Avant tout je vous présente mes meilleurs vœux pour cette année 2014, santé, amour, richesse et beaucoup de fictions qui vous régaleront.
Merci à celles qui me lisent et celles qui me laissent des messages et aux 'Guests': Aussidagility, FLopy69, Rose01.
Merci à Ptitewam, SBRocket et Mutinecherry toujours sur le pont.
Cette histoire appartient à Johnnyboy7 publiée sous le titre There Will Be Freedom et je n'en suis que la traductrice. Elle s'adresse à un public adulte, donc dix-huit ans et plus.
Maintenant nous le savons, Edward est un super papa et il va installer sa nouvelle petite maisonnée. Bon quand je dis petite... mais vous verrez bien.
Chapitre 28 : Immobilier
Real Estate
BELLA POV
There are two freedoms - the false, where a man is free to do what he likes; the true, where he is free to do what he ought. ~Charles Kingsley
All things Twilight related belong to Stephanie Meyer
Roman était un petit garçon très remuant. Il ne restait jamais tranquille un instant et même dans son sommeil, il bougeait comme si ses rêves devenaient vrais.
Nous l'avions ramené à la maison deux jours auparavant et il s'était adapté assez bien à vivre en dehors de l'hôpital. Lui et Sophia étaient comme deux petits pois dans une cosse. Je n'avais jamais cru à toutes ces sottises sur les jumeaux avant, mais maintenant que je le voyais en chair et en os, je ne pouvais nier qu'il y avait une sorte de connexion entre tous les deux. Ils devaient être changés ensemble, nourris ensemble, mis à la sieste ensemble et pouvaient rarement supporter d'être séparés.
Je pense que Sophia savait que Roman était malade alors elle n'aimait pas être loin de lui. Le médecin disait que les jumeaux avaient ce genre de connexion. En bref, à cause de ses poumons et de mon infection attrapée en Espagne, Roman avait développé un cas assez grave d'asthme. Comme il était prématuré, il avait été mis sous nébuliseur. On pouvait entendre les crépitements de ses poumons quand il prenait de grandes inspirations. Il avait une respiration sifflante et toussait quand il dormait sur le côté et je devais le soutenir parfois jusqu'à ce que sa respiration se stabilise. Le médecin nous avait donné différents inhalateurs et aussi quelques médicaments.
Je m'inquiétais toujours pour lui. Il était si petit et je craignais qu'un jour qu'une chose horrible arrive. Je n'arrêtais pas d'imaginer différents scénarios et essayais de me convaincre qu'aucun d'eux ne deviendrait jamais vrai.
"Chérie, c'est l'heure de notre promenade." Edward entra dans la nursery avec Francis en laisse.
"Non, pas aujourd'hui. Restons dedans." Je passai un doigt sur le ventre de Sophia. Elle portait la la plus jolie robe rose que Renée lui avait achetée.
"Bella, le docteur a dit que tu devais reprendre l'exercice," répondit-il.
Chaque jour c'était une bataille entre nous pour que je laisse les bébés. J'avais une sorte d'angoisse de la séparation que je ne pouvais pas expliquer mais cela me consumait lentement.
"Pouvons-nous y aller plus tard? Je viens de les mettre à la sieste."
"C'est exactement pourquoi nous devons y aller maintenant avant qu'ils ne se réveillent en criant à pleins poumons."
"Très bien, très bien." Je me levai de mon siège.
Francis était plus que prêt à y aller, bondissant presque sur ses pattes pour sortir. Je dus mettre une veste légère vu qu'il faisait un peu frais. Octobre était l'un de ces mois où il pouvait faire chaud dans la journée mais le soir, vous aviez besoin de sortir une couverture supplémentaire du placard. Aujourd'hui il faisait en fait assez beau. Il y avait une forte brise et le soleil était sorti mais il ne chauffait pas excessivement.
Edward et moi promenions Francis le long du chemin qui menait de la maison jusqu'au lac.
"Comment te sens-tu?" demandai-je à Edward.
"Très bien." Il haussa les épaules. "Pourquoi?"
"Tu as l'air mélancolique."
"Mélancolique, Bella? Plus personne n'emploie ce mot."
"Mais c'est vrai. A quoi penses-tu?"
"Je pense que je nous ai peut-être trouvé une maison."
"Une maison? Je croyais que nous en faisions construire une."
"Oh, bien sûr, mais ça prend trop de temps et je sais que tu veux t'installer. J'ai trouvé quelque chose qui est très joli et nous conviendrait parfaitement. De l'extérieur du moins. Je ne suis pas allé dedans."
"Quelle taille fait-elle?" demandai-je, craignant un peu d'entendre sa réponse.
Il gloussa. "Très grande."
"Plus grande que celle d'avant?"
"Le double mais je suppose que puisque nous avons deux personnes de plus, cela pourrait être nécessaire."
Je soupirai. "Comment vais-je garder propre un endroit comme ça?"
"Bella, honnêtement tu ne penses pas que je te permettrai réellement de nettoyer," se moqua-t-il.
"Pourquoi? Je salis: je nettoie. C'est comme cela que les choses se font."
"Plus maintenant. Tu as à te préoccuper de plus important. Tu vas bientôt retourner travailler et les bébés vont te prendre beaucoup de temps. Tu ne devrais pas te soucier de cuisiner et de nettoyer. Je vais m'occuper de cela."
"Tu es trop gentil," plaisantai-je.
"La nouvelle maison est plus proche de la ville et près des meilleures écoles."
"Écoles?" Ils n'ont même pas six mois encore. Ne pouvons-nous pas attendre avant d'avoir à nous soucier de ce genre de chose?"
"Bella, les maternelles privées sont très virulentes. Tu ne peux pas juste entrer et être mise sur liste d'attente. Nous devons commencer maintenant."
"Je veux juste qu'ils aient une enfance normale."
"Cela, malheureusement, n'arrivera jamais." Il passa un bras autour de moi alors que nous marchions. Francis tirait sur sa laisse, essayant de poursuivre un écureuil, mais Edward le tenait fermement.
