Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien!

Merci un ma béta djennys qui a encore une fois corriger avec une efficacité et une rapidité redoutable le chapitre que je lui est envoyé qui j'espère vous plaira!

Merci à stormtrooper2 et luffynette pour m'avoir commenté le chapitre 35 en malgré le fait que était indisponible pendant quelques jours.

Bonne lecture!


Chapitre 36 : déblayage et reconstruction.

Le matin du 28 juillet, Harry était en train de se balader dans le parc avec son phénix quand il entendit sa tante chanter en jouant de la guitare. En cherchant, il l'a trouva au pied d'un Frêne :

« J'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots, j'aimerais tellement te dire que je n'ai plus peur, mais ces mots sonnent faux, je dois tout recommencer une nouvelle fois, bébé pardonnes moi si je fais un faux pas, tu sais j'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots.

J'ai peur de cette flamme qui avant toi m'a brulé, tes yeux me désarment, je n'ose plus les affronter, mes rêves se fanent, seul le temps pourra m'aider, et quand tu t'éloignes j'ai finalement envie de te voir rester.

Tu sais me parler, tu sais m'écouter, bébé désormais laisse moi juste te retrouver.

J'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots, j'aimerais tellement te dire que je n'ai plus peur, mais ces mots sonnent faux, je dois tout recommencer une nouvelle fois, bébé pardonnes moi si je fais un faux pas, tu sais j'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots.

J'aimerais tellement donner le temps… pour toi… je trouverais les mots que tu attends, pour toi, je te demande, je te demande juste du temps.

J'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots, j'aimerais tellement te dire que je n'ai plus peur, mais ces mots sonnent faux, je dois tout recommencer une nouvelle fois, bébé pardonnes moi si je fais un faux pas, tu sais j'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots.

J'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots, j'aimerais tellement te dire que je n'ai plus peur, mais ces mots sonnent faux, je dois tout recommencer une nouvelle fois, bébé pardonnes moi si je fais un faux pas, tu sais j'aimerais tellement te dire ce que veut mon cœur, mais je n'ai plus les mots. »

[J'aimerais tellement de Jena Lee, 2007]

Lorsque Sophie finit le dernier accord, elle murmura d'une voix plaintive :

- Éric !

De son côté, Harry restait figé d'émotion sa tante avait mis tant d'amour dans cette chanson qu'il en restait sans voix. Se fut le gazouillement de son phénix qui le sortit de sa rêverie et il décida de laisser pour l'instant sa tante seule et d'aller lire un peu plus loin.

C'était le livre sur les phénix, il avait déjà découvert des choses très intéressantes, la première était que la race de son phénix s'appelait Lovephénix. Littéralement : phénix amour.

Le Lovephénix avait le pouvoir de voyager dans le temps, que cela soit dans le passé ou dans le futur ! Il pouvait aussi renforcer le pouvoir de son maître si ce dernier en avait besoin.

La deuxième chose qu'il avait apprise était que les Lovephénix étaient la deuxième race la plus rare dans le monde. Ces phénix ne pouvaient pas éclore s'il n'y avait pas un sorcier au cœur pur à proximité, de plus, ils ne pouvaient vivre si leur Maître n'était pas un sorcier avec une grande capacité à aimer.

La troisième était qu'il s'agissait d'une femelle.

La quatrième était que cette race de phénix buvait du lait de vache pendant le mois qui suivait leur naissance et qu'ensuite, elle mangeait de tout, comme un humain, à la différence qu'elle pouvait manger de la viande crue sans être malade.

Cependant, Harry avait envie d'en apprendre plus, notamment sur les maladies que les Lovephénix pouvaient attraper et les soins qu'il fallait leur apporter, c'est pourquoi il était plongé dans ce livre sous le regard attentif du petit phénix.

Il lisait depuis une dizaine de minutes quand quelque chose lui cacha la lumière matinale du soleil. Levant la tête, il aperçut Hagrid qui lui sourit :

- Salut Harry ! Comment vas-tu ?

- Ça peut aller, répondit le jeune Potter et vous ?

- Bien, répondit le garde chasse en s'asseyant à côté de Harry. Tu lui as trouvé un nom ?

- Pas encore, par contre, je sais que c'est un Love phénix et qu'il faut lui donner du lait de vache.

