Que dire de plus que désolé ? Ma vie a changé, j'ai énormément moins de temps à consacrer à me passe-temps, l'écriture comprit. Et la vie étant ce qu'elle est n'a rien fait pour arrangé cela. Je m'excuse d'avance pour tout le retard que j'accumulerais dans le futur mais malheureusement, vous comme moi n'y pouvons rien...
Merci sincèrement pour toutes vos reviews, même si je n'ai pas toujours l'occasion d'y répondre, ça fait vraiment plaisir, surtout malgré le retard et mes absences répétées !
Je n'abandonnerais jamais cette histoire, cependant, ne vous en faites pas !
Encore une chose, après mes problèmes répétés pour les "~*~", j'ai décidé sous le conseil d'une amie des les remplacer par des oOo, surtout dites moi si ça marche !
Merci à tous,
Angel Malfoy Potter.
Note de l'auteur à Callisto : Que dire à part merci ? Ta review m'a fait doublement plaisir car, premièrement c'est toujours un réel bonheur de se rendre compte que nos écrits plaisent mais deuxièmement, ça l'est encore plus lorsque le lecteur nous dit pourquoi de la manière dont tu l'as fait. J'y ai trouvé tout ce que je voulais que l'on ressente, que l'on comprenne... J'ai voulu faire cette fic pour les mêmes raisons que tu me donnes au début de ta review : la relation assassin-victime trop vite oubliée, la personnalité de Tom massacrée... Moi aussi en lisant les livres j'ai toujours trouvé à Dumbledore une seconde facette plus sombre pas réellement mise en avant mais plus subtile, qui montre que dans l'histoire, finalement il n'est pas tout "blanc". J'imagine que JKR a voulut jouer sur l'ironie avec son prénom... On peut dire que ces sous-entendus, ces affaires troubles avec Dumbledore m'ont bien fait réfléchir !
J'espère que la suite de l'histoire ne te décevra pas. Et je te remercie encore mille fois pour ton message !
Chapitre 29 : A l'approche de la phase finale.
Adossé à une des étagères pleines de livre de l'immense bibliothèque du Château de Salazar, Harry soupira, se tenant le dos. Ils avaient réaménagé dans le Château il y avait une semaine et pendant tout ce temps, Sirius s'était terré dans la bibliothèque, recherchant sans faiblir la nature du lien entre Harry et Tom. Severus ne cessait de l'enguirlander, se plaignant de son teint pâle, de sa trop longue période d'enfermement et surtout de son manque d'attention envers lui. Il devait être en manque se disait Harry, et Tom lui avait ajouté que cette semaine, Severus avait été particulièrement créatif en ce concernait poisons et stratégies guerrières. Il entrainait les "soldats" sans pitié et avec rudesse. A côté de cela, l'entrainement d'Harry avait été une ridicule croisière.
Mais depuis qu'il était ici, Harry n'avait fait que tourner en rond. Le mois de décembre à la base avait pourtant filé si vite qu'Harry en était soufflé à chaque fois qu'il y pensait. Mais fin de décembre, début janvier signifiait attaque à Poudlard. On ne parlait plus que de ça, et Harry vivait avec même s'il avait du mal, à cause de sa grossesse de plus en plus fatigante. Il était bientôt enceint de six mois et son bébé commençait à peser sur ses reins. Il se manifestait bien plus qu'un bébé normal devait le faire mais Severus attribuait sa vivacité à sa puissance. Tom en avait été très fier bien sûr, même s'il ne l'avait que très peu montré. Quant à Harry, il était pratiquement heureux que son fils se serve de sa vessie comme ballon de football et de ses reins comme sac d'entrainement de boxe.
Tonks avait accouché et était arrivée le jour même au Château. Remus l'avait accueillit avec joie, revenant tout juste de sa mission, ses blessures encore fraiches. Les retrouvailles avaient été pleines d'émotions et les hormones en ébullition d'Harry avaient craquées. Il s'était retrouvé dans les bras d'un Severus gêné, pleurnichant devant tant d'amour. Il avait gagatisé quelques instants sur Bleddynia, une petite loupiote de quelques jours, à la peau et aux yeux miel de son père mais aux cheveux changeant de sa mère. Ils ne lui avaient pas encore trouvé de gênes conséquentes à la lycanthropie du père et Sirius leur avait assuré qu'elle n'était pas un lycan. Quoi de plus beau pour rendre heureux Remus ?