"Il y a tellement de choses dans la façon d'élever un enfant que je ne sais pas."
"Ni toi ni moi non plus."
"Alors cette nouvelle maison, l'aimerai-je?"
"J'en suis sûr. Nous pouvons la voir demain, si tu le souhaites."
"J'aimerais beaucoup. Le plus tôt sera le mieux."
"Le propriétaire vient de mourir et sa femme vend."
"Combien?"
"Je ne sais pas," mentit-il. "J'y suis passé l'autre jour et tout est prêt pour que nous emménagions si tu approuves. Je prendrai rendez-vous avec mon agent immobilier. Nous pourrons enfin partir de cette putain de ville."
"Je l'aime bien," avouai-je. "C'est paisible ici."
"Pas vraiment paisible avec ces gars qui suivent, non?" Edward hocha la tête vers l'arrière. Il y avait à peu près cinq gardes du corps, déployés et marchant comme s'ils se promenaient tranquillement.
"J'y suis assez habituée maintenant."
"Je n'aime pas que tu le sois. Ne te sens-tu pas en danger?" Son ton devint sombre.
"Pas vraiment. Pas avec toi, en tout cas. Tu fais du bon travail pour veiller à ce que je ne sache rien des mauvaises choses qui m'entourent."
"J'essaie de te donner de la liberté mais chaque fois que je le fais, les choses finissent mal pour nous." Edward se pencha pour détacher la laisse du collier de Francis afin qu'il puisse courir un peu.
"Ne t'inquiète pas pour moi. Assure-toi juste que nos enfants soient en sécurité. C'est tout ce qui m'importe."
"Tu es une très bonne mère, Bella." Il me rapprocha de lui plus encore.
"J'essaie."
"As-tu même réalisé combien cela pourrait être difficile pour nous de vraiment élever des enfants dans cet environnement?"
"Je suis sure que tout se passera bien pour eux. Aussi longtemps qu'ils n'en seront pas conscients."
"Mais combien de temps cela durera?"
Notre moment tendre et profond fut interrompu par des aboiements qui éclatèrent d'un coup.
Francis était au bord du lac, s'en prenant à un poisson sous la surface.
"Il a trouvé un ami." dis-je.
"Le chien, ne saute pas dans l'eau," hurla Edward. "Je ne vais pas aller te récupérer là-dedans."
Francis regarda par-dessus son épaule.
"Je suis sérieux."
Ce n'empêcha pas Francis de sauter la tête la première dans le lac. Il se mit à battre des pattes, essayant de poursuivre le poisson.
Edward était stupéfait. Je ne pense pas que Francis lui ait désobéi auparavant.
"Bella, as-tu vu ça?" Il était irrité.
"Laisse-le s'amuser, Edward."
"Francis, ramène ton cul ici, tout de suite!" Edward se tenait sur la rive, ses chaussures touchant presque l'eau.
"Ce n'est qu'un chien." Je riais à cette interaction exagérée.
"Si je le laisse faire cette fois, il pensera qu'il peut me marcher dessus. Je ne permettrai pas ça. Tiens ma veste." Edward l'enleva et me la tendit.
"Je t'en prie, ne saute pas dans ce lac. Il est trop froid."
"Eh bien, je dois aller le chercher, Bella. Il est en train de se noyer."
Effectivement, Francis fatiguait et pouvait à peine garder la tête hors de l'eau. Son petit museau s'agitait de bas en haut.
"Envoie quelqu'un d'autre. Je ne veux pas que tu tombes malade."
Edward marmonna quelque chose pour lui-même en enlevant son pantalon et sa chemise, me les lançant également. "Quand j'aurai mis la main sur lui..."
Il plongea dans le lac, ce qui j'en suis sure n'était pas très agréable. Je pouvais voir mon souffle dans l'air alors je savais qu'il faisait assez froid. Les bras puissants d'Edward fendaient l'eau alors qu'il nageait vers Francis. Il le récupéra et commença à battre des pieds pour revenir vers moi.
"Dépêche-toi, Edward. Il est gelé." Je commençai à paniquer quand je vis que le pauvre chien tremblait.
"Ne lui accorde pas la moindre sympathie. Il mérite de mourir." Edward le posa sur la terre ferme et je l'enveloppai dans la chemise d'Edward.
"Ne dis pas ça. Il était juste curieux." Je serrai Francis contre moi afin de pouvoir le réchauffer.
"Aucune tendresse pour ton mari?"
"Tu survivras."
Edward se rhabilla, juste de son pantalon vu que sa chemise était occupée et nous dûmes attendre que Francis soit réchauffé avant de prendre le chemin du retour.
"Qu'est-ce que bordel il est arrivé à mon chien?" Alec me l'arracha des mains quand nous entrâmes. "Il frissonne."
"Ce stupide clébard a sauté dans le lac. J'aurais dû l'y laisser." Edward se laissa tomber dans le canapé.
Katy Nana se précipita vers lui avec une serviette. "Pauvre, M. Cullen. Tu vas bien?"
"Ça va. Un petit froid n'a jamais tué personne."
~ TWBF ~
"Alors, où se trouve cette maison?" Demanda Alec depuis le siège arrière de la voiture alors qu'Edward conduisait sur l'autoroute.
"Si tu me le demandes encore une fois, je te dépose sur le bord de la route."
"Pouvez-vous cesser de vous disputer, s'il vous plait?" soupirai-je. Ils avaient été ainsi pendant les deux dernières heures. Edward avait été privé de sommeil à cause des bébés. Alec stressait à propos de la fac. Leurs comportements ne rendaient pas le voyage agréable.
Nous avions laissé Roman et Sophia pour la journée pendant que nous allions visiter la maison. C'était supposé être la chose la plus top du marché immobilier et Edward disait que nous devions agir vite si nous la voulions.
