Coucou ! Me voilà de retour ! (j'espère que je vous ai manqué... ;-) ) Enfin je ne vais pas faire long ; voici la suite !
Bonne lecture !
Harry et Dumbledore avaient repris le chemin initial ; à savoir celui qui menait au lourd portail de Poudlard, une fois passer la porte du hall d'entrée et le parc à présent plongé dans la pénombre, zébré des quelques dernières traînée rougeâtres que laissaient le soleil mourant du soir.
Harry avait une boule qui se formait dans la gorge au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient de l'enceinte rassurante de l'école de sorcellerie et que le ciel devenait de plus en plus noir. De même qu'il ressentait une certaine excitation dans cette perspective de combat, de prendre Rogue la main dans le sac, sauver Dumbledore, avoir un allier en plus parmi les membres de l'ordre –même si ça lui faisait extrêmement bizarre de penser au jeune homme blond héritier des Malefoy de cette manière- venger du moins en partie la mort injuste de ses parents et aussi et surtout, peut être porter un coup important à Voldemort, alors qu'il ne s'y attendrait pas. Et cette perspective emballait plutôt le Survivant.
Mais d'un autre côté, même s'il faisait aveuglément confiance à Hermione –il lui aurait confié sa vie et celle de tous ses proches les yeux fermés s'il l'avait fallut (enfin, il ne préférait ne pas devoir en arriver à cette éventualité bien sûr…) ; elle était sa sœur de cœur et son amie de toujours puisque la première qu'il n'ai jamais eut, d'autant plus que sa célébrité n'y était pour rien- mais il avait beaucoup plus de mal à faire confiance à Malefoy.
Il faut dire qu'ils étaient ennemis depuis qu'ils s'étaient croisés et il était de notoriété connue qu'ils se détestaient cordialement. Les années d'injures et de mépris de la part du blond seraient très dures à effacer, voir même à laisser de côté momentanément, même s'il savait qu'il le faudrait sans doute, car il semblait qu'ils étaient du même camp à présent.
Le garçon aux yeux verts avait bien sûr aussi du mal à imaginer que le jeune homme arrogant soit un assassin ; tuer quelqu'un, même pour sauver sa vie, n'était pas quelque chose de simple, quoi qu'on puisse en penser. Mais il n'avait en revanche aucun mal à se l'imaginer baignant dans un mauvais coup. Et puis, quelque chose le turlupinait, mais il n'arrivait pas à savoir quoi…
Il fut tiré de ses pensées dans lesquelles il était plongé lorsque Dumbledore dit quelque chose. Harry sursauta. Sans s'en rendre compte, lui et le vieux professeur avaient bien avancés car ils se trouvaient à présent à Prés-au-lard, et ce qui avait tiré le Survivant de sa rêveries était en fait le directeur que Poudlard qui annonçait courtoisement à Mme Rosemerta qu'il se rendait à la Tête de Sanglier. La gérante du pub voisin, bien sûr, ne put avoir conscience de la présence d'Harry, celui-ci étant dissimulé sous sa Cape d'Invisibilité. Le jeune homme, en réalisant ce qu'Hermione leur avait dit encore peu de temps auparavant ; la femme aux formes avantageuses était sous l'Impérium, sous le contrôle des Mangemorts. A cette pensée, il eut le réflexe de brandir sa baguette, mais Dumbledore du deviner son intention car il secoua imperceptiblement la tête, de gauche à droite, comme pour le dissuader de faire quoi que ce soit.
Harry crispa les poings de frustration, mais se résigna et baissa sa baguette magique, suivant Dumbledore qui continua à foulées rapides pour un sorcier de son âge, songea l'Elu.
Après avoir tourné à l'angle de la rue, Harry s'assura que personne ne pouvait les voir ou les entendre et il posa la question qui lui brûlait les lèvres :
-Monsieur… Que faisons-nous, maintenant ?
Il était fortement partagé entre le désir de revenir directement au château, histoire de botter les fesses aux Mangemorts qui avaient eut le culot de vouloir défier Dumbledore au sein même de sa propre école, et, maintenant qu'ils étaient parti, d'aller voir ou ce trouvaient ce fameux Horcruxe-qui-n'-en-était-pas-un. Après tout, même s'il s'agissait d'un faux, l'endroit où il se trouvait l'intriguait.