- Sirius... soupira Harry.
- NOM DU FESSIER TOMBANT DE MERLIN ! Mais allez donc voir ailleurs si j'y suis ! Je vous le dirais quand je trouverai mais pas avant ! Ayez une vie bordel ! S'énerva son parrain.
Harry leva les yeux au ciel et se tint le ventre avec une grimace. Le bébé faisait des siennes.
- Il a faim, lui apprit Sirius.
- Et bien qu'il mange, grommela Harry.
- Oui mais il aimerait bien que tu manges avec lui.
- J'ai déjà l'air d'une montgolfière.
- Une jolie montgolfière alors, intervint une voix à l'entrée.
- Olivier ! s'exclama Harry qui se précipita vers l'homme. Ca fait tellement longtemps !
Olivier le réceptionna dans ses bras musclés et eut l'air surprit de l'arrondissement du ventre de son ex-amant.
- Dis-donc toi tu ne m'as pas caché quelque chose par hasard ?
- Secret d'état, rit Harry. Enfin plus depuis que c'est devenu impossible à cacher. Mais la divulgation de cette information est peine de Doloris et enfermement, ainsi que d'autres joyeusetés comme tu t'en doutes.
- Comprit.
Ils entendirent Sirius renifler du fond de la salle et exaspéré par la gaminerie de son parrain Harry attrapa le bras d'Olivier et le tira dans les couloirs.
- Tu m'accompagnes aux cuisines ? Le petit bout à faim.
- Pas facile d'être mère ?
- D'un futur boxeur ? Oh que non ! Ce petit à déjà plus de vivacité que moi. J'ai l'impression d'être à la traine.
- Avec dix kilos de plus sur les hanches et un immense ballon coincé dans le bide ça peut se comprendre.
- Tu es tellement délicat Olivier, rien à voir avec les jumeaux, vraiment. Je me demande pourquoi tu traines avec eux !
Olivier leva les yeux au ciel, amusé. Il embrassa ensuite du regard les murs de pierre grises et les tableaux magnifiques et raffinés affichés à outrance sur les murs. A tous les deux, cette vue était commune et ils étaient heureux de la retrouver. Ils reprenaient doucement leurs marques, même si l'effervescence inhabituelle du château rendait quelques gestes impossibles. Comme les fêtes dans le parc.
- Alors que fais-tu ici ? S'enquit le brunet.
- Je te rappelle Harry que tu m'as fait nommé chef de la base française, rit Olivier. Et qu'une grande bataille se prépare pour bientôt. Je ne la raterais pour rien au monde !
- Elle risque d'être la bataille finale... soupira Harry.
- Ne devrais-tu pas en être heureux Ry ?
- Bien sûr que oui ! s'écria Harry. J'ai tellement hâte que cela soit terminé ! Que je puisse mettre au monde ce fils dans un monde en paix... Mais d'un autre côté... Je tiens à ce que ce petit ait deux pères... Et naisse.
- Tu ne mourras pas. Le Seigneur ne te laissera pas en danger.
- C'est bien de cela que j'ai peur Olivier, avoua Harry qui croisa les bras, son bébé effectuant quelques mouvements dans son ventre, le rassurant. Je ne veux pas mettre Tom en danger, je ne veux pas l'affaiblir, ni traîner dans ses pattes. Mais je veux me battre. Cette guerre, elle fait partie de moi. Personne ne comprendrait pourquoi si je n'y étais pas. Moi le premier.
- Oh seulement parce que tu es enceint ? Ironisa Olivier. Non tu as raison, ce n'est absolument pas une excuse !
- La vie de cet enfant est secrète ! Se récria Harry. Et elle le restera. Enfin j'espère...
Ils arrivèrent aux cuisines qui grouillaient d'elfes. Ces derniers préparaient un festin incommensurable pour la réunion de la totalité des chefs des bases de Voldemort. Le Château n'avait jamais été aussi rempli qu'aujourd'hui mais Harry n'en aimait pas la raison. Il avait un mauvais pressentiment qui le prenait aux tripes et empêchait l'adrénaline et l'excitation du combat d'anesthésier ses craintes.
