Auteur : Nami-chan.

Couples :DateSana, MotoMoto, KoSasu, IeMitsu, et d'autres

Disclaimers : Je crois qu'on aimerai tous posséder les droit sur Sengoku Basara, mais ce n'est pas mon cas

Dragon Tales Livre Deux

Partie 34

Elle le fixait ardemment. Cette chose ne le lâchait pas du regard, ses yeux glacés et sans vie provoquant des sueur froide dans le dos de Masamune. Une espèce de satisfaction et de faim apparaissait dans son expression. C'était presque humain, juste trop animal pour être bien reconnaissable. Ce visage, non, ce museau distordu qui semblait aussi pâteux que du riz gluant oscillait entre la forme définitive d'un dragon et quelque chose que Masamune ne pouvait comparer, quelque chose de primitif.

Des cinq têtes, c'était la seule qui le regardait, les autres encore occupées à il ne savait quoi, orientées dans toute les directions sauf celle de Masamune. Cette tête suivait le moindre de ses petits mouvement et le sourire qu'elle avait affichée en le voyant toujours aussi présent peut-être même plus prononcé encore, mais Masamune ne savait pas s'il devait totalement se fier à ses sens. En revanche, son cou gélatineux paraissait se durcir de secondes en secondes, comme si enfin, la créature trouvait ancrage dans le monde réel.

Masamune compris qu'il devait agir vite s'il voulait pouvoir contrer la bête avant qu'elle ne rejoigne le champ de bataille. Pour l'heure, surveillé comme il l'était, il se devait de calculer soigneusement chacun de ses gestes. Lui aussi gardait son regard rivé sur la créature, près à anticiper et à réagir au premier signe de geste hostile.

La plus grande prudence était de rigueur et Masamune devait rapidement réfléchir à un moyen de mettre cette chose à terre. Cette partie était la plus difficile, considérant le fait que de nombreux facteurs extérieur l'empêchait de se concentrer. Les autres têtes ainsi que les autres dragons qui volaient toujours autour d'elles ne devaient pas être oubliés.

Le lèvre inférieure pincée entre ses dents, Masamune se demanda s'il avait le temps d'attendre des renforts.

C'est a ce moment qu'un bruit inhabituel capta son attention. Des années passées sur les champs de bataillent avaient appris à Masamune à ne pas perdre de temps avec des réactions instinctive inutiles. Donc au lieu de immédiatement tourner sa tête vers le bruit, il ne pu que serre Murakumo entre ses main, sa paupière se plissant tandis que son regard se renforçait sur Orochi. Il ne pouvait regarder à la fois vers la gigantesque menace qui évoluait à hauteur du ciel et vers le sol là où il avait entendu ce bruit.

Le bruit recommença, plus près cette fois et Masamune dut se résigner à quitter un instant Orochi du regard, parce qu'une autre part de son instinct lui disait que ce qui s'approchait depuis le bas de la colline n'était pas juste un animal.

Un juron qu'il n'avait entendu qu'une fois sortir de la bouche de Motochika franchis les lèvres de Masamune alors qu'il faisait un pas en arrière, alarmé. L'auteur, ou plutôt les auteurs du bruit puisqu'ils semblaient être une petite troupe d'une soixantaine, se rapprochait effectivement de lui tous réparti entre lui et la pente de colline qui le séparait de la créature.

L'un d'eux laissa à nouveau échappé se petit bruit, sa bouche s'ouvrant légèrement dans un cri guttural ressemblant à celui que ferait un animal blessé. Sa tête semblait lourde à porter et dodelinait d'un côté où de l'autre, chaque pas lent et pénible le rapprochant de Masamune. C'était des membres du clan Date, il voyait ces armures tout les jours alors il ne pouvait pas se tromper. Or l'homme était méconnaissable, inexpressifs. Celui le plus proche de Masamune avait distinctement une jambe difforme, une jambe recouverte d'écaille comme s'il était partiellement transformée plus grosse et plus longue que l'autre donnant à l'homme une démarche boitillante. D'autres c'était leur tête, ou bien un bras voir les deux, n'importe quelle autre partie du corps en fait. Chacun avaient un morceau de leur corps qui avait partiellement pris la forme de leurs ancêtre.

Kojûro autrefois avait voulu le protéger de cela. Masamune ne pouvait que se souvenir de la douleur qu'il ressentait à l'époque chaque fois qu'il avait tenté de se changer en Dragon. Maintenant il revoyait cette souffrance dans leurs yeux.

