Salut à tous ! (En ce moment, j'ai toujours la même façon de dire bonjour… Manque d'inspiration, je vous dis !)
Merci pour les reviews !
La troisième année ne vous a pas trop déçue… ? J'espère vraiment que non. Sinon, je commence la quatrième année ce qui annonce le début des romances, je vous préviens cela s'annonce drôlement compliqué …
En tout cas c'est sûr que j'ai été méchante de séparer Kathie et Severus, mais les histoires où la petite famille vit parfaitement dans le meilleur des mondes (Voldy-chou tue tout le monde mais je m'en fiche … Tra lala !) J'ai décidé de mettre quelque chose de plus proche de la réalité. Le divorce est une réalité et c'est un thème très peu abordé dans les fictions parce que trop présent je pense … Mais je change un peu… M'enfin, j'essaie ! J'espère tout de même que vous n'en êtes pas trop dégoutés… Je précise qu'il n'ait pas dit que la rupture est définitive, nous parlons ici de séparation, pas de divorce... Je n'arrive pas à déchirer des familles à ce poing je trouve cela horrible... Enfin dans le cas des Snape.
Petit message à une amie : Kenaëlle... Est-ce que tu lis cette fiction ? Fais moi signe si c'est le cas ! S'il te plait !
J'ai comme l'impression que ce chapitre ne sert à rien si ce n'est à poser le décor et à introduire la suite… Mais bon… Le chapitre suivant sera plus intéressant ! Bah oui, dans le suivant ils reviennent à Poudlard pour une autre année, la dernière de Draco et Alex au passage… Mais c'est aussi la coupe de feu ! Bon je me tais …
Sincèrement,(je le suis toujours)
Lord La Folle
Ps : (On peut mettre des Ps en introduction ?) On se demande pourquoi j'ai signé… Je m'en vais d'accord…
Dans le chapitre précédent :
C'était la troisième année, si vous voulez le résumer, juste le chapitre précédent en bas de page… C'est un résumé du résumé… Parce que j'avoue que tout cela n'est pas très net …
Voilà ! Bonne lecture !
Chapitre 35
Severus était assis face à Sirius et Remus, les deux hommes le fixaient avec gravité… Les discussions entre ces trois amis n'avaient pas cessé le couple essayant en vain de comprendre les motivations de leur ami… Et ils avaient beau se faire compréhensifs, on sentait bien que le geste de Severus les laissaient aussi perplexe que déçu. L'homme pouvait-il s'être tromper à ce poing sur la personne avec qui il désirait faire sa vie, non, sur la personne avait qui il avait fait sa vie. 8 enfants livraient à eux-mêmes… Kathie qui avait quitté l'appartement de Poudlard pour se réfugier chez ses parents ne parlait plus du tout avec son mari. Aucune séparation officielle, mais l'aura de cette menace se faisait de plus en plus présente. Les trois hommes étaient en ce moment même dans le manoir des Snape. C'était les vacances… Et les enfants Snape les passaient avec leur père. Faute de place dans la maison de ses grands-parents, mais aussi parce qu'ils avaient préféré venir ici, ils aimaient leur mère mais ils n'en restaient pas moins des Serpentard, et vivre entassés les uns sur les autres n'était pas l'idée la plus merveilleuse de l'année … Et beaucoup des Snape avaient de plus en plus besoin d'intimité…
- Tu veux vraiment qu'on reste avec toi ? S'enquit Remus.
- Oui. Répondit le maître des potions en vacances. La rentrée est demain. J'ai juste besoin de votre aide pour aller au chemin de Traverse et mettre ces garnements dans le Poudlard Expres…
- Pourquoi ?
- Je te l'ai déjà dit, Sirius ! Je ne peux pas gérer 8 enfants seuls… J'ai déjà demandé à Tonks mais elle passe ses vacances avec sa mère. Et je ne veux pas qu'elle annule à cause de mes problèmes bien qu'elle s'apprêtait à le faire. Alors, vous êtes mes amis, non ?
