Hello !

Toujours un tout grand merci à mes fidèles revieweurs (euses) !

Bon, me revoilà, toujours avec un retard, qui ne s'arrangera pas ce week-end puisque samedi je vais à un mariage...

La vie sur le rafiot de luxe se poursuit, Saga arrive, Ikki et Aiola s'en prennent plein la tête. Camus va bien mieux, et du coup Milo... est Milo.

Bonne lecture !


Titre: Chacun pour soi

Couple: Milo x Camus

Disclaimer: Tout à M.Kurumada, Shueisha, Toei. Huîtres et moules non comprises.


Chacun pour soi

Des cris et des rires s'épanouissaient sur le yacht de luxe loué à prix d'or par Saori Kido, réincarnation actuelle d'Athéna.

Les bronzes chahutèrent jusqu'au soir dans la piscine, exception faite d'Ikki du Phénix, qui rôtissant sur son gril en fumant noir de contrariété, cogitait fiévreusement un remaniement complet de ses théories éducatives.

Seiya traîna Saori vautrée sur un matelas gonflable à droite, à gauche et en travers, jusqu'à ce que le timide Shun, qui prenait de l'audace en même temps que de l'indépendance et du sex-appeal, joue les requins sournois.

Sous l'eau, il créa un petit, oh si petit trou.

Le matelas se dégonfla, Saori coula, Pégase se précipita en hurlant un " oh ma déesse, j'arrive, tenez bon ! ", réplique comme nous le savons longuement travaillée et répétée dans de nombreux épisodes.

La réincarnation savait nager, le crawl, la brasse et la nage papillon, mais pour le chic elle se laissa avec volupté remorquer par son fidèle sauveur/sauveteur.

Andromède fut récompensé de son acte de bravoure par un sourire rare et lumineux de Hyoga, qui s'il était moins avare d'expressions aimables que son maître, n'exhibait cependant pas ses canines à tout bout de champ.

Le bourricot en était à pratiquer un bouche à bouche tout à fait inutile sur la noyée, quand Hyoga décida d'apprendre à Shun de mieux se débrouiller en apnée.

Ikki du Phénix usa donc ses prunelles soupçonneuses à surveiller les disparitions et réapparitions de son petit frère ruisselant - des fois qu'Andromède se noierait.

Ikki ne pensait pas que jouer dans une piscine était de la gnognotte comparé à l'épreuve de son cadet, où il avait été enchaîné cruellement sous l'eau avec ses futures chaînes pour obtenir l'armure de bronze rose convoitée.

Shiryu était comme un dragon dans l'eau, et se laissait dériver, faisant la planche, réussissant le tour de force de méditer zen au milieu des cris.


Saga avait quitté le Sanctuaire en catimini, bien décidé à se mêler du couple de Camus et Milo avec toute sa sagesse et son autorité de Chevalier plus âgé.

N'avait-il pas pu étudier ces deux gamins depuis le début ?

Il se riva sur le cosmos bienveillant d'Athéna pour se guider, notant qu'elle était entourée par les cinq bronzes/divins, par le cosmos rayonnant du Scorpion et celui au plus bas de sa forme du Verseau.

Oui, cela pressait. Mais il fallait conserver les usages, et il se présenta humblement aux portes ouvragées de l'esprit futile de Saori.

Massée maladroitement mais amoureusement par Pégase, la divine jeune fille sursauta puis afficha un grand sourire.

" Saga, cher ami ! " accueillit généreusement la déesse.

" Oh, Déesse Athéna, pardonnez mon audace, mais je voulais…"

" Mais où es-tu Chevalier ? Au Sanctuaire ? "

" Sur la jetée de Saint… Saint Machin – ces noms français ! – et je… "

" Ici ? Merveilleux ! " couina Athéna ravie de cette complication supplémentaire.

