On arrive pratiquement à la fin de mon histoire mais je me demande si je ne vais pas la faire en deux parties. Qu'en pensez vous?

NDA: Quelques lignes sont pour ma belle amoureuse... (le livre donné)

Allez, sans plus tarder, la suite. Bonne lecture et, have fun!

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Son regard était posé sur l'imposante façade et, malgré elle, des larmes coulaient sur ses joues. D'une main tremblante, Emilie alluma une cigarette et s'assit sur les marches, tournant le dos au bâtiment qui avait abrité le procès. Isabelle se tenait près de sa compagne et ne savait pas quoi faire devant sa douleur muette.

- Tu veux en parler? Demanda la rouquine en s'asseyant près d'elle.

- Non. Je pensais être forte mais ce n'est pas le cas.

- Ne pense pas comme ça. C'est exactement ce que Rosalie cherche. Soit plus forte qu'elle. (regarde le ciel) Le soleil va faire son apparition. Rentrons.


Allongée sur le lit, Bella lit tandis qu'Alice contemple sa compagne. Un rayon de soleil se refléta sur la peau de Bella et Alice sourit.

- Tu es très belle. Murmura Alice. Voir le soleil se refléter sur ta beau est quelque chose que je ne suis pas prête d'oublier. Termina la vampire en s'allongeant près de Bella.

Alice posa une main sur le ventre de sa compagne et la regardait lire. La belle vampire ferma les yeux et huma profondément le parfum de la jeune femme, comme si elle voulait en garder un souvenir olfactif.

- Ton odeur est différente. Fini par murmurer Alice, les yeux mi-clos.

- Tu n'aimes pas? S'enquit Bella en tournant une page.

- Si, au contraire.

- Hugo Boss Deep Red. Répondit Bella en posant son livre sur la table de nuit. Ça change du CK One.

- J'aime bien les deux. Murmura Alice avant de se mettre sur Bella.

Du bout des doigts, Alice caressa le visage de sa compagne et l'embrassa. Tout cessa d'exister autour d'elles à l'instant même ou Alice embrassa Bella. Ce n'était plus que des soupirs, des gémissements, deux corps qui entament une danse connue d'eux seuls. Bella ne se lassait pas des mains d'Alice qui se promenaient sur son corps, lui arrachant des gémissements. Mains qui effleuraient ses seins, bouche qui mordillait sensuellement les tétons, mains qui se promenaient encore et encore sur ses flancs, son ventre, l'aine, les jambes… Bouche qui suivait le même chemin. Alice devinait sans peine que les yeux de sa compagne viraient au noir le plus total et elle prit tout son temps pour emmener sa belle dans un monde qu'elles avaient toutes les deux crée.


Dans la chambre occupée par les Françaises, le moral n'était pas au beau fixe. Emilie avait commandé de la vodka et s'appliquait à vider consciencieusement la bouteille tout en fumant cigarette sur cigarette tandis qu'Isabelle la regardait, un air réprobateur sur le visage.

- Tu cherches quoi? Dit la rousse en venant près d'elle. A te saouler?

- Je ne peux pas. Répondit la brune en vidant son verre. Ça aussi, Rosalie me l'a enlevé. Tu aurai du me laisser partir Isabelle.

- Et j'aurai fait quoi sans toi? Tu peux me le dire?

- Tu aurai trouvé quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui n'aurait pas même passé que moi. Quelqu'un qui, quand elle cauchemarde, ne cherche pas à se débattre!

Isabelle s'approcha de sa compagne et posa ses mains sur sa taille. Son regard se posa sur le visage de la brune et elle dit:

- Ton passé Est-ce qu'il est. Comme toi, j'ai des souvenirs qui remontent mais, à travers la douleur qui revient, qui te prend toute entière, je me rappelle des bons souvenirs. La première fois que nous avons fait l'amour, la première fois ou tu m'a dit je t'aime… (sourit) Celle ou je t'ai vue descendre de l'avion, vêtue de ton uniforme américain… Cet hôtel ou nous avons passé tant de nuits à nous aimer, ou je te regardait dormir… (l'embrasse) Et toutes tes absences qui on fait de toi la femme la plus admirable que je connaisse. Je ne connait pas beaucoup de personnes qui ont su faire abstraction de leur passé pour aller à la rencontre des gens, pour aider le monde à leur manière.

Isabelle resta silencieuse quelques secondes et reprit, d'une voix douce:

- Nous avons traversé des crises plus fortes que celle là. Rappelle toi de la joie que tu as éprouvée dans tout les pays que tu as fait en aidant tout ces gens. Rappelle toi du sourire de l'enfant à qui tu avais donné un livre. Rappelle toi de la joie ressentie à ce moment là quand tu me l'a écrit dans une lettre. Rappelle toi de tout ces moments heureux quand tu te retrouvera face à celle qui a voulu me prendre ce que j'ai de plus précieux au monde.


Le soir, les quatre vampires étaient dans un parc et attendaient, silencieuses et immobiles, l'arrivée de Rosalie. Alice contenait sa colère tandis qu'Emilie fixait le sol sous les regards inquiets d'Isabelle et Bella qui la trouvait encore plus pâle que d'habitude.

- Quel charmant tableau de famille. Dit Rosalie en s'avançant vers elles. (sourit) La rouquine et sa chose ainsi que ma très chère sœur et son aberration…

- T'as fini? Dit froidement la rouquine.

- J'ai d'autres qualificatifs pour toi et ta poufiasse mais je ne m'abaisserai pas à vous les énumérer. Répondit la blonde.

En entendant la voix de Rosalie, Emilie la regarda fixement et, d'un coup, tout le ressentiment qu'elle avait envers la vampire blonde refit surface. La brune s'avança rapidement vers la blonde, arma son bras et s'apprêtait à lui coller son poing dans la figure quand elle fut devancée par Alice.

- Pourquoi t'en prend tu aux personnes que j'aime? Demanda la belle vampire en martelant de coups le visage de la blonde. Pourquoi?

- Parce qu'elles te volent à moi. Dit froidement Rosalie en arrivant à esquiver les coups et en les rendant. Parce que Bella n'a rien à faire avec toi. Tu es à moi Alice. A moi et à personne d'autre! Après toi, ce sera au tour de ta Bella…

Comprenant qu'Alice n'allait pas tenir plus longtemps et que Bella allait faire les frais de la fureur de Rosalie, Emilie passa rapidement derrière la blonde et la ceintura.

- Foutez moi le camp! Cria Emilie.

- Lâche moi. Murmura Rosalie.

- Cassez vous! Cria de nouveau la brune. Je ne vais pas la retenir plus longtemps! MA rouquine, ne t'inquiètes pas pour moi. Emmène Al' et Bella loin d'ici!

Prenant dans ses bras une Alice à moitié dans les vapes, Isabelle regarda une dernière fois sa compagne et parti avec Bella. Emilie desserra sa prise et Rosalie en profita pour la mettre sur le sol, l'immobilisant avec ses jambes et serrant ses poignets.

- Tu ne les rattrapent pas? Demanda froidement la Française.

- Non. Répondit Rosalie en souriant. Plus tard, plus tard… Autre chose à faire. (la renifle) Tu as eu tort de t'interposer. (murmura à son oreille) Comparé à ce que je vais te faire, ce que tu as enduré pendant la guerre te semblera agréable…


Une petite review pour l'auteur?

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