Le demi géant ne répondit pas, mais hocha la tête tout en regardant d'un air absent le lac. Après un instant de silence, il dit :

- J'ai entendu ta tante chanter tout à l'heure, elle a une belle voix.

- Oui, je l'ai aussi entendu chanter. D'ailleurs, elle m'apprend la guitare.

- Elle fait quoi dans la vie ?

- Bonne question, je ne sais pas, mais pourquoi ?

- Pour rien, c'est juste qu'elle aurait pu être chanteuse !

Comme pour approuver les paroles d'Hagrid, le Lovephénix poussa un léger cri.

Un silence mélancolique s'abattit entre l'adolescent et l'adulte juste après cela.

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Pendant ce temps là, dans une classe vide, deux personnes étaient en train de s'embrasser. L'une était un loup-garou, l'autre une mère de Lycanthropes. Tous deux profitaient que peu de monde était debout pour se prouver à quel point ils s'aimaient.

Ces deux personnes n'étaient autres que Remus Lupin et Sylvia Xego.

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Dans un des dortoirs de Gryffondor, deux jeunes adolescents faisaient exactement pareil que leurs ainés. Sauf qu'aucun deux n'étaient prêts à aller aussi loin que les deux adultes, à savoir, concevoir un enfant.

Les deux adolescents étaient Ron et Hermione.

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Il se faut s'entraider, c'est la loi de la nature.

[Jean Delafontaine]

Au chemin de Traverse, Fred et George Weasley étaient tous les deux en train de déblayer les ruines de leur magasin, tout comme la plupart des commerçants ayant survécu au carnage. Certains sorciers étaient venus leurs prêter mains fortes ainsi qu'une brigade spéciale décombre envoyée par le premier Ministre Français.

- Oh ! Merlin ! s'écria soudain un employé bossant dans un des cafés.

- Que se passe-t-il ? demanda l'un des Français.

- Je… je viens de retrouver une petite fille, murmura l'homme, catastrophé.

Ceux qui avaient entendu l'homme crier, se rapprochèrent, dont Fred et George et purent constater la macabre découverte :

Une enfant de cinq ans était recroquevillée là, ses yeux bleus encore ouverts, les os visiblement brisés.

- Elle est tellement jeune, murmura un Français aux cheveux noirs.

- C'est horrible, dit une femme, les mains sur le cœur.

- Mais pourquoi sa disparition n'a pas été signalée ? demanda une autre femme.

Mû d'un mauvais pressentiment, Fred se mit à déblayer les décombres autour de l'enfant, vite aidé par son jumeau. Ils dégagèrent ainsi deux nouveaux corps, celui d'un homme et d'une femme.

- Je vais appeler les Aurors, s'exclama un homme en s'éloignant vers le chaudron baveur qui était le seul bâtiment dont la cheminée était encore utilisable.

- Voilà pourquoi, fit Fred, ses parents sont morts avec elle.

Les Aurors ne tardèrent pas à arriver et ils appelèrent un médicolégiste, comme l'exigeait la procédure.

La vie est si dure Qu'il faut être indulgent aux gens de procédure.

[Georges Courteline, Extrait de La conversion d'Alceste]

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Lorsque dix heures sonna à l'église du village Moldus de Pré-au-lard, James et Sirius ouvrirent les yeux en même temps. Lorsqu'ils s'en rendirent compte, ils éclatèrent de rire.

- Comme au bon vieux temps, vieux frère, dit Sirius en allant prendre sa douche.

- Oui, comme au bon vieux temps, répéta James en rassemblant ses affaires pour être prêt lorsque Sirius sortirait de la salle de bain. Et encore une fois, les derniers réveillés…

Une fois prêt, Sirius et James allèrent déjeuner et aperçurent Harry, Sophie, Remus, Sylvia, Ron, Hermione, Molly, Sophia et les deux jumeaux en train de manger. Les deux Maraudeurs rejoignirent leur ami qui était en face de Harry et qui discutait avec lui au sujet du renforcement de pouvoirs des Lovephénix. Enfin, avait voulu, car Remus lui répondit :

- Je ne savais même pas que les Lovephénix existaient Harry, comment veux-tu que je sache ce que fait ce pouvoir exactement ?

- Parce que tu sais toujours tout, dit Harry en soupirant, découragé.