Edward semblait savoir exactement où il allait alors qu'il se faufilait dans la circulation. Il prit une sortie et quitta l'autoroute. Nous commençâmes à rouler à travers une zone boisée mais quand je levai les yeux au-delà des arbres, je pus voir d'immenses manoirs avec de grandes fenêtres et des façades ayant l'air luxueuses.
"Nous y sommes." Edward ralentit devant des grilles en fer forgé, tarabiscotées à l'ancienne. Elles s'ouvrirent immédiatement et il continua sur une route sinueuse.
"Allons-nous vivre sur une montagne?" demandai-je.
"Juste une colline," gloussa-t-il.
Il y avait beaucoup d'arbres des deux côtés, rendant l'endroit légèrement sombre même avec le soleil au-dessus.
"Ces bois seront sécurisés si nous prenons cette maison. Les grilles de devant auront quelqu'un posté là tout le temps et je devrai acheter la parcelle de l'autre côté de la rue aussi."
"Cela parait considérable," dis-je.
"Tout au nom de la sécurité, Bella." Alec passa la tête devant. "Je l'aime déjà."
Les arbres s'ouvrirent sur une merveilleuse maison. Elle était franchement la plus grande que je n'ai jamais vue.
Une très petite femme rondelette sautillait devant une jolie Lexus dans l'allée circulaire.
"Ok, laisse-moi t'avertir à son sujet." Edward éteignit le moteur. "Elle parle très vite et a beaucoup d'énergie. Pire qu'Alice. Pire que ta mère. Dix fois pire."
"Compris." Je sortis de la voiture.
"Bonjour, bonjour, bonjour! Je m'appelle Angie." Elle bondit vers nous. Son accent de Chicago était prononcé, je voulus presque lui demander de répéter.
"Ravi de vous revoir, Angie," dit Edward.
"Moi aussi! Êtes-vous prêt à enfin acheter une maison?"
"Peut-être. C'est pour cette raison que j'ai amené ma femme. Voici Bella," me présenta-t-il.
"Ravie de vous rencontrer." Je lui serrai la main.
"J'ai entendu dire que vous veniez d'avoir des jumeaux. C'est si mignon. Avez-vous des photos?" roucoula-t-elle, me faisant penser à une grand-mère gâteuse, même si elle devait avoir à peine plus de quarante ans.
"Pas encore de photos," dis-je avec regret. "Désolée."
En toute honnêteté, nous avions des tas de photos. J'avais déjà rempli quatre albums avec les meilleures. Entre moi, Alice et Renée, nous en avions probablement un millier chacune. Mais Edward et moi étions d'accord pour ne pas montrer les bébés à qui que ce soit, en personnes ou en photos. Pas encore. Nous ne voulions pas que leurs visages soient connus, peu importe qu'ils soient jeunes. Plus l'attention était attirée sur Roman et Sophia, plus ils étaient en danger.
"N'oubliez pas de me les faire voir dès que vous en aurez." Elle alla vers Alec. "Et qui est ce beau jeune homme."
"Mon fils aîné, Alec." Il se redressa. "Ils ne peuvent pas prendre de décision à proprement parler sans moi."
"Bon, bien sûr que non." Angie, sous l'emprise du charme évident d'Alec, rit bêtement comme une lycéenne. "Alors, allons visiter les lieux. En tout, on atteint les mille mètres carrés, dix chambres, huit salles de bains et demies et de vastes terrains à l'arrière.
Doux Jésus...
"Aucune question jusque-là?" Angie fit un demi-tour complet et se transforma en femme d'affaires impitoyable. "Les précédents propriétaires déménagent la semaine prochaine alors la maison est encore meublée mais nous pouvons jeter un œil autour."
Nous secouâmes la tête tous les trois.
"Bien." Elle déverrouilla les grandes portes en bois et nous fit entrer.
L'entrée était... vraiment belle. Les portes ouvraient directement sur un hall au sol de marbre blanc étincelant où se trouvait un escalier en colimaçon. Il y avait de hauts plafonds, ornés de lustres dans un esprit très Victorien.
"C'est une bâtisse symétrique avec un gros corps principal et deux ailes plus étroites, qui est entourée en partie par une cour aux grilles automatiques devant la maison." Angie parlait vite. "Voulez-vous la version courte ou la version longue pour chaque pièce?"
"Nous sommes pressés alors faites au plus simple," indiqua Edward.
Angie inspira et expira, se préparant. "Rez-de-chaussée, un salon et une salle à manger, nous avons aussi bien pour l'un que pour l'autre 12 mètres sur 7, qui encadrent l'entrée avec chacun une cheminée du XVIIIe siècle entourée de fenêtres qui donnent sur la terrasse couverte longeant l'arrière de la maison, vers le lac privé."
Alec écrivait tout. Il aimait comparer les maisons pour une raison ou une autre. Je le soupçonnais d'avoir pris d'Edward cet engouement pour l'immobilier.
"Par-delà la salle à manger, la gigantesque pièce de 9 mètres de long pour le petit-déjeuner a un sol en marbre noir et blanc, un plafond voûté, des croisillons aux mur coordonnés et des fenêtres cintrées avec des portes à la française qui ouvrent dehors sur les terrasses et la vue. Des toilettes pour les invités sont situées immédiatement à la sortie de la salle du petit-déjeuner."
J'étais un peu dépassée mais je ne le laissai pas voir.
"Les zones de service au fond du couloir de l'escalier se composent d'une grande cuisine, un gigantesque cellier qui relie la cuisine à la salle à manger et les installations pour le personnel et la buanderie. Dois-je continuer ou êtes-vous déjà convaincus? Nous n'en sommes encore qu'au rez-de-chaussée."
"Je vous en prie," Edward joignit les mains devant lui.
"Une bibliothèque lambrissée se situe après le salon, avec une cheminée XVIIIème en marbre de Sienne jaune et blanc, des fenêtres cintrées avec des portes à la française en miroir de celles de la pièce du petit-déjeuner. Située aussi après le salon, se trouve la suite parentale du rez-de-chaussée comprenant une chambre de soixante mètres carrés avec cheminée, bureau privé, un long couloir de placards et deux salles de bains."
