Oups, désolé, je me suis raté sur la mise à jour d'hier. Voici donc la partie finale du chapitre 7.
Lunenoire : les délais sont serres.
Shinia marina : mais non, on n'arrete pas quand quelque chose est bon. Donc continue le choco, et evite la solution de la greffe d'oreiller, parce que cela fait tout de suite suspect.
Philippe Gryffondor : joyeux anniversaire alors !
Remus James Lupin : merci beaucoup .
LeDjinN : les eléments existants se mettent en place pour certain. D'autres sont rajoutés pour la suite...


Il parla à Draco de sa conversation avec son beau-père. Le visage de Draco fut complètement privé de sang quand il apprit l'initiation imminente, et il eut l'air d'avoir du mal à déglutir.


« Ne t'inquiètes pas » lui dit Harry. « Nous nous entraînerons avant. Nous pouvons nous entraîner à nous lancer des sorts de Passus l'un sur l'autre et essayer de bloquer la douleur. C'est presque comme une sorte de méditation. Nous pourrons commencer un peu plus tard. C'est juste une question de pouvoir de l'esprit sur la matière. »


« Oh, oui, » dit-il sarcastiquement de sa voix traînante, rappelant davantage à Harry le Draco Malfoy de son autre vie. « Surmonter le sort de Cruciatus est juste une question de pouvoir de l'esprit sur la matière. C'est pourquoi les mages sombres l'utilisent, parce que n'importe qui peut le surmonter… »


« Je n'ai pas dit que tout le monde le pouvait. En tous cas, la plupart des sorciers essayent de faire des choses comme des contre-sorts pour arrêter le Cruciatus. Mais il est trop fort pour cela. Tu peux aussi dominer l'Imperius, si tu essayes assez fort. En fait, c'est bien plus facile que de dominer le Cruciatus. »


Draco secoua la tête. Puis Harry remarqua que c'était tout son corps qui tremblait. Harry souhaita soudain que Jamie soit là pour le calmer. Il ne se sentait pas à l'aise à l'idée de donner à Draco un accolade rassurante. Il pencha pour le frapper doucement sur le bras.


« Allez. Tu y mets de la mauvaise volonté. Tu peux le faire. Nous avons deux mois pour nous préparer. »


« Moins de deux mois. »


« Pas loin. Arrête de couper les cheveux en quatre. Nous devrions sortir de là pour aller déjeuner maintenant. De plus, j'ai besoin de ton aide pour une petite pièce que je vais mettre en scène… »


Draco leva ses sourcils, puis ouvrit grand ses yeux quand Harry lui expliqua le rôle qu'il attendait qu'il joue. Il secoua sa tête. « Oh, non, pas question. Je vais être noyé par les ennuis si je fais cela. On va m'arracher mon insigne de préfet ! Et pire que tout, Jamie ne va plus jamais vouloir me parler… »


« Tu ne perdras pas tes privilèges de préfet. Je serai celui qui va aller au feu. Aies confiance en moi. Et nous expliquerons à Jamie ensuite. » Draco le regarda, douteux. Harry se retint de lui dire que son papa avait voulu que ce soit lui, et non Draco, qui soit préfet, et que les préfets étaient généralement considérés comme des Mangemorts de plus grande valeur. Il ne voulait pas non plus lui dire quel serait le rôle de Harry dans la scène. Seulement celui de Draco. Draco allait être aussi surpris que n'importe qui d'autre par ce que Harry avait à dire.


Ils étaient les premiers dans la grande salle, mais une fois que la cloche retentit, il y eut mouvement de foule affolant, et en l'espace d'un clin d'œil, à ce qu'il semblait, les quatre tables des maisons étaient flanquées par des élèves affamés, piquant la nourriture dans les plats et les carafes de jus de citrouille, riant, parlant, échangeant des insultes, flirtant et donnant des conseils sur les cours.


Quand le déjeuner fut à moitié fini, Harry donna à Draco un petit signe de la tête. Jamie était assise entre eux deux. Draco acquiesça aussi, puis laissa passer une autre minute avant de commencer. Il se pencha en arrière de la table, regardant les professeurs à la table du personnel, essayant de rendre très clair quel professeur il regardait.