James rit légèrement et dit :

- Alors Lunard le savant, comment ça va aujourd'hui ?

Grognant, Remus répondit :

- J'ai une gueule de bois pas possible et j'ai l'impression que vous vous foutez de moi, mais à par ça, je vais bien !

Riant à nouveau, James se tourna vers son fils :

- Tu devrais demander au Professeur Dumbledore ou à Christian. Je suis sûr qu'eux savaient que ton œuf était celui d'une Lovephénix.

- Et puis, tu devrais d'abord chercher un nom pour elle, dit Hermione. Parce que la pauvre, elle doit se sentir perdue !

- Oui, je sais Hermione, mais je n'ai vraiment aucunes idées.

- Pourquoi pas « Ash », proposa Sirius qui reçu un hochement négatif de la part de Harry et du Lovephénix

- Pourquoi pas Athéna, dit Sylvia, c'est la déesse de la guerre chez les grecs.

- Dans ce cas, ça irais mieux Aphrodite, contredit Hermione. À ce moment là, la petite Lovephénix battit des ailes et poussa un petit cri pour approuver.

- Je pense que c'est adjugé, elle s'appelle Aphrodite, s'exclama Harry en caressant l'oiseau.

- Voilà une bonne chose de faite, approuva James tout en se servant du lard.

Quant à Harry, il remplit un verre de lait et à l'aide d'une pipette, se mit à nourrir Aphrodite qui semblait affamée.

- Heu Harry, fit Ron, ne me dit pas que c'est le premier repas que tu lui donnes depuis son éclosion.

- Ben si, pourquoi ?

- Parce qu'elle aurait pu mourir de faim !

- D'après le livre, les phénix peuvent survivre pendant une semaine à leur éclosion jusqu'à se que leur mère rentre de la chasse pour les nourrir, expliqua Harry. Donc, j'avais de la marge !

- J'voix que tu t'es renseigné, fit Ron surprit par le nombre de connaissances à ce sujet.

- Ouais, fit Harry en versant quelques goutes de lait dans le bec d'Aphrodite.

- Tu vas en avoir pour des heures à ce rythme là, fit remarquer Sirius qui observait son filleul nourrir le phénix.

- Tu crois vraiment qu'elle va boire tout ce lait d'un coup ? Non, d'après le livre, un verre est la quantité qu'un Love phénix doit boire en deux jours. Alors je vais conserver ce lait avec un sort et trois fois par jours je la nourrirai jusqu'à ce qu'elle détourne la tête.

- On dirait que tu as fait ça toute la vie, dit Sophia avec un sourire.

Harry rougit et dit :

- Merci.

Se penchant à l'oreille de James, Sirius lui murmura :

- Je crois que ton fils est amoureux !

Se penchant à l'oreille de Sirius, James lui répondit :

- Moi j'en suis sûr !

- C'est quoi ces messes basses vous deux ? demanda Remus.

- On t'expliquera plus tard, répondit Sirius.

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Une fois les trois corps emmenés à la morgue de St-Mangouste, les Aurors donnèrent l'autorisation aux déblayeurs de continuer et les sorciers reprirent leurs activités, non sans une certaine appréhension de trouver d'autres corps et bien sûr, la vision de la petite et de ses parents qui les hanterait toute leur vie.

Une heure passa sans que rien de particulier ne se produise, lorsque les employés d'un magasin vendant des chaudrons poussèrent des cris mélangeant surprise et horreur : Ils venaient de trouver un vieil homme baignant dans une marre de sang avec la marque des ténèbres gravée sur le torse. Les Aurors furent à nouveau appelé ainsi qu'un médicolégiste.

Après un moment à se concerter, les deux Aurors s'approchèrent de Fred, George et les autres et l'un deux dit :

- Nous allons rester afin de pouvoir être sur place si vous trouvez d'autres corps.

- Merci beaucoup messieurs, dit l'un des employés du ministère français.

Malgré l'horreur des découvertes, ils se remirent tous au travail, il le fallait bien.

Le premier bâtiment à être déblayé fut celui qui abritait : Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers. Cette dernière se désespérait, car elle ne pourrait jamais renouveler son stock d'ici la rentrée et encore, si le bâtiment était reconstruit d'ici là.