" J'ai commis un crime, Déesse Athéna ! " avoua d'emblée le Gémeaux, ne supportant pas de tromper sa divinité et ému de cette réception chaleureuse.

" Tu as tué Shion ? " demanda Saori en éclatant d'un rire perlé à ce qu'elle considérait comme une vieille plaisanterie de premier choix.

" Non, mais j'ai fugué du Sanctuaire pour venir aider mon ami Camus…"

" Que c'est gentil, Saga ! Ne te tracasse pas, si tu es pris, j'ordonnerai à Shion de ne pas t'en tenir rigueur. Considère-toi en vacances, sous ma protection ! "

" Oh, merci, Déesse Athéna ! " émit le Grec soulagé.

" Maintenant, je suis en croisière. Tu sais ce que nous allons faire ? Tu vas aller à l'Hostellerie " La Belle Aurore ", réserver une chambre à mon nom, s'il n'y en a plus prends celle de Seiya. Je reviens dès demain soir au port. Tu m'attendras ? "

" Une éternité s'il le faut, Déesse Athéna ! " assura avec vénération Saga. " Mais pour Camus… "

" Je suis là Saga ! Je veille à ce que Milo le traite bien. Mais il fait des progrès tu sais, il a même accompagné Camus aux toilettes pour l'aider à vomir… "

Cet élément clé redonna un semblant de calme à l'aîné des jumeaux, et il partit à la recherche de l'hôtel, impatient de revoir tout le monde.

La divine créature décida de ne rien dire à ses chevaliers de l'arrivée coup de tête de Saga des Gémeaux, leur laissant le bénéfice de la surprise.


Au fil de l'après-midi, mieux Camus allait, plus Milo se faisait entreprenant.

Le Verseau, après avoir consommé sa glace à la fraise et son jus de raisin, avait tenté de lire mais cela n'avait pas été une bonne idée.

La nausée montait au bout d'une demi-page, et il avait dû abandonner.

Désormais à la merci de son bavard compagnon, il le laissa disserter en connaisseur de football sans en écouter un mot, sortant parfois un " oui ", un " vraiment ? " ou un " tiens ! " au hasard, donnant ainsi avec maestria l'illusion à son compagnon d'être attentif à son verbiage.

Camus ne se réveilla de l'engourdissement provoqué par le ronronnement de Milo que par des papouillages de plus en plus hardis de son pot-de-colle attitré.

Le Scorpion était en mode " prédation ", réussissant avec virtuosité la difficile mission de combiner câlins et bavardage à doses égales.

- Milo… protesta le Français, alors que son transat pliait sous le poids ajouté de son petit ami qui s'était invité comme couverture chauffante sur sa modeste personne.

- Tu n'as plus le mal de mer, hein mon Camus ? quémanda le Grec, le vice régnant dans son œil myosotis ne permettant aucun doute sur ses desseins.

- Non, mais je ne veux pas te livrer mon corps pour autant, le repoussa le Verseau avec amusement. Il n'est pas question que je m'adonne à ce genre de mouvements… balançant. Je redeviendrais malade.

- Mais tu n'auras rien à faire ! promit le Scorpion en plaçant ses mains trop bas pour être convenable, oubliant que le voilier était bien encombré de passagers. J'accomplirai tout le travail !

- Mauvais argument Milo. Je bougerais quand même. Et enlève tes pinces lubriques de mon maillot, il y a des adolescents et notre déesse pas loin !

- Gêneurs… grommela Milo en gratifiant son chéri d'un baiser torride et absolument scandaleux pour un être puritain qui passerait par là.

- Mmmm, apprécia tout de même Camus. Milo, tu ne sauterais tout de même pas sur ton petit copain malade ? Tu n'es pas ce sadique que décrit la rumeur ?

Ainsi ramené à plus de raison, le Scorpion soupira dans le cou de Camus, qui l'entoura de ses bras.

- Pardon chouchou. Mais je suis terriblement en manque.