"Et à l'étage?" demandai-je.
"A l'étage il y a au total quatre chambres, une avec un salon privé, deux avec vue sur l'eau, et deux avec vue sur le jardin de devant, trois avec cheminée, et toutes avec une salle de bains privée. Cinq chambres de plus et deux salles de bains supplémentaires situées au deuxième étage pour subvenir aux besoins d'invités, chambres d'enfants ou logements du personnel."
Angie faisait bien son travail. Je commençais à devenir de plus en plus amoureuse de cet endroit rien qu'à écouter son discours. C'était beaucoup – plus que ce que nous pourrions avoir besoin – mais je la voulais.
Elle poursuivit. "Juste au-delà de l'arrière de la maison, une énorme piscine chauffée est collée directement dans la pelouse. Toutes les forêts sur environ mille cinq cents mètres vous appartiennent. Il y a un lac, comme je l'ai indiqué avant, et, M. Cullen, je sais que vous exigez la plus haute sécurité alors tout devra être clôturé."
"Je m'occuperai de cela."
"Seulement des voisins de l'autre côté de la rue. Personne de ce côté de la route," dit Angie.
"Combien?" demanda Alec comme s'il allait payer quelque chose.
"Quinze millions, sans compter l'entretien nécessaire pour maintenir cet endroit chaque année."
Ma mâchoire tomba. Je ne pris même pas la peine de paraître détachée à ce sujet.
"Pouvez-vous nous laisser une minute?" proposa Edward.
Angie fut immédiatement au téléphone, ses talons cliquant sur le sol alors qu'elle longeait le couloir.
"Tout d'abord, c'est trop." Alec se tapota le menton.
"D'accord," ajouta Edward. "Cet endroit a besoin de travaux."
"Pourquoi? Je l'aime bien."
"Bella, c'est beau, mais pas pour quinze millions de dollars. J'attends un peu plus pour ça."
"Je dis que nous passons à la suivante. Je mettrai cet endroit sur la liste, pour l'instant." Alec écrivit quelque chose. "Nous avons besoin de chambres supplémentaires de toute façon."
"Dix ne sont pas assez pour toi?" demandai-je de façon acerbe.
"Elles sont trop étroites ici. Dix chambres ne devraient pas contenir dans cette superficie."
"De plus, il n'y a pas de place pour le personnel." ajouta Edward.
"Le personnel?"
"Katy Nana, j'ai un majordome en chemin, deux autres femmes de ménage, deux nounous, et, bien sûr, l'équipe de sécurité."
"Nous n'avons rien discuté de cela. Je ne veux pas que mes enfants soient élevés par des nounous."
"Elles ne seront là que pour aider." me garantit Edward. "Tu peux leur donner toutes les directives que tu désires, mais elle seront là. C'est pourquoi nous avons besoin de choisir un endroit au plus vite."
"Et qui sont ces personnes?"
"Des membres de la famille éloignée d'Italie. Elles ont besoin d'un logement et d'une carte verte."
"Pouvons-nous revenir à la maison?" interrompit Alec. "Je ne l'aime pas."
"Moi si. Je la veux," dis-je.
"Bella, nous allons vivre là pour le restant de nos jours. Est-elle vraiment ce que tu veux?" demanda Edward avec sérieux.
"Honnêtement, j'aime cet endroit. Je peux m'y voir. Est-ce que cela semble bizarre?" Je fis courir une main sur le mur.
"Mais, Bella..." pleurnicha Alec.
"Veux-tu vraiment cette maison?" me murmura Edward, essayant de faire taire l'adolescent en arrière-plan.
Je hochai la tête. "S'il te plait."
Il soupira. "Alors, très bien."
Angie avait les documents avec elle et nous signâmes sur la ligne en pointillée une heure plus tard. Edward ne prit pas la peine de vérifier quoi que ce soit ou d'inspecter pour trouver les défauts dans la maison comme l'aurait fait une personne normale. Nous devions tout équiper puisque nous n'avions aucun meuble. Nous avions besoin de tout.
C'était un peu effrayant de dépenser autant d'argent pour une maison. Ma maison. Qui l'aurait cru?
Tout au long de la semaine suivante, on se mit à empaqueter la maison du lac et par on, je voulais dire l'équipe qu'Edward avait engagée pour ce travail. Je passai mon temps à faire des achats. J'appelai les magasins de meubles, les spécialistes en tapis, les experts en éclairage, et tous les autres auxquels on pouvait penser pour aménager les lieux. Edward voulait que cela soit réglé en un mois, alors nous devions faire vite. Nous passions essentiellement notre temps à la nouvelle maison et dormions juste à la maison du lac. Des déménageurs allaient et venaient à toutes heures de la journée. C'était le chaos.
"Ok, le canapé arrive demain." Edward commença à enlever le plastique des chaises qui venaient d'être livrées.
"Oui et le réfrigérateur devrait être là dans l'heure."
"Dieu merci. Je déteste boire la bière chaude," se plaignit-il. "Les nouveaux berceaux seront là rapidement."
"La nurserie sera peinte samedi."
"Et Katy Nana aura son plan de travail en marbre pour la cuisine."
"Je n'arrive pas à croire que tu l'aies laissée te persuader de cela." Je secouai la tête, pensant à la discussion qu'ils avaient eu deux jours avant sur les avantages du marbre dans la cuisine.
"C'est un monstre."
Alec s'occupait de diriger les déménageurs à l'étage puisque nous faisions sa chambre aujourd'hui.
Je restai bouche bée quand je vis deux hommes porter un écran télé géant dans l'entrée. L'emballage précisait soixante pouces.
"Ne le laissez pas tomber!" Alec les suivait de près.
"Edward, pourquoi diable lui as-tu acheté ce truc?"
"Il m'a supplié pour cela. C'est un cadeau de Noël en avance."
"Tu es tellement adorable." Je lui pinçai la joue.