Et ses hommes se posaient comme nouvel obstacle entre lui et Orochi. Il devrait les mettre à terre s'il voulait passer... mais ils étaient innocents, il ne savaient pas ce qu'il faisait. Masamune refusait de les tuer même s'ils se mettaient en travers de son chemin.

Orochi avait osé les lui prendre eux aussi.

L'un des Dragons volant autour de la tête aux yeux bleu n'était autre que Kojûro. Et cela bien qu'il ait encore du mal à réaliser, Masamune ne pouvait le pardonner. Son œil droit, son allié le plus précieux, la personne sur qui il avait toujours pus s'appuyer avait porté la main sur lui.

La force destructrice d'Orochi l'avait traverser lui aussi, il avait clairement sentit quand le démon avait appelé son peuple. Il n'y avait pas de doute que c'était lui qui les forçait à agir de la sorte. D'abord Orochi lui avait pris Yukimura et maintenant il voulait lui prendre Kojûro ? Ça ne faisait que donné une raison de plus à Masamune pour annihiler l'existence de cette créature.

Masamune refusait de le perdre lui aussi. Il imaginait déjà la tête de Kojûro quand il l'aura libérer de l'emprise du démon, cela lui tira presque un sourire en pensant qu'il devra encore convaincre Kojûro de se pardonné lui-même.

La tête au yeux bleu émit une sorte de feulement que Masamune jura moquer, la créature était en train de rire de lui et de son dilemme. Plissant les yeux, il leva Murakumo.

"Tu-vois ça, pourriture ? Cette lame n'est que pour toi." gonda Masamune.

Plus que la colère, c'était une haine pure qui s'écoulaient dans les veines de Masamune comme un magma froid près à déborder.

A peine sa provocation terminée, Masamune s'élança sur la pente décider cette fois à en finir, ses jambes renforcées par la force du Dragon en lui le portèrent bien plus vite qu'un humain normal. Après tout, c'était Kojûro qui m'étais des stratégie au point, Masamune lui fonçait dans le tas.

Le sourire de la bête c'était effacée en voyant ce que Masamune tenait dans ses mains, son semblant de lèvre s'était tournée vers le bas dans une sorte de grimace de dégoût, et la tête avait ouvert cette bouche pour déployer un cri strident charger de menace et de rage.

A l'entende de cette appel, les Dragons qui volaient au dessus se stoppèrent avant de s'envoler à pleine vitesse aux quatre coin de Sekigahara. L'assaut venait d'être ordonné.

Les dents de Masamune se serrèrent en voyant les siens partir vers le danger, pouvait-il en vouloir à ceux qui seront attaqué s'ils se défendent ? Il redoubla de vitesse, il devait forcer Orochi à les libérer avant qu'il ne soit trop tard. Intérieurement il espéra que Kojûro puisse tenir. Yukimura avait put résister un temps soit peu à l'emprise du démon, il savait que son œil droit finirait par y arriver lui aussi. Que pouvait-il faire de plus que d'espérer ?

Les soldats partiellement transformés qui pouvaient difficilement se mouvoir et encore moins voler eux continuèrent de se diriger droit sur Masamune, mais il y avait maintenant une précipitation dans leur pas qui ne présageait rien de bon pour lui. Ils s'étaient amassés en une groupe compact droit sur sa trajectoire

Il ne parviendrait pas à forcer le passage sans se défendre.

Le fourreau de cuir bouillit fit un bruit étouffé lorsqu'il frappa le premier soldat Dragon dans les côtes. Il tomba au sol dans un fracas de membres et de poussière comme un pantin désarticulé. Un autre tenta de se saisir de Masamune mais là aussi le fourreau de Murakumo le mit à terre.

Bien qu'il se soit attendu qu'il serait difficile pour lui de manier une telle arme avec le peu de temps d'entraînement qu'il avait eu depuis qu'ils l'avaient découvert prenant la poussière d'un entrepôt du clan Tokugawa, Masamune avait du mal à s'habituer à la longueur importante de la lame.