- J'ai des centaines d'hommes qui sont prêts à donner leur vie pour la cause de ton homme Harry, lui souffla Olivier. Des centaines d'hommes qui se battront aussi longtemps qu'ils pourront. Ils reconnaissent le pouvoir et la supériorité là où elle est. C'est à dire dans votre couple.
- Notre couple ?
- Une sorte de couple royal actuel, lui sourit le duelliste. Le roi, impressionnant, puissant, redoutable, dur et son bras droit, la reine de nos jours, la touche de douceur et de sentiment dans la direction du monde. Vous êtes complémentaires et même les adhérents à la cause les plus retissant ont bien été obligés de l'avouer. Vous régnez très bien à deux.
- Je ne suis pas une Reine ! s'exclama Harry vexé. Une glace noisette avec un coulis de chocolat, ajouta-t-il alors à l'intention d'en elfe.
Ils s'installèrent sur des comptoirs délaissés dans un coin de l'immense pièce. Olivier regarda, moqueur, Harry se dandiner étrangement pour pouvoir grimper sur le rebord du plan de travail, soulevant difficilement son gros ventre.
- Ne te moque pas de moi ! Ronchonna la nouvelle reine. Va te balader avec une masse qui te tire vers l'avant toi ! Tu trouverais ça moins drôle si tu étais à ma place !
- Ce ne risque pas... soupira lors Olivier qui s'appuya contre le mur.
- Ca ne s'est pas bien passé tes retrouvailles avec Flint ?
- Quelles retrouvailles ? Rit amèrement Olivier. Il s'est maqué avec quelqu'un d'autre. On s'est croisé quelques fois au Ministère français, il m'a à peine regardé.
La douleur couvrit les yeux de l'ancien capitaine des Gryffondor d'un voile impénétrable mais pas imperméable. Harry enroula alors un bras autour de celui de son ami et lui tendit sa glace. Olivier lui fit un piètre sourire et enfourna une bouchée de glace.
- C'est qui ce quelqu'un d'autre ? Souffla alors Harry, curieux mais ayant peur de retourner le couteau dans la plaie.
- Terence Higg.
- Tu parles de l'attrapeur qui a précédé Malfoy ?
- Ouais c'est lui. Un beau mec sportif. Tout ce que Marcus aime.
- Peut être bien... Mais toi, tu es bien plus sportif et beau gosse que ce Terence ne le sera jamais.
- Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Je n'ai jamais eut envie de mater Terence sous la douche des vestiaires figure-toi, lui apprit Harry, joueur.
oOo
Harry laisse tomber les pans de son veston avec un soupir. Rieur, Tom arriva derrière lui et l'enlaça, contemplant leur reflet.
- Cesse de t'acharner veux-tu ? Ca ne fermera pas.
Harry leva les yeux au ciel puis lança un regard noir à Tom à travers le miroir. Son coeur ne put s'empêcher d'avoir un raté à la vue que lui donnait la surface réfléchissante. Tom était si beau...
- Peut être mais il faut qu'il se ferme car vois-tu le dîner commence dans une demie heure et il faut que je sois habillé de cette manière ci à cause des foutues règles que TU as mis en place chéri... Dis... Tu es sûr de vraiment vouloir que tes chefs de base sachent pour notre fils ?
- Bien entendu, répondit Tom qui le lâcha pour fouiller dans leur dressing, vif et élégant dans son costume bleu nuit. Qu'ils sachent qu'un héritier reprendra mon rôle lorsque j'aurais terminé de poser ma marque sur le monde. Qu'ils sachent qu'il y a quelqu'un derrière moi qui me succèderai s'ils n'osent ne serait-ce que vouloir me poignarder dans le dos.
- Tu es si insensible ! s'exclama alors Harry.
- Pardon ?
- Tu vas avoir un enfant et tout ce que ça te fait penser c'est que même si tes commandants te trahissent, ton fils pourra reprendre la barque et qu'ils seront baisés !
- Je suis à la tête d'une armée de milliers d'hommes Harry ! Crois-tu qu'il y ait seulement une minute à consacrer à la sensiblerie ?
