Voilà un chapitre légèrement plus long que j'ai modifié parce que je me sentais mal de faire des si courts chapitres ces temps-ci, alors il est LÉGÈREMENT plus long que ce qui était sensé être.

Alors merci pour tous vos commentaires, j'espère que vous aimerez ce chapitre! Bonne lecture! xxx


Chapitre 34 : Tout ira bien


Jasper était en colère contre moi. Je le voyais bien. Je l'avais laissé en plan et je ne lui avais pas vraiment parlé depuis le matin avec Tanya. Je ne savais pas si Emmett lui avait raconté tout ce qui s'était passé ces derniers jours. Probablement pas, puisqu'Emmett ne parlerait jamais sans mon autorisation. Je décidais donc de prendre mon courage à deux mains et cognais à la porte de sa chambre.

-Entrez, répondit-il.

Je poussais la porte et le vis assis sur son lit, pianotant sur son portable. Il leva la tête vers moi et ferma son portable pour me donner toute son attention. Il ne parla pas le premier, il était définitivement en colère.

-Je suis désolé de t'avoir inquiété ces derniers jours, dis-je alors, jouant nerveusement avec mes ongles.

Je l'entendis souffler.

-Essais «toute la semaine». Qu'est-ce qui se passe, Bella? Ne te ferme pas à moi.

Je me mordis la lèvre et il poussa son portable pour que je puisse aller m'asseoir à ses côtés.

-Est-ce qu'Emmett t'a parlé? M'enquis-je.

-Je ne crois pas qu'on peut appeler ça «parler». Il m'a plutôt poussé contre un mur et dit qu'il faudrait que je passe moins de temps avec ma copine et plus de temps avec ma sœur qui a besoin de moi. Alors? Qu'est-ce qui se passe?

Je pris une grande respiration et me demandais si j'allais lui dire. Je levais les yeux sur lui et vis qu'il était sincère à propos de passer plus de temps avec moi, mais je ne voulais pas qu'il le fasse parce qu'il croyait que j'allais me tuer s'il ne le faisait pas. J'haussais les épaules.

-C'est juste que je m'ennuie vraiment de vous, lâchais-je, les larmes me montant aux yeux parce que j'ignorais la plus grande partie.

-Oh, Bella, souffla-t-il.

Il s'approcha et me serra dans ses bras.

-Pourquoi est-ce que tu ne me l'as pas dit avant? Continua-t-il tout en me berçant.

Je reniflais et essuyais une larme avant de parler.

-Parce que je ne voulais pas que tu me trouves faible...

Et je me rendis compte que c'était la vérité. Il me garda dans ses bras aussi longtemps que j'en avais de besoin et j'y restais volontiers.

x-x-x

Le lendemain, au lycée, je partis avec Jasper à notre cours de Maths en commun quand quelqu'un l'appela derrière nous. Je me retournais en même temps que Jasper et vis Alice courir vers nous. Je retins mon souffle, me disant que maintenant serait le test ultime. Alice arriva à notre hauteur et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de prendre sa main.

-Où étais-tu hier? Je t'ai appelé, demanda-t-elle à Jasper.

-Pardon, Alice, j'étais occupé.

-D'accord, alors tu veux qu'on aille voir un film ce soir? Tenta-t-elle.

Je me fis le plus petite que je pouvais, ne voulant pas faire ou dire quelque chose que j'allais regretter, espérant toutefois que Jasper dirait non et qu'il passerait la soirée avec moi.

-Bien sûr, répondit-il finalement avec un sourire radieux et mon cœur se brisa légèrement. Bella, tu veux venir avec nous? Dit-il soudainement.

J'ouvris la bouche de surprise et je ne répondis pas immédiatement.

-Bonne idée! Aller, Bella, viens avec nous! S'excita Alice.

-D'accord, dis-je, finalement, toujours sous le choc qu'ils m'aient invités.

-Génial, s'écria Alice.