- Ouaip ! Approuva Sirius.
- On va t'aider. Finit Remus en souriant tout en se demandant une fois encore comme l'on pouvait se rendre compte après avoir eu 8 ans et plusieurs dizaines d'année de mariage que l'on s'était trompé de personne…
Alors Severus se leva et déclara d'un ton fatidique :
- Je vais vous faire visiter.
- Heu… Chuchota Sirius… Pourquoi j'ai l'impression que cela n'est pas une très bonne idée ?
Mais déjà le maître de maison s'avançait faisant tournoyer une cape qu'il avait revêtu au dessus d'un jean noir et d'une chemise blanche qu'il le rendait particulièrement beau. Ses cheveux lui tombant aux épaules étaient fins, propres et d'un noir brillant, ses yeux noirs brillaient de façon assez sensuelles, sa bouche lisse, son front délicat. Plus que jamais le père Snape reflétait la grâce et la félinité.
- Où sont tes enfants, Sev' ? Demanda Remus qui depuis le début de leur conversation s'était étonné du calme régnant dans le manoir…
- Surement dans leur chambre. Et la pièce où nous étions, le petit salon, a reçu nombre de sorts pour que leur satané boucan ne s'entende pas ! Répondit Sev'
- Voilà…Reprit Severus après une courte pause en s'arrêtant devant une porte. C'est la chambre d'Oscar. Et toutes les autres portes dans ce couloir sont les chambres des enfants.
- On peut entrer ? Demanda Sirius curieux.
- A tes risques et périls… Bougonna son ami trop faiblement pour que celui-ci l'entende.
Et Sirius poussa le porte fit un pas en avant et… disparut !
- Siri ! S'exclama son compagnon.
- Glblbl … Répondit le dit Siri en remontant à la surface, s'ébrouant et cherchant de l'aire alors que Severus était pliait de rire, très fière de son petit effet car il savait pertinemment comment était la chambre de son plus jeune garçon.
- Il y a une inondation ! S'écria Siri à peine sorti de l'eau. Il va sauver Oscar.
Et déjà le brave Gryffondor s'apprêtait à plonger au secours du petit garçon mais Severus l'attrapa avant qu'il ne décide une fois de plus de dire bonjour aux poissons…
- C'est normal. C'est sa chambre… Oscar a une fascination étrange pour la mer… Les animaux qui la peuplent… Et comme ils avaient le choix de leur chambre, il a choisi que la sienne serait la mer… Et tu vois cette île là-bas ? C'est son lit. Cette autre par là bas ? C'est sa zone de jeu. Il y en a aussi une pour les devoirs, une pour les vêtements…
- Wow… Répondit Sirius alors que Remus observait avec diligence la chambre immense dont on ne voyait pas le bout.
- Euh… Commença Remus se sentant un peu idiot … Tu n'as pas peur qu'il se perde dans sa chambre ?
Un éclat de dire lui répondit surprenant encore l'homme, bien qu'il soit ami avec Severus depuis 3 ans, il s'étonnait toujours du véritable caractère de l'homme si bien caché qu'il n'aurait jamais imaginé qu'il puisse seulement sourire…
- Les Accio existent pour ça… Et la chambre n'est pas si grande, il s'agit juste d'un sort pour faire plus réelle.
- Et comment on accède aux îles ?
- Accio bateau ! S'écria le père et un petit bateau apparut.
-Impressionnant…
- Il y a aussi des radeaux si vous préférez vivre en aventurier ! Sourit Severus.
A peine eut-il finit ses mots qu'une petite voix retentit :
- Papa ? C'est toi qui a prit mon bateau ?
- Ne t'inquiète pas Oscar, je vais juste visiter vos chambres à Sirius et Remus.
- Siri, Mumus ! S'exclama Oscar qui sauta de la barque où il se trouvait, lâchant au passage sa rame pour atterrir dans les bras des deux hommes.