Il secoua sa tête d'admiration, son meilleur air sûr de lui et lascif sur le visage. « Mmm. Le professeur Evans n'a pas l'air en bonne forme aujourd'hui ? Si seulement elle ne portait pas ces robes… »


Harry put voir que la mâchoire de Jamie s'était décrochée, et qu'elle avait son air le plus furieux sur le visage. A ce moment, c'était vraiment la fille de sa mère. Harry aurait été tenté de rire, mais il avait un rôle à jouer. Assez étrangement, cela le conduirait à pouvoir arrêter de jouer la comédie dans le futur, mais maintenant, il devait jouer un ras-le-bol émotif. Il se leva, pointant un doigt accusateur vers Draco.


« D'accord ! C'est assez Malfoy ! Cela me rend malade. C'est assez pénible quand ce sont des crétins ignorants comme Zabini qui ne savent pas, mais tu sais que c'est ma mère, et tu dis encore des choses comme celles-là. CA SUFFIT ! »


Il s'éloigna de la table des Serpentard et se tint au milieu de la salle. Les élèves aux autres tables commençaient à écouter ce qu'il disait. « Est-ce que tout le monde entend cela ? Le professeur Lily Evans est ma mère ! Maintenant vous allez arrêter de parler d'elle devant moi ? Et juste au cas où vous auriez besoin de plus d'encouragements, mon beau-père est le professeur Rogue ! Oui, le professeur de Forces du Mal est son mari. Dites quelque chose sur elle en sa présence à vos risques et périls ! Ce sont aussi les parents de Stuart et Simon Rogue, mes demi-frères. Nous sommes une foutue famille ! Alors maintenant allez vous tous arrêter ? »


Il s'arrêta pour reprendre son souffle, ayant presque la tête qui lui tournait. Tout le monde dans la salle le fixait. Il vit que des douzaines de personnes étaient simplement bouche bée. Il regarda sa mère à la table des professeurs. Il ne l'avait jamais vue aussi en colère, et c'était dire quelque chose. Même le professeur MacGonagall était muette. Elle regarda son professeur de potions, attendant de voir ce qu'elle allait faire. Le silence était celui d'une tombe.


Sa mère le rompit. Elle se leva, ses deux mains sur la table. « POTTER ! » cria-t-elle, sa voix résonnant d'autorité. « Dans mon bureau. MAINTENANT ! »


« Avec plaisir ! » cria-t-il d'un air de défi, tournant sur ses talons, et sortant de la salle à grandes enjambées. Il ne jeta pas un regard en arrière à sa mère, mais il entendit ses pas le suivre. Il était vaguement conscient des visages choqués tournés vers lui lorsqu'il sortit, et entendit aussi le murmure bas des potins commencer. Il avait voulu faire cela depuis deux mois, et maintenant, il se sentait euphorique ! S'il y pensait vraiment, cependant, il avait voulu faire cela depuis cinq ans. Son cœur battait dans ses oreilles comme il descendit les marches du donjon pratiquement en courant. C'était une confrontation qui lui tardait beaucoup. Une horde de chevaux sauvages ne pourrait pas l'arrêter.


Il arriva dans la salle de classe de potions, une minute avant sa mère. Elle ouvrit la porte de son bureau sans le regarder et fit revenir le feu à la vie immédiatement. Elle alla se tenir derrière son bureau, s'appuyant dessus avec ses deux poings. Harry se tint devant elle, son menton relevé, la regardant dans les yeux. Il essayait de voir cet amour maternel dont son beau-père lui avait parlé, mais tout ce qu'il pouvait voir était de la furie. Il ne s'était jamais moins senti aimé dans sa vie.


« Qu'est-ce » dit-elle d'un ton moyen à peine contrôlé « qui t'a possédé pour que tu fasses cela ? »


« Cela s'appelle être fatigué et écœuré » lui dit-il avec un rictus maussade. Il s'assit sur la chaise en bois et mit ses pieds sur son bureau, lui donnant un autre regard insolent, la défiant de faire quelque chose contre cela. Elle était livide, mais elle ne changea pas de position.