C'était à peine s'il avait eu le temps de comprendre comment corriger sa posture. Même ainsi, celle qu'il avait choisi pour mieux optimiser la longueur de la lame ne lui paraissait pas naturelle. La sensation plus légère et aérienne de son propre sabre lui manquait, de plus ses doigts étaient habitués à se refermer autour de six gardes et devoir n'en tenir qu'une seule à demain lui laissait une impression d'inconfort. Il n'aimait pas non plus les vibrations se reportant dans la lame même couverte à chaque fois qu'il portait un coup.

La quinzaine de ses hommes essayant de le stopper n'était pas un entraînement de trop, au moins maintenant il savait à quoi s'attendre lorsqu'il maniait Murakumo en combat réel.

Masamune esquiva de justesse quand un soldat arriva dans son dos tentant d'attraper Murakumo. Son souffle se coupa pendant la seconde ou il constata que c'était l'un de ceux qu'il venait juste d'envoyer à terre, rampant jusqu'à lui dans son désespoir pour saisir Masamune. Il n'était pas le seul, tout ceux que Masamune avait envoyer à terre c'était déjà relevés, se remettant à sa poursuite. Il avait eu beau les cogner avec une force qui aurait suffit à broyer les os d'un bœuf ils se relevaient toujours, poussé par une force incroyable.

Le problème était que Masamune n'avait pas le temps de réfléchir à comment les incapacité durablement alors qu'il comptait encore les secondes qui le séparait d'Orochi. Au moins jusqu'ici, la créature avait sembler l'attendre pourvu qu'elle continue Masamune allait se débarrasser de ce contre temps. Vu la taille de cette chose, il était impossible de deviner l'ampleur des dégâts qu'un simple pas en avant provoquerait et Masamune n'avait pas envie de le découvrir.

Après tout, ils restaient avant tout des membres de son clan. Des gens qu'il avait lui-même entraîner dans cette guerre alors qu'il avait juré de les protéger, de s'assurer que plus aucun d'entre eux ne trouverait une mort injuste. Masamune se refusait à les blesser d'avantage, qu'importe s'ils se relevaient toujours, il devait simplement être plus rapide qu'eux.

L'un deux enfonça ces doigts dans les côtes de Masamune, gémissant quand il l'attrapa. Il fut délogé aisément mais Masamune ne put que constater qu'ils avaient eu l'intelligence de former une autre masse derrière lui, coupant toute retraite et l'empêchant de contourner celle qu'il avait devant. De plus devant lui les soldat avaient commencés à former un mur difficile à franchir s'il ne frappait pas plus fort.

Mais pourtant, ces hommes ne semblait pas capable de pensées cohérente, pas alors qu'ils ne réagissait pas à la moindre douleur, pas alors qu'ils ne semblaient même pas entendre les cris de guerres de leur roi. C'était de toute évidence cette horrible chose qui leur dictait leur ordres, qui les manipulait. Comme elle le faisait avec les autres Dragons.

L'œil de Masamune s'écarquilla soudainement quand il réalisa quelque chose. Orochi ne contrôlait pas seulement quelque uns de ses hommes. Il contrôlait chaque Dragons ayant suffisamment de sang ancien pour lui répondre, et c'était lui, Masamune leur roi qui les avaient conduit ici.

Depuis le début, il avait joué le jeux du démon. Il l'avait appâté, l'avait poussé à le suivre sans réfléchir, entraînant son peuple à sa suite, entraînant les siens dans ce calvaire. Il avait offert ses hommes sur un plateau à cette créature.

Il lui avait offert Kojûro...

Plus que jamais Masamune se sentit stupide et son honneur de guerrier bafoué tandis qu'il repoussait deux autres de ses soldats avec le plat du fourreau de l'épée légendaire.

Sa rage contre lui même mais aussi contre Aisu et tout Orochi se chargea en un seul cri qui résonna comme le tonnerre suivant la foudre. Sa haine se fit aussi froide que les plaines glacée du nord.

Plus que jamais Orochi allait payer au centuple.

Sa volonté revigorer par cette idée, Masamune se résigna à faire ce qu'il devait pour passer, quitte à blesser durablement les siens. Tout cela était de ça faute après tout, il était déjà près à en assumer l'entière responsabilité.

Trop concentré sur son objectif, il ne s'attendait certainement pas à ce qu'une volée de trais lumineux et rose s'abatte devant lui. D'abord agité par cette soudaine attaque qui aurait lui être destiné, Masamune se retourna vivement pour en trouver l'auteur, réalisant juste après qu'il n'avait jamais été la cible de cette attaque.

