, mais je n'ai pas eu de psy ou de toutes ces merdes pour m'aider. De toute façon, je n'en aurais surement pas voulu, j'avais bien trop honte et déjà à l'époque, j'étais bien trop fier. »

Je fis un clin d'œil à Edward pour tenter de calmer ses larmes et il me sourit timidement.

-« Par la suite, mes autres familles d'accueil n'ont pas non plus été des modèles de vertu, mais je n'ai plus jamais laissé personne s'approcher de mon cul. Je n'ai jamais raconté cette histoire à personne bébé et si je te la dit, c'est uniquement pour que tu comprennes que oui je t'aime, mais non, ça ne sera jamais possible entre nous. »

-« Jasper tu es tellement courageux mon amour. Je ne savais pas... Je te jure que je n'aurais jamais essayé de faire ça si je m'étais douté de quoi que se soit. »

Il parsemait mon visage de milles baisers et je du le repousser doucement après un moment.

-« Je sais bébé. Ça n'a pas d'importance. »

Il se leva de mes genoux d'un seul coup et faillit renverser sa perfusion en marchant autour de la pièce comme un possédé.

-« Pas d'importance ? Mais tu es taré, bien sûr que si s'est important. Je voulais te forcer à te faire l'amour alors que tu as été victime d'abus sexuels dans ton enfance ! »

-« Écoutes, tu ne savais pas. Et ce qui compte, c'est que tu assouvisses tes fantasmes avec quelqu'un qui peut t'aider à les réaliser. Pour ma part, c'est juste impossible. »

Il stoppa net sa ronde folle et se précipita vers moi. Il prit mon visage en coupe et me força à me noyer dans ses yeux émeraude.

-« Le plus important pour moi Jasper, ça n'est pas le sexe, c'est toi. Et je veux être avec toi ! »

-« Tu dis ça maintenant, mais moi j'ai plus d'expérience que toi et je peux te dire que le sexe est important… »

-« Important ? Oui. Mais tout ? Non. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, je ne sais même pas où nous serons l'année prochaine, mais ce que je sais c'est que je serais avec toi cowboy ! »

Et il fondit sur mes lèvres. Aussitôt, mes bras s'enroulèrent autour de sa taille et le serrèrent fort contre mon cœur. Ma langue s'introduisit dans sa bouche et il joua avec mon piercing, m'arrachant un gémissement.

-« J'adore ce son bébé… » Dit-il avant de m'embrasser de nouveau avec fièvre.

Je caressais ses fesses nues grâce à l'ouverture de sa blouse quand la porte de sa chambre s'ouvrit à la volée.

-« Qu'est-ce que tu fous ici Jasper ? » Cria le Dr Cullen, hors de lui.

A regret, je rompais notre baiser et faisais face à un Carslile passablement rouge de colère.

-« Je suis désolé docteur, je voulais simplement savoir comment allait Edward. »

-« Comment il va ? Mais à ton avis, comment va-t-il pour avoir fait une tentative de suicide ? Après que tu l'aies plaqué comme une merde et abandonné au beau milieu des bois. »

-« Ça n'est pas ce qui s'est passé doc' et vous le savez très bien. Si j'ai fait ça s'était pour le protéger. » M'énervais-je à mon tour.

-« Dégages de la chambre de mon fils ! » Hurla-t-il.

J'ôtais ma blouse blanche qui ne m'était plus d'aucune utilité pour tenter de passer inaperçu et allais partir quand Edward me retint par le bras.

-« Jasper n'ira nulle part. Je l'aime et il m'aime et c'est tout ce qui compte. Si tu m'avais raconté toutes ces merdes qu'il y a dans son dossier comme je t'ai supplié de le faire si souvent, rien de tout ça ne serai arrivé. »

-« Je n'avais pas le droit de te le dire Edward. C'est le dossier médical de Jasper et il est privé. »

-« Mais c'est mon petit copain ! » Gueula Edward plus fort que le toubib.

Le père et le fils s'affrontèrent du regard.

-« Je vais partir, mais je repasse te voir demain bébé, promis. N'est-ce pas docteur Cullen ? »

Il grogna un peu mais je crus distinguer un « ok » dans tous ses marmonnements.

J'embrassais une dernière fois mon magnifique boyfriend avant de quitter sa chambre.

-« Fais de beau rêves beau gosse. Je reviens vite. » Lui promis-je.

-« Tu me manques déjà cowboy. »

Je lui fis un clin d'œil et sortis sous le regard furieux de son père.

En rentrant chez moi à une vitesse raisonnable pour la camionnette de Bella, je me sentais soulagé d'avoir pu parler de mon passé avec mon amoureux. Edward avait compris pourquoi je ne pourrais jamais lui donner ce qu'il attendait de moi et il avait suggéré de voir où notre relation nous mènerait, sans trop nous projeter dans le futur, ce qui me convenait parfaitement. Mais le docteur Cullen semblait m'en vouloir d'avoir abandonné son fils et me tenait pour responsable de sa tentative de suicide. Et bien que je sache pertinemment que c'était ma faute, j'espérais que nos relations redeviendraient plus cordiales. C'était un brave type et c'était surtout le père de mon petit copain.

OoOoOoOoOoO

Voili - voilou, la séparation des deux chéris n'aura pas trop durée en définitive :D

Ce chapitre n'a pas été facile à écrire (pour des raisons évidentes :$) et j'espère ne pas m'en être trop mal sorti (même si plusieurs personnes avaient déviné le passé de Jasper)

Mais laissez-moi votre avis : PRESS THE REVIEW BUTTON BABY :P