- Et quand tu me prends ce n'est pas de la sensiblerie peut être ? Explosa le brunet qui retira sa chemise avec des gestes secs et tremblants. Bien sûr que non ! C'est juste pour assurer ton statut d'homme viril, de dominant c'est ça ?
Il quitta le dressing furieux, les bretelles de son pantalon à pinces tombant sur ses cuisses. Tom le suivit, retirant sa cape qu'il rejeta sur le lit. Ni l'un ni l'autre furent surpris de la rapidité de changement de ton dans leur conversation. C'était toujours ainsi, fait de haut et de bas, de tendresse, de passion, de haine, de colère, d'inquiétude...
- Tu connais mon rôle Harry et j'ose dire que tu ME connais !
- Et alors ?
- Et tu tiens encore ce genre de discours ? Tu veux que je te dise que je suis désolé de ne pas pouvoir t'emmener au restaurant tous les samedis, ou de ne pas faire de longues balades romantiques au bord de la plage avec toi ! Et bien si c'est ça alors désoler ! Désolé d'avoir un fardeau, une vie qui ne laisse pas de place à l'amour ! Mais vois-tu Harry, cette place que tu as dans ma vie... Avant elle aussi était dédiée à la guerre, à la stratégie, à la manipulation ! Tu devrais déjà être heureux de ce que tu peux prétendre d'avoir !
- Et si ça ne me convenait pas ? Et si cette vie ne me convenait pas ?
- Tu as un choix à faire Harry ne l'oublie pas... souffla alors Tom qui se figea sur place. Et l'échéance se rapproche.
Ce fut comme un seau glacé renversé sur sa tête. Les oreilles d'Harry se mirent à bourdonner alors que le sang frappait contre ses tempes. Une colère noire s'empara de lui, l'empêchant de réfléchir convenablement. Tom... Tom lui suggérait de l'abandonner... Lui et son enfant après sa naissance ! De partir tout simplement ! Sans regarder en arrière ! Sans regretter !
Mais ne se doutait-il pas qu'il mourrait sans lui ? Que cet acte revenait au suicide pour lui ? Qu'il périrait pitoyablement dans son coin, seul et honteux ?
Son coeur se contracta durement alors que son fils, ressentant sa colère, se mit à bouger furieusement. Mais Harry était trop obnubilé par la réaction impassible de Tom pour y faire attention. Oui car... Tom... Tom lui suggérait de partir. Il ne le retenait pas.
- Comment oses-tu... murmura Harry qui reculait peu à peu, s'éloignant de Tom. Comment oses-tu me dire ça alors que toi et moi... Alors que nous sommes...
Sa voix se brisa alors qu'il s'acculait au mur. Les sourcils de Tom se froncèrent, toute colère disparue de ses rubis, ne laissant qu'une ultime vulnérabilité. Cet éclat laissa Harry déconcerté, les bras pendant.
- Tu... Tu ne me retiendras pas n'est-ce pas ? Si je décidais de partir. Tu ne me retiendrais pas ! RÉPONDS-MOI ! Explosa soudainement Harry. DIS-MOI QUE C'EST VRAI !
- Harry...
- Suis-je aussi peu important ? Si remplaçable ! Ce fils est vraiment la seule chose qui t'emporte !
- NE DIS PAS CA ! S'énerva à son tour Tom.
- COMMENT VEUX-TU QUE JE DISE AUTRE CHOSE ! TU NE ME LAISSES PENSER QUE CA ! TES ACTES, TES REGARDS !
- Mes actes ? Se récria Tom.
Et il fondit sur lui. Harry fut littéralement soulevé du sol. Tom le coinça contre le mur et s'empara brusquement de sa bouche. Il se fraya facilement un chemin jusqu'à sa langue qu'il maltraita plaisamment. Harry ne put empêcher un gémissement de plaisir incontrôlable de sortir comme un râle de sa gorge, subissant les assauts fous et fougueux de son amant le plus précieux. Le corps chaud de Tom enflamma celui d'Harry qui s'accrocha violement aux mèches brunes du Lord, contrattaquant à son tour, répondant au baiser comme on répondrait à une provocation dépassant les limites du supportable. Un grognement fit vibrer la gorge de Tom qu'Harry enserra entre ses doigts, les dents du Lord se refermant sur sa lèvre inférieure avec fougue. A bout de souffle, leurs corps se détendirent alors que le visage d'Harry glissait dans le cou du Seigneur Noir, leurs respirations saccadées, les lèvres gonflées, leur coeur battant trop vite... Trop fort.