« Tu sais que nous avons décidé que c'était mieux que personne ne sache… »


« Oh, la ferme ! » dit-il impatiemment. Si tu dois être un rebelle, décida-t-il, sois-le jusqu'au bout. « Bon sang maman, tu sais comment certains gars parlent de toi ? Certes, tu es la seule employée en-dessous de soixante ans, mais bon… Je suis désolé que tu ne puisses plus me marcher dessus comme sur une carpette sans que les gens sachent que tu fais cela à ton propre fils, mais la vie n'est pas parfaite, n'est-ce pas ? »


Elle vint sur le devant du bureau maintenant, lui lançant un regard pénétrant. « Oh, c'est pour cela que tu l'as fait ? Tu ne peux plus le supporter ? Bien, qu'est-ce qui te fait penser que tu ne le mérites complètement ? » dit-elle avec un méchant sous entendu dans sa voix. Il se leva maintenant et la regarda dans les yeux. Elle n'était qu'à quelques pouces et il la dominait de plusieurs pouces maintenant.


« J'ai eu une petite conversation avec papa, plus tôt, et il m'a parlé de ma vraie lettre des BUSEs, celle que tu as encore, celle que tu as remplacé. Maintenant, je sais qu'en dépit de tout ce que tu as fait ces cinq dernières années, je ne suis pas le pire crétin à avoir marché sur terre. Je sais maintenant que j'aurais été préfet si cela n'avait pas été toi. Et je sais que je suis sensé être initié Mangemort au solstice d'hiver. Et comme je compte être un espion, comme papa, j'apprécierais si tu arrêtais de me traiter comme si j'étais déjà un foutu Mangemort, un partisan volontaire du bâtard qui a tué mon père, et que tu faisais de ton mieux pour prétendre avec quelques soucis maternels avec moi. Sûrement que tu peux prétendre t'inquiéter. Papa a clamé que tu avais remplacé la lettre des BUSEs parce que tu m'aimes… »


« Mais je t'aime ! » elle pleura soudain, son visage se décomposant. Elle s'appuya sur le bureau, sa force l'ayant abandonnée, les larmes remplissant ses yeux. « Oh, Harry, je suis désolée que tu ne puisses pas dire, mais tout ce que j'ai fait… c'était pour toi ! Je n'essayais pas… je veux dire… » Ses lèvres bougeaient, mais les mots cohérents avaient cessé d'en sortir. Harry vit que son papa avait dit la vérité, que chaque jour de sa vie, elle avait dû surmonter ses émotions pour ignorer son fils afin de le protéger, de le rendre aussi méprisable que possible aux yeux du Seigneur des Ténèbres auquel il avait été promis quand il était bébé.


Il sentit la rébellion s'échapper de lui, et il mit ses bras autour d'elle, et elle passa aussi ses bras autour de lui, sa tête sur son épaule. « Je t'aime Harry » répéta-t-elle. Il serra sa mère contre lui.


« Je t'aime aussi maman » chuchota-t-il.


Ils se séparèrent à la longue, sa mère s'essuyant les yeux avec le coin de sa manche. Elle fit le tour du bureau, et Harry se rassit, gardant cette fois les pieds fermement ancrés au sol. « J'ai quelque chose qui t'appartient » dit-elle doucement, ouvrant un tiroir. Après quelque recherche, elle sortit un parchemin à l'air très officiel qu'il reconnut comme étant une lettre des BUSEs. Il l'ouvrit et lut les résultats.


Il avait les niveaux basiques et intermédiaires et Potions (C'était d'elle !), Sortilèges, Soins aux créatures magiques (Merci Charlie ! pensa-t-il), Forces du Mal et Métamorphose. Cela faisait dix. Il en avait aussi une en Herbologie et en Anciennes runes. Sans surprises, juste comme dans son autre vie, il n'avait pas eu l'Astronomie ou l'Histoire de la magie. Mais son total était loin de six : c'était douze.