- Tu as une très jolie chambre… Commenta Sirius en souriant !
- Merci… Tu veux aller sur une de mes îles, il y a des singes dans les palmiers ! Ou plonger sous l'eau, je viens de découvrir un nid d'éponge !
- Oscar, il faut que je finisse la visite, tu veux venir avec nous ?
- Nan… Moi, je reste jouer ! Et puis, je veux pas voir la chambre de César, elle est trop moche, et cette de Nicolas, elle fait peur !
Les deux invités qui allaient passer toutes leurs vacances ici s'entreregardèrent suspicieusement… Dans quoi cette famille de fous logeait-elle donc ?
- Continuons alors ! Dit Severus alors qu'Oscar se hissait sur la pointe des pieds, déposait un baiser papillon sur le nez de son père et sautait dans son radeau.
- Que c'est mignon … Se moqua Siri qui était en vérité très ému par cette scène…et un peu jaloux. Il avait toujours voulu des enfants, et pour l'instant Remus n'en désirait pas au grand damne de son compagnon.
Perdu dans ses pensées, Sirius ne vit pas la porte vers laquelle Severus le dirigeait et se cogna brutalement dessus provoquant l'ouverture de cette dernière et dévoilant…
- Mais qu'est ce que c'est ? S'exclama Remus avec adoration
- Le chambre de Nicolas. Répliqua Severus d'un ton désespéré.
Devant eux se trouvait non pas une chambre mais une bibliothèque. Les immenses murs couverts de bibliothèques ne semblaient pas voir de fin… Un unique lit baldaquin trônait au centre avec une fourrure comme couette. Un bureau dans un coin à côté d'une cheminée comblait un peu l'immense espace vide… Et au sol, des livres, des boules de papier, des crayons, des plumes, des encriers et des coussins…. Un petit pan de mur n'était pas caché derrière une bibliothèque mais Nicolas paraissait s'en servir comme d'un tableau géant, dessinant, schématisant, écrivant dessus sans plus y faire attention…
L'ambiance était assez pesante, comme si les intrus allaient se retrouver pendus par les pieds dans les prochaines secondes…
Claquant la porte, Severus et ses amis reculèrent sans échanger un mot. La chambre semblait bien abritait un génie vivant dans son monde sans que personne ne puisse y entrer et que les rares personnes essayant soient mise hors combat immédiatement.
- Tu crois qu'il me laisserait lui empruntait quelques livres ? Risqua Remus.
- Bien sûr… Sourit de manière assez sadique l'honorable père qu'était Severus.
- C'est la chambre de qui, celle-ci ? Questionna Siri quand ils arrivèrent devant la porte.
- Victor.
Ouvrant la dite porte, ils se retrouvèrent enseveli sous une pile de boule de papier.
- Victor, grogna Severus, je t'ai déjà dit que mettre les papiers à la poubelle !
- Désolé papa.
Le petit garçon était assis dans un pouf, un carnet dans les mains gribouillant on ne sait trop quoi dessus comme un possédé. Autour de lui se trouvait une chambre relativement normale. Un lit double bleu foncé, un bureau brun clair, des murs classiques dans les teintes bleus nuits si ce n'est que au centre de la pièce se trouvait une reconstitution du système solaire d'une taille impressionnante… C'est d'ailleurs sur une de ses planètes, Uranus peut être Songea Remus, que se trouvait le pouf sur lequel était perché Victor, ressemblant à un maître dans son temple.
- Qu'est ce que tu fais ? Interrogea Sirius.
