Touché en plein cœur

Hey !

Je tenais, avant de commencer, vous remercier pour votre compréhension sur le dernier chapitre. Le fait d'inclure un personnage handicapé dans une fanfiction est rare et c'est bien dommage.

Vous avez été réceptifs au message que j'ai voulu transmettre par le « coup de gueule » de Joy face au comportement « irresponsable » de Kidd. Vous l'aurez compris, c'était également MON coup de gueule que j'ai exprimé via mon OC qu'est Joy.

Bref, trêve de mondanités comme dirait un Youtuber bien connu et passons au chapitre.

Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews.


Mots (chapitre) : 3500

Beta: Nyxiera

Rating : K+, car encore et toujours Kidd.

Droits d'auteur : Eiichiro Oda pour One Piece et ses personnages. Moi pour l'histoire de TEPC et ses OC's.

Reviews hors-ligne :

Carolinaaa: Hey! Oui, c'est l'un des objectif d'avoir pris ce risque. Je ne veux pas me différencier d'autres fictions ou de me faire remarquer. J'utilise juste ma fiction pour aborder ce sujet sensible qu'est l'handicap. Merci j'espère te revoir!

Miss-Panda-Lawko: Il y aura toujours des gens comme ça, jusqu'à ce que cela leur arrive indirect ou directement. Je profite du fait d'avoir peu de lecteurs, mais très fidèles pour communiquer mon message. J'ai eu beaucoup de retours positifs et cela m'a fait sourire de voir que mes lecteurs sont réfléchis et conciliants.

Merci pour vos reviews!


Chapitre 29 : Le dessin exprime plus fort que les mots.

Joy et Kidd se regardèrent longuement sans qu'aucun mot ne traverse leurs lèvres. Fred avait toujours ce regard sans émotion. Il joignit ses deux mains sur la table et posa son menton dessus en dévisageant ses deux invités.

- Ne le prenez pas mal, débuta le scientifique, mais nous avons peu de visites ici. Je n'ai pas l'habitude de voir des étrangers.

En voyant les yeux de Joy se plisser sous la méfiance, il poursuivit :

- Je ne vous veux aucun mal, je me demandais juste comment vous aviez réussi à trouver mon « refuge ».

Kidd reposa violemment ses couverts dans son assiette en formant un X. Joy sursauta, ne s'y attendant pas. Le jeune homme autiste n'eut aucune réaction, il semblait autre part.

- Je n'aime pas être surveillé et suivi, grinça Kidd.

Leur hôte secoua vivement les mains devant son visage.

- Non, non, je ne vous espionnais pas !
- Comment avez-vous pu savoir que nous étions là alors ? Intervint la rouquine.

Fred reprit son calme et joignit de nouveau les mains de la même manière.

- Je l'ai vu aux comportements anormaux de mes animaux.
- Vos animaux ?
- Oui, enfin, ceux de mon fils.

Les deux pirates se dévisagèrent de nouveau sans savoir quelles questions poser.

- Vous voulez dire que c'est vous qui êtes responsable de ces animaux assez...

Elle réfléchit au mot à employer pour ne pas choquer ou brusquer l'homme. Elle ne savait rien à son sujet et il savait qu'ils étaient sur l'île et frôlaient la mort à cause de ces mêmes animaux.

- Originaux ? termina l'ex-marine.

Fred se leva et deux paires d'yeux le suivirent. Les Kidd's étaient prêts à toute réaction de la part du scientifique. Le peu de confiance instaurée entre les deux groupes avait été rompu par toutes ces nouveautés. Elles changeaient la donne et ce n'était pas très bon.

L'homme passa derrière Joy, lentement. Elle put sentir son eau de Cologne, comme si le temps s'était figé le temps qu'il passe. S'il lui avait glissé quelques mots, ce qu'il n'avait pas fait, elle les aurait entendus au ralenti.

Fred rejoignit son fils et s'accroupit devant lui. Il frôla du bout du doigt sa joue et murmura quelques mots. Fray sembla revenir sur terre et écouter son père, même s'il ne lui adressa aucun regard.

Le père se redressa et s'adressa aux deux pirates.

- Je peux vous poser une question ?

Il ne reçut aucune réponse. Positive ou négative. Alors il poursuivit sur sa lancée.

- Un père ferait tout pour rendre son enfant heureux. Vous êtes d'accord avec moi ?