Leurs regards se croisèrent et alors ils oublièrent la colère, la rancœur, et leurs doutes. Leurs bouches se rejoignirent, avides, avec une soif d'amour et de passion débordante. Harry fut aussitôt renversé sur le lit, le corps de Tom s'allongeant contre lui, le coinçant dans un étau de chaleur. Pressé, Harry tira la chemise de Tom hors du pantalon qu'il déboutonna d'une main tremblante. Le souffle de Tom se précipita dans sa bouche alors qu'il pressait son bassin contre le sien, ondulant l'un contre l'autre avec frénésie. Ils avaient besoin de s'unir. Maintenant. Harry glissa une main coquine dans le boxer de Tom et y trouva son membre brûlant qu'il empoigna soudainement. Tom ne retint pas un râle de plaisir et mordit la peau du cou d'Harry avec ardeur. Les doigts de son amant caressèrent toute la longueur de son sexe, buvant son souffle de ses lèvres. Le corps du Lord trembla légèrement, vacillant dans son appui et un mouvement de bassin cloua Harry sur le lit.
- Je vais te faire mien Harry... gronda Tom comme une douce torture.
- Si tu savais comme je t'attends... gémit Harry. Viens... Viens en moi.
Il trouva son regard, des orbes brûlants de flammes rouges ardentes et dangereuses, traversées par des étincelles noires. Ses émeraudes aux éclats d'or s'y accrochèrent alors qu'il se laissait tomber sur le matelas, les bras en croix, en une position de total abandon.
- Prends-moi Tom.
L'ordre claqua comme un fouet dans l'esprit de Tom qui ferma les yeux, prit par un assaut de désir trop dur, trop fort. Il arracha littéralement le bouton du pantalon d'Harry qui vola au loin. Brusquement il abaissa son pantalon et son boxer d'un seul mouvement, faisant frémir Harry d'anticipation. Un cri d'extase pure fut arraché au Gryffondor lorsqu'un doigt entra en lui, ouvrant son intimité. Il écarta les jambes, son bassin allant à la rencontre des doigts.
- Tom... Je t'ai dit prends-moi ! Gronda Harry.
Ses paroles électrisèrent pour de bon le Lord. Il fut retourné à quatre pattes, le torse de Tom épousant son dos. Alors qu'il le pénétrait, comblant enfin ce vide qu'il ressentait chaque jour et chaque nuit passée loin de Tom, Harry griffa le bras de Tom jusqu'au sang, envahit, noyé par une vague de plaisir. Des cris gutturaux emplirent la pièce au rythme des coups de reins de Tom.
- Tu es à moi, laissa échapper Tom. Dis-le... DIS-LE !
- Oui... Ah... Oui ! Je suis à toi Tom ! Putain ! ... JE T'AIME !
Ils jouirent de concert, s'en allant tout deux au septième siècle, enlacé comme pour une dernière danse qui serait éternelle.
Ne me promets rien,
Rien qui soit hors de nous.
Ne me promets rien,
Rien que ne sois hors de vous.
Ne me promets pas que nous continuerons de danser.
Ne me promets pas que nous aurons une éternité.
Ne me promets pas que je pourrais toujours prendre ta main.
Ne me promets pas que je pourrais toujours plonger mes yeux dans les tiens.
Seulement...
N'oublie pas que moi j'y crois.
oOo
Déjà des plans tout tracés étaient étalés face à elle, tapissant ses murs et son bureau, tapissant son esprit et ses pensées. Tout était arrivé trop vite, bien trop vite. Elle ne savait ni où elle allait plonger, ni comment mais elle allait le faire. La bataille qui allait tout décider approchait. Elle devait réussir. Réussir l'impossible une seule et unique fois. Pour le sauver... Pour les sauver. Ses deux aimés, son frère et son amant. Sa vie.