Le fait qu'il se retourna juste au moment où Keiji, armé d'un son sabre long et large comme une poutre que Masamune avait rarement vu hors de son fourreau chargeait le groupe d'hommes en le tenant à l'horizontale devant lui.

Ce fut efficace puisque l'instant d'après, Masamune vit ses hommes, immobilisés par les flèches de lumière, tomber au sol sous la force brute Keiji.

"On s'occupe d'eux, monsieur Date !" cria une voix féminine plus claire et plus déterminée que ce que Masamune aie jamais entendu venant d'elle.

Il grimaça, sa lèvre supérieure se retroussant face à son incrédulité d'avoir été aidé par une petite fille et un play-boy. Enfin, c'était de l'aide et elle était la bienvenu quand il repensait à la taille de ce qu'il allait affronter. Keiji était un idiot de pacifiste et si Masamune ne l'avait pas déjà vu à l'œuvre il aurait même douté qu'il sache se battre, quand à Tsuruhime il avait certainement sentit une sorte de puissance cachée en elle et savait bien que son arc ne servait pas que pour la divination. La voir à l'œuvre était tout autre chose.

Devant son hésitation, Keiji intervint depuis là où il maintenait la plupart des assaillant au sol :

"Fonce, Masamune ! On ne leur fera aucun mal, je te le promet. Maintenant vas sauver les autres, on compte sur toi." encouragea-t-il

C'était perturbant de voir ce bon vivant naturel avec un sourire si forcé sur son visage. De plus ses yeux étaient encore rougis par les larmes et Masamune n'avait jamais vu ce grand gaillard pleurer, pas même de rire. Tsuruhime aussi avait les trais du visage tirés, elle avaient du voir des choses qu'elle n'était sans doute pas préparer à affronté.

Quelque part elle lui fit penser à la petite Itsuki qui avait tant insisté pour le suivre parce qu'elle aussi connaissait les ravages de la guerre voulait se battre pour l'arrêter. Masamune avait usé de toute sa persuasion pour la faire rester hors de ses dernières batailles car peu importe ce qu'elle avait vue dans sa courte vie, il ne pouvait pas volontairement l'exposer à la réalité de la guerre.

Son arc bandé, Tsuruhime tira en direction du ciel, les mêmes trais rose tombant entre les ennemis que Keiji ne pouvait pas contenir. Ils s'immobilisèrent complètement, seul des complaintes s'échappant de leur gorge.

"Allez-y bon sang ! Le temps nous est compté !" insista Tsuruhime.

Même Keiji grimaça devant le ton autoritaire de la Miko. Avec un dernier regard incertain sur ses hommes luttant pour se libérer Masamune hocha la tête pour remercier les deux autres.

"Thanks." laissa-t-il échapper.

"On ne fait pas ça pour toi, on le fait pour Motochika, Yukimura et pour Magoichi." répondit Keiji, murmurant la fin de sa phrase comme si elle n'était que pour lui même.

Masamune leva son œil au ciel. Keiji était vraiment stupide de croire qu'il se souciait de son ego dans un moment pareil. Le vagabond haussa une épaule du mieux qu'il le put dans sa positon et laissa son commentaire passer comme s'il s'agissait d'une plaisanterie.

Il n'était plus le moment de perdre du temps dans des détails, Masamune n'insista pas à remercier ses compagnon de leur aide impromptu. Il contourna Keiji, ne se retournant pas pour les regarder quand il entendit ses hommes gémir de protestation alors qu'ils luttaient de plus en plus fort pour se dégager. Non son attention était maintenant pleinement tournée sur Orochi. Il repris sa course vers la créature, plus rien ne se tenant entre elle et lui.

Tsuruhime attendit qu'il soit hors de porté de voix, tirant flèches après flèches pour clouer durablement les hommes de Masamune au sol pour s'adresser à Keiji.

"Ne sous estime pas Magoichi, elle va se remettre de ses blessures et reviendra plus forte que jamais tu verras.." affirma-t-elle, un fantôme de sa gaîté habituelle passant rapidement sur son visage.

Les soldats sous le sabre géant de Keiji commencèrent à le mordre et à le frapper pour se libérer le forçant à finalement se redresser. Le dos de Keiji se posa contre celui de Tsuruhime tandis qu'il se prépara à une nouvelle charge.

Cette fois un sourire sincère étira ses lèvre.