Elle vint me serrer dans ses bras et donna un dernier baiser à Jasper avant de partir vers son cours.

-Merci, dis-je à Jasper.

-Ça me fait toujours plaisir de t'avoir à mes côtés, Bella.

Je lui souris et nous entrâmes dans la classe.

x-x-x

Au dîner, nous étions tous assis à la table entrain de discuter quand Edward se tira une chaise et vint se joindre à nous. J'arrêtais de respirer. Je ne savais plus comment réagir, alors je restais silencieuse. Emmett et Jasper sentirent mon malaise, Alice et Tanya ne semblaient pas s'en être rendu compte et Rosalie me regardait, anxieuse. Emmett posa discrètement une main sur ma cuisse pour me calmer, et je recommençais à respirer, mais je n'avais aucune idée comment réagir.

Edward semblait heureux. Il discutait avec Tanya et ne semblait pas m'accorder un regard. Mais je le connaissais mieux que ça. Je voyais son regard se dérober dans ma direction de temps en temps. Il était tendu, tout comme moi, et je ne savais pas s'il avait envie d'en parler pour arranger les choses ou s'il voulait que je parte de sa vie pour toujours. La dernière alternative me donna mal au cœur.

Tanya ne m'adressa pas un regard de tout le repas. Je lui avais fait de la peine, je l'avais éloignée de moi, même quand elle avait été là pour me supporter. Je devrais m'excuser. Je me raclais la gorge, attirant son attention.

-Est-ce que je pourrais te parler en privé? Lui murmurais-je.

Elle m'observa un moment, puis, hocha la tête avec un léger sourire. Je me levais et me dirigeais vers un corridor vide, sachant qu'elle me suivrait. Quand je jugeais que nous étions assez loin des oreilles indiscrètes, je me tournais vers elle.

-Je voulais m'excuser pour la dernière fois. J'étais triste, j'étais perdue, et j'avais besoin d'être seule. Je ne voulais pas t'inquiéter.

Elle me regarda longuement, elle aussi était en colère. Voyant qu'elle ne semblait pas vouloir parler, je décidais de continuer.

-Je suis désolée, Tanya. Tu as été là pour moi, et je me suis complètement fermé à toi. Tu es une bonne amie et je ne veux pas te perdre.

Je la vis sourciller, signe qu'elle commençait à fléchir et décidais d'attendre sa réponse sans la brusquer plus que nécessaire.

-Bella... Je ne sais pas ce qui t'es arrivée. Je ne sais pas pourquoi tu ressens le besoin de couper tout le monde de ta vie. Ce n'est pas sain. Il faut que tu arrêtes... et... tant que tu ne voudras pas te confier à moi, je ne crois pas que nous serons amies.

Mon cœur se serra, mais j'hochais la tête, comprenant ses motivations. Enfin, quelqu'un avait assez de sens pour me couper de sa vie. Je me tournais sans ajouter quoique ce soit et rejoignis les autres à la table avant que la cloche sonne. Tanya avait enfin comprit : On ne pouvait pas être amie avec moi.

Je jetais un regard à Rosalie, qui parlait joyeusement avec Alice. Elles étaient plus que simplement sœurs, elles étaient amies. Si j'avais eu une sœur, est-ce que ça aurait été différent? Est-ce que j'aurais eu plus de facilité à me confier aux autres? Je jetais un regard à Emmett. Non. Ça n'avait pas d'importance. Emmett avait tout fait pour m'aider et bien plus encore. Une sœur n'aurait rien changé. Une sœur n'aurait pas été capable de défoncer la porte de cette chambre d'hôtel où Emmett m'a trouvé avec un client.

Je souris, perdue dans mes souvenirs et pris la main d'Emmett sous la table. Sentant le mouvement, il se tourna vers moi et quand il vit mon sourire, il y répondit en me tirant dans ses bras pour un câlin. Je lançais un regard à Rose qui nous observait du coin de l'œil avec un sourire encourageant au visage et me demandais pour la millionième fois pourquoi elle se souciait encore de moi après ma confession.