La journée se poursuivit ainsi et à la fin de la journée, la plupart des bâtiments avaient été déblayés et à 18 h 00, chacun retourna chez lui et se donna rendez-vous le lendemain à 7h00.

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Jamaïque Kingston, 29 juillet 1996 :

Il était cinq heures trente quand deux femmes arrivèrent à proximité d'un bâtiment malfamé où se tenaitune grande réunion regroupant tous les brigands de Kingston. Le visage des deux femmes était recouvert d'une capuche, rendant ainsi impossible de les reconnaître.

Toutes deux discutaient de la réunion qui allait suivre :

- Il parait que si on accepte de se lier à lui, on régnera sur le monde !

- Moi j'n'y crois pas ! Faut pas exagérer, on ne peut pas régner sur le monde ! De plus, il n'a même pas conquis l'Angleterre ! Non, je crois qu'il va se servir de nous…

- Brittany ! Tu es folle de parler comme ça ? Ils vont te tuer s'ils t'entendent !

- Bof, de toute façon ma tête est mise à mort, alors ça me fait une belle jambe !

- Pourquoi tu viens si tu n'es pas d'accord avec le seigneur des ténèbres ?

Pour toutes réponses, l'autre sorcière haussa les épaules et elles rentrèrent dans la bâtisse.

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Au déjeuner, Molly demanda à Fred et George :

- Les enfants, vous avez besoin d'un coup de main au chemin de Traverse ?

- On doit pouvoir s'en sortir… dit Fred.

- Mais de l'aide est toujours la bien venue, acheva George.

- Je pense venir vous aider ce matin, j'en ai marre de tourner en rond toute la journée comme ça !

- Comme tu veux Maman, tu es la bienvenue, dit Fred.

- Je vous rejoindrais peut-être cet après-midi, informa James, mais je dois faire des emplettes en France avant.

- Pareil pour moi, dit Sirius.

- Pourquoi vous allez en France, demanda Harry, curieux.

- Tu le sauras bientôt fiston, répondit James en lui faisant un clin d'œil.

- Quant à moi, dit Remus, je vais également aller en France, mais cet après-midi, ce matin, j'ai prévu d'accompagner Sylvia à Pré-au-lard.

- Un rendez-vous galant ? demanda James.

Rougissant, Remus répondit :

- En quelque sorte.

- Et vous, demanda Molly en se tournant vers Ron, Hermione et Harry.

- Avec Hermione, Neville et moi allons faire nos devoirs à la bibliothèque, dit Ron.

- Je dois demander quelque chose à Christian et après, je verrai, répondit le jeune Potter.

- Que dirais-tu de faire un cours de guitare à dix heures dans le parc ? demanda Sophie.

- D'accord, répondit Harry avec enthousiasme. On se rejoint où ?

- Dans le hall, répondit la tante du Survivant.

- Ça marche !

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Canada Ottawa :

Deux hommes et une femme marchaient rapidement dans les rues sombres du chemin des pauvres pour se rendre à une réunion regroupant la plupart des hors-la-loi de la région. Alors qu'ils approchaient du lieu de la réunion, la femme demanda aux deux hommes :

- Est-ce que vous savez si nous allons rencontrer le seigneur des ténèbres ?

- J'en ai aucune idée, répondit l'un d'eux.

- D'après Kael, dit l'autre, il a simplement envoyé un de ses larbins et on ne le rencontrera jamais.

- J'arrive pas à croire que tu continues à faire confiance à ce fils de traitre Racim, s'exclama la femme.

- Chut, tu vas nous faire repérer Nadia ! gronda le premier homme.

- C'est un ami d'enfance, et je te signale que même si son père a rejoint l'ordre de la lumière, lui n'a rien fait de répréhensible ! protesta Racim.

- Tous des traitres je te dis ! grommela Nadia. Un jour cela va te jouer un mauvais tour et tu plongeras !

- Taisez-vous ! Nous-y-sommes ! dit le premier homme d'un ton bourru.

Les deux autres obéirent et ils rentrèrent tous les trois dans la bâtisse où attendait déjà une vingtaine de personnes.

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Il était huit heures lorsque Harry entra dans l'infirmerie de Poudlard pour aller voir son arrière-arrière grand-père.

- Bonjour Harry, salua Christian d'un ton bienveillant en posant la gazette du sorcier sur la table de nuit. Comment vas-tu ?

