Bonsoir à tous ! Déjà MERCI à tous pour vos reviews sur le précédent chapitre, elles m'ont fait super plaisir et je suis très contente que vous ayez aimé le personnage d'Astoria parce que j'avais peur qu'il vous saoule ou que ça vous dérange que je la fasse homosexuelle vu que dans le livre elle ne l'est pas. Mais apparemment ça vous plait alors c'est génial !
Un petit rappel de ce qu'il s'est passé avant : Narcissa veut que Drago épouse Astoria pour pouvoir faire semblant qu'il a oublié Hermione, car elle a peur que Voldemort le tue : Drago a reparlé à Hermione à travers le miroir à double sens alors qu'il avait promis ne plus jamais le faire. Les parents d'Astoria refusent son homosexualité et c'est pour cela qu'ils veulent la marier à Drago. Astoria et Drago prévoient de faire exploser le laboratoire de potions. Du côté de Hermione, Harry a découvert qu'elle était devenue amie avec Drago et ne l'a pas très très bien pris. Le trio et Gripsec planifie l'effraction à Gringotts.
Voilà voilà. Quelques personnes m'ont posé la question alors je le redis à tout le monde ici : je n'ai pas terminé d'écrire la fiction et j'ai un peu du mal à prévoir le nombre de chapitres restants, mais je dirais environ une dizaine avant la fin.
J'ai décidé de ne pas écrire la scène à Gringotts parce que c'est vu et revu et un peu agaçant. Si vous avez un trou de mémoire je vous conseille donc de relire le chapitre 26 du tome 7.
RAR :
Cecile : Merci de la review ! Non en effet je ne pense pas que Hermione va beaucoup apprécier de voir Drago fiancé à Astoria... mais pour le moment elle ne le sait pas encore ^^ bisous
AccioCookie : Pas de problème, tu n'es pas obligé de laisser des reviews à chaque chapitre :) Je suis aussi déçue par la réaction de Harry mais je trouve que c'est vraiment ce qu'il aurait fait en vrai alors... et contente que tu aimes Astoria ! Pour Drago, non il ne va pas mourir (ouf), tu verras dans ce chapitre ! bisous
Drasha : Je suis contente que le chapitre t'ait plu et que tu aimes Astoria, parce que j'avais assez peur pour son personnage ! Merci pour la review :)
Disclaimer : L'univers et les personnages sont de JK Rowling.
Les phrases en italiques sont tirées du livre.
Chapitre XXXIII : La dernière chance
Drago et Astoria se faufilèrent jusqu'à l'escalier qui menaient au sous-sol. En passant devant la cuisine, ils aperçurent leurs parents boire un thé dans la cuisine. Apolline et Narcissa semblaient en grande conversation.
« Tu es certain qu'il n'y aura personne dedans ? », chuchota Astoria.
« C'était vide la fois où j'y suis allé ! », répondit le blond sur le même ton.
« Il faut vérifier… on ne peut pas prendre le risque de le faire exploser s'il y a des gens. »
Drago ferma les yeux en repensant à l'homme qu'il avait tué, dans ces mêmes cachots. Il en faisait encore des cauchemars parfois.
« D'accord, on vérifie, mais vite. », souffla-t-il.
Il jeta un coup d'œil derrière lui pour voir si personne ne les avait vus, puis descendit les marches rapidement. Quelle salle était-ce déjà ? Lorsqu'il était venu, il était tombé dessus par hasard et n'avait pas vraiment fait attention. Mais il se rendait près de la cave à whisky, le laboratoire devait donc être tout prêt. Etrange de mettre un laboratoire aussi près de la réserve d'alcool.
« Alors, c'est où ? », fit Astoria en lui agrippant le bras.
Drago regarda les portes, puis en pointa une du doigt.
« C'est celle-là, j'en suis presque sur. »
Il essaya d'ouvrir la porte, mais elle était fermée.
« Merde ! », siffla-t-il.
Astoria leva les yeux au ciel.