Quand la cloche sonna, annonçant mon cours de Biologie, je me levais lentement, allais jeter le reste de mon plateau que je n'avais pratiquement pas touché et je commençais à marcher en direction du cours. Il fallait que j'y aille. J'avais déjà trop d'absences et si je manquais encore un cours, je serais en échec. Je m'assis à la table où Edward et moi avions l'habitude de nous asseoir et quelques minutes plus tard, il s'y assit avec moi, sans un mot. On aurait pu couper la tension avec un couteau tellement elle était lourde.

Le cours commença... et finit et nous n'avions pas échangé un seul mot. Dès que la cloche sonna, Edward ramassa ses livres et couru pratiquement jusqu'à la porte. Je ne fis rien pour l'en empêcher. Je n'avais pas le courage de lui parler.

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Finalement, Edward, Emmett et Rosalie s'étaient aussi joints à Alice, Jasper et moi pour aller au cinéma. J'avais l'impression qu'Emmett avait laissé tomber Rosalie, mais j'en doutais puisqu'il m'avait affirmé que c'était la femme de sa vie. Je crois qu'il tentait simplement une nouvelle tactique. Tanya n'était pas venue prétextant qu'elle était trop fatiguée, mais je me doutais que c'était parce qu'elle m'avait dit qu'elle ne voulait plus se tenir avec moi. Edward et moi n'échangeâmes pas une seule parole de toute la soirée. Après le film, il était encore tôt, alors Alice proposa d'aller à un bar.

-Alice, nous avons de l'école demain, lui rappela Jasper.

-Pas moi, moi je suis libre, annonçais-je, me rappelant que je n'avais pas d'école le mardi matin.

-Génial! Sautilla Alice. Allez les amis! Ça fait longtemps qu'on n'est pas sortit tous ensemble!

-Pourquoi pas? S'écria Edward en levant les bras au ciel.

Elle regarda les autres et leur fit un regard suppliant. Emmett leva les yeux au ciel et accepta. Alice sautilla sur place et se retourna vers Rosalie.

-Bien, si tout le monde y va, je suppose que je vais y aller aussi, soupira-t-elle avec un sourire.

-Comment ça «tout le monde», je n'ai pas accepté, moi, s'écria Jasper.

Tous éclatèrent de rire, sachant très bien que si Alice voulait aller quelque part, il viendrait également. Il se renfrogna et accepta. Alice sauta dans ses bras et l'embrassa, heureuse et nous dirigeâmes vers le bar le plus proche.

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-À l'amitié, dis-je en levant mon verre.

Tous joignirent leur verre au mien et nous les cognâmes entre nous, faisant légèrement déborder certains des shooters. Mon regard croisa celui d'Edward, et j'y vis encore de la honte. Je secouais la tête, déçue de son comportement. Nous avalâmes tous le contenu du verre, même Jasper, qui avait décidé qu'il prendrait un verre et ce serait tout puisqu'il avait un examen important le lendemain. Nous dansâmes, nous parlâmes, nous chantâmes, même. Et nous avions du plaisir. Je commençais à ressentir les effets de l'alcool et c'était une des rares fois où je ne buvais pas pour oublier mes problèmes. Emmett le remarqua et quand j'allais au bar pour une autre tournée, il me suivit.

-Tu sembles bien, remarqua-t-il.

-Je vais bien, Emmett. J'ai retrouvé mes frères. C'est tout ce qui importe.

Il me sourit et en attendant les verres, je décidais de lui confier quelque chose d'autre.

-Le problème, maintenant, c'est Edward. Je ne comprends pas son problème! Oui, je suis une stripteaseuse, dis-je en baissant légèrement la voix. Mais ça ne lui donne pas le droit de me juger comme il le fait!