- C'est incroyable ! Répondit Victor sans cesser d'écrire, je suis sur le point de comprendre enfin comment Euclide trouva le nombre d'or …
- Ah … Se contenta de répliquer Sirius en reculant prudemment. Dans ce cas, je vais te laisser à tes recherches…
Et la porte claqua de nouveau …
- Sevy, tu sais que tes enfants sont plutôt suspects ? On dirait un peu des fous … Sans vouloir te vexer évidement …
- Tu n'es pas le premier à me le dire… Songea Severus. Mais je te garantis que les médicomages ont dit qu'ils étaient tout à fait censés…
- C'est celle d'Analissa, non ? Les coupa Remus en se plantant devant une porte rose.
- Non… Grimaça Severus… Celle de William !
- Restez à l'extérieur. Prévint encore Severus.
- Pourquoi ? On risque de se noyer ?
- Plus ou moins… Murmura Severus en tirant sur la poignée et divulguant ainsi une chambre où le sol n'était pas visible…
- Des coussins ?
- Oui. Le sol n'est qu'un immense coussin sur lequel se trouve pleins de peluches. Expliqua Severus.
- Pourquoi les murs sont-ils couverts de poster de jeune hommes à moitié nus ?
- Will est gay, vous ne saviez pas ?
Les regards suspicieux que reçus en retour le maître des potions en vacances répondirent mieux que des mots …
- Et bien maintenant, vous savez ! Sourit Severus.
- N'empêche que sa chambre a l'air très conformable… Il n'y a pas de lit ? Questionna Sirius avec un air envieux faisant peur à Remus qui se voyait déjà vivre dans une « maison-lit » pour satisfaire son amant.
- Non, des couettes, il dort un peu n'importe où…
Ils refermèrent la porte pour pénétrer dans la chambre de César où la première chose qui étonnait était les murs d'un orange agressif… les symboles anarchies, les « 666 », les photos, les canettes de bière, les chaines, et têtes de morts étant peint à la main sur ces murs dans des couloirs aussi durs… Dans un coin, un énorme pouf noir où il était écrit en rouge bavant : « Allez tous vous faire ! ». A côté un matelas à même le sol qui servait de lit si on n'en coryait la couette trainant à moitié dessus et l'oreiller dans les environs. On voyait également une énorme chaine stéréo avec des enceintes impressionnantes, et en plus des tags au sol, des posters de femmes à moitié nus, et du désordre royal, un lustre en cristal brillant de snobisme…
- Il fait sa crise d'adolescence ?
- Je te signale qu'il a tout de même bientôt 18 ans ! Contra Remus.
- Peut être… Mais comme vous pouvez le constatez César est assez immature…
- Au moins lui, tu es sûr qu'il est hétéro… Commenta Sirius en se blottissant dans les bras de Remus.
- Et où est-il exactement … N'est-il pas censé passer ses vacances ici ? Continua Remus.
- Si… Il est parti en ville, surement une conquête de plus… Se moqua Severus en refermant la porte.
Ils visitèrent ainsi la chambre d'Analissa, un domaine de princesse à la plus grande surprise des deux hommes… Des robes de princesses, des meubles datant de la renaissance, une harpe, des tableaux, des dorures. Un univers d'une autre époque.
Puis ils s'arrêtèrent dans la chambre d'Alexander qui écrivait une lettre. Sa propriété, car il n'y avait pas d'autre mot pour décrire la chambre du garçon qui était en fait un jardin avec kiosque au centre, endroit où il dormait... Mais le plus étonnant était les photos, des photos de femmes d'âges murs. 3 photos exactement. Ses trois aventures dont il avait brisé le cœur sans pitié, elles étaient prêtes à divorcer pour lui, avait déjà informé leur mari sur ses conseils, et il les avait laissé tomber sans une once de compassion. Le si gentil, le si compréhensif Alexander était donc un briseur de cœur sans foi ni loi… Le choque avait été grand, la déception aussi… mais les Snape se supportaient, s'encourageaient, s'entraidaient, se soutenaient toujours quoi qu'il arrive même si certains choix pouvaient contrarier et rester incompréhensible. La chambre d'Alex ressemblait à un jardin, un petit coin de paradis où chacun pouvait vivre, c'était assez étonnant car dans ce jardin se trouvait un lustre, un bureau et quelques livres… Ils s'en allèrent sans échanger un mot jusqu'à…
- Hum… Alexander fait sa crise à sa manière, non ?