- Déjà ? s'offusqua le Verseau. Nous avons fait l'amour il y a à peine vingt-quatre heures…

- Ce sont vingt-quatre heures de trop ! Tu sais ce que je voudrais ? Faire l'amour dans la piscine, à la lueur des étoiles, sous la lune…

- Ho, ho, ho, le coupa avec effroi Camus, la lune nous a rapporté assez d'ennuis comme ça ! Quant à la piscine, oublie, il y a trop de monde avec nous !

- Je sais… abdiqua le Grec, qui malgré son manque de pudeur était parfaitement révulsé par l'idée d'être espionné par Athéna en personne.

- Que cela ne t'empêche pas de m'embrasser, chastement, mon petit Milo…

- Je ne connais pas ce mot, roucoula le Scorpion avant de poser ses lèvres chaudes sur celles froides de son morceau de banquise favori.


Vers le crépuscule, Hyoga du Cygne, harassé d'une journée de vent marin, d'eau et de soleil, commençait à se demander si un homme pouvait être aussi attirant qu'une femme.

Assis au bord de la piscine, les pieds dans l'eau, il devait reconnaître que son regard transparent ne cherchait que la chevelure verte de Shun.

Bizarre.

Ikki, lui, sirotait un cognac bien tassé pour se détendre les nerfs, nerfs tendus à se rompre devant le manège incessant de son cadet, qui semblait se dévergonder d'heure en heure, dansant une parade d'oiseau exotique dans son affreux maillot de bain trop… non, pas assez… enfin, une infamie, quoi !

Le Phénix essayait à grands coups d'arguments spécieux d'occulter la terrible réalité : Shun d'Andromède draguait Hyoga du Cygne.

Saori avait donné ses ordres en cuisine, et oubliant égoïstement l'allergie mortelle de Milo du Scorpion, ses directives allaient dans le sens d'un repas entièrement marin : des huîtres, suivies de moules au vin blanc, suivies de glaces décorées de fruits de mer en chocolat.

En attendant toutes ces succulentes agapes, le festin avait commencé par un apéritif classique et non obligatoire de chips, de cubes de fromage et de toasts variés.

En plein milieu, on vit passer Milo agglutiné de façon peu décente à Camus.

Le Grec entraînait en rasant les coursives le Français couleur coquelicot, chuchotant à son oreille dans un murmure hélas parfaitement audible.

- Je me sers de ma bouche sur toi et toi de ta main sur moi ! Pas de fatigue, pas de mal de mer, que du bonheur !

- Oui, oui, entendu… agréait Camus dans un filet de voix.

Le reste se perdit dans un claquement de porte couplé à un rire malsain d'Ikki.

- Camus semble guéri… constata l'oiseau de feu, en se resservant de cognac.

Hyoga avait failli en tomber à l'eau, choqué au-delà de toute mesure.

Le Russe avait accepté à contrecœur l'idée odieuse que son Maître, pur et virginal comme la neige de leur chère Sibérie, s'adonne aux relations charnelles condamnées par la religion de sa vénérée maman, certainement pour sacrifier à ce que l'on appelait tristement : le devoir conjugal.

Et son mentor avait toujours accompli rigoureusement ses devoirs, même les plus difficiles, avec un stoïcisme suscitant l'admiration.

Ces derniers jours tendaient à démontrer au Cygne niaiseux que loin de subir les assauts sexuels de son amoureux, Camus du Verseau semblait se complaire à cabrioler comme un lapin blanc dans les pinces du Scorpion en chaleur.

Le maître des glaces semblait plus que consentant, voire participant à l'action.

Y trouver beaucoup de plaisir en sus.

Son professeur ayant toujours été un modèle à suivre pour le Cygne, Hyoga, qui ne se représentait toujours pas très bien la signification de cette histoire de bouche et de main – alors que même Shun avait compris, aussi rose que son armure, c'est dire –, ne demandait qu'à apprendre.