"Mme Bella, les matelas sont là." Katy Nana nous sépara, Edward et moi, me tirant vers la porte d'entrée.
Je passai à peu près l'heure suivante à essayer de trouver quel matelas allait où. Il y avait dix chambres et chacune avait un matelas spécifique selon le cadre de lit. Edward avait des recommandations très précises quant à la douceur et à la force s'agissant de notre matelas, alors quand le nôtre fut échangé avec celui d'Alec, il ne fut pas content. Ce fut arrangé facilement mais ce fut quelques minutes stressantes.
Edward et moi eûmes finalement la chance de nous assoir dans le canapé dans son nouveau bureau, épuisés par les activités de la journée.
"Je suis lessivée." Je me blottis contre lui.
"Que voudrais-tu pour diner?"
"Tu cuisines?" me moquai-je.
"Ha. Ha. Très drôle. Non, je commande."
"N'importe quoi m'ira bien. Je suis trop fatiguée pour vraiment apprécier quoi que ce soit."
Il était sur le point de dire quelque chose mais notre courte pause fut interrompue par le cri aigu d'un bébé. Au son et à la force, je pouvais dire que c'était Sophia, mais Roman suivit bientôt avec un pleur à lui.
"Pas de répit pour les braves." Je gémis et me levai. Edward ne fit aucun mouvement pour me suivre. "Nos enfants ont besoin de nous."
"J'ai entendu." Il ferma les yeux.
"Tu ne viens pas m'aider?"
"Bella, je suis tellement fatigué. Laisse Katy Nana le faire."
"Allons-y." Je le tirai du canapé. "Cesse de faire l'enfant."
Nous suivîmes le couloir vers les bruits de bébé. Roman et Sophia étaient dans leur nurserie non peinte, blottis dans leurs berceaux.
"Tu es toujours tellement grincheuse après ta sieste." Je pris Sophia et l'embrassai sur la joue.
"Et toi, jeune homme, tu as besoin de changer de couche." Edward tenait Roman loin de son visage. "Bella, peux-tu t'en occuper?"
"Absolument pas. Tu es devenu bon à ça. La pratique rend parfait."
"Non, je ne le suis pas. Tu dis juste ça pour ne pas avoir à le faire." Il plaça Roman sur la table à langer. Cela lui prit quelques minutes mais il fit cela sans problèmes majeurs. Il s'améliorait vraiment.
Roman content dans les bras d'Edward, commençait à se rendormir.
"Oh, non. C'est l'heure de nos exercices." Edward s'assit par terre, installant Roman entre ses jambes sur une couverture.
"Je pense toujours que ces trucs sont stupides." J'imitai sa position avec Sophia entre les jambes.
"La stimulation physique aide au développement des bébés, Bella. Ils ont besoin de bouger plus."
Nous commençâmes à déplacer leurs petits pieds et leurs petits bras. Edward chanta même une chanson qu'il avait composée. C'était tellement mignon. Roman et Sophia étaient obsédés par leur père. Ils voulaient le regarder et devenaient complètement fascinés par sa voix, ses yeux, son visage. Qui pouvait les blâmer?
Ils me regardaient avec amour et adoration mais Edward, avec émerveillement.
Après les exercices quotidiens, Roman et Sophia étaient particulièrement de bonne humeur. Ils ne semblaient plus vouloir dormir.
"Bella, je ne vais pas mettre ce truc," se plaignit Edward alors que je lui sanglais le porte-bébé kangourou devant. Il y avait beaucoup de crochets et de sangles, mais Roman reposait confortablement contre la poitrine de son père.
"C'est mignon et ils ne vont pas se rendormir de sitôt."
"Il n'aime pas cette chose." Edward tenait les jambes de Roman. "Ça lui coupe la circulation. Qui diable a inventé cela?"
"Tu es parfait." J'allai prendre l'appareil sur la table près de la fenêtre.
"Bella, non." Il se couvrit le visage. "C'est humiliant."
"Si je dois en porter un alors toi aussi."
"Bella, les nouveaux ustensiles de cuisine sont là." Alec entra dans la pièce. "Oh, c'est matière à chantage, assurément."
"La ferme," claqua Edward.
"J'adore ce truc," Alec eut un rire obsédant.
Edward et moi allâmes dans le couloir, les bébés sanglés à nos poitrines, prêts à retourner au travail.
~ TWBF ~
"Tu sais, bro, ce n'est pas si mal comme endroit," apprécia Emmett, transportant un grand carton dans le séjour.
"Ne le laisse pas tomber," criai-je. "Nous avons besoins de cette vaisselle."
"Très bien, très bien." Il leva les yeux au ciel, déposant le carton doucement.
Nous avions tout le monde pour une soirée pizza informelle. En réalité, c'était juste une excuse pour de la main d'œuvre supplémentaire. Tout avait été déménagé en grande partie, mais quelques bricoles avaient besoin d'être finalisées. L'excitation de la nouvelle maison s'était quelque peu calmée mais il semblait que tout le monde avait quelque chose à dire sur notre nouvel achat.
Un journal local de Maison et Jardin voulait faire un article sur la maison et prendre des photos. Edward refusa catégoriquement. Il dit que si on devait faire l'éloge de sa maison, cela serait fait par une publication nationale. Un magazine d'architecture très populaire appela quelques jours plus tard. Ils voulaient faire un reportage complet avec photos et interview. Edward fut là plus que disposé, juste pour montrer sa domination sur le terrain de l'immobilier. Le reportage n'était pas avant une semaine et demie mais il y avait beaucoup à faire avant.
"Bella, nous avons apporté des photos." Alice portait une dizaine d'albums dans ses bras. Rose suivait avec dix autres.
Vu que tous nos biens personnels avaient été détruits par la bombe, nous avions dû faire appel à la famille pour les photos et les choses comme cela. Ils étaient vraiment généreux en m'apportant ce que je demandais.
"Où sont ces bébés?" Jasper frappa dans ses mains.