Il leva les yeux vers elle, souriant. « J'en ai eu douze ! » dit-il dans un souffle. Ce n'était pas les treize qu'il avait eu dans son autre vie, mais ce n'était pas misérable du tout. Il la regarda, récompensé par un sourire éblouissant. Le premier qu'il se souvienne avoir reçu d'elle en plus de cinq ans. Sa mère était positivement à tomber quand elle souriait comme cela, et soudain, il se sentit fier, et non plus ennuyé, que sa maman soit probablement le sujet des fantasmes de nombreux garçons, comme les plus jolies élèves. Il regarda à nouveau la lettre, puis sa mère. « Puis-je la garder ? Je promets de ne le dire à aucun Mangemort. »


Elle rit et lui aussi. « D'accord. Je… J'aurais aimé que nous ayons trouvé un meilleur moyen de faire tout cela, Harry. Peut-être que ce n'était pas la meilleure manière, mais c'est tout ce à quoi nous avons pu penser. »


« Tu ne veux pas plutôt dire le mieux auquel TU aies pensé ? » dit-il doucement. Il ne voulait pas vraiment continuer à la critiquer, mais il voulait lui parler d'un souci valide. « Je veux dire, je sais qu'il ne m'a jamais adopté, mais pour moi, papa est mon papa. Laisse-le être mon papa. Ne prends pas tout sur toi. » Puis il sourit avec reconnaissance et une sorte de connaissance de soi. « Je tiens cela de toi, n'est-ce pas ? Avoir l'impression que je dois tout faire moi-même, que cela signifie que je suis faible si je demande de l'aide… »


Elle sourit tristement. « En fait, tu as reçu une double dose. Ton père et moi faisions tous deux cela. On a été secoué en route par moment. Je veux dire James Potter, tu as compris. »


Il acquiesça. « Je me doutais que tu parlais de lui. C'est quelque chose sur lequel nous devons tous les deux travailler. Je… Je vais avoir besoin de toi. Spécialement après le solstice d'hiver. »


Elle essaya de s'empêcher de pleurer à nouveau, réussissant à peine. « Quand je pense à toi recevant la… la Marque… »


Il contourna son bureau et s'agenouilla près de sa chaise, puis posa sa tête sur ses cuisses. « Je sais, maman. Mais je penserai à comment je te protègerai à chaque instant. Je te rendrai fier de moi. Promis. »


Elle passa sa main dans les cheveux de Harry, le scrutant pensivement. « Et s'ils veulent que tu fasses quelque chose d'horrible ? » chuchota-t-elle.


« Je ne le ferai pas. Je trouverai un moyen de le contourner. »


Elle secoua la tête. « Non. Tu devras le faire. Ou ils commenceront à tuer les gens proches de toi. Je me moque de moi. Mais il y a Jamie. Et les jumeaux. Tu vas devoir préserver ta couverture pendant un moment, et cela pourrait signifier faire des choses qui… qui ne sont pas strictement légales, des choses qui te seront difficiles à faire. Auras-tu le cran Harry ? L'as-tu ? »


Il la regarda, un sanglot coincé dans sa gorge parce qu'il était dominé par la manière dont il la sentait au-dessus de lui, sa main sur sa tête comme quand il était très petit, et qu'il se sentait aimé quand il était auprès d'elle.


« Je ferai de mon mieux. » dit-il doucement.


Elle acquiesça. « Je sais que cela veut dire beaucoup » dit-elle, et la confiance qu'il entendit dans sa voix le toucha plus n'importe quoi qu'aurait pu dire n'importe qui au monde. Il avait envie de l'entendre dire cela depuis si longtemps. Il avait l'impression que son cœur allait exploser.


Ils sursautèrent tous les deux quand la cloche sonna la fin du repas. Harry se leva, et sa mère le raccompagna à la porte de son bureau. « Nous allons être en classe maintenant » dit-il « pendant la prochaine heure et demie. Cela va être un peu étrange.. »


« Oui » acquiesça-t-elle. Elle trouva un mouchoir dans la poche de sa robe et s'essuya les yeux. « Je vais devoir essayer de ne pas trop te louer. » Elle lui sourit, donnant l'impression que cela pourrait vraiment être un problème.


