Bonjour tout le monde
J'ai pas pu poster avant, je suis désolée...
voilà donc le nouveau chapitre de Tellement différent.
Stiles était impatient. Il se regarda pour la 10'000ème fois dans son miroir et rajusta pour la 100ème fois sa chemise.
Il allait parler à Derek, passer la soirée avec Derek, passer la nuit avec Derek et passer la vie… euh, ohlà on redescend sur terre. Déjà objectif, lui parler. Voir ce qu'il lui dit et aviser ensuite. Le loup lui avait tellement manqué. Maintenant il se demandait comment il avait fait pour supporter deux ans sans lui. Étonnement, ça c'était mieux passé que quand il avait dû attendre un an. Sûrement parce que c'est lui-même qui avait décidé. Il soupira et descendit au salon. Son père jeta un œil sur son fils.
- Tu te maries ou vous aller juste discuter ?
- C'est trop ?
- À mon avis un peu, mais enfin, tu fais comme tu veux.
Énervé, Stiles remonta dans sa chambre et revint avec un jean noir et un t-shirt jaune. Le shérif grimaça, mais quelqu'un sonna à la porte.
- Zut!
Stiles alla ouvrir, tant pis pour son allure. Derek se tenait sur le pas de la porte la tête tournée vers la lune. Il avait mit un jean noir, un pull blanc et Stiles vit le col d'une chemise noire ressortir du col du pull. Ben voilà, lui il avait la classe, mais ça faisait pas mariage.
- Salut Stiles.
- Lut Derek.
Stiles suivit Derek et monta dans la Camaro qui lui avait manqué. Derek roula en silence puis s'engagea sur l'autoroute.
- Alors, tu vas bien ?
Stiles fut surpris que ce soit Derek qui parle en premier.
- Euh ouais et toi ?
- Ça va.
- Tu t'en sors avec Tylan ?
- Pas trop mal.
- Il est mignon.
- C'est vrai. Désolé pour Chrisy, j'espère que ton père n'a rien dit ?
- Non, c'était vraiment rien. Il contrôle bien.
- Mmmh.
- On va quelque part ou tu conduis juste comme ça ?
- Je comptais t'emmener au cinéma.
Stiles s'étouffa.
- Quoi ? Pourquoi ?
- Je sais pas, j'ai trouvé l'idée bien.
- On n'est jamais allé au cinéma quand on était ensemble et là tu m'y emmènes. Pourquoi ?
Derek s'arrêta sur la bande d'arrêt d'urgence.
- Je pensais juste que c'était une bonne idée et qu'après on pourrait parler. C'est trop tard pour aller dîner, je ne vais pas t'emmener chez moi. Je vois pas trop où aller d'autre et je vais pas rouler pendant des heures.
Derek regarda Stiles qui le regardait la bouche légèrement ouverte avec un regard emprunt de désir.
- Stiles ? osa Derek doucement.
Sans rien demander, le jeune homme fondit sur les lèvres du lycan qui pensa une demi-seconde à résister, mais qui n'en fit rien.
Ils s'embrassèrent comme si ce baiser pouvait leur rendre la vie, leur vie, comme si ça pouvait effacer deux ans d'absence, comme si ça pouvait faire tout oublier… la souffrance, les larmes, la tristesse, la solitude, la rancœur… tout disparu du cœur et de la tête de Stiles qui en oublia jusqu'à son propre corps, son propre nom et l'endroit où il était. Tout ce que lui disait son esprit, c'était Derek et que Derek. Uniquement Derek. Sa vie, son oxygène, son bonheur, sa santé mentale tout ça ne passait que par Derek, ne venait que de Derek, alors pourquoi tenter de s'expliquer pour mettre les mauvais mots à la mauvaise place et prendre le risque de repartir dans la souffrance.
Tout ce qu'il voulait c'était Derek, depuis le jour où il l'avait vu, depuis l'instant où ses yeux l'avaient regardé. Ce jour, où du haut de ses 16 ans, il avait découvert le désir suprême, l'amour sans condition où il l'avait voulu profondément, durement, éternellement quitte à tomber de haut. Il reprit quand même son souffle pour rencontrer le regard électrique de l'homme de sa vie. Derek était sa vie. De près ou de loin, il n'y avait que lui et il n'y aurait que lui de toute façon. À quoi bon tenter de s'en détacher alors qu'il voulait s'y attacher pour l'éternité.
- On va parler quand même ou pas ? demanda le loup en reprenant ses yeux humain.
- Oublie ça, je me souviens même pas de ce qui s'est passé. Je veux toi, que toi, pour toujours.
Derek était légèrement ébahi pas le discours de Stiles.
- Tu es sûr que tu vas bien ?
Le jeune homme posa un doigt sur les lèvres de Derek et chuchota :
- Chuuuut. Je veux juste que tu m'emmènes au cinéma, que tu m'emmènes danser sous la lune et que tu me fasses l'amour avec toute la tendresse dont je sais que tu es capable.
Stiles se rassit à sa place. Le loup le regarda et sourit. Bon, lui qui s'était préparé à tout sauf à ça décida simplement de laisser couler. Quand Stiles voulait quelque chose, Stiles l'obtenait, il l'avait bien vu et décida que répliquer serait dangereux pour lui.
Il redémarra la voiture et emmena Stiles au cinéma où le jeune homme (toujours aussi bavard) ne cessa de jacasser tout le long du film, mais Derek ne s'en plaignait pas. Cette voix, cette douceur, ce timbre qui était devenu un peu plus grave en deux ans, comme ça lui avait manqué. Il aurait pu mourir du silence de la maison si Tylan n'avait pas été là pour le remplir avec ses cris, ses pleurs, ses rires et ses grognements.
Stiles lui avait manqué à en crever. Derek avait juste eu la chance d'avoir son fils à ce moment là, sinon, il n'aurait certainement pas continué à vivre avec une telle douleur.
Après le film, il l'emmena réellement danser sous la lune, en plus, elle était pleine. Durant des heures, jusqu'à en avoir la tête qui tourne et ne plus savoir où se situaient les différents points cardinaux.
Juste les étoiles, la lune, la musique et l'homme de sa vie, de son cœur, de son esprit. Stiles, ce garçon exceptionnel qui avait changé totalement sa vie en quelques secondes. L'espace d'une rencontre et d'un regard posé sur ce petit arrogant, sur ce gosse hyperactif qui n'avait rien trouvé de mieux que le défier dès leur première rencontre.
Derek osa prononcer une phrase pour briser le silence de la nuit à la fin de la dernière danse.
- En tout cas, on peut dire qu'on est ex æquo.
Stiles lui répondit dans un murmure.
- Ça c'est sûr. Même si on avait pu prévoir tout ça, je pense que ça n'aurait pas été tellement différent !
Je crois que j'ai pas grand chose à dire sur ce dégoulinage de fluffff... on se retrouve demain pour un nouveau chapitre... on approche à grand pas de la fin de cette fic...
bisous
Kitune