"Il dorment et tu ferais mieux de ne pas les réveiller." Edward le poussa dans le canapé. "N'ose même pas bouger. Il m'a fallu plus d'une heure pour les mettre au lit."
"Il leur a chanté une chanson," dis-je.
"C'est la chose la plus mignonne que je n'ai jamais entendue," roucoula Alice. "Chante-la, Edward."
"Non. Pourquoi êtes-vous tous ici?"
"Au cas où tu ne le saurais pas, tu as besoin d'aide. Cet endroit est un vrai souk." Rose jeta un coup d'œil à la ronde. Des cartons étaient empilés et des emballages jetés partout sur le sol.
"Mme Bella, où aimeriez-vous ceci?" Katy Nana portait un grand vase en cristal. "Je le voulais dans la salle à manger mais il irait peut-être mieux sur la cheminée."
"Euh, ouais. Cela me parait bien."
Elle se dépêcha de sortir, fredonnant pour elle-même. Je ne voyais pas pourquoi elle pouvait être si gaie.
"Bon, vous commencez tous à déballer. Je dois parler avec Bella." Edward m'écarta gentiment du groupe et me tira dans les escaliers.
"Où allons-nous?" demandai-je.
"J'ai le gars de la sécurité ici. Il veut expliquer quelques petites choses." Il me conduisit au premier étage et le long du couloir, qui était bordé de tableaux que nous devions encore accrocher. La maison était si grande que je n'avais pas été en mesure d'explorer chaque recoin, alors je ne savais pas vraiment où nous allions.
Nous arrivâmes à une petite pièce tout au bout, qui ressemblait plus à un placard qu'à autre chose.
"Bella, voici Ralph. Mon technicien en chef." Edward me présenta à un jeune homme très nerveux qui gardait la tête baissée mais qui n'arrêtait de remonter ses lunettes sans relâche.
"Bonjour." Je le saluai de la main.
"Bonjour," répondit-il timidement. Il avait des cheveux blonds décoiffés et je suis sûre un visage agréable mais il était caché par sa frange.
"Il installe toute la maison avec le nec-plus-ultra."
"Est-ce que la sécurité est impénétrable?" Je jetai un coup d'œil autour de la pièce qui avait des petits écrans partout sur les murs, montrant différents angles de la maison.
"Rien n'est impénétrable," déclara Ralph d'un ton agacé, presque comme si je l'avais offensé.
Edward se racla la gorge. "Briefe-nous juste sur ce que nous devons savoir."
"Tout d'abord, vous avez des gardes du corps à travers les bois, deux à la grille au bout du chemin et plusieurs là dans la maison. Ils sont au rez-de-chaussée. Rien ne se passera ici sans qu'ils le sachent. Ils travaillent par roulement afin qu'il y ait toujours des gens qui surveillent. On ne les verra pas à moins qu'ils le veuillent."
"Bien." je hochai la tête. J'aimais entendre cela.
"Cet endroit n'est pas différent d'une banque. Dites-vous que vous êtes quelqu'un qui veut visiter l'enceinte." Ralph fit un geste vers moi. "Vous devez vous faire enregistrer par les gardiens qui appelleront les gars ici. Ils iront alors voir M. Cullen qui approuvera ou refusera leur demande."
"Tout le monde doit faire cela?" demandai-je.
"Tout le monde. Pas d'exceptions. Bon, il y a une liste des membres de la famille approuvés, mais c'est une très petite liste. Les voitures sont fouillées et les papiers sont pris."
"Impressionnant." Edward regardait un des écrans qui montrait l'allée de devant. "Quoi d'autre?"
"La maison elle-même est équipée d'une alarme qui vous signalera l'ouverture d'une porte, d'une fenêtre, un courant d'air, quoi que ce soit. Les portes d'entrée n'ont même pas de clés, c'est un code."
"Qui est la date de naissance des jumeaux," ajouta Edward.
"N'est-ce pas quelque peu prévisible?"
"Si un intrus réussit à arriver à la porte de devant, laissons-le entrer. Il le mérite." Ralph émit un petit rire sombre. "Tous les gardes sont armés. Ils tirent pour tuer."
"Bon à savoir."
"M. Cullen a fait mettre des coffres forts dans toute la maison, tous avec des codes différents, pour tout ce que vous auriez besoin de ranger à l'abri. Ils sont à l'épreuve des balles, du feu, de l'eau..."
"A l'épreuve des bombes?" demandai-je.
"Résistants aux bombes," me corrigea Ralph. "Il y aura toujours quelqu'un dans cette pièce pour surveiller, alors vous n'avez pas d'inquiétude à avoir."
"J'apprécie ceci de plus en plus." Je passai ma main sur le dos d'Edward. Il était absorbé par les écrans.
"Euh, quoi?"
"Cela me fait me sentir très en sécurité."
"J'en suis heureux. C'était le but. Alors tu vas arrêter de stresser maintenant?"
"Oui. Mais si une autre bombe est livrée chez nous, nous déménageons en dehors du pays." Je quittai la pièce, Edward sur mes talons.
~ TWBF ~
"Et celui-ci, Bella?" demanda Alice tenant un chemisier turquoise.
"C'est parfait. Ça peut aller dans la section travail."
Elle, Rosalie et moi étions actuellement en train de trier les nouveaux vêtements que j'avais achetés. C'était bizarre parce que ce n'était pas comme si je pouvais porter quoi que ce soit encore avec le plus gros du poids pris pendant la grossesse toujours là, mais je travaillais dur à le perdre. Rose, surtout, me faisait faire de la marche rapide avec elle le matin. C'était un processus lent.
"Et ceux-ci. Elle en a besoin." Rose sortit d'une boite une stupéfiante paire de simples talons noirs. "Dieu, ils sont tellement sexy."
"Je les adore." avouai-je. "Je pourrais les mettre maintenant en fait."
Sophia fit un petit bruit dans son petit transat où elle pouvait s'assoir.