« Ne t'inquiète pas » dit-il tristement. « Je ne suis pas sur de me souvenir de quoique ce soit que j'ai lu la nuit dernière, et je me suis endormi en écrivant cet essai, alors un excès de louanges n'est pas quelque chose dont je pense que j'aurai à me soucier… »


Elle l'embrassa sur la joue. « Tu es un bon garçon, Harry. Je me suis inquiétée pour toi pendant un moment parce que tu avais été réparti à Serpentard. Je veux dire, ton père et moi étions à Griffondor… »


« Mais papa était à Serpentard, et il est très bien. » lui fit-il remarquer. Elle acquiesça.


« Bien sûr, tu as raison. C'est juste que je pensais que… »


« Je sais. Puis-je te dire quelque chose qui pourrait t'aider ? »


« Quoi ? »


Il lui dit que le Choixpeau lui avait donné le choix entre Griffondor et Serpentard, et pourquoi il avait choisi Serpentard, pour être avec son papa et son meilleur ami.


Elle lui sourit, passant une fois encore sa main dans ses cheveux noirs. « Avec cette sorte de loyauté, c'est un miracle que tu n'aies pas atterri à Pouffsouffle. »


« Non. Je ne suis pas un assez gros travailleur. » Il rit.


« Bien » dit-elle, ses sourcils se relevant. « La classe commence dans une minute. Nous verrons. »


La deuxième sonnerie retentit, la classe rentra dans la pièce. Harry alla à la rangée de derrière, s'asseyant à côté de Draco, qui lui donna un regard déconcerté. En fait, toute la classe, et spécialement les Griffondors (la plupart des Serpentards, comme Pansy, étaient au courant pour ses parents) le fixaient. Il remarqua que Ron Weasley le regardait avec un air particulièrement perplexe, comme s'il était d'une autre planète.


Sa mère commença le cours, écrivant les ingrédients de la potion sur le tableau et parlant des antidotes aux potions altérant le corps, comme si rien d'extraordinaire n'était arrivé pendant le déjeuner. Draco se pencha vers Harry et lui chuchota « Est-ce que tout va bien ? »


Harry rayonnait vers son meilleur ami.


« On ne peut mieux, Draco. On ne peut mieux. »


* * * * *



Pour avoir interrompu le déjeuner, le professeur MacGonagall enleva à Harry sa permission d'aller à Pré-au-Lard le samedi. Cela ne dérangeait pas Harry, comme il n'avait de toutes façons pas prévu d'aller à Pré-au-Lard. Lui et Ginny passeraient par le passage secret jusqu'à la salle municipale (Alors il irait quand même à Pré-au-Lard, d'une certaine façon), et puis ils utiliseraient la poudre de cheminette pour aller à Londres, voir Hermione.


Elle lui avait envoyé par hiboux les directions à suivre jusqu'à son appartement, qu'elle partageait avec son professeur. Et elle lui avait aussi dit qu'elle avait trouvé quelques choses très intéressantes sur Alicia, Dean et Justin. Harry pouvait à peine contenir son excitation quand il courrait autour du terrain de Quidditch le samedi matin. Bien sûr, il surfait encore sur la vague d'euphorie de la détente que sa mère et lui avaient atteint. Après le dîner du vendredi soir, lui et Ginny avaient flirté pendant un moment dans la vieille salle de cours d'étude des moldus. Ils avaient fait un peu plus que s'embrasser, en fait, et cette fois, au soulagement de Ginny, il n'avait pas dit qu'il était désolé. Elle s'était pelotonnée contre lui sur le canapé, sa tête sur sa poitrine, et il se sentait heureux, vraiment heureux. Il savait que dans un futur peu éloigné, il aurait son initiation (Il en avait parlé à Ginny), et il était appréhensif, mais il avait le sentiment de faire quelque chose de sa vie, de ce monde, de résoudre quelques uns de ses problèmes au lieu de tous les accepter aveuglément.


Tandis qu'il prenait le petit déjeuner le samedi, et que les autres élèves parlaient avec excitation de leurs plans à Pré-au-lard pour la journée, Harry reçut du courrier d'une chouette qu'il ne reconnut pas. Elle était grande et fauve, avec le bout des ailes rouge. Elle lâcha un paquet doux et léger avec une lettre attachée dessus sur ses cuisses, puis continua sa route, ne s'arrêtant même pas pour grignoter. En fait, c'était étrangement léger pour quelque chose qui faisait presque un pied carré et plusieurs pouces d'épaisseur, et il se demanda s'il avait reçu un paquet de plumes. Il finit rapidement de manger et courut jusqu'au couloir du quatrième étage. Il se glissa dans le passage conduisant à la salle municipale et alluma sa baguette, afin d'avoir un peu d'intimité pour ouvrir la lettre et le paquet. Il commença avec la lettre.