« Alohomora. »
Un déclic se fit entendre et Drago eut un petit sourire. Il poussa la porte et ils entrèrent à l'intérieur.
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Hermione fit tourner entre ses doigts la baguette de Bellatrix. Cette même baguette qui lui avait gravé des mots sur son bras, mots qui ne partiraient jamais. Elle ferma les yeux en sentant sa blessure commencer à la démanger, et se mordit la lèvre. Ils partaient pour Gringotts le lendemain, très tôt, mais elle n'arrivait pas à trouver le sommeil. Même si leur plan était prêt, elle avait l'impression qu'ils avaient oublié tout un tas de choses. Rien ne se passait jamais comme prévu, avec eux. Elle avait un très mauvais pressentiment.
« Accio ! », marmonna-t-elle en pointant la baguette sur les lunettes d'Harry.
Elles volèrent silencieusement jusqu'à elle, mais Hermione fit une petite moue. La baguette de Bellatrix ne répondait pas aussi bien que la sienne. Elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à tout ce qu'elle avait fait, et ça la dégoûtait. Elle aurait voulu en parler avec Drago. Le miroir à double sens était posé sur la table de chevet et la tentait terriblement, mais elle savait qu'elle ne pouvait pas l'utiliser. Harry lui adressait déjà difficilement la parole, elle ne voulait pas l'énerver encore plus. Hermione soupira et se leva pour aller replacer les lunettes d'Harry, puis elle alla s'allonger sur son lit et regarda le plafond, incapable de fermer les yeux.
Qu'allait-il se passer le lendemain ? Est-ce qu'il y avait vraiment un horcruxe dans la chambre forte de Bellatrix, est-ce qu'ils arriveraient à y entrer sans encombre, est-ce qu'ils arriveraient à le trouver ? Ça pouvait être la coupe de Poufsouffle, ou bien peut-être un objet de Serdaigle… ou encore tout un tas de choses. Pour autant qu'elle sache, on ne pouvait même pas être certain que Voldemort avait créé sept horcruxes et pas plus. Tout ce sur quoi ils se basaient était un souvenir, il aurait très bien pu avoir changé d'avis depuis, n'est-ce pas ? C'est sur ces interrogations qu'elle finit par se laisser tomber doucement dans les bras de Morphée.
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« Lumos. »
La baguette de Drago s'entoura d'un halo de lumière, et Astoria s'empressa de l'imiter. Malgré leurs deux baguettes, il faisait très sombre et il était difficile d'y voir quoi que ce soit, surtout à travers toute la fumée qui se dégageait des chaudrons. Drago avait l'impression de se trouver en plein milieu d'un nuage.
« Et maintenant ? », chuchota Astoria en s'agrippant à son bras. « Qu'est-ce qu'on fait ? »
« … »
C'était maintenant qu'il aurait bien eu besoin de Granger et de son intelligence, parce qu'il n'avait strictement aucune idée de quoi répondre.
« La fumée me pique les yeux, je n'y vois plus rien. »
« A moi aussi. », répondit Drago agacé.
Ce n'était pas le moment de l'embêter avec ça alors qu'il cherchait un moyen de tout détruire. Il ne pouvait pas juste faire exploser le laboratoire, c'était bien trop dangereux. D'une part, parce qu'ils s'y trouvaient en ce moment même, et qu'il n'avait aucune intention de mourir durant l'opération. D'autre part, parce que le laboratoire se trouvait au sous-sol et soutenait donc le manoir. Faire sauter les potions, oui, faire sauter sa maison entière, non.
« Je ne suis pas du genre pleurnicharde d'habitude, mais ça m'irrite vraiment trop les yeux Drago. Il faut que je sorte d'ici. »
« Non, attends encore une minute ! On va… », commença le blond en réfléchissant à toute allure, « on va… augmenter les feux. Oui, voilà. On fait tout chauffer au maximum. Ça va complètement modifier les potions sans tout détruire non plus. Aide-moi. »
Drago pointa sa baguette sur le chaudron le plus près de lui et marmonna un incendio. Il ne s'arrêta pas pour observer la grande flamme qui venait de jaillir et se dirigea déjà vers le chaudron suivant. Astoria s'essuya ses yeux en larmes à cause de la fumée et imita le Serpentard. Bientôt, une chaleur étouffante empli le laboratoire et l'air devint irrespirable.