"Ceci est un bonus supplémentaire. Le bébé leur donne son approbation," cria Alice, s'étirant pour suspendre encore des robes. "Bon sang, je voudrais être grande."
"Mme Bella, j'ai des fourrures." Katy Nana rangeait un portant de vêtements dans un dressing qui était presque aussi grand que ma chambre. "Vous et M. Edward avez plein de choses merveilleuses."
"Il a commandé toutes celles-ci?" Je touchai un manteau long blanc qui était incroyablement doux.
"Je crois bien."
"Oh, regardez." Rose prit un de ces chapeaux russes en fourrure et le mit sur sa tête.
"C'est ce qu'on appelle une Ouchanka," dit Alice en fronçant les sourcils, "et c'est un accessoire très à la mode."
"Peu importe ce que c'est, je le veux."
"Ce n'est pas ton dressing."
Je ne les écoutai plus. Bien que j'aimais Alice et Rosalie, ensemble, elles pouvaient être étourdissantes au point de me rendre folle.
"Pouvez-vous les mettre dans le coin?" dis-je à Katy Nana. "Je m'en occuperai plus tard."
"Oui, M'dame." Elle tira le portant. "Oh, et il y a des gens en bas que M. Edward aimerait vous présenter."
"Merci." Je me levai du sol et décidai de prendre Sophia avec moi. Il n'était pas question que je la laisse dans la chambre avec Alice et Rosalie. Je la portai jusqu'à la cuisine où j'entendis la voix d'Edward. Il faisait rebondir Roman dans ses bras quand j'entrai.
Il y avait trois personnes nouvelles dans la pièce. L'une était un homme grand, plus grand qu'Edward avec des cheveux noir de jais. Il semblait avoir la quarantaine avec cet air sérieux d'un sergent. Les deux autres étaient des femmes: toutes les deux blondes, petites et fines, peut-être la trentaine.
"Ah, te voilà." Edward vint vers moi. "Et voici mon épouse, Bella."
"Qui sont-ils?"
"Le personnel," murmura-t-il. "Gioni, Carmela et Agata. Tous des amis de la famille d'Italie. On peut leur faire confiance, tu n'as pas à t'inquiéter d'eux."
"Es-tu sûr?" le questionnai-je. Je ne voulais pas qui que ce soit dans ma maison que je ne connaisse pas, surtout avec les enfants. Mais si Edward avait confiance en eux, alors je pouvais aussi. "Bonjour."
"Bonjour," dirent-ils tous à l'unisson, de manière très professionnelle.
Ceci tourna rapidement à la rencontre la plus malaisée à laquelle j'avais pu prendre part. Ils me regardaient, attendant visiblement que je parle mais je ne savais pas quoi dire.
"Ils sont très vieille-école, d'une façon différente de penser. Tu es la maitresse de maison. Ils ne diront rien si tu ne leur demandes pas."
"Edward, je ne me sens pas à l'aise avec ça. Où vont-ils loger?"
"Ici. Au rez-de-chaussée avec la sécurité. Leurs chambres ont déjà été préparées."
Nous nous tenions là, bébés dans les bras, juste à nous regarder. Je supposais qu'ils étaient en train de me donner soit le pouce levé soit le pouce baissé.
"Ok, bon, je laisserai Katy Nana vous faire faire le tour de la maison. Vous pouvez déballer vos affaires ce soir si vous voulez."
"Merci, monsieur," dit Gioni.
Edward sortit de la cuisine et je le suivis rapidement. "Je n'aime pas ça."
"Bella, tu as besoin d'aide. Nous avons tous besoin d'aide pour faire marcher cette maison sans heurt. C'est un putain de monstre, si tu ne l'avais pas remarqué."
"Je sais mais je ne peux pas faire tout ça. Je n'ai pas besoin d'un majordome et de bonnes."
Il s'arrêta dans le couloir et mit son doigt sur la bouche, un signe pour que je reste silencieuse.
"Très bien, donc il y a des règles précises qui doivent être suivies," Katy Nana commença ses ordres. "M. Cullen se lève à cinq heures trente tous les matins pour son travail. Vous devrez être debout bien avant. Habituellement, ils se retirent tous les deux aux environs de minuit s'ils ne sont pas sortis. M. Alec reste debout considérablement plus tard mais il aime rester seul la plupart du temps."
"Et les bébés? Devrons-nous nous occuper d'eux?" demanda une voix féminine. Je n'avais jamais vraiment entendu parler Agata ou Carmela séparément auparavant, alors je ne savais laquelle des deux c'était.
"Absolument pas," déclara fermement Katy Nana. "Mme Bella aime gérer ça elle-même. Je suis la seule qui a autorité pour faire ce genre de choses."
Gioni toussa.
"Il pense que c'est inconvenant pour Katy Nana de parler de toi de façon si informelle," murmura Edward. "Il est mal à l'aise avec la relation que vous avez toutes les deux."
"Pourquoi? Est-ce mal?"
"C'est juste différent. Il n'a pas encore compris comment les choses fonctionnent ici."
"Donc, il est le majordome? Qu'est-ce que cela veut dire?"
"Il est en gros le Katy Nana masculin; il va lui prendre un peu de sa charge. Il répondra au téléphone et à la porte, veillera à ce que la maison soit en ordre, s'assurera que nos emplois du temps soient organisés et des choses comme ça."
"Et les deux autres?"
"Elles aideront à faire les courses, la cuisine, le ménage, tout ce que tu as besoin."
"C'est tellement étrange. Je n'ai jamais eu de femmes de ménage auparavant."
Roman commença à s'étirer dans les bras d'Edward. "Ces deux-là n'auront jamais à lever le petit doigt."
"Ça c'est autre chose. Je ne veux pas d'enfants gâtés, Edward."
"Oh, crois-moi, ils ne seront pas gâtés. J'ai hâte qu'ils soient adolescents. J'ai toute une liste de choses pour eux. J'ai eu à tondre toute la pelouse avant mes dix ans. Ils ne seront pas différents. Quand les bébés grandiront, Carmela et Agata seront plus des nounous, surtout pendant que nous serons au travail."