Joy hocha simplement la tête en revoyant Keri, tout sourire tout au long de sa vie dans sa petite maisonnette puis appartement. Son père faisait tout ce qu'elle lui demandait, tant que ça restait dans la mesure du possible et non exagéré. Dès qu'elle pleurait ou riait, il l'imitait pour qu'elle se sente moins seule. Son père avait toujours été là pour sa sœur et elle.
Joy ne pouvait qu'être d'accord avec Fred. Un père aimant ferait tout pour rendre ses enfants heureux. Leur promettre une vie parfaite, sans embûches. Les aider à se construire avant de les laisser seuls dans la vie active. S'il y avait le moindre souci, papa et maman seront toujours là pour ceux qui ont la chance d'en avoir qui les aiment.

Ceux qui ont cette chance. Celle que Kidd n'a pas eu.

Lui n'avait pas eu droit à ce père aimant qui pensait d'abord au bonheur de son fils, mais plutôt à l'image qu'il renvoyait. Sa mère, c'était une autre histoire. Aaron s'était arrangé pour la mettre hors d'état de nuire et la soumettre à son autorité. Elle voulait le bonheur de Kidd, sans aucun doute et le rouge le savait. Mais son père, lui ne le voyait que comme un successeur de son nom de famille. Rien d'autre. S'il était mort, il aurait eu un autre enfant avec une autre femme et le cycle se serait répété.

Alors non, Kidd n'était pas d'accord avec Fred.

- Non, lâcha-t-il après réflexion.

Fred et Joy le regardèrent avec une légère surprise. Joy comprit de suite cette réponse. Après tout, elle connaissait l'histoire de Kidd. Une partie.

- Comment ça jeune homme ?

Le capitaine recula sa chaise et posa ses pieds sur la table après les avoir croisées. Il passa ses bras, également croisés, derrière sa tête et expliqua avec une certaine philosophie inconnue au rouge :

- Une mère veut aussi le bonheur de son enfant. Un ami peut vouloir la même chose. Parfois, personne ne souhaite le bonheur de son voisin, car la société a toujours été égoïste. Un parent ne veut l'épanouissement de son fils ou sa fille que parce qu'il est de son sang et qu'il ressent un besoin de le protéger, c'est dans la nature humaine. Alors, je vous corrige en vous disant que cette question se pose au cas par cas. Parfois c'est un père, une mère, un frère, un ami ou même un inconnu.

Fred hocha la tête.

- Sages paroles, se contenta-t-il de commenter.

Il tendit le bras et caressa avec douceur les cheveux de son fils.

- Prenons donc le cas de mon fils. Je veux son bonheur car je suis son père et la seule personne au monde à me soucier de lui. Ce n'est pas parce qu'il est atteint d'un handicap qu'il n'a pas le droit d'être heureux. Je connais mon fils et je sais comment le rendre heureux.

Il embrassa son front et Fray secoua la tête légèrement, signe qu'il était avec eux.

- Mon fils a un rêve.
- Un rêve ? Répéta Joy.
- Vous vous demandez quel est ce rêve, n'est-ce pas ?

Kidd et Joy se consultèrent du regard. Ils ne demandaient que d'en savoir plus.

- Mon fils a toujours adoré les animaux. Les personnes atteintes d'autisme ont une énorme difficulté à communiquer avec d'autres personnes. Mais cela ne s'applique pas aux animaux. Fray aime les animaux et les animaux l'aiment.
- Je ne suis pas, avoua Joy. Quel est le lien avec tous les animaux peuplant cette île?

Un sourire énigmatique étira les lèvres du scientifique.

- Vous le comprendrez assez tôt. Laissez moi vous expliquer le rêve de mon petit Fray.

Kidd ne pipa pas un seul mot. Il écouta d'une oreille distraite. Après tout, il s'en foutait de cette île et de ses mystères, il voulait juste foutre le camp d'ici et retrouver son équipage. Mais Joy sembla si absorbée par cette histoire qu'il s'obligea à rester et écouter comme elle. Après tout, Fred ne semblait avoir que le cerveau et Fray n'était pas capable de se battre. Quoi qu'il arrive, les deux pirates arriveraient toujours à s'en sortir.

Le scientifique regarda tendrement son fils avant de reprendre.