« Couvre ton visage avec ton t-shirt ! », lança Drago en entendant la jeune fille tousser bruyamment. « Finissons ça et sortons en vitesse d'ici. », continua-t-il en lançant un nouveau sortilège.
Les premiers chaudrons commençaient déjà à bouillir, on pouvait entendre des bruits de clapotement. Ils n'avaient plus une minute à perdre, Drago ne savait pas du tout comment la chaleur allait affecter les potions et il n'avait aucune intention de s'attarder dans le laboratoire plus que nécessaire. Astoria lança le dernier incendio, et ils se précipitèrent vers la sortie, retrouvant avec bonheur la fraîcheur du couloir. Drago verrouilla la porte d'un sort, et ils grimpèrent quatre à quatre les marches pour retourner dans le salon.
Ils s'étaient à peine assis sur le canapé que Narcissa entra dans la pièce, le visage livide. Drago sut immédiatement ce que cela signifiait. Voldemort était au manoir et avait demandé à le voir. Il jeta un coup d'œil à Astoria et sans qu'il n'ait eu besoin de lui dire quoi que ce soit, elle lui attrapa la main, et se leva avec lui.
« Et si on allait annoncer la nouvelle au Maître ? », suggéra-t-elle avec une voix un peu tremblante malgré tout.
Narcissa haussa un sourcil, étonnée, puis finit par acquiescer.
« Oui… oui, faîtes donc ça. » Elle s'approcha de son fils et posa sa main sur sa joue. Drago perçu ses tremblements. « Drago… mon chéri, » chuchota-t-elle. « Je… je… »
« Je sais, Mère. »
Drago détestait ça. Pourquoi fallait-il que sa mère ne veuille lui dire ses choses là qu'en cas de situations extrêmes ? Pourquoi ne pouvait-elle pas parfois venir le voir, et lui dire qu'elle l'aimait, juste comme ça ? Les rares fois où elle lui avait parlé avec son cœur, c'était uniquement lorsqu'elle avait cru que Voldemort allait le tuer.
« A tout à l'heure. », fit-il sans y croire vraiment.
Il aperçut les yeux de sa mère briller de larmes, voulut rajouter quelque chose, mais ne sut pas quoi dire. Il hésita un moment, puis déposa un baiser sur la joue de Narcissa, avant de quitter le salon, Astoria accrochée à son bras.
« Tu sais qu'il n'y croira pas, n'est-ce pas ? », dit-il une fois qu'ils furent dans le couloir. « A nous deux, comme un couple, je veux dire. Le Maître n'y croira pas une seule seconde. »
Astoria haussa les épaules.
« On peut toujours essayer. »
Ils tournèrent à droite et passèrent devant le bureau de Lucius. Des marmonnements s'élevaient de derrière la porte encore close et les deux Serpentards s'arrêtèrent derrière pour écouter ce qu'il se disait.
« … oui, le seul problème c'est la durée d'effet… », fit un homme et Drago reconnut son père. « La potion doit être ré ingérée toutes les vingt-quatre heures, auquel cas elle perd son effet. »
« Je sais, Lucius. », répondit un autre homme. « Je continue de faire des tests pour régler ça, mais j'ai beau essayer, je ne… »
« Et bien essayez encore ! », cingla Lucius. « Le Seigneur des Ténèbres mise énormément sur ces potions, espèce d'incapable ! Nous ne pouvons pas nous permettre d'échouer… »
« Qu'est-ce que vous faîtes là ? », résonna une voix grave dans leur dos.
Ils se retournèrent dans un sursaut, se retrouvant face à Yaxley.