- Bien, et toi ?

- De mieux en mieux, que me vaut l'honneur de ta visite de si bon matin ?

- J'aimerais te poser quelques questions, répondit Harry en s'asseyant sur une chaise près du lit du vieil homme.

- Je t'écoute, dit Christian en se callant plus confortablement dans son lit.

Sortant Aphrodite de sa poche, Harry la posa sur ses genoux. Les yeux de Christian s'ouvrir et il murmura :

- Alors ça y est… l'œuf a éclot !

- Je l'ai appelé Aphrodite, est-ce-que tu sais de quelle race il s'agit ?

- Oui, et je suppose que toi aussi tu le sais, non ?

- En effet, par contre, je n'ai pas tout compris concernant ses pouvoirs, le livre se contente de les énumérer sans donner de précision.

- Je vois. Harry, concernant le pouvoir à voyager dans le temps, je veux que tu me promettes de l'utiliser qu'en dernier recours, parce que voyager que ce soit dans le passée ou le futur et très dangereux !

- Je te promets Christian.

- Bien, comme tu l'as lu, Aphrodite pourra à l'âge adulte renforcer tes pouvoirs, principalement si tu dois ramener quelqu'un à la vie, elle te permettra de moins te fatiguer. Mais, elle peut aussi renforcer un sortilège de bouclier ou un Patronus. Tout sort qui déclenche chez l'homme de l'amour. L'amour prend différente forme et les combine. Par exemple, si tu crées un Protego et que tu es seul, tu vas penser à te protéger et donc ressentir inconsciemment de l'amour pour toi. Cependant, si en plus une personne est à tes côtés, le sortilège va naturellement être renforcé. Rares sont les gens qui ont pu voir un Protego arrêter un impardonnable et pourtant, il le peut s'il est renforcé par le pouvoir d'un Lovephénix ! Si en plus Harry, tu utilises ton anneau, tu pourras faire des dégâts ravageurs à ton adversaire, expliqua Christian.

- Alors, si ma mère avait possédé un Lovephénix, Voldemort aurait quand même disparu et elle ne serait pas morte ?

- Oui et non Harry, je te l'ai dit, l'amour prend et se manifeste sous toutes les formes. En soit, c'est une magie. De loin la plus puissante, à côté, celle qu'utilise Tom est de la broutille ! Harry, si Tom nous attaquait à l'instant et que tu ne pourrais pas du tout te défendre seul, je ferais ce que ta maman a fait : Mourir tout en empêchant à jamais mon agresseur de te faire du mal. Il est vrai que Lily aurait eu le cœur assez pur pour pouvoir s'occuper d'un Lovephénix, mais la décision qu'elle a prise à permis non seulement que tu survives, mais aussi que tu sois protégé. Le fait que Tom ait disparu était la cerise sur le gâteau !

Secouant la tête, le vieillard continua :

- Je l'ai expliqué, ta mère est revenue il y a quelques semaines et a accompli une prouesse qui dépasse toutes les lois de la magie ! Elle a permis à ton père d'avoir une protection impénétrable contre le sortilège de la mort. Harry ! Je veux que tu comprennes que ta mère a choisi, elle aurait pu laisser Tom te tuer et avoir la vie sauve, mais elle ne l'a pas fait et pour ça, je la remercie !

- Elle a choisi de m'abandonner !

- Harry ! Non, tonna Christian en devenant plus menaçant que jamais. Tu ne peux pas lui reprocher une chose pareille ! Tu aurais préféré mourir et qu'elle vive seule pendant toutes ces années en croyant ton père mort et toi à sa place dans le caveau des Potter ?

Baissant la tête, Harry ne répondit pas et Christian finit par l'attirer contre lui. Ils restèrent ainsi pendant cinq minutes avant que Harry ne se décale et murmure :

- Elle doit penser que je suis égoïste !

- Je suis sûr que non Harry. Peut importe où elle est à présent, elle sait que tu l'aime ! Sinon pourquoi lui reprocher de t'avoir abandonné ? Et Harry, ton père aussi le sait, peu importe les disputes que vous aurez !

- J'ai peur…

- Je te prendrais pour un fou si tu n'avais pas peur ! Il faut avoir peur Harry, mais elle ne doit pas t'empêcher d'avancer. C'est comme la tristesse, on a le droit de pleurer un proche à sa mort, mais il ne faut pas rester continuellement tourner vers le passé, mais regarder vers l'avenir !