- Je pense qu'il est amoureux… Avoua Severus, et plus précisément que la fille lui a dit non.
- Je vois… Dit Sirius qui ne voyait rien du tout.
- Ce qu'il cherche à faire… Expliqua Remus en posant une main sur le bras de son Siri, c'est montrer à la fille qu'elle a eu tort, qu'il peut avoir tout ce qu'il veut.
- Oui, peu de gens le savent, mais l'ego d'Alexander est monumentale… Bon peut être pas autant que mon filleul qui se serait venger avec son argent, mais d'une façon un peu moins directe.
- Et la chambre de Maël ? Intervint Sirius
- Ah oui… C'est celle-ci.
Ils poussèrent une porte et ne virent rien. Une pièce vide.
- Euh… Commença Sirius.
- Bonjour. Papa, tu nous as pourtant toujours dit de frapper avant d'entrer… Tu pourrais tomber sur des choses compromettantes.
- Salut Maël ! Chantonna Sirius ignorant le ton réfrigérant avec une pointe de sarcasme du petit garçon.
- Bonjour. Que faites-vous ici ?
- Severus a imploré notre aide …
- Je vois…
- Et pourquoi ta chambre est vide ?
- Elle ne l'ait pas… C'est juste qu'elle n'est visible que pour certaine personne.
- Et qui ?
- Pas pour toi en tout cas !
- Sev', tu la vois, toi ?
- Non…
- Analissa la voit ?
- Non
- Oscar la voit ?
- Non… Personne jusqu'à maintenant ne la voit. Coupa Severus alors que Sirius s'apprêtait à citer tous les enfants Snape.
- Qui faut-il être pour pouvoir la voir ?
- Moi. Répliqua ironiquement Maël. Et peut être qu'il n'y a rien a voir en réalité… Peut être que depuis le début je vous mène par le bout du nez !
Les regards qu'échangèrent les trois hommes valurent tous les discours. Ils ne savaient plus quoi ou qui croire…
- Il est temps de passer à table il me semble. Interrompit Remus après avoir regardé l'heure
Alors, écoutant le conseil, Severus claqua des doigts, un elfe de maison apparut et obéissant aux ordres partit préparer le dîner en distribuant des ordres à ses confrères. Alors Severus lança un Sonorus et s'écria :
- A TABLE !
Aucune réaction ne se fit entendre… Sirius et Remus souriaient en descendant les marches jusqu'à qu'ils se rendent compte qu'ils ne savaient pas où se trouvait la salle à manger. Heureusement, ils furent réorienter par un elfe de maison et trouvèrent les Snape attablaient entamant déjà leur entrée.
- Mais comment êtes-vous arrivés ici ? Vous n'êtes pas sorti de votre chambre !
- Escaliers de secours… Même si c'est gamin on a tous des toboggans qui mènent la salle à manger… Sinon, on se cognait dans les escaliers ! Et ça terminait en bagarre.
- Je vous en prie… Installez-vous… Les invita Severus qui semblait de plus en plus poli depuis sa rupture.
- Merci… Bougonna Sirius qui voulait essayer le toboggan.
- De rien, beau brun. Répliqua César qui reçut un coup d'œil mécontent de la part de Remus mais déjà Maël enchainait :
- César, Oh César… Comment peux-tu ainsi me trahir ? Moi qui pour toi briserai sans foi ni loi, un monde, un roi… Ne peux-tu donc t'attendrir ? Pour toi je donnerai ma vie, pour toi je te rendrais l'envie…L'envie de quoi me diras-tu ? L'envie pourquoi chuchoteras-tu ? L'envie de Moi… Comme quoi tout est possible, comme quoi tout est risible…
- Mais qu'est ce que ce truc ?