-Bella... Pourquoi est-ce que son regard te touche tellement? S'enquit Emmett.

J'y réfléchis quelques secondes, les sourcils froncés. Il avait raison. Je n'avais jamais fait attention au regard des autres, alors pourquoi celui d'Edward m'importait tant?

-Est-ce que tu l'aimes? Poussa Emmett, voyant que je n'avais pas de réponse.

Je restais surprise et n'arrivais pas à répondre pour plusieurs secondes, cherchant une réponse adéquate. Non. Enfin... peut-être... est-ce que c'était de... de l'amour?

-Ce n'est pas si facile, dis-je alors.

-Oui, Bella, rigola-t-il. C'est même très facile. Qu'est-ce que tu ressens quand il te touche? Quand il te parle? Quand il dit ton nom?

Je restais silencieuse, réfléchissant. Mon ventre faisait des bonds, mon cœur palpitait. Était-ce ça l'amour? Emmett prit son verre avec un sourire connaisseur et le leva dans ma direction avant de boire une gorgée. Il retourna s'asseoir à la table et je le suivis quelques secondes plus tard, mon verre à la main, plus confuse que jamais.

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POV Emmett

Je regardais ma petite sœur. Elle semblait... bien. Étonnamment. Mon regard se balada entre Edward et Bella, qui s'était assis séparément et je les imaginais ensemble. Pourraient-ils y survivre? Bella avait de noirs secrets. Serait-elle prête à les partager avec lui? Peut-elle lui faire confiance? Il était déjà entrain de l'ignorer pour son travail de stripteaseuse, alors pourquoi accepterait-il son passé? De plus, ils avaient tous les deux longtemps couchés avec tout ce qui bougeait, pourraient-ils arrêter tout simplement? Je regardais discrètement Rosalie. Moi je le pouvais. Si je pouvais avoir Rose, les autres filles n'auraient plus d'importance.

Je souris à moi-même, sachant que tout rentrerait dans l'ordre. Je finis mon verre et posais mon bras sur le dossier, derrière Rosalie, sans intention particulière, juste pour m'installer confortablement, et elle fit un geste, imperceptible, mais qui fit bondir mon cœur. Elle se replaça de façon à se rapprocher légèrement de moi. Je ne bougeais plus, ne voulant pas qu'elle s'en rendre compte et qu'elle se replace pour s'éloigner de moi.

Je ne parlais plus et observais Bella. La façon dont elle souriait. Je ne pensais pas revoir ce sourire de si tôt. Elle était heureuse.

-J'aime bien la façon que tu as de t'inquiéter pour Bella, lâcha Rosalie à mes côtés quand Jasper et Alice amenèrent Bella sur la piste de danse et qu'Edward était allé prendre une autre tournée.

Je me retournais vers elle, surpris qu'elle me parle volontairement. Non seulement elle me parlait, mais elle avait également un sourire – tendre? – au visage. Je lui souris alors à mon tour.

-C'est ma sœur, c'est mon travail. Je mourrais pour elle, annonçais-je.

Et je me rendis compte que c'était la vérité. Je mourrais pour ma sœur. Et j'en mourrais s'il lui arrivait quelque chose. J'étais perdu dans mes pensées quand je sentis la banquette bouger. Je me tournais vers Rosalie et vis qu'elle semblait nerveuse. Je retins un sourire, attendant de savoir ce qu'elle voulait.

-Je ne savais pas à quel point tu prenais soin de Bella. Je comprends maintenant comment elle a survécu deux ans après tout ce qui s'est passé. C'est grâce à toi. Un jour, la femme que tu marieras sera la femme la plus chanceuse au monde si tu n'utilises même qu'un centime de l'amour que tu portes à Bella.