- Quand Sirius est passé par le voile, j'ai cru que ma vie s'était arrêté avec lui, avoua Harry. Je ne voyais plus où j'allais trouver la force de tuer Voldemort et puis, Riki est arrivé et là je me sentis revivre, mais je ne sais pas si je m'en serais sorti si papa et Sirius étaient vraiment morts.

- Tu l'aurais fait Harry, cela aurait pris plus de temps, mais tu aurais remonté la pente. Tes amis t'y auraient aidé. En fait, à ce propos, comment va Ron par rapport à la mort de son père et sa sœur ?

- On en parle pas… je crois qu'il s'accroche à Hermione pour ne pas sombrer, répondit Harry. Moi, je me sens inutile, je ne sais pas quoi lui dire…

- La vérité peut-être ?

- Hein ?

- Tom n'a pas tué Arthur Weasley, n'est-ce-pas ? Il c'est tué lui-même pour ne pas divulguer où tu te trouvais.

- Oui, avoua Harry. Mais tout le monde crois que c'est Voldemort qui l'a tué, même papa !

- Peut-être serait-il temps de le leur dire, avant que ce ne soit Tom qui le fasse et cela en plein milieu d'un combat, suggéra Christian.

- Mais comment je vais lui avouer que son père s'est suicidé ?

- Ça, c'est à toi de trouver, tu sais mieux que moi comment aborder ton ami !

- D'accord, je vais y réfléchir.

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Deux heures étaient passées depuis que Fred, George et Molly Weasley étaient arrivés au chemin de Traverse et ils avaient enfin commencé à reconstruire la boutique. De part et d'autre du chemin de traverse, les autres faisaient de même.

La reconstruction du chemin de Traverse avait enfin débutée.

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Kenya Kisumu :

Dans les égouts de Kisumu, les rats étaient de très bonne humeur et avaient de quoi tenir plus d'un mois car, cinq corps dont deux d'une corpulence énorme s'y trouvaient. Ces corps étaient ceux d'humains, d'une famille sorcière qui plus est. Mais personne ne regretterais cette famille et pourtant, il y avait des enfants parmi elle deux fillettes jumelles de huit ans et un garçonnet de quatre ans. Si personne ne les regretterais, c'est parce que les deux parents étaient des loups-garous. Des loups-garous qui en plus avaient cambriolé un magasin dans la rue sorcière.

Sur le thorax du père, on pouvait encore distinguer sous les rats qui le dévoraient une tête de mort avec un serpent qui en sortait. Elle avait été gravée dans la chair de l'homme.

Si les Aurors de Kisumu s'intéressaient à ce meurtre (car s'en était bien un), ils se demanderaient surement ce que pouvait signifier cette tête de mort, mais comme bien des fois, personne ne découvrit les corps, personnes ne signala la disparition de cette famille et bientôt, seuls des squelettes restèrent dans les égouts. Dévorés par les rats et autres animaux aussi mignons que répugnants.

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Harry avait encore un peu parlé avec son arrière-arrière grand-père, puis était parti attendre sa tante dans le hall, après être passé chercher un livre sur les phénix dont il était déjà arrivé à la moitié. Il trouvait surprenant combien il aimait lire quand ce n'était pas pour faire un devoir.

Assit sur les marches de pierre, le jeune Potter était plongé dans son bouquin quand quelqu'un l'appela :

- Potter !

- Professeur Rogue ? fit Harry en se levant et en rejoignant son professeur.

- Avez-vous une minute ?

- À dix heures j'ai un cours avec ma tante, mais d'ici là, heu…oui.

- Suivez-moi ! ordonna Rogue d'une voix froide.

Inquiet, Harry suivit son professeur qui le mena son bureau où Rogue l'invita à s'assoir en face de lui.

- Comment vous sentez-vous ? demanda soudain le Maître des potions

- Pardon ? s'exclama Harry en écarquillant ses yeux comme des soucoupes.

- Je ne vous savais pas sourd Potter, il va falloir que Madame Pomfresh contrôle votre audition ! dit ironiquement Rogue. Je vous ai demandé si vous vous sentiez bien !