"Je m'en remet à ta prédiction, Tsuru." gloussa-t-il.

La course de Masamune commença à ralentir quand il arriva assez près d'Orochi pour qu'une des têtes l'atteigne en se baissant suffisamment. Les mouvements lents de la créature laissait le temps largement le temps à Masamune de la voir venir mais il fallait être prudent, ne sachant pas ce qu'elle avait encore en réserve.

Aucune grimace ne s'apparentant à un sourire n'était visible sur les têtes de la créature maintenant toutes tournées vers lui. En revanche, celui qu'afficha Masamune était résolu, un étendard de toute les promesses de douleur que Masamune destinait à Orochi.

Peut-importe s'il devait y passer des jours et des jours à découper cette bête morceau par morceau avec Murakumo, il ferait tomber cette créature coûte que coûte. Peut-importe s'il elle était bien trop grosse et que son arme n'avait pas plus d'impact qu'un cure dent sur les écailles d'Orochi, il planterai ce cure dent autant de fois qu'il faudra pour faire couler le sang, dans toutes les parties sensible qu'il pourrait atteindre.

Il fera regretter Orochi de ne pas être rester dans ses barils de sake.

Maintenant qu'il était assez près, Masamune pouvait encore mieux distinguer l'aspect grotesque des cinq têtes. Plus encore que le corps de la créature, c'était ces choses montées au sommet de ses longs cous ondulant qui inspirait le plus d'effrois à ceux qui les regardaient. Elles étaient toutes très différentes les unes des autres.

Celle du milieux, celle qui avait ces yeux bleus reconnaissable entre milles était également celle qui semblait la plus stable, elle ne se déformait plus à vue d'œil contrairement aux autres et sa forme était moins changeante que la première fois ou Masamune avait posé les yeux dessus. C'était quelque chose entre la forme normale qu'il connaissait des Dragon et un serpent avec la mâchoire plus en v. Des écailles plus longue dépassaient de sommet de son crâne jusque sur le côté de sa tête et bien que le reste du corps soit d'un gris bleu pale cette tête avait un soupçon de rouge sur ses étranges écailles. Cela aurait put vaguement ressemblé à des cheveux si cette tête avait été humaine.

Les quatre autres tête avaient aussi chacune leur particularité.

Celle la plus à gauche semblait aller systématiquement dans le sens inverse des autres et une ou deux fois, Masamune l'avait vu essayer de morde ce qui passait à sa portée, cette tête avait une sorte de crête d'écaille brune sur la tête et des yeux clair, son museau oscillant toujours entre celui d'un dragon et un visage plus félin.

Celle directement à droite de la tête centrale avait de grand yeux bruns expressif, la couronne d'écaille autour de son crâne avec une teinte verte rappelant l'herbe. Elle s'appuyait régulièrement sur la tête centrale, comme si son cou avait du mal à la soutenir.

La tête la plus à droite avait une étrange sorte de barbe faite d'écailles et de pointes et se tenait fièrement, hautaine plus raide que les autres, elle semblait également plus large, fixant Masamune d'un air expectatif, n'affichant aucune autre expression.

Enfin la dernière, celle directement à gauche de la tête centrale avait l'œil gauche manquant, l'endroit ou devrait se trouver l'orbite barré de trois longues cicatrices, cassant le semblant de symétrie que gagnait chacune des tête à mesure que les secondes s'écoulaient, les écailles autour de sa tête étaient blanchâtre et à la façon dont le vent les soulevait elle devaient forcement être souple.

Une chose brillante attira l'œil de Masamune, plus que l'étrange ballet que faisait ces têtes en ondulant devant lui, attentant qu'il soit à portée sans pouvoir se contenir. C'était sphérique et incrusté sous le menton de la tête du milieu, au niveau de la gorge. Masamune aurait d'abord pensé qu'il s'agissait d'un écaille de couleur différente mais l'énergie qu'émettait cette sphère lui parvenait par vague, bien trop importante et identifiable pour que ce ne soit qu'une simple partie d'Orochi.

Il frémit malgré lui parce qu'il avait déjà sentit une énergie similaire et il en tenait actuellement la source dans sa main.

Cette sphère entrait en résonance avec Murakumo. Masamune pouvait sentir l'énergie pulser dans sa main, l'appelant, non pas lui mais son sabre, une invitation comme celle qu'il avait ressentir lorsque Orochi s'était transformé et avait appeler les Dragons à le rejoindre. C'était facile de ne pas y céder, mais suffisamment intriguant pour que Masamune ait envie de voir la sphère noire de plus près.

