Bonsoir tout le monde!
Et nous voilà pour le dernier chapitre de The Free World! Je précise bien sûr qu'il y aura un épilogue (plus de détail le concernant en fin de chapitre) donc techniquement ce n'est pas encore la fin de l'histoire! Je tiens à le préciser parce que j'ai vu dans beaucoup de reviews que certains d'entre vous pensait que le chapitre précédent était le dernier ou que celui-ci l'était. NON CE N'EST PAS LE CAS! Restez encore avec moi XD
Encore et toujours, un grand merci pour votre fidélité, votre enthousiasme pour mes écrits et vos messages tout aussi mignons les uns que les autres! C'est toujours un réel plaisir et je ne cesserais de le dire mais vous êtes une véritable source d'inspiration!
Je n'en dis pas plus et vous laisse à la lecture de ce chapitre!
Bonne lecture!
LSAfor'
PS: Je suis à la recherche d'une nouvelle relectrice pour l'épilogue. Donc si vous êtes doués en français, n'hésitez pas à me faire signe!
Chapitre 36:
Callie attrapa de sa main libre un de ses pantalons qui trainait sur une des chaises de sa chambre d'hôpital et le fourra difficilement dans le sac de voyage qui était grand ouvert sur son lit.
Quatre jours s'étaient écoulés depuis la tentative de meurtre sur la Présidente du pays et elle se sentait dorénavant plus que bien. Certes, elle avait toujours le bras en écharpe, immobilisé jusqu'à ce que les médecins soient sûrs qu'elle soit complètement remise et qui continuait de la lancer de temps en temps, mais elle était sur la voie de la guérison. Le Dr Adamson l'avait examinée le matin-même et avait été surprise de voir la vitesse hallucinante à laquelle sa blessure par balle cicatrisait et l'avait donc autorisée à quitter l'hôpital.
Ce qui l'amenait à se trouver en cet instant même, à ranger ses affaires après avoir signé ses papiers de décharge, avec l'aide de Meredith et Cristina qui étaient venues lui prêter main forte pendant qu'elles n'étaient pas de services.
- Tu devrais me laisser faire, conseilla Cristina en lui retirant des mains le t-shirt qu'elle venait de prendre et qui lui avait arraché une grimace de douleur.
Ce qui ne fit qu'agacer Callie qui poussa un soupir en lâchant le vêtement.
- Je sais que j'ai le bras immobilisé mais je ne suis pas non plus infirme Cris!
- Heureusement, rétorqua Cristina, je n'imagine même pas l'humeur de chien dont tu nous ferais bénéficier si c'était le cas…
Callie ouvrit la bouche pour répliquer mais se retint et soupira en secouant la tête avant de reporter son attention vers ses affaires éparpillés un peu partout et qui, malgré le peu de temps qu'elle avait passé à l'hôpital, lui donnaient l'impression qu'elle y était depuis des mois.
Sauf que seulement quatre jours étaient passés depuis l'attentat au Congrès.
Elle avait assisté de son lit d'hôpital à l'explosion d'un des plus gros scandales de la sphère politique: l'arrestation du Vice-Président et de ses complices pour tentative de meurtre contre la Présidente. Elle avait vu Arizona jongler entre son rôle de Leader Mondial et celui de petite-amie, l'amenant à faire de nombreux aller-retour entre la Maison Blanche et l'hôpital. Et elle avait beau lui avoir dit qu'il était inutile qu'elle revienne la voir, la blonde avait passé chaque nuit avec elle. Elle arrivait dans sa chambre, se déchaussait, la poussait légèrement sur le côté du lit et venait s'allonger à côté d'elle en lui disant qu'elle n'arrivait de toute façon pas à dormir sans elle. Et Callie finissait toujours par céder, parce qu'elle non plus n'arrivait plus à fermer l'œil lorsqu'Arizona n'était pas là.
C'était donc comme ça qu'avait été rythmé son quotidien à l'hôpital: entre ses différents examens médicaux, la rééducation de son bras, les visites de ses amis et celles de sa petite-amie. Jusqu'à ce que ses médecins décident enfin de la libérer de son enfer et de la laisser partir.
La raison de son empressement était surtout due à sa hâte de reprendre enfin le travail. Parce que voir Arizona venir et repartir à l'hôpital sans qu'elle soit celle qui s'occupe de sa sécurité avait eu le don de la rendre folle. Elle avait pris sur elle, faisant pleinement confiance à son meilleur ami pour gérer la situation, mais elle n'en pouvait tout simplement plus.
C'est donc en pensant aux premières décisions qu'elle allait prendre en reprenant sa place de Chef de la Sécurité que Callie termina de refermer son sac, avec l'aide de Cristina. Elle se dépêcha de regrouper ses dernières affaires lorsque la porte de la chambre s'ouvrit, laissant apparaître sa petite-amie en compagnie de Mark.