- Ah ! Heu… bien… merci Professeur… bredouilla Harry.

- Vous êtes sûr ?

- Oui, pourquoi ?

- Vous n'avez pas eu mal à votre cicatrice ces derniers jours ?

- Pas depuis l'attaque du chemin de Traverse, répondit Harry en se demandant où son professeur voulait en venir.

Rogue se tut pendant quelques minutes en disant :

- Vous ne me rassurez pas Potter !

- Pourquoi ?

- Parce que cela signifie que le Seigneur des ténèbres se tient tranquille et peut-être recrute de nouveaux partisans !

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Le soir, Harry était en train de regarder les étoiles depuis la tour d'astronomie quand Sophia le rejoignit.

- Tout va bien Harry ?

- Oui, c'est juste que je me demande ce que je serais devenue si ma mère n'était pas morte.

- Sans doutes le même qu'aujourd'hui, mais plus heureux, répondit Sophia. Oh ! Tu as amené ta guitare ?

- Oui, mais je ne sais pas encore bien en jouer, mais Sophie dit que je fais des progrès.

- Je peux ? demanda Sophia en tendant la main vers l'instrument.

- Si tu veux, Sophie me l'a prêté…

Prenant l'instrument, Sophia se mit à jouer et se mit à chanter tout en souriant :

- Une mère

Ca travaille à temps plein, ça dort un œil ouvert

C'est de garde comme un chien

Ca court au moindre petit bruit, ça se lève au petit jour

Ca fait des petites nuits.

C'est vrai, ça crève de fatigue

Ca danse à tout jamais une éternelle gigue

Ca reste auprès de sa couvée

Au prix de sa jeunesse, au prix de sa beauté

Une mère

Ca fait ce que ça peut, ça ne peut pas tout faire

Mais ça fait de son mieux.

Une mère,

Ca calme des chamailles

Ca peigne d'autres cheveux que sa propre broussaille

Une mère

C'est plus comme les autres filles

Ca oublie d'être fier

Ca vit pour sa famille

Une mère,

Ca se confine au bercail

C'est pris comme un noyau

Dans le fruit de ses entrailles

Une mère

C'est là qu'ça nous protège

Avec les yeux pleins d'eau, les cheveux pleins de neige

Une mère

A un moment, ça se courbe, ça grince quand ça se penche

Ca n'en peut plus d'être lourde

Ca tombe, ça se brise une hanche

Puis rapidement, ça sombre

C'est son dernier dimanche

Ca pleure et ça fond à vue d'œil

Ca atteint la maigreur des plus petits cercueils

Oh bien sûr, ça veut revoir ensemble

Toute sa progéniture entassée dans sa chambre

Et ça fait semblant d'être encore forte

Jusqu'à ce que son cadet ait bien refermé la porte

Et lorsque, tout seul ça se retrouve

Ca attend dignement que le firmament s'entrouvre

Et puis là, ça se donne le droit

De fermer pour une première fois les deux yeux à la fois

[Linda Lemay - Une mère]

Sophia finit le dernier accord et de son bras libre entoura Harry qui avait les larmes aux yeux.

- Peu importe la façon dont elles le font, elles finissent toutes pas faire pareil et je suis sûr que de là où elle est ta maman regrette de n'avoir pas eu le temps de faire tout ça avec toi et de n'avoir pas t'avoir éduqué aussi bien que ta tante…

- Ma tante m'a ignoré, elle ne m'aime pas !

- Ma mère dit qu'on ne peut pas changer les couches d'un enfant sans ressentir pour lui une petite affection. Ta tante t'aime, mais elle n'a peut-être pas su comment te le montrer ?

Après un instant de silence, Harry demanda :

- Qui t'as appris cette chanson ?

- Ma grand-mère, elle me l'a chantait quand je reprochais à ma mère de s'occuper plus de mon frère que de moi ! C'était idiot hein ? Quand on pense que certains comme toi n'ont pas pu connaître leur maman !

- Elle était bien ta grand-mère, dit Harry en fermant les yeux et en se laissant aller contre son amie sans remarquer que le souffle de cette dernière s'était accéléré.

- Je sais… murmura Sophia, mais elle avait envie de dire : « je t'aime »

[à suivre…]


Bonne journée à tous le monde et merci d'avoir lu ce chapitre!

Review please!