- Le rêve de mon fils est de faire son propre zoo. N'est-ce pas génial ?! S'émerveilla l'homme. Mais pas n'importe quel zoo ! Celui créé de ses propres mains avec ses dessins.
- Ses dessins, répéta Joy. C'est impossible. On ne peut pas créer des êtres vivants à partir de simples dessins.
- C'est là que mon génie intervient !

Kidd fronça les sourcils et murmura pour lui-même :

- Je le sens mal son truc.

Il suivit des yeux le moindre des gestes de Fred. Ce dernier prit le mini Thémos de son fils et lui parla sans qu'il ne lui réponde.

Il déposa la machine sur la table, après avoir balayé les couverts, et donna une feuille et un crayon à Fray. Une rose resta tout de même sur la table, elle était fanée et assoiffée. Elle se cambrait dans son petit vase transparent. L'un de ses dernier pétales rouges tomba sur la table.

L'assiette vola et s'éclata contre le mur. La fourchette et le couteau tombèrent à terre, mais Fred ne s'en soucia pas. Il était trop impatient de présenter son invention et ce qui en découlait à ses invités. Leur montrer de quoi son fils était capable malgré sa différence. Montrer au monde que peut importe où, quand, pourquoi, de qui on naît on peut réaliser son rêve.

Il désigna la petite boite métallique.

- Ceci est ma plus belle invention. Elle se nomme le Mini Thémos. Elle permet de rendre réels les dessins de mon fils.

Kidd retira ses pieds de la table. Il sembla tout d'un coup intéressé. Il éclata de rire.

- C'est impossible. On ne peut pas créer quelque chose à partir d'un putain de dessin.

Fred ne répondit pas et se tourna vers Joy.

- Regardez, jeune fille.

Il posa sa main sur l'épaule de son fils. De suite, celui-ci se mit à dessiner. Impossible pour les pirates de voir ce qu'il griffonnait sur sa feuille, mais il sembla de nouveau parti dans un autre monde. Plongé de son dessin, concentré. À le regarder comme ça, on dirait un jeune homme tout à fait normal. Sans handicap, dessinant juste par plaisir.

À peine trente secondes plus tard, Fray leva la feuille et la prit. Il montra la face dessinée à la rouquine. Le dessin était... parfait. Toutes les lignes, les courbures et même les ombres avaient été faites sans hésitation et en une seule fois. Pas un seul coup de gomme pour rectifier le tir. Rien. Juste la perfection. Si on ne lui avait pas dit que c'était un dessin, Joy y aurait vu une rose rouge des plus éclatantes. Elle aurait même été tentée de la prendre.

- Évidemment, ce n'est pas possible de créer quelque chose artificiellement à partir de rien. Il faut toujours une base. Le mini Thémos marche selon cette logique.

Il tourna la petite machine face aux pirates et empoigna la rose fanée.

- Regardez bien ce qui va se passer.

Il glissa le dessin dans une petite fente, comme celle des boites aux lettres, sur la face du dessus de la machine. À côté de cette fente, une sorte de tube pas très large. Il y glissa la rose en elle-même et s'écarta.

D'un seul coup, la machine poussa des cris. Joy écarquilla les yeux. Elle avait reconnu ces bruits. C'étaient exactement les mêmes que ceux qu'ils avaient entendus la nuit dernière. Sauf que cette fois, ils étaient moins forts et non accompagnés de cris déchirants d'animaux.

Tout doucement, le puzzle se forma dans l'esprit de Joy.

Un petit « poc » résonna dans la pièce et quelque chose sortit du tube par lequel la rose avait disparu.

Fred cueillit l'objet et le montra à ses invités. Kidd et Joy n'en revinrent pas.
Dans sa main, Fred tenait une rose rouge éclatante. Exactement comme celle du dessin, mais avec les dimensions de la rose fanée.

- C'est quoi ce bordel ? Fit Kidd en se levant d'un seul coup.
- Je sais, se réjouit le scientifique. C'est révolutionnaire !

Il posa la rose sur la table et Fray s'en empara.

Joy n'en croyait pas ses yeux. Elle fixait la fleur sans vraiment la regarder. Ce qui venait de se produire sous ses yeux était incroyable et inimaginable. Une pièce de plus se rajouta au puzzle presque complet.

- Attendez, fit-elle en posant les deux mains à plat sur la table, pourquoi cette machine porte-t-elle un « Mini » dans son nom ?