- Arizona? s'étonna Callie en la voyant entrer à l'intérieur.
L'interpellée lui adressa un grand sourire qui eut le don d'amener son cœur à faire un saut périlleux.
- Qu'est-ce que tu fais là? demanda-t-elle sans la quitter des yeux.
Cette femme était juste magnifique. Tout simplement.
Elle était habillée d'une de ses tenues officielles: une chemise en soie blanche, agrémentée d'une jupe cigarette qui épousait parfaitement ses formes et avait remonté ses cheveux dans un chignon élégant qui dévoilait sa nuque délicieuse.
- Tu ne pensais pas que j'allais réellement louper ta sortie de l'hôpital? questionna Arizona en faisant quelques pas vers elle avant de s'arrêter brusquement.
Elle était partit pour l'embrasser mais avait oublié qu'elles n'étaient pas seules. Et même s'il s'agissait seulement des amis de Callie, elle préférait ne pas afficher de geste affectif en public. Surtout qu'elle ne se faisait pas entièrement confiance pour garder les choses softs lorsqu'elle avait le moindre contact physique avec Callie.
Elle se contenta donc de la dévisager longuement, pour s'assurer qu'elle allait vraiment bien et fut satisfaite de voir que ça semblait être le cas. Callie avait enfin repris des couleurs et son air fatigué semblait avoir disparu, même si Arizona savait pertinemment qu'il faudrait un long moment à sa petite-amie pour retrouver ses forces d'autrefois.
- Je t'avais dit que c'était inutile, reprocha Callie sans pour autant pouvoir s'empêcher de sourire parce qu'elle ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher lorsqu'elle voyait Arizona.
- On va vous laisser quelques minutes, déclara Mark à leur adresse.
Il savait que la Présidente avait besoin de parler seule à seule avec sa petite-amie.
Il quitta donc la pièce, suivit de Meredith et Cristina, laissant ainsi le couple seul.
Arizona les regarda sortir avant de tourner de nouveau la tête vers Callie pour parler à nouveau. Mais elle fut interrompue par une paire de lèvres sur les siennes qui lui firent oublier momentanément ce qu'elle s'apprêtait à dire. D'un geste naturel, elle remonta ses mains jusqu'à la nuque de Callie et répondit immédiatement au baiser.
- Bonjour, murmura cette dernière dans un souffle.
Sans pouvoir se retenir de sourire béatement, Arizona garda les yeux fermés quelques secondes puis les rouvrit pour se plonger dans ceux de Callie qui la fixait avec la même expression au visage.
- Bonjour, répondit-elle doucement.
- J'ai de bonnes nouvelles, poursuivit Callie entre deux baisers.
Elle glissa sa main libre sur la taille d'Arizona qui continuait de lui caresser lentement la nuque et l'embrassa un peu plus longuement avant de poursuivre.
- Le Dr Adamson m'a dit que je pourrais reprendre le boulot dès que mes points auront sauté, l'informa-t-elle contre ses lèvres. D'après elle, c'est une question de quelques jours…
Alors qu'elle s'apprêtait à se mettre sur la pointe des pieds pour approfondir leur baiser, Arizona arrêta son geste et éloigna son visage de celui de Callie avant de rompre complètement le contact entre elles. Surprise par son changement brutal de comportement, Callie laissa retomber son bras le long de son corps et la lorgna d'un regard confus.
- Quelque chose ne va pas?
Arizona détourna les yeux d'elle et se mordit nerveusement la lèvre, cherchant la meilleure manière de lui répondre sans risquer de la braquer.
Depuis qu'elle avait surpris la conversation entre Callie et Olivia plusieurs jours avant, elle avait repoussé lâchement la conversation qu'elle savait inévitable avec sa petite-amie, en se disant que tant qu'elle était à l'hôpital, elles n'avaient pas besoin de la remettre sur le tapis. Ces derniers jours, elles avaient passés le plus clair de leur temps ensemble serrées l'une contre l'autre dans le petit lit d'hôpital de Callie, profitant du confort et de la sécurité qu'elles s'offraient respectivement. Et Arizona avait veillé précautionneusement à garder leurs sujets de conversations légers en évitant d'évoquer le plus possible l'histoire autour de la fusillade ou en restant vague là-dessus.
Mais lorsque Callie l'avait appelé un peu plus tôt pour l'informer que ses médecins avaient décidé de la libérer plus tôt que prévu, elle avait compris qu'il était temps qu'elles aient une véritable discussion.
- Arizona?
La voix de Callie l'a fit sortir de ses pensées et elle se tourna pour lui faire de nouveau face, voyant l'air inquiet qu'elle arborait.
- Il faut qu'on discute, déclara-t-elle d'une voix étonnamment calme.