Dumbledore esquissa un sourire et ses yeux bleus pétillèrent de plus belle ; il semblait lire en Harry comme en un livre ouvert.
-Eh bien, fit-il d'une vois neutre, nous pourrions aller voir cette fameuse grotte, qu'en dis-tu ?
Cette fois-ci, le ton était plus amusé.
Harry hocha vigoureusement la tête, oubliant que le directeur de Poudlard ne pouvait pas le voir. Mais le vieil homme sembla néanmoins parfaitement comprendre, car il dit alors avec entrain :
-Alors allons-y.
Il attira Harry près de lui, et ils transplantèrent.
…
Ron était allé rassembler les membres de l'AD.
Ça lui faisait bizarre de faire ça seul ; il rassemblait, donnait des instructions. D'habitude, c'était Harry qui était au centre de tout l'attention, lui restait dans l'ombre. Et pour une fois, c'était lui qui était face à quelques membres de l'Armée de Dumbledore, crée en cinquième année, expliquant ce qui se passait –même s'il préférait éviter les détail superflus.
C'était d'autant plus étrange qu'Hermione n'était pas là non plus, même s'il savait qu'elle n'allait pas tarder. D'habitude, c'était elle qui était autoritaire, elle qui faisait des initiatives de ce genre ; de groupe ou d'association du genre la sale. C'était elle aussi qui avait crée l'AD, tout simplement.
Il affectionna un poste à chacun, essayant de faire des petits groupes ; s'ils n'étaient jamais seuls, il y avait moins de chance d'être dans le besoin. Et puis, ensemble on est plus forts.
-Ecouter, fit Ron, maladroit, faites bien attention à Rogue, il sera avec les Mangemorts. Ne l'attaquer pas, mais prenez garde à vous, au cas où, d'accord, il ne doit pas se douter une seconde qu'on pourrait ne fusse-ce que songer qu'il n'est pas de notre camps, c'est clair, fit-il plus durement, devant l'air étonnamment attentif et sérieux de Luna. Neville était sans doute terrifié, mais résolu et décidé, car son visage lunaire exprimait une détermination sans faille. Et aussi… soupira Ron, presque dégoûté d'avoir à dire ce genre de chose, ne vous en prenez pas à Malefoy.
-Quoi ? s'indigna Ginny, alors que Neville faisait des yeux ronds.
-Qu'est-ce que Drago Malefoy a avoir là-dedans ? demanda Luna en retrouvant son air rêveur si caractéristique.
-Eh bien… fit le rouquin, mal à l'aise, il… enfin, il est apparemment de notre côté –il n'avait pu s'empêcher d'appuyer sur le terme- même s'il fera… normalement semblant d'être avec les Mangemorts.
Sa sœur avait manifestement envie d'en savoir plus, mais elle s'abstint de poser davantage de question et elle rejoint son poste, après avoir prit une gorgée de Felix Felicis.
Hermione arriva à ce moment-là, et elle adressa à son meilleur ami un sourire sincère même si un peu crispé par l'appréhension.
-Dans mon rêve, fit-elle, sérieuse, il ne t'arrive rien…alors fait en sort que cette partie-ci ne change pas, fit-elle encore, mi grave, mi amusée. Ou tu le regrettera, Ronald Weasley, menaça-t-elle.
Elle se mit ensuite sur la pointe des pieds, et l'embrassa sur la joue –ce qui eut pour effet immédiat de faire prendre à son oreille une délicate teinte écarlate- et s'en alla ensuite, priant silencieusement qu'il ne lui arrive rien, laissant le rouquin à ses pensées.
Il se dirigea à l'endroit prévu, d'une démarche légèrement moins assurée qu'il ne l'aurait voulut, main sur la joue ; les yeux rêveurs. C'était une situation tellement étrange… Non pas qu'il n'ai jamais connu de situation un peu particulière, après tout, même s'il était un sorcier, il avait déjà vécu des choses peu communes, rien que par le fait d'être me meilleur ami de L'Elu, le Survivant ; bref le garçon qui avait eut la chance et le culot de résister au mage noire le plus maléfique du siècle, à l'age ridiculement petit d'un an. Et on ne pouvait pas dire non plus que les rêves un peu particuliers lui étaient étrangers.