- Hermione ça y est. On a la confirmation. Ils sont revenus à l'ancien Château de Salazar depuis une semaine.
- Merci Neville. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
- On a tous des raisons de se battre. Nous en particulier.
Hermione croisa le regard déterminé de l'homme que la guerre avait le plus éprouvé, changé... Neville Longdubat n'avait plus rien du jeune étudiant, peureux, grassouillet et bafouillant. Une véritable machine de guerre se dressait aujourd'hui devant elle, de longues cicatrices parcourant le long de son corps, prouvant que le plus pur des hommes pouvait être noirci par la guerre. Neville était aujourd'hui beaucoup plus mince, plus marqué. Ses traits émaciés étaient l'image de son état d'esprit. Torturé.
- J'ai peur Nev'.
- On a tous peur de tomber.
- Je n'ai pas peur de tomber, contra Hermione. Mais de les voir tomber.
- Cela n'arrivera pas. Ils sont Harry Potter et Ronald Weasley, Mione. Le monde des sorciers ne peut pas se passer d'eux. Si tu n'avais pas été là pour les délivrer, ils auraient fini par trouver un moyen de le faire eux-mêmes.
- Mais... N'as-tu jamais pensé qu'Harry ne voudrait peut être pas être délivré ?
- Pas être...
- Il attend un enfant Nev', tu le sais aussi bien que moi. Nous l'avons vu, de nos propres yeux. Il attend un enfant et partage un lien étroit avec Tu-Sais-Qui. Une sorte de méta fusion de leur magie. Comme on en retrouve lors d'ébats trop passionnés mais en des milliers de fois plus puissant. Tu sais la décharge qui n'arrive qu'à un couple sur des milliards, un seul pendant des siècles ? Un couple qui aurait la particularité d'être... Prophétisé.
oOo
- Severus viens voir.
- Salazar Sirius, comptes-tu battre le record de l'homme passant le moins de temps dans son lit ?
Le potioniste s'extirpa tout de même de ses couvertures, malgré ses remontrances, et rejoignit son amant qui lisait un grimoire à la lumière d'une bougie, assit sur le rebord d'une fenêtre de leur suite. Ce dernier portait sur son nez les lunettes du Serpentard, ses yeux fatigués parcourant inlassablement les lignes calligraphiées du grimoire aussi vieux que le monde.
- La prophétie qui lie Harry à Tom remonte à combien de temps ?
- Ce n'est qu'une légende, avoua Severus. Mais on a réussit à remonter à l'époque des Fondateurs.
- Plusieurs milliers d'années donc. Et ne dit-on pas que Gryffondor et Poufsouffle, ainsi que Serdaigle et Serpentard partageaient étroitement leur magie, en fonction de leur couple et de leur lien ?
- Où veux-tu en venir Black ?
- Penses y bébé ! Tom et Harry sont tous deux leur descendant, ils ont leur puissance, chose que le monde magique n'a pas connue depuis lors. Et ils partagent aujourd'hui le même type de lien apparemment. Captage sensoriel, fusion de leur magie...
- On peut dire ça oui.
- Ils forment une paire accouplée. Comme Gryffondor et Poufsouffle, leur amour était le modèle de l'amour pur et fort, se basant sur la confiance. Comme Serdaigle et Serpentard, exemple de complicité et de complémentarité. Oui ! C'est bien ça !
- Explique-toi !
- Ces couples... La naissance de Poudlard avait été annoncé dans une prophétie n'est-ce pas ?
oOo
Une heure de retard. Du jamais vu. Et pourtant. Le ciel noir cacha l'arrivée du couple, qui côte à côte, parés dans leur plus beau costume s'avançait pour conquérir le monde.
- Prend ma main, souffla Harry. Fais-moi confiance Tom... Prend ma main.
Le Lord balaya du regard l'assistance qui bouillonnait d'impatience, outragée par la désinvolture du couple, puis plongea dans les deux émeraudes scintillantes qui semblaient refléter le monde.
Prend lui la main.
Laisse le régner à tes côtés.
C'est votre destinée.