Mais ses mots ne firent qu'augmenter l'inquiétude de Callie qui fit un pas dans sa direction, une expression grave au visage.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- C'est au sujet de ta reprise du travail, répondit Arizona.
- Qu'est-ce qui ne va pas? Tu as eu des retours sur l'enquête? Tu sais qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter… Ils ne peuvent rien faire sans preuves…
Arizona hocha négativement la tête avant de retrouver enfin la parole.
- Non ce n'est pas l'enquête. Je n'ai eu aucun retour là-dessus, assura-t-elle. C'est juste que… J'ai beaucoup réfléchi Calliope…
La confusion sur le visage de Callie se faisait de plus en plus apparente.
- Réfléchi?
- Oui. Au sujet de la conversation – ou plutôt de la dispute – qu'on a eue avant – avant la fusillade. Quand tu m'as dit que tu voulais démissionner…
Callie s'immobilisa, surprise. Elle ne pensait pas qu'Arizona allait un jour remettre ce sujet sur le tapis, pas après la conversation qu'elles avaient eu à son réveil. Elle pensait qu'il s'agissait d'un dossier clos. Classé. Voir même brulé…
- Arizona, soupira-t-elle. Tu sais que je ne le pensais pas… Je – j'ai dit ça sur le coup de l'énervement…
- Je sais, assura Arizona avec un sourire conciliant, et je suis vraiment, vraiment désolée d'avoir dit que tu passais ton temps à m'abandonner parce que Dieu sait à quel point c'est faux… Jamais personne n'a été autant là pour moi que toi…
- Bien, répondit Callie soulagée.
Parce que ces mots n'avaient cessé de résonner dans sa tête et elle n'avait pas arrêté de se demander ce qu'elle avait bien pu faire pour qu'Arizona les croit.
- On peut donc oublier tout ce qu'il s'est passé et revenir à nos vies…
De nouveau, Arizona secoua la tête de gauche à droite.
- Je ne peux pas, dit-elle en déglutissant difficilement.
Bon sang, quand est-ce qu'elle allait enfin pouvoir parler sans que des larmes ne menacent de la quitter à tout moment? Elle avait l'impression que depuis le soir du congrès, ses émotions se baladaient sur des montagnes russes et qu'elle n'avait plus aucun contrôle dessus.
- Je ne peux pas oublier ce qu'il s'est passé Calliope, poursuivit-elle. Pas quand tu as failli y rester…
- Arizona…
Callie fit un pas en avant pour s'approcher mais Arizona recula immédiatement. Elle savait que si elle l'a touché, elle n'arriverait jamais à dire ce qu'elle avait à dire. Et il était important que Callie la laisse aller au bout de ses pensées. Pour son bien.
- Je n'arrive pas à occulter de mon esprit l'image de toi allongée au sol, en sang. Ça me hante, constamment et – et je ne peux pas vivre avec l'idée que ça se reproduise...
Cette fois-ci, Callie ne chercha pas à s'approcher d'elle. L'expression de son visage se ferma brusquement tandis que son bras tendue retombait le long de son corps.
- Qu'est-ce que tu es en train de dire?
- Ce que je suis en train de dire c'est que ce soir-là, tu avais raison, déclara Arizona avec conviction. Tu dois démissionner…
Callie resta silencieuse quelques secondes avant de rigoler. Elle la regarda comme si elle attendait qu'elle lui avoue qu'il s'agissait d'une blague de mauvais gout mais remarqua qu'Arizona conservait son visage sérieux.
- Tu n'es pas sérieuse? finit-elle par questionner alors que son rire s'évanouissait peu à peu.
- Tu avais raison Calliope, répéta à nouveau Arizona. Je n'arrive pas à faire la part entre mon agent et ma petite-amie… J'aurais dû te demander de le faire depuis longtemps mais j'ai été égoïste parce que je te voulais auprès de moi. Je ne réalisais pas réellement ce que ça voulait dire, ce que je te faisais encourir mais c'est fini… Je ne peux plus être égoïste... Démissionnes, Calliope. Demande ta réassignation…
Callie la fixa silencieusement pendant de longues secondes, incrédule. Elle n'arrivait pas à réaliser ce qu'Arizona lui demandait.
Finalement, après ce qui lui sembla être une éternité, elle retrouva l'usage de son cerveau et hocha frénétiquement la tête.
- Il en est hors de question, dit-elle fermement. Je ne peux pas…
- Et moi je ne peux pas prendre le risque qu'il t'arrive de nouveau quelque chose, rétorqua Arizona vivement.
- Arizona, c'est mon métier!
- Je sais, affirma la blonde. Et c'est pour cette raison que je ne te demanderais jamais d'abandonner ton travail à la NSA mais en ce qui concerne la Maison Blanche, c'est fini… Il ne t'arrivera plus rien à cause de moi. Tu te mets en danger plus que nécessaire quand je suis concernée et je ne peux plus le supporter…
Sa voix était pleine de supplice, ce qui amena Callie à détourner le regard en continuant d'hocher la tête négativement. Arizona fit un pas dans sa direction et se posta juste derrière elle.