« Sauf que d'habitude, c'est Harry qui les fait », songea le rouquin.
En effet, Harry Potter n'en était pas à sa première bizarrerie ; en plus de parler Fourchelang, d'être l'ennemi public numéro 1 de Voldy et d'avoir certains liens pour le moins singuliers avec ce dernier, il faisait parfois des rêves qui lui montraient des scènes réelles du Seigneur des Ténèbres.
Sauf que là, il ne s'agissait pas de Harry, mais bien Hermione, il y avait nuance.
Et puis, non, décidément, ce n'était pas pareil ; les crises –même si elles s'étaient espacées, voir avaient disparut cette dernière année- d'Harry, où il s'endormait puis se mettait à hurler et se tordre de douleur au sol, comme si on lui fendait la tête avec une hache, avait un côté, habituel. Disons que c'était effrayant, mais il savait que ça passerait. Mais là, ce n'était pas le cas de la brune. Jusqu'à maintenant, il n'avait même jamais eut connaissance de ce fameux rêve –et même s'il en comprenait les motivations, il ne pouvait d'ailleurs s'empêcher de ressentir une point de tristesse à cette pensée.
« D'un autre côté, elle… sort… avec Malefoy… » se dit-il, abattu.
En fin de compte, il n'était plus certain de ce qui était le pire.
Malefoy…
Cet espèce de blond platine arrogant, raciste et prétentieux, qui les avaient toujours méprisé, qui avait toujours insulté Hermione, Harry et a famille, cet « horrible serpent visqueux décoloré » avait déjà… embrassé Hermione Granger, préfète de Gryffondor, Miss-je-sais-tout par excellence, rat de bibliothèque réputé de surcroît, et aussi et surtout son Hermione !
Bon bien sûr, il n'avait jamais vraiment fait le premier pas vers elle… Mais tout de même : Malefoy ! Il ne savait pas s'il devait être écoeuré ou dépressif. Rien que d'y penser… ça lui donnait le tournis.
Mais après tout, si Hermione sortait avec lui, c'est qu'il devait y avoir une raison, non ? Et ce n'était sans doute pour sa gentillesse innée, si ? Résigné, il tourna à l'angle du couloir en soupira tristement. Il allait bien devoir finir par se faire une raison… ou eut être pourrait-il balancer le jeune homme blond de la Tour d'Astronomie ? L'idée le tentait, mais il n'était pas certain que la jolie brune l'approuverait…
…
Drago Malefoy était arrivé devant la Salle sur Demande.
Il se tenait devant le mur nu, immobile, hésitant. Il était résigné, résolut, même. Mais il ne pouvait néanmoins s'empêcher de penser que les choses lui échappaient, le dépassaient.
Et quelque part, il ne pouvait pas non plus s'empêcher de songer que les choses étaient sans doute plus simples avant. Lorsqu'il suffisait de gober qu'il était supérieur, que les moldus n'étaient que des être pitoyables, et que leur enfants sorciers étaient des Sang de Bourbe. Oui, même s'il avait honte à se l'avouer, c'était plus simple de croire aveuglément en ces choses -d'autant plus qu'elle étaient en son avantage- et de suivre la voie qui lui était toute tracée. Même s'il trouvait une certaine volupté à être libre, un épanouissement certain à faire ses propres choix et un bonheur ténu mais vivace ; qui ne demandait qu'à pousser, grandir, à se sentir aimée par la personne chère à son cœur.
Un fin sourire illumina un bref instant son visage. Hermione… Il soupira une seconde fois, de contentement cette fois, et franchit la porte de la Salle sur Demande sans plus hésiter.
…
Attendre.
La peur au ventre, sursautant au moindre bruit, à moindre son, au moins effleurement.
Attendre, les mains serrées sur sa baguette magique, prête à la brandit au moindre danger, au moins mouvements suspects, sans toutefois risquer de blesser un innocent.