Tous les regards se tournèrent vers elle, sauf celui de Fray. L'intervention de Joy sembla quelque peu apaiser Kidd, car ce dernier se rassit calmement sur sa chaise sans un mot.

Les yeux du scientifiques s'illuminèrent d'un seul coup.

- Tu es très futée ! Eh bien oui. Le mini veut dire qu'il en existe une plus performante avec d'autres possibilités. En réalité, Thémos est mon invention principale. J'ai vite remarqué que Fray aimait être seul, alors je lui ai confectionné la même machine en plus petit : le mini Thémos.

Il tapa sur la boite en fer.

- Que peux faire la Thémos d'origine si elle a des possibilités supplémentaires comme vous le dites ?
- Des choses exceptionnelles.

Il claqua dans ses mains.

- Vous devez être exténués et sales, je vais vous conduire à votre chambre avec salle de bain. Vous méritez bien cela.

Joy ne savait pas si elle devait oui ou non suivre cet homme aveuglément. Une chose était sûre, tant qu'elle était avec Kidd, elle ne risquait rien. Elle osa un regard sur le rouge pour savoir ce qu'il pensait de cette proposition.

Il prit la parole en se levant.

- On en a bien besoin.

Il s'avança et lorsqu'il passa à la hauteur du scientifique, il lui souffla :

- Nous vous avisez pas à appeler la Marine ou je ne sais quoi. Car lorsqu'ils arriveront, ils verront vos cadavres. Celui de votre fils et vous. Je suis encore là, juste pour que Joy se repose. Elle en a besoin.

Il enfonça ses mains dans son pantalon large et avança. Fred ne lui répondit pas et ouvrit une grande porte.

- Suivez-moi.

Joy se leva à son tour et se dirigea vers elle. Au moment où elle dépassa Fray, un bras la bloqua. Elle se stoppa et regarda Fray, le propriétaire de ce membre. Il était tête baissée et fixait le sol.

Il retira son bras et lui tendit la rose. Sans un mot, ni regard. Il la lui tendait juste comme un présent.

La rousse sourit et la prit.

- Merci, Fray, chuchota-t-elle.

Elle n'osa pas le toucher, de peur qu'il aie une réaction violente.

Ni Kidd, ni Fred ne venaient de voir ce qui s'était déroulé dans leurs dos. Joy adressa un dernier sourire à l'autisme qui reprit une feuille de papier et son crayon.

- Joy, grogna Kidd à quelques mètres, bouge tes fesses.

Elle accéléra le pas et rejoignit son capitaine guidé par Fred dans un long couloir métallique et peu accueillant.

La porte communicante entre ce couloir et la salle qu'ils venaient de quitter se referma derrière la rouquine lorsqu'elle la dépassa. Fray était maintenant seul dans la pièce et cela ne sembla pas inquiéter son père. Il connaissait son fils après tout et il l'aimait. Un peu trop au goût de Joy.

Le chemin jusqu'à leur appartement se fit dans un silence de mort, Fred en tête et Joy fermant la marche.

- Nous y sommes, fit calmement Fred en s'arrêtant.

Sa phrase résonna contre les murs tout en métal. Il n'y avait aucune décoration ou même fleurs, juste du métal. Partout. Elle espérait que la nouvelle pièce serait un minimum confortable et qu'ils n'allaient pas avoir des lits dans ce matériau. Kidd ne s'en plaindrait pas, mais elle...

La porte, elle aussi en métal, coulissa et Kidd entra sans attendre l'invitation polie de son hôte.

Joy suivit son ombre.

- Merci beaucoup.
- Reposez-vous bien mademoiselle.

La porte se referma et la rouquine découvrit la pièce. Elle n'était pas comme elle l'avait imaginée. Bon, les murs étaient toujours en métal comme le mur et le plafond, mais pas le lit et le rare mobilier.

Le lit.

Voilà la première chose que vit Joy. Un seul lit.

Elle refusait de dormir dans le même lit de son capitaine ! Il serait capable de l'étouffer pendant la nuit à cause de son bras se posant sur son visage tellement il ne se rendait pas compte de sa force.

Elle vissa alors les poings sur ses hanches.

- Je prends le lit. Toi, à terre.

Le rouge se tourna vers elle.