- Démissionnes, je t'en prie, implora-t-elle vivement à l'adresse du dos de sa petite-amie. Avec ce que tu as accompli à la Maison Blanche, des milliers d'opportunités s'offriront à toi. Des opportunités beaucoup plus intéressantes que celle que le statut de Chef de la Sécurité de la Maison Blanche t'offre…
- Ce ne sont pas les perspectives d'évolutions qui m'intéressent et tu le sais, rétorqua sèchement Callie en se tournant de nouveau vers elle. C'est ta sécurité qui m'importe. Et je ne peux pas laisser quelqu'un d'autre s'en occuper.
Arizona sentit son cœur se serrer douloureusement en entendant la certitude dans les mots de Callie, mais il était hors de question qu'elle se résigne.
Elle était prête à tout pour voir Callie en sécurité. Elle avait même été prête à abandonner sa propre place de Présidente pour ne plus voir Callie en Chef de la Sécurité.
Et elle était prête à prendre le risque de mettre sa petite-amie en colère, elle était prête même à ce que Callie rompe avec elle tant qu'elle la savait loin du danger que ses sentiments pour elle causaient. S'il le fallait, elle se battrait tous les jours pour retrouver la confiance, l'amour qu'elle était en train de sacrifier. Elle n'abandonnerait pas. Jamais. Parce que Callie était l'amour de sa vie.
- Mon amour, souffla-t-elle d'une voix tremblante, je n'attends pas de toi que tu assures ma sécurité… Je n'attends pas de toi que tu sois le meilleur agent. Ce que je veux, c'est ton amour… Ce que je veux, c'est un avenir avec toi. Je te veux toi Calliope, pas l'agent chargé de ma sécurité…
Elle marqua une pause, en espérant que ses mots aient atteint un minimum Callie. Mais lorsque cette dernière resta silencieuse, elle prit une profonde inspiration et reprit la parole.
- Démissionnes Calliope, quémanda-t-elle à nouveau. Officialises notre relation et emménage avec moi… Acceptes de construire ton avenir avec moi…
Un silence pesant suivit ses paroles, pendant lequel Arizona fixa Callie droit dans les yeux, cherchant à déceler la moindre réaction. Elle pria de tout son cœur qu'elle puisse la comprendre, que si elles avaient été dans une situation inversée, la brune lui demanderait exactement la même chose. Parce qu'elles s'aimaient. Plus que tout. Et qu'il s'agissait de la seule chose avec une réelle importance.
Après ce qui lui sembla être un moment interminable, elle observa Callie esquisser un geste de la main dans sa direction avant de se rétracter au dernier moment.
- Je suis désolée, s'excusa la Chef de la Sécurité avec un chagrin évident, mais je ne peux pas…
Arizona ferma les yeux alors que la boule au creux de son estomac lui donna l'impression de grossir au fur et à mesure que les secondes passaient.
- Je t'en supplie, murmura-t-elle, ne m'obliges pas à – à…
- À quoi Arizona? questionna d'une voix grave Callie. T'obliger à quoi?
Déglutissant difficilement, Arizona rouvrit les yeux et la fixa avec certitude.
- À te virer, termina-t-elle.
La tristesse laissa rapidement place à de la colère chez Callie qui leva un sourcil surpris avant de la lorgner d'un regard plein de défi.
- Tu n'oserais pas…
- S'il le faut, je le ferais.
Callie secoua la tête, dépitée.
- Je n'arrive pas à le croire…
- Je veux juste te protéger, raisonna Arizona en levant la main pour la poser sur son bras.
Mais Callie fit un pas en arrière pour éluder son geste et s'éloigna en direction de la porte.
- J'ai besoin de prendre l'air, déclara-t-elle en attrapant de sa main libre sa veste posée en haut de son sac de voyage.
- Non Calliope attend! s'exclama Arizona en essayant de la retenir.
Mais la Latina avait déjà quitté la pièce. Elle la suivit immédiatement à l'extérieur et sortit juste à temps pour la voir s'avancer rapidement vers la sortie du service.
- Je suppose que ça ne s'est pas passé aussi bien qu'on l'espérait? demanda Mark qui venait de voir sa meilleure amie sortir en trombe de sa chambre d'hôpital.
- Pas vraiment non, répondit Arizona d'un ton abattu en fixant le dos de sa petite-amie disparaître sous ses yeux. Mais je n'abandonnerais pas…
Elle poussa un profond soupir puis porta son attention vers lui.
- Tu pourrais la suivre? Elle est encore faible malgré ce qu'elle peut penser et je – j'ai… je préfèrerais la savoir en sécurité.