Puisque Maître Camus le faisait, cela ne devait pas être un vice, mais une vertu.

Cette conclusion amenée par un raisonnement de A plus B et arrivant à C soulagea tous les doutes précédents du blondinet.

Il sourit à la ronde, se servant de toasts au crabe.

La déesse vierge et son canasson échangeaient des sourires qui étaient affreusement explicites pour des regards avisés : les deux golds avaient donné des idées à leur maladresse adolescente.


Kanon des Gémeaux ne pouvait qu'attendre des nouvelles de son frère.

Elles ne tardèrent pas, et le jumeau cadet fut rassuré par la réaction d'Athéna, qui assurait à son frangin hors-la-loi une protection divine et absolue.

Toujours dans la peau de Saga, il arriva avec sa fourberie congénitale à faire passer un bruit dont personne ne se souviendrait de quelle source il provenait, celui que Milo du Scorpion avait remonté dans l'estime d'Athéna en soutenant son conjoint durant ses crises de vomissements – et il y en avait eu beaucoup.

La contre-contre rumeur y glana l'opposé de ce que cela voulait dire.

DeathMask proclama aussitôt que cela prouvait justement le sadisme du Scorpion : il tirait bassement plaisir à contempler son petit copain les boyaux torturés.

Aiola s'enflamma, criant qu'il fallait bien être stupidement amoureux comme Milo, qui avait été fasciné depuis l'enfance par ce " petit prince " odieux de suffisance pour rester dans les même WC que lui dans des circonstances si répugnantes. Lui ne le ferait pas pour tous l'or des douze armures.

A ces mots brutaux, Marine, Chevalier d'Argent de l'Aigle, revenue de son périple au Japon, éclata bruyamment en sanglots et balança une redoutable gifle à celui qui était devenu son petit ami attitré, avant de s'encourir du Temple du Cancer où se tenait le conciliabule.

Médusé, une main sur sa joue devenue rouge et gonflée comme une tomate bien mûre, le Lion n'y comprenait rien.

Shaina, Chevalier d'Argent de l'Ophucius, qui avait commencé à s'intéresser à la calomnie – et qui tenait ferme pour " Milo le gentil, Camus le réservé, le couple idéal " avec une douceur d'opinion inattendue – hurla à Aiola qu'il n'était qu'un macho " au cerveau de chaton qui avait survécu à une noyade mais qui était resté débile ".

Elle galopa apporter son soutien féminin sans faille à son ex-ennemie.

Aphrodite, Angelo, Kanon/Saga avaient tous trois compris, eux, ce que la réaction épidermique de Marine voulait dire, mais se gardèrent d'en informer leur pair.


Dans la cabine barricadée de lesdits golds, cela avait été tendre, bref, mais chaud.

Milo du Scorpion se flattait d'avoir tout appris à son cher novice de Camus, bien que le Verseau y ait des aptitudes naturelles mais naïves qu'il ne remarquait même pas.

Soulagé de ne plus se sentir malade, Camus pouvait désormais se soigner préventivement à coups de " Dramamine ", comprimés sécables, avalables et donc sympathiques.

- Chouchou chéri, ronronnait le Grec, tu as des mains en or…

- En armure d'or, même, sourit le Verseau en tripotant négligemment les cheveux bouclés de son amant. Je pourrais te retourner le compliment sur une autre partie de ton anatomie, remarque…

- Oh, Camus, geignit le Scorpion, si tu appelais un chat un chat ? Toi et tes métaphores qui ne veulent rien dire mais tout cacher…

- Excuse-moi d'être un brin poétique, Milo… se vexa le Français.

- Hmmm… taquina son compagnon. Pour que je te pardonne tu devras… je te le dirai cette nuit.

Camus en frissonna anticipativement.

Un gong résonnant mit fin à leur félicité de l'après galipette.

- Ouais ! Je meurs de faim ! s'écria un Scorpion qui serait amèrement déçu.