Attendre, mâchoires crispées, sourcils froncés ; concentrée.
Attendre en essayant de réfréner les battements désordonnés de son cœur, son souffle cour et ses pensées tourbillonnantes ; papillonnant entre les bribes cauchemardesques de son rêve et les personnes qui lui sont chères et qui risquent leurs vies… par sa faute.
Ce n'est pas vrai, elle le sait, au fond, mais elle ne peut s'empêcher de le penser un peu quand même. elle a beau se dire que le château aurait été attaqué quoi qu'il arrive, elle ne put s'empêcher de se sentir coupable ; coupable de n'avoir rien dit, coupable de ne pas pouvoir en faire plus, de ne pas savoir changer le cours des choses si facilement, coupable de savoir que Drago, celui qu'elle aime, risque sa vie et qu'elle en est la cause, car c'est elle qui l'a convaincu de changer de route, boycotter le chemin que ses aïeux lui avaient tracés… Coupable, aussi, de se sentir heureuse malgré tout, alors que le reste du château est en peine, car il savent qu'ils ont perdu un précieux informateur ; un parrain pour le blond, la preuve d'une rédemption pour le directeur, un collègue, un collaborateur, pour d'autres, même s'ils ne le portaient pas tous dans leur cœur, car Ron doit être choqué, car elle a peur que ses amis ne la comprennent pas, parce que…
Au fond, elle sait bien qu'elle n'a rien à se reprocher. Mais c'est plus fort qu'elle.
…
Harry sentis enfin un sol dur sous ses pieds, et il ouvrit les yeux, soulagé. Il préférait tout de même grandement cette façon de voyager aux Portoloins, même si ça ne valait pas un bon balais –un Eclair de Feu, de préférence.
Au bout de quelques instants, ils sont arrivés à l'entrée de la grotte, trempés, mais saufs. Le garçons aux yeux verts grelottaient un peu, mais Dumbledore marmonna une formule qui sécha ses vêtements, puis resta perdu dans ses pensées un instant, marmonnant et tournant autour du cul-de-sac pour tenter de percer le mystère de cette entrée.
Le vieil homme finit par trouver. Il fallait donner du sang. Harry, pousser par la curiosité, proposa le sien. Il voulait absolument savoir ce qui se cachait derrière, et Dumbledore finit par céder, à la condition que ce soit lui. L'adolescent n'eut d'ailleurs pas vraiment son mot à dire, car le directeur fit apparaître un petit couteau qui lui entailla le poignet, projetant sur le mur de pierre une petite giclée de sang vermeil.
Cependant, le vieil homme refusa d'aller plus loin une fois pénétré dans la grotte. Il fit faire demi-tour à Harry, qui, même s'il ne se sentait pas très rassuré, mourrait d'envie d'aller plus loin.
Alors qu'ils rebroussaient chemin, Harry se remit à penser à toute cette histoire…
C'était si étrange qu'Hermione ait fait ce rêve… Comment cela se faisait-il ? Pourquoi ? D'habitude, c'était lui qui était sujet aux rêves tordus, de préférence avec Voldemort dedans, et puis cette histoire avec Malefoy…
Le garçon sursauta soudain.
Il venait de comprendre ce qui le turlupinait. Ce rêve. Précisément. Et si… Hermione s'était fait abuser ? Par ce rêve ? Ce n'était pas si fou que ça, après tout, c'était ce qui c'était passé avec lui-même l'année dernière, pensa amèrement le survivant … Si on avait prévu ce qu'Hermione ferait ? Pour la conforter dans un piège ? Pour la pousser à faire précisément ce qu'on voulait ? Mais alors… Malefoy serait-il dans le coup ? Ferait-il… semblant ? Dans le but de la tromper ?
Non, non, non. Harry secoua la tête. Ça se tenait… malheureusement. Mais ça ne se pouvait pas, Hermione était intelligente, elle ne se laisserait pas berner si facilement… si ?
Ce n' est qu'à moitié rassuré qu'il suivit le directeur, qui reprenait doucement le chemin de l'école.
…
Hermione expira profondément. Respire un grand coup, fermant les yeux un court instant.