Mark dévisagea la Présidente, décelant facilement la peur et l'inquiétude derrière ses traits.
- Je ne peux pas vous quitter, dit-il, mais je vais envoyer Cristina à sa suite si vous voulez…
Arizona se contenta d'acquiescer, regardant d'un air absent l'angle de couloir derrière lequel Callie avait disparu.
Mark s'avança lentement à travers la foule qui se tassait sur la grande place devant le Washington Monument. Il évita un couple qui faisait du roller et s'approcha du banc où était assise la personne qu'il cherchait.
- Tu sais que ça va faire des heures que je te traque? lança-t-il en s'installant à côté d'elle puis poser ses bras sur le dossier du siège d'un geste nonchalant.
Callie poussa un profond soupir sans pour autant quitter le Washington Monument des yeux.
- Je suis désolée, s'excusa-t-elle, j'avais besoin de réfléchir…
Et l'endroit était réellement propice à la réflexion. Il faisait un temps magnifique pour un mois d'octobre et la place était exceptionnellement bondée pour un mardi. Mais bizarrement, voir autant de monde marcher, se promener, comme si de rien était, avait eu le don d'apaiser la colère de Callie.
- Tu expliqueras ça à ta petite-amie, répondit Mark d'un ton légèrement taquin, elle est à deux doigts de venir te chercher elle-même…
Callie ne répondit pas. Elle posa ses yeux sur un couple de jeune gens assis dans l'herbe, amoureux et surtout libre de l'être.
- J'ai l'impression d'avoir vécu une dizaine de vies depuis que j'ai ramené Arizona ici, déclara-t-elle sur le ton de la discussion, et d'en avoir vécu une centaine depuis que j'ai rejoint la Maison Blanche…
- La question est: les regrettes-tu? questionna Mark en suivant son regard vers le jeune homme et sa petite-amie.
Un silence suivit sa question, pendant lequel Callie sembla y réfléchir. Après quelques secondes, elle détourna son regard pour le poser sur son meilleur ami et bras droit.
- Pas une seule seconde, répondit-elle le plus sérieusement du monde.
Mark, surpris par la réponse, se tourna de sorte à lui faire face et vit la conviction se lire sur son visage.
- Accepter ce travail a été la meilleure chose qui me soit arrivée…
- Arizona a été la meilleure chose qui te soit arrivée, comprit Mark.
Un nouveau moment de silence s'installa entre eux où seuls les bruits des passants se faisaient entendre.
- Je ne peux pas, signifia finalement Callie après une minute. Je sais pourquoi tu es là Mark, mais je ne peux pas…
Mark laissa passer délibérément plusieurs secondes avant de répondre. Il poussa un profond soupir et se redressa de sorte à pouvoir se tourner légèrement vers elle.
- Il n'a jamais été stipulé dans le moindre règlement, que ce soit de la NSA ou des Services Secrets, qu'il était interdit d'entretenir une relation avec un protégé, déclara-t-il comme s'il récitait un article qu'il connaissait par cœur. Pourtant, on nous a toujours appris – on nous a toujours inculqué – dès nos premiers entrainements, qu'il ne fallait jamais s'attacher aux personnes sous notre surveillance…
- Si c'est une leçon que tu es venu me donner, l'interrompit Callie, je pense qu'il est un peu trop tard…
- Laisses-moi terminer tu veux, soupira Mark.
Lorsqu'il fut sûr qu'elle ne le couperait plus, il reprit la parole.
- On nous a toujours appris ça, dit-il. C'était la règle d'or, la première qu'on a intégré… Mais concrètement, on ne nous a jamais vraiment expliqué la raison derrière cette règle.
Il regarda en direction de Callie et vit qu'elle était revenue à la contemplation du Washington Monument, ce qui lui fit comprendre qu'il avait toute son attention.
- Lorsque l'on protège une personne que l'on aime, bizarrement on est beaucoup moins efficace dans son job. Parce que concrètement, on n'arrive pas à garder le sang-froid et le recul nécessaire à notre efficacité. Tu n'as rien fait de mal, s'empressa-t-il d'ajouter lorsqu'il vit Callie ouvrir la bouche pour répliquer, mais tu penses vraiment qu'après ce qu'il s'est passé durant ce congrès, tu seras la mieux placer pour protéger la Présidente?
- Je sais que s'il lui arrive quelque chose sans que je sois là pour la protéger, je ne m'en remettrais jamais, avoua à mi-voix Callie.
- Et s'il lui arrivait quelque chose parce que justement, c'est toi qui te charge de sa sécurité? rétorqua Mark. Tu penses que tu pourrais t'en remettre?
Callie resta silencieuse, ce qui l'amena à continuer.