Cher Mr Potter


Veuillez trouver ci-joint la cape dont vous avez parlé. Je vous aurais répondu plus tôt, mais elle était empaquetée dans un endroit qui était très dur à atteindre.


J'ai récemment entendu de grandes choses à votre sujet, et je suis confiant dans le fait que j'en entendrai d'autre. Utilisez bien ceci.


Albus Dumbledore


Est-ce que son papa avait écrit à Dumbledore ? se demanda-t-il. Il ouvrit le paquet, souriant, sentant la douceur soyeuse de la cape roulant sur ses doigts, juste comme dans son souvenir. Il l'avait à nouveau ! Sa cape. Sa cape, la cape de James Potter. Il la mit dans la poche de sa robe, faisant disparaître l'emballage du paquet d'un geste de sa baguette. Il ressortit avec précaution dans le couloir, attendant Ginny. Elle apparut peu après. Elle portait des jeans, un chemisier et un cardigan sous sa robe afin de ne pas se faire remarquer après avoir enlevé ses robes pour aller dans le Londres moldu. Il l'embrassa sur le front, la sentant trembler de nervosité. Il la surprendrait avec la cape d'invisibilité plus tard.


« Prête ? » lui demanda-t-il. Elle déglutit et acquiesça, et ils partirent. La marche jusqu'à la salle municipale sembla être plus rapide avec elle derrière lui, et en peu de temps, ils déboulaient par la cheminée du Chaudron Baveur. Ils avaient mis les capuches de leurs robes avant d'entrer dans la cheminée, afin que les gens ne voient pas grand chose d'eux. Tom était occupé derrière le bar quand ils arrivèrent, et ils quittèrent rapidement le pub du côté Londres. Ils enlevèrent immédiatement leurs robes. Mais c'était un jour assez frais, alors dès qu'il en eu l'occasion, Harry bondit dans une allée, et tandis que Ginny le couvrait, il métamorphosa leurs robes en gilets de laine qui ressemblaient à ceux que portaient les adolescents londoniens quand il avait été à Londres mardi. Ils allèrent à la station de métro, et suivirent les instructions détaillées d'Hermione pour savoir quel train prendre et où changer, et ils ressortirent bientôt du métro à quelques pâtés de maisons de son appartement.


L'estomac de Harry se retournait sans arrêt comme il frappa à sa porte. Que penseraient Ginny et Hermione l'une de l'autre ?


Il n'aurait pas eu besoin de s'inquiéter. Hermione était ravie de rencontrer Ginny, et les deux étaient parties à bavarder en moins de cinq minutes, sur la magie, les baguettes et les rébellions des gobelins. Cela aidait, pensa-t-il, qu'elle ait une apparence très ordinaire aujourd'hui. La boucle rouge était encore en évidence, mais elle avait seulement quelques clous dans ses oreilles, pas de boucle d'oreille en plume, pas de maquillage, et ses mèches étaient rassemblées en arrière dans une natte sur son cou. Elle portait un simple pull à col roulé noir et un pantalon noir, pas de collants déchirés, et les tatouages de ses bras étaient recouverts. Elle portait des chaussures de danse noires.


Hermione faisait des exercices quand ils avaient frappé à la porte. Ils l'avaient entendu s'interrompre pour les laisser entrer. Après que elle et Ginny aient passé quelques minutes à se présenter, elle accéda à la demande de Ginny de jouer et Ginny regarda sa main gauche, comme Harry le lui avait suggéré.