Je la regardais longuement, me disant que je ferais d'elle la femme la plus heureuse du monde. Je n'en pouvais plus. Après des semaines à tenter de la séduire, je devais savoir. Je me penchais alors vers elle et l'embrassais. Elle tenta de se dérober au début, puis, peu à peu, elle me rendit mon baiser. Je n'avais jamais été si heureux d'embrasser une fille. Je me décollais à regret de ses lèvres et jetais un coup d'œil aux autres pour voir s'ils étaient assez éloignés. Je me tournais vers Rosalie.

-Tu veux aller dans un endroit plus tranquille? Demandais-je avec un sourire en coin.

Elle se mordit la lèvre avec un sourire et finit par hocher la tête. Nous prîmes un taxi pour revenir pour pouvoir laisser la voiture à Jasper et nous allâmes chez moi. Une fois dans la maison, je poussais la porte d'entrée et je me jetais encore une fois sur ses lèvres. Je ne pouvais plus me retenir. J'avais envie de ses lèvres comme de l'oxygène. J'avais tellement eu envie de l'embrasser, j'avais l'impression d'être dans un rêve.

Plaquant ses lèvres plus fort contre les miennes, Rosalie mit ses mains de chaque côté de mes joues et approfondit le baiser. Je la pris dans mes bras et elle entoura ma taille de ses longues jambes. Nos mouvements étaient pressés, sauvages. Nous avions besoin du corps de l'autre. C'était un besoin primal. Nous n'étions plus capables de nous contrôler. Nos vêtements s'enlevaient à mesure que nous avancions vers ma chambre. Je grognais quand elle me mordit le cou pour étouffer un gémissement et la pris dans mes bras pour l'amener dans ma chambre. J'enfonçais deux doigts en elle pour voir si elle était prête et elle l'était. Elle gémit quand je commençais un mouvement de va-et-vient rapide avec mes doigts.

-Emmett, gémit-elle en enfonçant sa tête dans mon cou.

Son souffle sur mon épaule, je la portais jusqu'à ma chambre et la jetais pratiquement sur le lit. Je délaissais mon pantalon et mes boxers et montais sur elle sans plus de cérémonies. J'écartais ses jambes et enfin, nous étions joints. Nous gémîmes en même temps au contact de nos sexes et je commençais un mouvement de va-et-vient, d'abord lent, puis, de plus en plus rapide.

Elle se leva ensuite et me fit basculer sur le dos pour se placer à califourchon sur moi. J'entrai en elle une fois de plus et elle commença le mouvement de haut en bas que je copiais bien vite. Deux heures de grognements, de gémissements et de jouissances plus tard, nous étions tous les deux épuisés, étendus dans mon lit, un sourire aux lèvres.

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POV Bella

Edward se tenait devant moi, immobile. Il me regardait d'une étrange façon, un mélange de ressentiment et de dégoût. Mon cœur se mit à battre de plus en plus fort, qu'est-ce que j'avais fais pour obtenir un tel regard encore une fois? Puis, le regard d'Edward se changea et un rictus se dessina sur son visage. Sans que je ne m'en rende compte, il se retrouva derrière moi, me tenant les mains dans le dos.

-Edward? Tentais-je, légèrement paniquée, mais il ne m'écoutait pas.

Un bruit dans le fond de la pièce m'alerta et je me retournais vers la source du bruit. Mon souffle s'était accéléré, tout comme mon rythme cardiaque avant même que je vois la personne devant moi. James approchait avec un couteau. Il enfonça légèrement la lame au-dessous de ma clavicule, ce qui me fit crier de douleur.

-Edward! Aide-moi! Laisses-moi partir! Il va me tuer!

Mais en me tournant, ce n'était plus Edward, Laurent se tenait à sa place, et il maintenait mes poignets en place avec le même rictus qu'Edward avait porté quelques instants plus tôt.

-Comment as-tu pu? Lui criais-je, malgré la douleur de la lame qui parcourait ma peau.

Je regardais ma poitrine et remarquais que j'étais maintenant complètement nue. La prise sur mes poignets avait disparue et je me retrouvais en boule sur le sol. Je regardais ma poitrine et vis les cicatrices toujours sanglantes formant une phrase : «Propriété de James». Je criais.