"Bon, j'aime assez cela." Je jetai un coup d'œil dans le coin. "Et si les bébé ne les aiment pas?"
"Je suis sûr qu'ils s'y habitueront."
"Gioni me fait un peu peur."
"Parle-lui juste un peu plus. Il n'est pas si mauvais."
"Si tu le dis."
~ TWBF ~
Étant des bébés, Roman et Sophia n'avait pas d'horaires réguliers pour dormir. Ils s'amélioraient pour dormir à des heures appropriées mais ils réveillaient encore tout le monde dans la maison à des heures indues avec leurs hurlements. Edward nous tirait du lit si nous entendions le moniteur se mettre en branle sur la table. Le pire dans tout cela c'était qu'il pouvait se rendormir tout de suite. C'était facile pour lui. J'étais celle en proie à l'agitation pour le reste de la nuit.
Nous venions de bercer Roman et Sophia pour les rendormir après les avoir changés. Il était actuellement trois heures du matin et Edward s'était rendormi tandis que je fixai le plafond.
Après une demi-heure, je décidai d'aller manger pour passer le temps. Probablement pas la meilleure idée mais j'avais faim.
Je m'enroulai dans un peignoir et descendis à pas de loup les trois volées d'escaliers jusqu'à la cuisine.
"Qu'avons-nous ce soir." Je farfouillai dans le réfrigérateur, cherchant les lasagnes que j'avais aidé à préparer pour le diner.
"Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous?" demanda une voix grave.
Je sursautai de peur et bousculai les choses dans le réfrigérateur.
"Qu'est-ce que..." Je me retournai brusquement. "Gioni, vous m'avez fait peur."
"Je suis désolé, ce n'était pas mon intention." Il fit un sourire pincé. "Avez-vous besoin de quelque chose?"
"Non." Je sentis le besoin de mentir. "Ça va."
"J'allais me faire du thé, en voulez-vous?"
Je hochai la tête.
Il ne parla pas vraiment tandis qu'il se déplaçait dans la cuisine, trouvant tout comme s'il avait toujours vécu ici. Je m'assis, jouant avec mes mains tout en le regardant.
"Alors, vous êtes d'Italie?" demandai-je.
"Né et grandi."
"Vous n'avez pas d'accent."
"Ma mère est Américaine alors je suppose que cela a quelque chose à voir avec ça." Il ne me regarda pas une seule fois.
"Comment connaissez-vous Edward?"
"Nicola vient du même village que mon père. Tout le monde connait en gros tout le monde là-bas. Nous sommes une grande famille."
"Et depuis combien de temps êtes-vous ici?"
"Je suis arrivé ce matin."
"Oh. Est-ce la première fois que vous venez en Amérique?"
Il hocha la tête.
"Et Agata et Carmela?"
"Elles aussi. Elles ne parlent pas très bien Anglais. Je suis désolé pour cela."
"Non, ce n'est pas grave. Je peux parler en Italien si cela les fait se sentir mieux."
Gioni me tendit une tasse de thé fumant. "Crème ou sucre?"
"Non, c'est très bien. Merci."
"Avec plaisir."
Je remarquai que même s'il m'avait dit qu'il se faisait une tasse, il n'en avait pas. Il n'en avait fait que pour une.
Je buvais à petites gorgées ma boisson et je sentais ses yeux sur moi. Chaque fois que je levais la tête, il regardait ailleurs ou s'occupait à quelque chose.
"Avez-vous laissé de la famille en Italie?"
"Non, M'dame. Bon, si, mais rien qui puisse me retenir là-bas."
"Vraiment?" Je l'encourageai à continuer.
"Je viens de divorcer."
"Oh, je suis désolée."
"Non, ce n'est pas grave. Je ne devrais vraiment pas vous parler de ce genre de choses. Ce n'est pas convenable."
Je savais qu'il n'allait rien dire de plus. Il bâtit un mur autour de lui très rapidement et m'exclut.
Nous restâmes silencieux tandis que je terminais mon thé. Quand j'eus fini, je fis un mouvement pour aller laver ma tasse dans l'évier, mais Gioni me l'arracha presque des mains avant que j'en aie la chance.
"Je peux le faire si vous désirez retourner vous coucher."
"Merci." Je commençai à sortir de la cuisine. "Bonne nuit."
"Bonne nuit, M'dame."
J'étais sur le point de partir mais je fis demi-tour. "Pouvez-vous faire quelque chose pour moi?"
"Bien sûr. De quoi s'agit-il?"
"Pourriez-vous cesser de m'appeler 'M'dame'? Je suis beaucoup plus jeune que vous et ça me fait me sentir bizarre." ris-je légèrement.
"Je peux essayer."
"Et vous n'avez pas à être si raide. Je sais que c'est le style de votre travail, mais avec moi, vous pouvez vous détendre un peu."
"J'essaierai." répéta-t-il avec un hochement de tête. "Bonne nuit."
En remontant les escaliers, je réalisai que ma vie ne serait jamais comme avant. Je n'étais pas seulement mère, mais aussi l'employeur de majordomes, femmes de ménage et gouvernantes.
Les choses étaient définitivement en train de changer de façon considérable.
~ TWBF ~
Un autre chapitre tranquille pour bien commencer l'année, mais il fallait les installer dans leur nouvelle vie avant que les affaires reprennent.
Une nouvelle maison, des gardes du corps et du personnel, Edward a mis le paquet sur la sécurité et Bella maintenant ne trouve rien à redire. Entre l'épisode de la bombe et le fait d'avoir des enfants elle ne rechigne plus sur la surveillance. Mais avant tout, ils sont tous tous les deux des parent attentionnés et adorables.
Pensez-vous que Bella va endosser rapidement son rôle de maitresse de maison à la tête du personnel avec Katy Nana auto-proclamée second en chef?
A bientôt
LyraParleOr