Ils se rhabillèrent, mélangeant leurs caleçons dans leur hâte à répondre à l'appel d'Athéna et de leur ventre.

Ikki ricana à nouveau – le Phénix n'avait plus compté ses cognacs – en voyant surgir le couple aux yeux brillants de satisfaction et aux vêtement froissés.

- C'était le pied ? lança-t-il grossièrement, ce qui fit contre toute attente glousser Saori Kido.

La déesse se dévergondait autant que Shun, si pas davantage.

- Oui, mon dard de scorpion est le meilleur, mieux qu'une petite plume de phénix, rétorqua bassement Milo pas embarrassé pour un sou.

Camus le fut pour lui, et alla s'assoir à la place la plus éloignée de l'oiseau immortel, atterrissant entre un Shun qui avait délaissé son lait grenadine pour un cocktail, et un Hyoga visiblement perturbé par quelque chose – ou quelqu'un.

Milo s'empressa de briser cette configuration en poussant Andromède à coté du Cygne, et lui s'affala à côté du Verseau.

Cela arrangeait bien les affaires de Shun.

- Commençons ! claqua dans ses blanches mains Athéna, qui présidait la table.

Le Grec fit grise mine en apercevant les huîtres.

- Oh non ! gémit-il.

- Mais Milo, le rassura Camus, tu n'es pas allergique aux huîtres ! Tu en avais mangé le premier jour, souviens-toi…

- Moui, chipota le Scorpion, mais j'en veux plus ! Beurk, ça me dégoûte maintenant !

- Déesse Athéna, intercéda son ami attentionné, Milo ne pourrait pas avoir une autre entrée ?

- Non, assena froidement la divine jeune fille, qui gobait prestement sa troisième huître – en laissant du jus couler sur son menton. On mange ce qu'il y a sur la table !

Boudeur, Milo se bourra une fois de plus de pain, et Camus désolé dégusta avec prudence un seul mollusque arrosé de jus de citron, cédant sa propre part de pain à son compagnon.

Le plat principal arriva sous les cris de joie de tous, exception faite d'un cri de détresse poussé par un arachnide traumatisé.

- Des m… des… des moules ! bégaya-t-il, saisi de terreur.

- Déesse Athéna ! s'indigna le Français devant le peu de cervelle de sa supérieure.

- J'ai dit qu'on mangeait ce qu'il y avait à table, Camus du Verseau ! Pas de caprice !

- Milo est allergique aux moules, Altesse ! Il s'est retrouvé aux urgences à moitié mort à cause de ces bestioles ! lui rappela le onzième Chevalier exaspéré.

- Tiens ? Ah oui, c'est vrai, pas de chance ! déclara une Saori à qui Seiya faisait du pied sous la table.

Elle gloussa sous la caresse chatouillant ses pieds sensibilisés par l'usage excessif de la pierre ponce.

- Mais, Déesse Athéna…

- Il se rattrapera au dessert, trancha la divinité. Chacun pour soi !

Fâché, Camus repoussa son assiette, décidé à jeûner par solidarité avec son amant négligé.

- Mange, chouchou, implora héroïquement l'affamé.

- Non.

La suite fut une libre circulation de frites convergeant de Hyoga, Shun, Shiryu et même du brave Seiya vers le couple de golds, qui purent ainsi compenser à peu près leur manque de protéines.

Ikki et Saori s'abstinrent de tout don – chacun pour soi bis.

Vers le dessert et les digestifs – Milo n'avait même pas su toucher aux fruits de mer en chocolat – les convives pourtant moins lucides durent remarquer que leur yacht s'était arrêté et faisait mollement du surplace.

- Tiens ! hulula la réincarnation d'Athéna, le vent est tombé !

- Cela va durer longtemps ? questionna scientifiquement Shiryu.

Cette question allait, au fil des heures prendre toute son importance…