« Je l'ai vu ! » s'exclama-t-elle après. « J'ai vu ton doigt s'étirer… »


Hermione sourit. « Je n'y pense même pas. Cela arrive, simplement. Je n'avais aucune idée que cela signifiait que j'étais une sorcière. »


Puis elle leur montra ce qu'elle avait découvert sur Alicia, Dean et Justin. Il s'avéra qu'Alicia venait juste de gagner deux médailles d'or aux épreuves équestres des jeux olympiques d'été. Harry regarda ébahi les photocopies des journaux que Hermione lui montrait. C'était bien Alicia. Hermione était amie avec l'assistant du critique de musique du Times, et l'assistant avait rapidement trouvé tout ce dont Hermione avait besoin dans les archives des journaux.


Dean était aussi dans les journaux. C'était pratiquement le jeune footballeur le plus courtisé du pays. Harry sourit, se souvenant des posters de West Ham de Dean, et de son insistance à ce que certains joueurs de Quidditch commettant des fautes graves doivent recevoir des cartons rouges. Apparemment, tout le monde attendait en retenant son souffle qu'il soit assez âgé pour signer un contrat professionnel, et cela n'était pas un secret qu'il jouerait probablement pour l'Angleterre aussi. En lisant la description des choses supposément 'inhumaines' que Dean avait faites, Harry avait le sentiment de savoir pourquoi ces choses arrivaient.


Finalement, il y avait Justin. Il était photo sur le Times avec rien de moins que le Prince William, son frère et son père, Charles, le Prince de Galles. Justin était le préfet d'Eton qui avait pris le jeune Will sous son aile, et le prince avait invité Justin à Balmoral avec d'autres camarades d'école. Harry sourit à l'image de Justin, bourru et amical, fréquentant la monarchie.


« Bien sûr » dit Hermione, « parce qu'ils sont tous un peu célèbres, ils risquent d'être un peu plus durs à atteindre. Spécialement Finch-Fletchley. La sécurité à Eton est assez serrée, comme vous pouvez l'imaginer. Et Alicia Spinnet loin dans la campagne, à l'élevage de ses parents, quand elle ne voyage pas à travers le monde pour les compétitions. Mais Thomas est juste ici à Londres. J'ai obtenu son adresse et tout. Bien, mon ami l'a fait, mais la voilà. Tu peux simplement prendre le métro et aller le voir, et essayer de le convaincre de t'écouter. »


Harry fixa le morceau de journal. Hermione avait écrit une description détaillée de quels trains prendre pour atteindre la maison de Dean. Il lui sourit. Il avait oublié à quel point elle était minutieuse pour tout. « C'est super. Puis-je aller essayer alors ? Et vous deux pourrez parler. Demande juste à Ginny toutes les informations que tu veux. Elle peut tout te dire. Son papa travaille pour le ministère, et son frère enseigne à notre école. »


Quand il quitta l'appartement, le deux étaient assises sur le canapé, bavardant, et Harry ne put s'empêcher de sourire à cette vue. Il regarda le papier dans sa main. Bientôt, il parlerait à Dean ! C'était presque trop beau pour être vrai…


Et tout alla bien, d'abord. Il monta sur Jubilee Line, puis changea à Piccadilly, mais ensuite, il vit quelque chose, ou plutôt quelqu'un, qui lui fit presque s'arrêter son cœur.


C'était Ginny.


Seulement, ce n'était pas elle. Il y avait une femme dans le train qui était le portrait craché de Ginny, si Ginny avait environ dix ans de plus, des yeux bleus et des cheveux qui atteignaient simplement ses épaules au lieu de tomber en cascade dans son dos. Même ses tâches de rousseur étaient comme celles de Ginny. Harry essaya de continuer à respirer. Cela ne pouvait pas arriver, n'est-ce pas ?


Il oublia complètement Dean. Quand la femme aux cheveux roux changea de train, il la suivit. Quand elle remonta dans la rue, et alla à un petit marché avec un kiosque à journaux à côté, il s'attarda au kiosque, prétendant se décider entre le Sun et le Times, jusqu'à ce qu'elle émerge encore avec un sac en papier d'où quelques fleurs dépassaient. Il pensa à sortir sa cape d'invisibilité afin de la suivre discrètement, mais elle commença bientôt à grimper les marches d'une maison Edouardienne qui avait clairement été divisée en appartements. Il n'était même pas sûr de l'endroit où il était, parce qu'il l'avait aveuglément suivie, au lieu de regarder les stations dont il avait besoin pour aller jusqu'à la maison de Dean Thomas.