- Du théâtre très cher !
- Débilité… Maugréa César
- Ta petite serait jalouse ! Se moqua Analissa.
- Tu connais sa petite amie, non ? Non ? Ouais… moi non plus. Mais tu en connais au moins une ?
- Maël, tu es cruel !
- Sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le théâtre n'est pas possible. (1)
- Tordant, Maël.
- Mais de rien… Je profite des derniers jours de vacances car demain c'est la rentrée … Et demain, mon exil recommence… Loin des yeux Loin du cœur… Jamais plus je ne Te reverrais…. Oh mon Unique Amour… Toi aussi tu m'abandonnes… Plus rien n'a plus d'importance… (2)
- Maël, mais bon sang tais-toi… Et passe-moi la tarte à la citrouille. Coupa Alexander en grognant.
- Ce n'est pas parce que j'ai un cœur qu'il faut me détruire sans une once de compassion…
- Maël… Menaça Severus ne voulant pas ramener le sujet sur table.
Mais c'était trop tard et avant que quiconque puisse réagir, Alexander s'était levé et sous les yeux ébahis de tous il envoya son poing dans la figure de Maël qui se retrouva expulsé de sa chaise. La garçon qui avait maintenant 14 ans se releva avec une grâce qui n'annonçait rien de bon, et d'un ton réfrigérant lâcha :
- Viendrais-tu de me frapper, Alexander ?
- Je t'interdis de me juger, tu entends… Tu crois que tu étais comment toi il y a pas si longtemps, tu as fugué, et brisait le cœur de maman et papa… Et tu te permets de me juger. Toi qui quand tu es rentré ne leur a pas adressé un mot.
- Tu ressors ça, lâche… Si tu dois aller chercher des évenements si lointain c'est que je n'ai plus rien fait de compromettants…
- N'importe quoi, je ne sais pas pourquoi mais tu attaques le Survivant et ses parents sans raison… Peut être es-tu jaloux ? Tu voudrais faire parti de ta vraie famille ?
Alors à la surprise de tous, Maël éclata de rire, mais pas un rire sincère et joyeux, c'était amer, de la moquerie à l'état pur, et les yeux émeraudes qui recommençaient tout doucement à pétiller devinrent un néant qui fit frissonner César.
- Tu es si … pathétique, Alex. Tellement pathétique… Tu fréquentes trop Draco …
- N'insulte pas Draco ! Beugla Alex
- C'est donc ça, tu es amoureux de Draco et lui ne t'aime pas, que c'est triste … J'aurais presque pitié de toi, mon lionceau sauvage.
- Lionceau sauvage ?
- N'es-tu pas un petit rebelle ? Si amusant, et tu te crois intéressant… Que cherches-tu à faire ? Attirer l'attention sur toi ? C'est fait, soit heureux, petit rebelle.
- C'est moi le rebelle ? Tu te fous de moi ?
- Jamais, je n'oserais pas… Répliqua Maël avec ironie.
- Tu sais quoi, Maël. Tu m'as bien défoulé… La prochaine fois que je serais en colère je me défoulerais sur toi…
A la fin de cette phrase, Maël disparut et la famille Snape et leurs amis se retrouvèrent face au Faucheur…
- Un défouloir, dis-tu ?
Le ton était si glacial, distant, et l'indifférence perlait à chacune inspiration. Les cheveux sombres de Maël commencèrent à volter autour de sa tête, un vent léger se leva. La magie encerclait le jeune homme. Et pourtant pas de poings serrés, juste un calme olympien…
Alexander recula prudemment alors que Severus sortait sa baguette et lançait des protego informulés sur ses enfants, ses amis et ses meubles…
- Alex chéri… Je vais te donner un conseil.
- Je ne veux pas te tes conseils ! Se reprit Alex en relevant la tête avec courage.