- Cal', si tu reprends, tu seras plus parano, moins objective et tu sais à quel point ça peut fausser l'efficacité d'un agent… Et combien même tu arriveras à faire la part des choses, Blondie ne te laisseras jamais faire ton travail correctement, tout simplement parce qu'elle aura constamment peur pour toi, ce qui la mettra considérablement en danger elle aussi…
Les paroles de Mark frappèrent Callie brutalement. Elles lui donnèrent une nouvelle perspective qu'elle n'avait jamais pris la peine de reconnaitre, d'intégrer… Elle avait été tellement obnubilée par l'idée de garder Arizona en sécurité en veillant à supprimer toutes les failles de son système de sécurité, qu'elle ne s'était jamais dit que c'était peut-être elle qui représentait la faille à éliminer… Après tout, si ça n'avait pas été elle, si ça n'avait pas été à cause d'une de leur dispute, Arizona ne serait peut-être jamais allé à ce congrès. Elle n'aurait peut-être jamais donné ce discours alors que sa vie était en danger.
- Le jour où je t'ai poussé à vivre ton histoire avec elle, reprit Mark d'une voix beaucoup plus posée, je t'ai fait la promesse de te rappeler à l'ordre si les choses dégénéraient… On y est Cal'… Si tu veux vraiment la garder en sécurité, tu dois démissionner et tu le sais.
Callie ferma les yeux quelques secondes avant de pousser un soupir et se tourner vers lui pour lui adresser un sourire mince mais reconnaissant.
- Je ne savais pas que j'avais le Dalai Lama en guise de meilleur ami, taquina-t-elle en lui faisant une bourrade amicale de l'épaule.
- Je sais être sage quand je le veux, répondit Mark dans un rire.
Un rire s'échappa de la bouche de Callie qui retrouva rapidement son sérieux lorsqu'elle repensa à sa conversation d'un peu plus tôt avec Arizona. Elle posa sa main libre sur sa épaule blessée et tritura nerveusement l'embout de son attelle.
- Elle m'a demandé d'emménager avec elle, informa-t-elle lentement. D'emménager avec elle et d'officialiser notre relation… précisa-t-elle en se tournant finalement vers lui
Mark la lorgna d'un froncement de sourcil lorsqu'il décela l'incertitude dans sa voix.
- Je ne vois pas où est le souci, déclara-t-il sérieusement. Si tu démissionne avant d'annoncer que vous êtes ensemble, tu ne risques rien… Vous pourrez toujours dire que vous êtes tombées l'une pour l'autre après la fusillade, réalisant vos sentiments respectifs qu'à ce moment-là, lorsque vous pensiez vous perdre à jamais, blablabla, le baratin habituel quoi... Les gens adorent ce genre d'histoire romantique…
Malgré sa nervosité, Callie rigola de nouveau.
- Ce n'est pas ça le problème, dit-elle.
- Alors qu'est-ce que c'est?
Elle hésita quelques instants avant de dire d'une voix anormalement basse:
- J'ai peur…
De nouveau, ses paroles surprirent Mark.
- Peur de quoi? Cette femme est dingue de toi!
Callie prit une profonde inspiration avant de soupirer fortement.
- Et je suis dingue d'elle, assura-t-elle. C'est d'ailleurs ce qui me fait peur… Inutile de te rappeler ce qu'il s'est passé la dernière fois que j'ai officialisé mon histoire avec quelqu'un du monde politique…
- Arizona n'est pas Erica, fit remarquer Mark.
- Justement, répondit Callie.
Elle essaya d'ignorer le soubresaut habituel qui la gagnait à chaque fois qu'elle pensait à sa petite-amie mais réalisa rapidement et comme à chaque fois qu'elle ne pouvait tout simplement pas le faire taire.
Arizona faisait partie d'elle. Elle était une composante à part entière de son âme, de son cœur…
- Si par un quelquonque hasard, notre histoire se termine, je ne pense pas que je pourrais m'en remettre Mark…
- Quelque fois j'oublie à quel point tu peux être courageuse et lâche à la fois, s'exaspéra Mark dans un soupir.
Sa remarque eut le don de vexer Callie qui sentit sa colère revenir.
- Et qu'est-ce que c'est censé vouloir dire?
- Tout simplement que tu es prête à utiliser ton corps comme bouclier humain contre une balle sans hésiter une seule seconde, mais que lorsqu'on en vient à ton cœur, tu érige une multitude de mur pour te protéger…
- Lorsqu'on se les fait autant trainer que moi, on apprend de ses erreurs, répliqua amèrement Callie.
- Sauf que tu en oublies qui tu es, répondit son meilleur ami en la lorgnant d'un regard d'une sincérité rare. Tu es Callie Torres. Tu t'es battu, tu as aimé et tu as perdu... Il n'empêche que tu as toujours continué de marcher la tête haute… Ce n'est qu'une nouvelle prise de risque Cal', mais le prix que tu as à gagner vaut toutes les peines de cœur que tu as vécu jusque maintenant…
Pour la première fois depuis qu'elle avait quitté l'hôpital en trombe, Callie sentit son cœur s'alléger d'un poids dont elle n'avait même pas réalisé la présence. Elle esquissa un grand sourire à l'adresse de Mark.