Bon sang, Keiji et Tsuruhime ne seraient pas de trop pour distraire la créature pendant qu'il tentait de couper une où deux têtes.

Impossible de se retourner maintenant pour voir où ils en étaient, impossible d'attendre d'autres renforts également.

Orochi leva une patte, beaucoup plus rapidement que sa forme massive aurait dû lui permettre, et lorsqu'elle retomba au sol, la terre trembla et un épais nuage de poussière se souleva. Masamune garda l'équilibre avec difficulté et s'il n'avait pas eu un membre en plus derrière lui, il serait très certainement tombé sous la force de l'impacte.

Les forces de la créature lui revenait chaque secondes que Masamune gaspillait à réfléchir à peser ses options.

La vérité était que Masamune ne ressentait rien à l'approche de ce combat. Le challenge, la colère qui aurait dû lui survire de carburant était bien moindre comparé au sentiment de pitié qui s'était emparé de lui. Sa haine était vibrante mais il se refusait à être guidé par ce sentiment néfaste.

Ce n'était même pas proche de ce qu'il avait ressentit en affrontant Mitsunari. La foudre qui courrait normalement dans ses veines n'était rien de plus qu'une étincelle et cette étincelle cherchait la friction qui la transformerait à nouveau en orage grondant.

Depuis que cette créature était apparu face à lui, c'était comme si quelque chose dans son cœur s'était tu. La présence qui jusqu'ici gardait sa foudre fougueuse n'était plus là. Masamune refusait de se remémorer la dernière fois qu'il avait sentit un tel silence derrière lui. Il avait cru cette époque révolu.

Impossible de savoir pourquoi, la sphère sur le cou d'Orochi lui rappelait cette présence. Sa théorie était qu'elle était toujours là quelque part, juste trop faible pour qu'il la perçoive, même en cherchant. C'était penser cela ou accepté le fait qu'Orochi ait complètement dévorer Yukimura et cela Masamune ne pouvait pas ce le permettre.

Lentement, il sortit Murakumo de son fourreau, anticipant l'impact de l'énergie mystique émanant de la lame. Jamais auparavant il ne l'avait sorti préférant s'habituer petit à petit à la charge que cela imposait à son corps.

Sous sa forme de Dragon tenir l'épée dans sa main n'avait pas été différent que tenir toute autre arme mais maintenant qu'il l'ouvrit, qu'il dévoila pleinement la lame, l'effort qu'il dû fournir ne serai-ce que pour la garder en main fit perler la sueur sur son front et lui fit tourner la tête.

La lame était d'un ouvrage magnifique, d'un noir brillant sous les rayon du soleil. De quel métal pouvait-il bien s'agir ? Masamune n'avait jamais rien vu de semblable. Le seul ornement était un nuage gravée finement au niveau de la garde. Murakumo, de son nom complet Ame no Murakumo no tsurugi, l'épée du ciel qui perce les nuages. Oui, elle portait bien son nom, Masamune avait l'impression de pouvoir fendre le ciel en la tenant entre ses mains.

Il ne lui fallut que quelque secondes de plus pour se faire à ce nouveau flot d'énergie qui courrait en lui, là où se foudre s'était éteinte. C'était grisant, incroyable, glorieux, c'était comme battre Yukimura en duel encore et encore et encore.

Et Masamune arrivait à le supporter.

En vérité, comme l'avait craint Ieyasu, il sentait également qu'il ne tiendrait pas éternellement, puisque la source d'énergie de l'épée ne venait pas de nul part. Elle puisait dans ses propres forces pour les amplifié. Déjà, bien qu'il ait réussi à retrouver un rythme respiratoire normale, Masamune pouvait sentir les muscles de ses bras protesté.

Qu'importe, si cette épée devait le vidé de ses forces du moment qu'elle était suffisante pour terrasser Orochi.

La crainte se vis dans l'expression de la tête centrale lorsqu'elle compris que Masamune avait dégainé l'épée. Aussitôt, l'autre patte d'Orochi se leva et retomba, plus fort que la première avançant la gigantesque créature de plusieurs mètre. Son corps massif creusa presque une tranché en se mouvant tandis que sa queue le poussait.