Un éclat de rire froid lui répondit. Le jeune homme avait bientôt 17 ans mais il trembla de la tête au pied en entendant le son, tout comme le reste des personnes présentes. Alors Severus intervint :
- Alex, cela suffit…
- C'est Maël qui a commencé !
- Tu es l'ainé, tu ne dois pas te laisser embarquer dans tout ça…Et ta réaction était excessive. Tes mots étaient inutilement dur.
- Mais non, Severus, Intervint Maël utilisant le prénom de son père et montrant par cette parole combien il était loin de la réalité. Alex est juste pathétique. Il se dit Snape… mais il n'est bon qu'à jouer les putes… ou à être Malfoy à la limite…
- Ne mêle pas Draco à ça !
- Il suffit. Maël calme toi, tu vas faire exploser la maison. Alex ne réponds plus. Et tous les deux excusez-vous l'un à l'autre.
- Tu sais quoi, papa ? Répondit Alex. ..
- Oh… Que de vulgarité, on dirait presque César…
- Maël ça suffit. Alex tu seras puni.
- Par toi ? Tu es incapable de garder ta femme ! Tu n'es qu'un faible …
- Oh… J'ai compris… Chuchota Analissa.
Tous les regards se tournèrent vers elle.
- Alex. Je sais pourquoi tu ne sors qu'avec des femmes mariés. C'est à cause de Papa et maman… ! Tu as compris combien il était facile de briser un couple, et tu en cherches un qui soit vraiment solide ! Tu es si touchant…
- Ne te moque pas de moi ! Ce n'est pas ça…. Siffla Alex en rougissant.
- Tout ça pour ça… Ricana Maël. Alex, j'accepte tes excuses. Et papa…
- Oui ? Interrogea Severus un peu inquiet car la magie de Maël illuminait toujours la pièce.
- De la part d'Alex.
Et une rafale de vent propulsa Severus à l'autre bout de la salle,
- Pour avoir était incapable de garder ta femme. Mais ne t'inquiète pas… On t'aime toujours. C'est maman qui t'a quitté après tout… Parce que tu ne l'aimais pas nous a-t-elle dit… C'est triste, non ? De se séparer alors que vous avez eu autant d'enfant et que le plus jeune a à peine 8 ans… Mais c'est la vie…
Alors Severus tomba à terre, et des larmes perlèrent sur ses joues, et d'une voix douce il chuchota :
- Je suis désolé… Si vous saviez combien je m'en veux… Mais vous 8, je vous aimerais toujours… Toujours…
- Ce n'est pas grave. Répondit Analissa en accourant, émue par la tristesse de son père.
- Désolé… J'ai eu tort. Je vous promets que je ne briserais plus jamais de couple… marié en tout cas ! S'excusa Alex.
- Pardon… Reprit César à son tour. Tu fais tes chois, papa, nous n'avons pas à te juger.
- Oui… Même si je suis triste, je t'aime plus que jamais ! Désolé d'avoir été méchant. Dit à son tour Oscar.
- Navrée … Continua Analissa, on ne voulait pas te faire de la peine.
- Oui, pardon… Finit Victor.
- Ouais… Tout plein d'excuses … Que c'est touchant ! Ironisa Maël sans s'excuser. Je ne vois pas de quoi je devrais me faire pardonner. Je suis Maël Snape et je ne fais jamais d'erreur, dont pas besoin d'excuses pour moi !
A la fin de sa tirade, un sourire fleurit sur toutes les lèvres. Leur famille ne serait plus jamais ce qu'elle avait été mais elle n'en restait pas moins une belle famille.
- Je crois que le déjeuner refroidit… Hésita Sirius.
- Alors, à table ! Chantonna César en recommençant à manger.
- Au fait papa … Commença Alex, je voudrais bien un éclair de feu… pour te faire pardonner !
(1)Citation d'Antonin Artaud
(2)Référence à la chanson du film « Le train sifflera trois fois »