- Tu as raison. Arizona vaut toutes les peines du monde…
- Content de te l'entendre dire, rigola-t-il.
- Merci Mark, le remercia-t-elle sincèrement, je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans toi…
Mark leva ses bras en l'air et les posa sur le dossier du banc comme s'il le possédait en esquissant un sourire goguenard.
- Tout le plaisir est pour moi, Torres…
Son téléphone portable à l'oreille, Arizona arpenta le living-room de ses appartements personnels de la Maison Blanche en fulminant. Lorsqu'elle tomba pour la énième fois sur la messagerie de Callie, elle poussa un profond soupir et s'agaça un peu plus.
- Je sais que tu es en colère, que tu m'en veux et que tu ne veux pas me parler, déclara-t-elle d'un ton hystérique à l'adresse de la messagerie de sa petite-amie, mais tu sors à peine de l'hôpital et ta blessure n'est pas complètement guérie et je – j'ai… Bon sang Calliope! J'ai besoin de savoir que tu vas bien! ALORS TU AS INTÉRËT À ME RAPPELER IMMÉDIATEMENT SI TU NE VEUX PAS QUE J'ENVOIE UNE ÉQUIPE DE LA SWAT À TA RECHERCHE!
Elle raccrocha furieusement son téléphone et le jeta sur son canapé avant d'enfouir son visage dans ses mains d'un geste désespéré.
- Encore une petite-amie indigne qui ne répond jamais à son téléphone, lança une voix derrière elle qui la fit légèrement sursauter.
Elle se tourna pour voir Callie, son épaule libre appuyée contre l'embrasure de la porte, qui la regardait avec une expression désolée au visage.
- Mais où étais-tu?! s'exclama-t-elle à son adresse. J'étais morte d'inquiétude!
- Je suis désolée, répondit Callie, j'avais vraiment besoin de réfléchir…
Arizona ouvrit la bouche pour lui crier qu'elle aurait très bien pu réfléchir dans un lieu sûr sans qu'elle n'ait à la rendre folle, mais elle se retint lorsqu'elle vit l'expression sur son visage.
Elle comprit que tout allait se jouer maintenant, que la femme qu'elle aimait était face à elle pour un «ça passe ou ça casse».
Se disant que peu importait l'issue, peu importait la décision de Callie, elle ne cesserait de se battre pour elles, Arizona resta silencieuse et regarda Callie, attendant qu'elle parle la première.
- J'accepte, déclara simplement cette dernière.
Le cœur d'Arizona fit un soubresaut face aux paroles inattendues.
- Tu acceptes?
- Oui, répondit Callie sérieusement. Mais seulement si on le fait à ma manière…
Arizona ne put s'empêcher de pousser un soupir soulagé et d'esquisser un grand sourire.
- Je t'écoute, lui dit-elle.
Callie se redressa et commença à s'avancer lentement dans la pièce.
- J'ai seulement quatre conditions… La première, c'est que je veux avoir un droit de décision sur tous les protocoles et je veux que tu me promettes que tu les respecteras à la lettre.
- Okay, répondit immédiatement la blonde.
Cette condition ne la dérangeait plus autant qu'au début de son mandat. Elle avait appris à s'habituer à son nouveau statut de Présidente. Et puis la présence de Callie dans sa vie lui avait permis de ne plus avoir envie de fuir constamment la pression qui pesait sur elle.
- Très bien, répondit Callie, surprise par la facilité qu'elle avait eu à faire accepter celle-ci à Arizona.
Elle pensait que cette demande serait celle qui aurait eu le plus de mal à passer pour la Présidente, mais il fallait croire que cette dernière était vraiment prête à tout pour la voir en dehors des Services Secrets.
- Ma deuxième condition est que je veux que ce soit Mark qui me remplace, poursuivit-elle en retrouvant son sérieux. Il est la seule personne en qui j'ai assez confiance pour prendre le relai…
- Là non plus, je n'y vois aucun inconvénient, assura Arizona.
- Parfait, répondit Callie.
Elle arriva vers le canapé et en fit le tour pour la rejoindre au milieu de la pièce.
- Ensuite, si on officialise notre relation, il est hors de question qu'on me désigne en tant que Première Dame, déclara-t-elle en grimaçant. Je trouve ça sexiste et dépassé…
Le sourire d'Arizona s'agrandit face à la demande. Callie était prête à officialiser leur histoire. Elle était en train de lui dire implicitement qu'elle acceptait de construire son avenir avec elle et ça, plus que tout le reste, eut le don de faire apparaitre une boule de bonheur au creux de son estomac.