Elle se clama ; rien ne servait de stresser à ce point, elle allait finir par jeter un sort au premier venu, aussi innocent soit-il. Ginny lui jeta un rapide coup d'oeil, mais elle la rassura d'un sourire –bien qu'un peu crispé.
Elle se remit alors à penser à sa relation avec Drago, leur début… Tout repasse en boucle dans sa tête… le méprit du début, les regards froids ; glacés, qu'il lui jetait alors qu'ils faisait leur travail pour Rogue… puis il c'était adoucit… un début de complicité était né avec le jeu gage ou vérité… leurs rires… un soupçon d'attirance… leur baiser dans le lac… les coup de blues… le doute qui ronge, la déception… les jeux des sens… leurs regards… son visage... leur nuits à deux, blottie dans ses bras…
Elle serra sa baguette magique, déterminée. Elle en était certaine ; elle avait fait le bon choix. C'était la seule et meilleure solution.
…
Deux ombres avançaient à pas de loups dans le couloir, échangeant de temps à autres quelques brèves paroles, chuchotées, à peine audibles. ux aguets, attentifs ; tendant l'oreilles et fixant les recoins obscures, ils était prêt à parer toute attaque.
La jeune Nymphadora, alias Thonks, même si ça couleur de cheveux favorite rose fuchsia avait fait place aux cheveux ternes, gris souris, qui ne la quittait plus depuis plusieurs mois, était en tête, accompagnée de Charlie Weasley, le visage constellé de tâches de rousseur, les cheveux roux flamboyants retenu en un catogan, ce qui lui donnait un air à la fois désinvolte, et terriblement séduisant.
La première, un peu triste, n'était pas tellement affectée par la nouvelle. Le second non plus d'ailleurs ; le Severus Rogue n'avait jamais compté parmi leurs amis, ni même les personnes qu'ils fréquentaient assidûment. De plus, il avait toujours été un exécrable personnage, désagréable au possible –excepté avec les serpentards, dont aucun de deux n'avaient jamais fait partie.
Plus loin, à quelques bifurcations de là, se trouvait Remus Lupin et Maugrey dit Fol Œil. Le loups garous, robe miteuse, traits tirés, mais les sens en éveil, tentait de tirer parti de son côté loup garou ; pour une fois que ça pouvait être utile… de nature calme et tourmenté, il avait de quoi occuper son esprit. Entre cet amour avec… Non, de toute façon c'était impossible ? Tué dans l'œuf, avant même s'avoir vu le jour. Cette pseudo relation n'aurait pu être qu'un désastre ; ils étaient trop différents, elle était bien plus jeune que lui, vivante, pétillante, belle, alors que lui… il était un loup-garou miteux, pas fichu de trouver un emploi convenable, vieux et fatigué. Ce n'était pas une vie pour une jeune fille ! Et puis cette attaque plus qu'imminente dans l'école… Il pensait aux élèves, encore presque enfants, à ces innocents qui n'auraient pas du avoir à connaître ces temps sombres… Rogue… Comment avait-il pu ? Bien sûr, il ne l'avait jamais porté dans son cœur, mais de la à penser… Dumbledore lui avait fait confiance, ça lui avait suffit… après tout, il lu avait aussi fait confiance à lui. Et voilà qu'ils déchantaient à présent.
L'Auror qui l'accompagnait, un peu paranoïaque sur les bords, faisait pivoter son œil magique en tous sens, prêt à parer un sort à tout moment. Il avait beaucoup de mal à se remettre de la nouvelle concernant Severus Rogue…lui qui prônait la vigilance constante, il s'était bien fait berner. Ah, il était fier, Alastor Maugrey, maintenant ! Il aurait du se fier à son intuition de départ, lors du procès, alors qu'il était persuadé que Severus Rogue était plus que coupable et pas du tout prêt à se repentir…
Plusieurs étages plus bas, ou plus hauts, d'autres membres de l'ordre patrouillaient, secoués, inquiets, anxieux, déterminés. Tus avaient leur opinions, leur façon de voir les choses, mais tous aussi étaient profondément déçus par cette trahison. Il était difficile de penser qu'ils avaient côtoyé –parfois difficilement- un Mangemort pendant tant de temps…