Orochi passa à l'attaque, la tête barbue fendant l'air assez rapidement pour crée un vent contraire, son long coup franchissant avec aisance la distance entre lui et Masamune. Sa mâchoire se referma à quelques centimètre de Masamune.

"Heh, ton impatience me facilite la tâche." provoqua Masamune tandis qu'il esquivait habilement

La tête n'eut pas le temps de remontée qu'il se jeta dessus Murakumo entaillant le cou laissé trop à découvert. C'était bien moins profond que Masamune avait espérer, mais la tête bougeait vite et c'était retirer avec un rugissement de douleur. Étonnamment, Masamune eu l'impression de frappé dans quelque chose de liquide plus que solide et cela fit apparaître un renfrognement sur son front.

"On dirait que tu vas au moins m'offrir du Challenge."

Oooooooooooooooooooooooooooo

Qui aurait cru que par une journée de bataille si importante, alors que les deux plus grande armées du japon s'affrontait, Matsunaga pourrait marché seul, sans rencontrer personne si près de ce même champ de bataille.

Patiemment, une main dans le dos, il posait pas après pas, attendant la fin de l'éclipse.

La façon dont ce déroulait les choses avait excédé tout ce qu'il aurait pu prévoir mais ce n'était que pour le contenté d'avantage puisque quoi qu'il puisse ce produire, cela jouerait en sa faveur.

Les première lueur annonçant le retour du soleil apparurent et avec lui revint la lumière sur Sekigahara.

Un sourire étira le coin de la lèvre de Matsunaga quand la lumière lui révéla le choix d'Aisu.

"Mon pauvre ami, j'avais eu espoir que vous auriez plus de cordes à votre arc. Enfin, je suppose que la moindre des choses que je puisse faire maintenant c'est m'assurer que l'ange noir ne vous trouve pas..." dit il d'un ton monocorde.

Il se mit à ricaner légèrement une fois sa phrase terminée. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas été autant amuser par quelque chose.

Oooooooooooooooooooooooooooooo

Motonari essuya la sueur de son front du revers de sa main ganté, plissant les yeux de mécontentement face au Dragon écroulé à terre devant lui.

Cet animal avait eut le culot de les attaquer lui et son unité, fondant depuis le ciel alors qu'ils étaient encore hébéter suite à l'éclipse. Autant dire qu'il n'avait pas opposé grande résistance face au attaques combiné de Motonari et du char de parade de Sorin.

Qui aurait cru que ce petit nekomata possédait une telle puissance de frappe.

Le garçon était monté sur une espèce de plate forme à roulette, utilisant son livre de prière comme arme frappant le Dragon de la lumière de Xavi comme il n'arrêtait pas de le clamer. De plus, Motonari jura que par moment des petit angelots chauve et barbus étaient venir soutenir ces attaque. Il avait mis cela sous le comte de l'agitation émotionnelle qu'il n'arrivait plus à contenir depuis l'éclipse. La moitié renard de son être en proie à une peur instinctive de quelque chose qu'il ne pouvait expliquer.

Enfin se donner dans cette bataille lui avait permis de se recentrer, et il n'avait pas fallut longtemps pour que Motonari se reprenne, maintenant il était furieux après le Dragon pour l'avoir poussé à fournir tant d'efforts. Être moite et trempé de sueur n'était pas quelque chose qu'il appréciait.

Les hommes derrière eux avaient troqués leurs instruments de musique pour des lances restant prudemment en retrait, il avaient laissé Sorin et Motonari faire la plus grande partie du travail.

A quoi servait ces pions s'il refusaient de se sacrifié ?

Sa lame circulaire à la main, Motonari s'approcha prudemment du Dragon. Il était étendu à terre respirant péniblement, ses écailles de couleur terre noircit par le feu et rougis par le sang. Ils n'y avait pas été de main morte, pour sa défense le Dragon avait clairement montrer ses intentions de les voir mort

"Sunday !" s'exclama soudainement Sorin, retenant Motonari alors qu'il était sur le point d'achever le Dragon. "Les enseignements de Xavi concerne chaque créature !"

La main de Motonari qui repoussa une mèche rebelle de sur son visage trembla sous l'effort qu'il fit pour contenir son geste et rester courtois. Sa lame s'abaissa tout de même, loin de la tête du Dragon.

"A quoi bon suivre ses enseignements s'ils ne nous garde pas en vie." protesta Motonari. "Ce Dragon à clairement notre ennemi et je devrai l'épargné pour qu'il recommence ?" cette fois il était réellement en colère.