Leurs doigts se nouèrent alors, créant une vague de surprise au sein de l'assemblée. Seul Olivier sourit, posté dans son coin, un verre de vin à la main. Oui, Harry était la Reine, Tom le Roi. Et ils dansaient au beau milieu d'une armée, leur armée. Bouffons ou lieutenants, cela revenaient au même. Ils étaient sous leur commandement. Ils régnaient.
C'était une chance inouïe.
Quelque chose d'unique dans la vie.
C'était l'accomplissement de leur existence.
Une femme osa prononcer le mot "niaiserie", on la fusilla du regard. Un autre fit "faiblesse", on lui rit au nez. Plusieurs autres murmurèrent "connerie", ils furent ignorés.
On a eut beau tenter n'importe quoi, même les plus insistants s'inclinèrent devant eux. Car ils devaient les suivre. C'était la destinée du monde.
oOo
- Je n'en reviens pas de m'être laissé faire, grommela Severus.
- Tais-toi et cherche !
- Imagines-tu le nombre de doloris que pourrait nous coûter ton excursion ? s'exclama le mangemort.
- Oublie ça veux-tu ? Tom et Téllandrill sont tous deux en plein dîner avec leurs ministres. Il n'y a aucune chance qu'ils nous surprennent en train de fouiller dans le bureau du Lord.
- Comment as-tu eu les mots de passe ?
- Les Ombres ont bien fait leur travail voilà tout.
- Salazar...
- Que ne ferais-tu pas pour moi c'est ça ?
- N'essaye même pas de deviner mes pensées Black ! Elles n'appartiennent qu'à moi !
- Tout ce qui est à moi est à toi chéri, et inversement.
- Black...
- Cesse de te braquer veux-tu ? Si tu veux on fera l'amour sur le bureau du Lord après.
- Je ne veux pas te baiser dans ce bureau Sirius ! Je veux seulement...
- Seulement quoi ?
- Rien, trouve-moi cette prophétie qu'on s'en aille.
- Ca y est je l'ai. Mais... Tu es sûr de ne pas en avoir envie ?
oOo
- La phase finale oui. Nous prendrons Poudlard. Et alors il sera si simple de contrôler le Ministère que nous considérons cela comme la dernière étape.
- La dernière étape avant quoi, si je puis me permettre mon Lord ? Intervint Olivier.
- Avant la victoire Dubois, notre victoire, conclut Tom. Sur ce Messieurs, veuillez nous excuser mais nous allons nous retirer.
On les salua et Harry se hâta de retrouver le corps de Tom contre le sien, une fois qu'ils furent assez loin des regards.
- Comment étions-nous ? demanda Harry.
- Convainquant je crois. Mais on doit sûrement ça à ton ami Dubois.
- Ca l'arrange, rit Harry. Par contre, je ne crois pas en tout les autres.
- Harry... Soupira Tom. Regarde-moi.
Harry plongea docilement ses orbes teintés de dorés dans des lacs de sang. Il y vit du vécu, de l'expérience, de la douleur, du savoir...
- N'ai confiance qu'en moi. Tant que tu seras ici tu ne devras accorder ta confiance à personne d'autre. Ne laisse ta vie entre les mains de personne d'autre. Tu m'as compris ?
- Oui mais...
- Je suis sérieux. Ces hommes sont mués par un instinct de préservation, ils te laisseront tomber dès qu'ils en auront l'occasion. L'ambition Harry, est une science bien délicate. Je joue là dessus il est vrai, mais cela peut très bien se retourner contre moi et tu sais cela. Ne fais confiance qu'à moi.
oOo
- La prophétie de Poudlard annonçait que seulement une fois les couples réunis, formés et unifiés, l'école allait pouvoir éclore portée par cette fusion. Poudlard a été créé par l'amour et la puissance conjuguée de ces deux unions, lui apprit Sirius.
- Cela remonte à des siècles Sirius, gronda Severus. Tu ne peux pas t'appuyer sur ça !
- Pourtant tu sais aussi bien que moi que c'est vrai.
- Peut être mais quel rapport avec le Lord et Harry ?
- Quel rapport ? Severus réfléchit ! Tom et Harry sont à eux deux les deux couples qui ont formés Poudlard !
- Mais eux n'ont pas de destinée telle que la création d'une école !
- Tu as raison, ce n'est pas à ça que rime la prophétie.
- A quoi alors ?