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-Bella! Réveilles-toi! Réveilles-toi!

Mes yeux s'ouvrirent et je me levais d'un bond. Ce n'était qu'un rêve? Tremblante, je tentais de comprendre ce qui s'était passé, mais j'avais la tête sur le point d'exploser. J'avais un peu trop bu, hier soir. Je me recouchais immédiatement dans mon lit et tentais de comprendre ce qui se passait autour de moi.

-Emmett? Geignis-je.

-Pas tout à fait, fit une voix féminine.

J'ouvris les yeux et vis Rosalie penchée sur moi, le regard inquiet. Je gémis de douleur.

-Qu'est-ce qui s'est passé? Demandais-je alors.

-Tu as fais un mauvais rêve. Un très mauvais rêve, apparemment. Est-ce... Est-ce que c'est ce que je crois? Demanda-t-elle d'une petite voix.

-Oui, soupirais-je. C'est toujours ça. Où est Emmett?

-Il savait que tu aurais mal à la tête et il n'y avait plus de médicaments pour ça alors il est allé en acheté en se réveillant. Je... je suis désolée, Bella.

Je secouais la tête. Elle n'avait pas besoin de s'excuser. Mes cauchemars n'étaient pas de sa faute. Je me relevais lentement dans mon lit, couvrant mon corps nu. J'observais alors vraiment Rosalie. Qu'est-ce qu'elle faisait là, d'ailleurs? Je remarquais qu'elle portait la robe de chambre d'Emmett. Malgré ma douleur à la tête, un grand sourire éclaira mon visage.

-Toi et Emmett? M'écriais-je, extatique.

Elle rigola et hocha finalement la tête.

-La nuit dernière, confirma-t-elle.

J'échappais un cri de joie que je regrettais immédiatement à cause de la douleur, mais je sautais dans les bras de Rosalie.

-Je suis tellement contente! Depuis le temps qu'il me parlait de toi!

-Bella, ça ne fait pas si longtemps que vous habitez ici, me rappela-t-elle.

-Oui, mais Emmett ne me parle jamais des filles avec qui il couche, et il me parlait toujours de toi.

Elle me sourit tendrement et hocha la tête.

-D'accord. Allons déjeuner. Emmett va probablement arriver d'une minute à l'autre! Proposa-t-elle.

Je la suivie jusqu'en bas après avoir enfilé une robe de chambre et nous préparâmes du pain doré.

-Ça sent délicieusement bon, commentais-je.

-Espérons que ça goûte la même chose, me sourit Rose.

Comme elle l'avait dit, Emmett arriva avec des Advils et autres produits pour les maux de tête. Je le remerciais et en pris trois, juste pour être sûrs. Nous déjeunâmes, prenant tout notre temps malgré les cours que nous avions bientôt. Emmett avaient déjà manqué son premier cours et Rosalie et moi commencions en même temps aujourd'hui.

-Je ne veux pas aller au lycée, grogna Emmett.

-Oh, je t'en pris, Emmett, commençais-je. Tu ne veux pas montrer à tout le monde que tu as réussi à avoir la délicieuse Rosalie Cullen?

En entendant son nom, celle-ci se redressa sur son siège, surprise, mais anxieuse. Emmett semblait avoir la même réaction et il se tourna vers celle-ci qui haussa les épaules nonchalamment. Emmett lui sourit. C'était la seule discussion qu'ils avaient besoin. Ils formaient maintenant officiellement un couple.

Je les observais un moment et pensais franchement pour la première fois que tout irait bien.


Enfin, pas vrai? Qu'est-ce que vous en pensez!

Et Edward, hein! Mais quel idiot! Quand est-ce que Bella va avoir le courage de le confronter... prochain chapitre peut-être...? ;)

Bonne fin de semaine à tous, à la prochaine!

Bisouxxx Amé!