Il regarda la porte du bâtiment se refermer, puis après quelques minutes, il vit des lumières s'allumer à l'appartement du deuxième étage. C'était un jour sombre. Il compta jusqu'à dix, puis osa grimper les marches et appuya sur la sonnette qui semblait correspondre au bon appartement. Après quelques minutes, elle apparut à la porte. Elle ne l'ouvrit pas. Il y avait une vitre dans la porte et elle tira le rideau qui était accroché derrière, le regardant d'un air incertain.


« Oui ? » put-il l'entendre dire derrière la vitre


« J'ai besoin de vous parler » dit-il, espérant qu'il ressemblait à un gentil garçon pas menaçant au lieu d'un adolescent venant directement de l'enfer. « Êtes-vous… » il fit une pause « Adoptée ? »


Elle pâlit. Elle déverrouilla la porte et l'ouvrit. Elle se tint dans le cadre, ne le laissant pas entrer.


« Comment saviez-vous ? »


« Est-ce que votre nom est Annie ? Ou peut-être Peggy ? »


« Mon… Mon nom est Margaret. On m'appelle habituellement Maggie. »


« Alors… vous êtes née en 1972 ? »


Elle eut l'air encore plus pâle. « Oui. » C'était si étrange de parler à cette étrangère qui avait le visage de Ginny, mais les yeux bleus de Ron. J'ai trouvé une de leurs sœurs perdues ! cria une voix extatique en lui. Il regarda la sonnette qu'il avait pressé.


« Alors » continua-t-il, « votre nom est Maggie Parrish ? »


« Oui. » elle avait l'air prudente maintenant.


« Pourquoi avez-vous été adoptée ? Vous vous souvenez ? »


« Il y a eu un accident. Et je ne me souviens de rien avant cela… » Ses yeux étaient humides.


« Un accident ? »


« Toute ma famille est morte dans un accident de voiture, sauf moi. J'ai eu une horrible amnésie, et je ne me souviens toujours pas de ma vie avant. L'infirmière à l'hôpital a dû me dire que mon nom était Margaret. Je ne me souvenais même pas de cela. »


Harry ne savait pas quoi dire. Cela sortit de lui, sans lui laisser le temps de penser. « Votre famille n'est pas morte dans un accident de voiture ! Ils sont vivants et en bonne santé. Je les connais personnellement… »


« Vous les connaissez ? » Il ne pouvait lire son expression. Cela semblait commencer par être un choc, mais cela se transforma en quelque chose de plus déplaisant. Elle avait l'air assez en colère.


Elle lui ferma abruptement la porte au nez. Il l'entendit remonter les escaliers en courant jusqu'à son étage. Il tapa sur la porte, sans résultat. Oh bon sang, pensa-t-il.


Attends que je lui dise que c'est une sorcière.


* * * * *


Notes de l'auteur. De ce que je sais, les gens du bureau d'information de la British Library ne récitent pas les informations de leur site web. Quelques orchestres, écoles et compétitions cités dans le programme du concert d'Hermione sont réels, d'autres pas. A ce que je sache, il n'existe aucun Prix Jacqueline du Pré. Il y a vraiment des concerts réguliers à la British Library, mais ils commencent et finissent habituellement une heure plus tôt que ce que j'ai choisi. Il y a vraiment des panneaux dans les toilettes disant des choses comme cela 'Fier gagnant du prix des toilettes de l'année 1995 !'. Je l'ai vu sur un site web qui disait que c'était à la station de Westminster, mais je pense avoir déjà vu assez de grabuge à cet endroit. Le titre du chapitre vient de la 9° symphonie de Dvorak « La symphonie du nouveau monde ». J'ai pensé qu'une bonne mention à Dvorak en valait une autre. (De plus, Hermione arrive du nouveau monde).


NOTE DU TRADUCTEUR : Désolé, mais là ou je vais pour mes congés de Noël, je n'aurai sans doute pas d'accès. Aussi, la suite arrivera dès le cinq janvier prochain. D'ici là, passez de joyeuses fêtes de Noël, et je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne nouvelle année.
smndi