Sorin sembla physiquement peiné par les remontrance de son acolyte. "Il ne peu plus se battre, laissons le, contre rançon, trouver lui aussi la lumière." affirma Sorin, tentant de ce faire entendre de Motonari.

Comme pour mettre fin à la querelle naissante, le Dragon, ayant sombrer dans l'inconscience repris promptement forme humaine. Ses écailles laissant place à la peau nue d'un homme le long corps repris taille humaine, la crête redevint une touche de cheveux, le museau un visage et les pattes des bras et des jambes. Il était nu comme un vert et cela tira un étrange couinement général dans les rang de Sorin. Un des disciple sorti vite des rang pour couvrir l'homme d'une cape.

"Tu vois, et il toujours dangereux ?" Sorin hocha la tête d'un air satisfait.

Motonari se renfrogna. "Un homme et toujours dangereux à partir du moment ou il peux te planter un poignard dans le dos." répondit-il.

La réponse de Motonari fit passé un vent d'étonnement dans les rangs, Sorin resta bouche bée que son acolyte ose encore contredire sa parole qui, devait-il encore le rappeler, reflétait celle de leur vénéré pontif Xavi.

Choisissant de les ignorer, Motonari mis un main sur sa hanche, son regard se tournant vers la plaine. "Soit, faites bien ce que vous voulez de lui. Quelque chose ce trame là bas et je n'ai pas l'intention de rester à attendre qu'un autre membre du clan Date use de félonie. Alors qu'ils prétendent être incapable de se transformé en plein combat devons nous toujours croire en leur sens de l'honneur ? Qu'en pensez-vous Sorin ?"

D'abord laissé abasourdie par tant de mots sortant de la bouche de Motonari. Sorin ne percuta pas tout de suite sa question, puis se rendant compte qu'elle lui était effectivement adresser, il pris un air supérieur, bombant le torse.

"Il est inutile pour moi de connaître les use et coutume des Dragons, le seul fait de savoir qu'ils peuvent eux aussi être guidé par Xavi me suffit à croire en eux." répondit-il sincèrement.

Le considérant avec dédain Motonari le réprimanda. "Ne pas connaître son adversaire c'est faire preuve de faiblesse. C'est à ce demander comment vous faites pour être encore en vie. Où devrais-je tenir Muneshige responsable pour cela aussi." songea-t-il.

La lèvre inférieure de Sorin trembla sous l'accusation. "Est-tu en train de renoncer à l'amour de Xavi ?" demanda Sorin, refusant de croire ce que lui montrait ses yeux et ses oreilles.

"Peut-importe, il semblerait que mon amour retourne toujours vers une seule et même personne." le sourire de Motochika s'imposa dans l'esprit de Motonari et une vague intense de douleur le traversa. Il se sentait trahis, trompé, humilié. "J'ai bien l'intention de mettre un terme définitif à cela. Et pour ce faire je dois le retrouver." il était le seul à pouvoir faire taire le conflit qui brûlait au sein de Motonari.

Sorin ne put que secoué la tête en désespoir. Il savait qu'il était inutile de retenir Motonari, "La lumière ne Xavi ne te retrouvera plus si tu part maintenant." tenta-t-il tout de même.

"Alors pourquoi ne pas m'accompagner ? N'y a-t-il pas quelqu'un qui vous attend également là-bas ?" dis Motonari tout en pensant qu'un pion de plus, aussi ennuyeux soit il, n'était pas de trop.

Détournant le regard, Sorin coïncidera l'offre de Motonari, puis il frappa du pied sur sa petite plate-forme. "Tu as raison, c'est à moi de ramener Muneshige ! Je t'accompagne Sunday."

"Môri."

"Pardon ?"

"Mon nom est Môri Motonari."

A cet instant Sorin sut que Motonari était définitivement perdu, mais quelque part il ne pouvait pas s'en trouver perturbé.

TBC

Ok, je ces tout pour cette fois pour. Encore un chapitre qui ma donné bien du mal mais bon, je me réhabitue à retrouver le plaisir d'écrire petit à petit. Quand on pense que l'année dernière à la même période je pensai être arrivée à la fin et que bon... ça a continué de s'écrire encore et encore ça met un coup dans les parties

En tout cas merci d'avoir lu jusqu'ici.