- Je ferais même bannir le titre si c'est ce que tu veux, promit-elle sérieusement.
Un sourire se dessina sur les lèvres de Callie qui hésita seulement une fraction de seconde avant de porter la main qui n'était pas immobilisée sur son visage et le lui caressait affectueusement.
- On est d'accord alors? questionna-t-elle dans un murmure.
- Amplement d'accord, répondit Arizona avant de combler les quelques centimètres qui séparaient leur visage pour l'embrasser.
Cependant le baiser ne dura qu'une seconde lorsqu'elle se rappela d'un détail dans les requêtes de Callie.
- Tu m'as dit avoir quatre conditions, fit-elle remarquer en s'éloignant. Tu ne m'en as donné que trois…
Callie fit un pas en arrière et regarda autour d'elle, un air grave au visage, avant de reporter son attention sur Arizona.
- Si je dois vivre ici, tu dois accepter de repeindre quelques murs, déclara-t-elle après quelques secondes d'un silence tortueux.
Le cœur d'Arizona manqua un battement lorsqu'elle comprit ce qu'elle était en train de lui dire.
- Tu – tu acceptes d'emménager avec moi?
Callie ne put s'empêcher de sourire plus longtemps.
- Je passe déjà la majorité de mes nuits ici, fit-elle remarquer, et la moitié de mes affaires est déjà là… Donc oui, j'accepte!
Le sourire dont la gratifia Arizona à ce moment-là était l'un des plus magnifiques qu'elle ait pu voir jusque maintenant et eut le don de l'emplir d'un sentiment d'allégresse presque surnaturel.
- Je ne veux plus passer une seconde de plus à m'inquiéter des conséquences que notre histoire pourrait avoir, poursuivit-elle, pas quand la chose la plus importante c'est toi. C'est nous…
- Alors ne nous inquiétons plus, répondit Arizona avant de faire deux pas vers elle.
Elle lui agrippa la nuque et l'embrassa fougueusement, l'empêchant ainsi de dire ce qu'elle s'apprêtait à dire.
- Je t'aime, souffla Arizona contre ses lèvres.
- Je t'aime aussi mon amour, répondit Callie en étouffant un gémissement. Mais tu me fais mal…
Comprenant qu'elle faisait référence à son épaule blessée, Arizona retira ses mains et s'empressa de reculer.
- Je suis vraiment désolée, s'excusa-t-elle d'une voix angoissée. Je ne voul–
Elle fut coupée par Callie qui attrapa sa taille de sa main libre et l'attira contre elle pour l'embrasser à pleine bouche.
- Ne t'excuse jamais de m'embrasser, déclara la brune contre ses lèvres.
Arizona acquiesça frénétiquement contre son front un sourire aux lèvres. ¨Puis, veillant à ne pas toucher à nouveau sa blessure, elle glissa ses deux mains sur son visage et répondit avec autant d'amour à l'étreinte, ce qui amena Callie à sourire à travers le baiser, heureuse.
Sa carrière en tant que Chef de la Sécurité de la Maison Blanche était terminée et elle savait qu'une page se tournait. Une page qui narrait une belle histoire. Une histoire magnifique emplie de rire, de larmes. De déception et d'espoir. Mais aussi et surtout, une histoire d'amour.
Son histoire à Arizona et elle.
Et elle savait, malgré le léger pincement au cœur qu'elle ressentait en se disant qu'elle n'aurait plus le plaisir de travailler à la Maison Blanche, que cette page tournée lui donnait surtout la possibilité d'en écrire une nouvelle.
Une nouvelle page qui annonçait un nouveau départ. Un nouveau départ qu'elles allaient partager ensemble.
Un nouveau départ plein d'opportunités, de possibilités.
Un nouveau départ plein d'amour…
~~##~~
AN: L'épilogue de cette histoire étant assez (voir très) long, j'ai décidé de le couper en plusieurs parties. Sachant que je ne l'ai pas terminé, je ne sais pas encore si ce sera 2 ou 3 parties, mais ce qui est sûr c'est qu'il y en aura plusieurs... Vous devez surement vous demander pourquoi un si long épilogue. Et bien tout simplement parce que, personnellement en tant que lectrice, j'ai toujours été frustrée par le peu de détails qu'on avait sur l'avenir des personnages d'une histoire qui se terminait. Donc j'espère pallier cette frustration dont je suis sûre ne pas être la seule à la ressentir, et essayera de vous offrir une fin digne de ce nom. Vous verrez, il y aura des flash-backs, des flash-forward... BREF, je n'en dis pas plus et vous donne rendez-vous bientôt pour la publication de ce fameux épilogue! Bien sûr, je ferais en sorte de n'espacer les publications de chaque partie seulement d'un ou deux jours!