- A créer un monde, à le diriger... A régner.
Lorsque le monde du bien plongera dans l'obscurité.
Lorsque la lumière aura été attrapée par l'autre côté.
Les deux puissances du monde sorcier s'uniront.
- C'est tout ? S'étonna Severus.
- C'est tout ce qui est écrit, grommela Sirius en chiffonnant le parchemin sur lequel était gribouillé un vieux rapport.
- Ce n'est qu'une prédiction Sirius, regarde ce qui est écrit. Ce n'est qu'un rappel de la prophétie, datant d'une vingtaine d'années. Mais... Je pensais que tu connaissais déjà la prophétie !
- Le Lord me l'a résumée dirons nous. J'ai eu le droit à cette prédiction, je croyais que c'était un extrait de la prophétie en fait. C'est pourquoi j'ai été cherché ce rapport. Ensuite j'ai surpris Téllandrill parler d'une légende, et c'est de ses paroles dont j'ai mis Harry au courant.
- Tu parles de l'union des deux derniers héritiers de Gryffondors et Serpentards ?
- Séparément. Ce qui veut dire qu'ils avaient prévus la naissance de l'enfant.
Le couple plongea dans leurs pensées. Celles de Sirius dérivant sur celles de Severus, qui ne les lui cachaient pas pour une fois, se nourrissant de tout ce savoir et cette logique.
- S'ils ont prévus la naissance de l'enfant, ils ont aussi dû prévoir cette guerre pour que les deux puissances s'unissent et règnent sur un monde enfin en paix. Le "monde de paix" signifie qu'avant il ne l'était pas. Logique.
- Donc tout à voir avec cette guerre, c'est vrai, acquiesça Severus. Mais ce que je ne comprends pas c'est jusqu'à quel point cette prophétie dirige la vie d'Harry et Tom. Et en quoi elle a un lien avec leurs pouvoirs.
- Il n'y a que très peu de prophéties qui portent sur un couple contre des opposants. Le plus souvent, elles se résument à deux personnes, l'une contre l'autre. Comme celle que Dumbledore a complètement inventée et servit à Harry, James et Lilly.
- C'est vrai, il y a celle de... Des fondateurs, réfléchit Severus.
oOo
- Tu ne comprends pas ! C'est si dur de vivre sans lui ! Tu ne peux pas comprendre Blaise ! hurla l'homme tapis dans l'ombre.
Sa voix brisée ébranla les fondations du petit appartement plongé dans la pénombre. Le métis souleva avec dégoût un reste de pizza moisie pour s'asseoir sur l'unique fauteuil du salon. Dans un coin, son meilleur ami se laissait aller dans l'ombre, ravagé par la douleur. Une douleur si cruelle, celle de l'absence de son amour, de sa raison de vivre.
- EXPLIQUE-MOI CE QUE JE FAIS ICI !
- Que tu meures, le monde s'en fout Drago. Ton absence ne bouleversera pas l'ordre des choses. Ta vie est comme la mienne. Insignifiante.
Un ricanement fou lui répondit. Un ricanement vide mais teinté d'une étrange tonalité d'agonie.
- Alors ne m'empêche plus de mourir... lui répliqua un murmure haché. Même ma mort ne vaut rien.
- Ton suicide ne vaudrait rien Drago. La mort de Cameron elle, sur le champ de bataille a permit à des centaines d'hommes de vivre.
- Mon monde à moi n'en a rien à faire de leur vie. C'était celle de Cameron qui m'importait.
- Pour autant est-il mort pour rien dans ton monde ?
Le silence qui lui répondit lui apparu plus que ne l'aurait fait un discourt.
- Mourir aujourd'hui rendrait le sacrifice de Cameron inutile. Il voulait que toi tu vives, plus que n'importe qui. Il aurait voulu... Que tu fasses en sorte que sa mort vaille quelque chose.
- C'est si dur...
- La vie n'est jamais si dure pour rien Drago. Trouve la raison de ta souffrance, surmonte-la. Et tu pourras enfin retrouver la paix.
Encore désolé pour tout ce retard !
A bientôt ! AMP
PS : Grand merci pour LOveGaaraOfTheSand, toujours au rendez-vous malgré mes périodes de totales absences !