- Je suis pas un clebs, je dors dans le lit.
- Fais-en toi un autre en métal ou je ne sais quoi, mais je dors pas avec toi.
- Personnellement, ça ne me gêne pas de dormir avec toi, grogna Kidd à voix basse.

Joy cligna des yeux. Avait-elle bien entendu ?

- Pardon ? Fit-elle, rouge.

Kidd lui tourna le dos et passa dans la salle de bain, elle ne pouvait plus le voir, mais l'entendait.

- Je prends ma douche en premier.

La porte de la salle de bain coulissa et, quelques secondes plus tard, on entendit la douche couler.

Joy soupira et s'assit sur le lit en attendant son tour.

Une petite heure plus tard, ils étaient tous les deux lavés. Ils avaient remis leurs bandages sales, n'en ayant pas d'autres.

Évidement, pendant que la rouquine prenait sa d***, Kidd avait élu résidence dans le lit. Elle n'eut pas le choix que de s'y glisser aussi. Mais avec une certaine distance entre eux deux. Elle avait beau serrer les draps contre elle, elle crevait de froid.

Les murs métalliques n'aidaient pas et il n'y avait pas de chauffage. Il était sûr que le choix de la structure du laboratoire était pour bloquer l'humidité et la chaleur de la jungle juste à côté, mais là on se croyait sur la banquise !

Kidd ne frissonna pas une seule fois, il avait même déposé son manteau sur le dos d'un chaise et était torse nu.

- Arrête de trembler et de faire trembler le lit comme ça, j'arrive pas à dormir.

Elle essaya, mais c'était plus fort qu'elle. Le rouge soupira et ouvrit un bras.

- Viens, tu m'emmerdes à trembler comme ça.

Elle fixa un instant son bras ouvert, mais elle ne résista pas longtemps. Elle accepta, juste pour la chaleur.

"Juste pour la chaleur, se répéta-t-elle. Pas pour être près de lui, juste pour avoir chaud."

Elle se blottit contre lui et il rabattit la couverture sur leurs deux corps. Elle posa sa tête contre sa poitrine et put entendre le cœur de son capitaine battre. C'était relaxant.

- Tu en penses quoi ? Lâcha la rousse après un instant de calme.
- De quoi ?
- De ce Fred et son fils.

Kidd glissa sa main dans les cheveux roux de sa nakama et réfléchit. Il avait effectué ce geste sans s'en rendre compte. Mais Joy ne le repoussa pas. Ça l'aidait encore plus à se détendre.

- Ils sont pas méchants, mais le père est limite obnubilé par le bonheur de son fils.
- Je suis d'accord...
- De toute façon, on ne reste pas ici demain. Il doit être quoi, aux alentour de 14h ?
- 14h30. Il y avait un den den horloge dans la salle de bain.

Il continua de caresser ses cheveux.

- Oui, ben dormons jusqu'à demain matin. Ça ne devrait pas poser problèmes vu notre manque de sommeil depuis deux jours. Demain matin, on s'en va.
- Et comment ? On ne sait même pas s'il est possible de passer un coup de fil.
- On trouvera. On peut voler un bateau ou je ne sais quoi. Mais je ne peux pas rester ici plus longtemps.

Elle hocha la tête et se tut quelques minutes.

- Je veux rester encore un peu, je sens que cette île cache quelque chose.
- Non, la coupa sèchement Kidd. Je viens de te le dire, on est déjà resté trop longtemps. Beaucoup de choses peuvent se passer en deux jours lorsqu'un équipage n'a plus de capitaine et que la Marine tourne autour.
- Dormons maintenant, on en a besoin.


Voici un nouveau chapitre ! Et dire que le prochain c'est le 30e ! Vous êtes des fous de me suivre depuis plus d'un an ! Merci !

Vous l'aurez compris, on ne sait pas encore tout sur cette île.

Je tiens à préciser que pour les inventions « Thémos » je n'ai pas été chercher l'inspiration très loin vu que ça existe déjà à petite échelle dans notre monde. Je parle bien sûr de l'imprimante 3D.

N'oubliez pas de suivre cette fiction et/ou de la mettre en favoris si ce n'est déjà fait et pour ne pas rater les prochains chapitres.

Les reviews, c'est le petit bouton magique en dessous. J'ai hâte de recevoir vos impressions.

À la prochaine, normalement.