Bonjour!

Je commence vraiment à aller mieux, je suis encore un peu septique, étant donné les quatre derniers mois mais ma santé semble être sur une pente montante plutôt que descendante ^^ J'ai même été faire du bowling, ce qui était encore inimaginable le mois passé ou même il y a deux semaines.

Merci de votre présence et de vos marques d'affection (favoris, follow, reviews, simple lecture) ^^

Je vous souhaite bonne lecture!

P.S. Les reviews non signé seront répondu à la fin du chapitre à lequel elles sont liées.

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

CHAPITRE 34 : Une pause est parfois nécessaire

Tom repartit trop vite à mon goût, et je retournai à ma chère routine pour me détendre. On aurait pu croire qu'aller à la bibliothèque tous les jours m'aurait habitué à la poudre de cheminette, mais non, et en réalité, j'avais même parfois l'impression que ça empirait. En tout cas, cette fois-ci, ce fut le cas, je ne réussis même pas à reprendre pied jusqu'au premier siège, je m'écroulai tout bonnement sur le sol, en ayant l'impression que le monde basculait d'un côté. J'aurais voulu vomir, mais le problème n'était visiblement pas digestif, car rien ne remonta, même pas de la bile. Je commençai à pleurer, mais ça empira l'étourdissement, alors j'en perdis la force et j'agrippai le sol, comme s'il allait disparaître si je ne le faisais pas. Des larmes coulaient, mais je me répétais de ne surtout pas pleurer, car sinon ça tournait…

Une main très douce et froide effleura ma main, mon front.

– Mademoiselle? Êtes-vous capable de vous lever?

Je fixai mon regard – du moins, je tentai de fixer mon regard – sur ses yeux bleu-gris, il avait dû être populaire, lorsqu'il était jeune, avec des yeux pareils… Quelle pensée avoir en de telles circonstances!?

Mais je commençais à aller mieux. Le monde tournait moins.

– Seulement si je peux me stabiliser avec vous, répondis-je.

Il me tendit le bras que j'acceptai de bon cœur. Il m'entraîna ensuite vers notre table habituelle.

– Vous devriez allez voir un médicomage, c'est peut-être grave.

– Ce n'est rien de magique.

– Vous ne pouvez pas être sûre, et puis, ce n'est pas parce que le problème n'est pas magique que la solution ne pourrait pas l'être. Voulez-vous que je prévienne votre mère de venir vous chercher pour transplaner le retour, cet après-midi?

– … Ce serait une bonne idée, admis-je à contrecœur.

Il s'excusa, puis se releva pour partir vers une cheminée des cheminées à hauteur de tête, pour que les vieilles personnes, tel que lui, n'aient pas à se pencher pour discuter avec quelqu'un. Quel étrange méthode de communication, quand même…

Je me rendis compte, avec gêne, que monsieur Davidson avait fait léviter mes livres que j'avais emmenés, puis oubliés lors de mon étourdissement, jusqu'à la table. Si ce n'avait été que de moi, ils seraient encore sur le plancher de la Grande Bibliothèque Magique, la GBM.

J'étais encore sur le latin, ce n'était pas demain la veille que j'allais lire ça aisément, mais je commençais à comprendre une certaine logique, et certaines tournures devenaient plus naturelles. Je n'avais aucunement le courage de m'attaquer à ça ce matin, j'ouvris donc le premier livre de troisième année. Si ce n'aurait pas été du latin, j'en serais au moins à la moitié de l'année, sinon vers la fin, mais voilà, les langues, ce n'était pas ma force. Encore une chance que je n'étudiais le latin qu'à la bibliothèque.

– Ah! Vous avez repris des couleurs, voilà qui me rassure, me confia le vieil homme avec un sourire bienveillant.

Je lui souris du mieux que je le pus, mais le cœur n'y était pas vraiment.

– Vous devriez faire autre chose, aujourd'hui, vous êtes toujours en train d'étudier avec acharnement. Si j'ai bien compris, les seuls moments où vous vous divertissez, vous êtes avec monsieur Tom… Votre cerveau va saturer, ce n'est pas mieux.

Je n'osai pas le contredire, mais je ne l'encourageai pas non plus. Je tenais à apprendre encore plus, que ce soit une obsession m'importait peu, et étudier m'empêchait de trop penser à Tom, ou me rendait insensible, tout au moins, au sentiment d'ennuie que je pouvais ressentir… même si c'était moins le cas, depuis quelques temps. Je ne m'ennuyais pas maladivement, en tout cas, j'avais vécu pire mais… je ressentais quand même un vide, un manque.

– Que diriez-vous de ne pas étudier aujourd'hui?

– Pour faire quoi?

– Vous avez l'embarra du choix. Vous pourriez explorer les boutiques du coin, par exemple.

– Le problème avec les quartiers sorciers, c'est que je risque bien trop souvent de tomber sur un sort anti-moldu, du coup, je m'en irais, et sans doute pas dans la bonne direction pour rentrer. Sans un sorcier pour m'escorter, c'est inutile, je ne passe pas les barrières.

– Je pourrais vous escorter?

– Et votre travail? Non, ce n'est pas nécessaire…

– La GBM ne se limite pas entre ses murs, si je puis vous être utile ailleurs, je viendrai, et sincèrement, vous avez besoin d'une pause. Allez, venez. Ça vous dirait de visiter une imprimerie sorcière?

Et sans attendre que je réponde, il était déjà debout, ses yeux pétillants m'empêchant de lui mentir en prétendant ne pas être un minimum intéressée. Cette journée me fit énormément de bien. Je pus voir les dessous de la production en série de journaux sorciers, ensuite, après avoir grignoté, il m'emmena voir un spectacle de rue. Si on pouvait voir des choses surprenantes de la part des spectacles moldus, je restai longtemps à observer les artistes sorciers qui mélangeaient un assortiment de sorts de toutes sortes, des acrobaties défiant l'entendement et des costumes qui évoluaient au rythme de la présentation.

Il m'emmena ensuite dans une boutique de thé où il y avait sans doute développé ses goûts particuliers en la matière. Je trouvai une tisane de framboisier et d'églantier, par contre, qui me plût particulièrement. Je l'achetai et je reçus en prime pour mon achat un petit sachet mélangeant de l'écorce de sapin, de la guimauve officinale, du citron et du gingembre. Disons simplement que le parfum était mémorable.

Nous rentrâmes à la GBM après ça, nous ne fûmes pas longtemps là avant que ma mère n'arrive. Elle avait un air soucieux au visage lorsqu'elle me regardait depuis Noël, et cette fois-ci n'avait rien de différent, au contraire. Dès que je fus à sa portée, elle prit ma température sur mon front.

– Est-ce que ça va mieux que ce matin?, se soucia-t-elle.

– Oui, ne t'inquiète pas. J'ai eu une excellente journée. Tu aimes l'écorce de sapin?

– Ça débouche des sinus.

– En tisane…

– C'est bon quand on est malade, ça te ferait peut-être du bien.

Je grimaçai, avec ce que j'avais senti, je n'avais aucune intention d'y goûter. Elle me sera dans ses bras avant de m'entraîner à l'extérieur et de transplaner lorsque je lui en donnai le okay. Ma réaction fut moins intense qu'au matin, mais j'en perdu pied quand même.

– On va devoir faire quelque chose pour tes maux de transport, ça ne peut pas continuer ainsi… Je vais te prendre un rendez-vous avec un médicomage, rajouta-t-elle en me tendant un verre d'eau.

Est-ce que leurs médicomages étaient si magique que ça pour autant me le faire proposer?