« Vous n'avez rien à faire ici, et encore moins à écouter aux portes ! Le Seigneur des Ténèbres en sera averti ! Et maintenant, hors de ma vue. »
Il leur jeta un regard mauvais avant d'entrer dans le bureau. Drago et Astoria se jetèrent un coup d'œil, puis reprirent leur chemin jusqu'au bureau de Voldemort. Drago sentait sa respiration s'accélérer au fur et à mesure qu'ils s'en approchaient, pourtant, il n'avait pas aussi peur que la dernière fois que le mage noir l'avait convoqué et qu'il avait cru mourir aussi. Dire qu'il était en paix avec son destin aurait été mentir, mais il avait l'impression d'avoir accompli sa mission. Il avait détruit le laboratoire, ou du moins les potions et même si les mangemorts pouvaient recommencer à les fabriquer, Drago savait que cela prendrait du temps, et le temps manquait justement. Il avait promis à Hermione de s'occuper des potions, et c'était ce qu'il avait fait. Bien sûr qu'il ne voulait pas que Voldemort le tue. Mais s'il mourrait, et bien au moins, il offrait à Hermione la possibilité de gagner.
La porte du bureau de Voldemort était déjà ouverte, et le mage noir était tourné face à eux. Ses yeux se posèrent furtivement sur Astoria, puis sur leurs mains liées, avant de revenir sur Drago.
« Drago. Et Astoria. », salua-t-il d'une voix mortelle, en inclinant la tête.
C'était cela que Drago détestait. Voldemort était un monstre, mais il avait un tel sang froid, une telle maîtrise de la situation. Il perdait rarement le contrôle de lui-même, chacun de ses mots était pesé, chacune de ses intonations. Tout était choisi pour produire le plus de froideur, le plus de frayeur. Un véritable psychopathe.
« J'ai entendu dire que vous êtes tous deux fiancés. Ta mère s'est empressée de me l'annoncer à peine une minute après mon arrivée. »
Drago hocha la tête, tandis qu'Astoria répondit un « oui » timide en fixant le sol.
« Qu'en est-il de la sang-de-bourbe Granger, Drago ? »
« Je… » Drago se racla la gorge. « Vous aviez raison, elle n'est pas digne de moi. »
Voldemort leur fit un signe de la main pour les inviter à entrer dans le bureau. Il se déplaça pour se mettre à quelques centimètres du blond, et posa deux doigts glacés sous son menton pour lui relever la tête. Drago eut un frisson lors du contact.
« Regarde-moi dans les yeux lorsque tu me mens. », siffla-t-il en colère.
Les yeux rouges de Voldemort lui donnaient la nausée, mais Drago se força à les regarder sans ciller. Il fit le vide dans son esprit, effaça toute émotion de son visage.
« Je sais que tu as communiqué avec elle à travers ton miroir à double sens. »
« C'est vrai. », murmura Drago plus faiblement qu'il ne l'aurait voulu.
« Je t'avais prévenu de ce qui t'arriverait si jamais tu la recontactais. »
« Il… Il fallait que je lui explique que… que je lui dise pourquoi… »
« Ne mens pas ! » cria Voldemort en s'éloignant à nouveau. Nagini glissa silencieusement sur la table et vint s'enrouler autour du cou de son maître.
« Je t'ai donné plus de chance qu'à n'importe qui Drago, n'importe qui ! J'ai placé tant d'espoir en toi. Le fils unique de Lucius et Narcissa ne pouvait, pour moi, que devenir mon futur bras droit, mon plus fidèle mangemort. Mais je me suis laissé aveugler par mes désirs car jamais tu ne m'as apporté satisfaction et je ne le vois que maintenant. Tu m'es inutile, Drago, tu ne me sers à rien, à part me créer des ennuis. Et pourtant je continue à vouloir te donner une nouvelle chance. Peut-être, me suis-je dis en apprenant ce que tu avais fait, peut-être ne t'ai-je pas suffisamment motivé ? Mes ordres étaient trop vagues. Infiltre l'Armée de Dumbledore ! Force Hermione Granger à te donner des informations ! Arrête tout contact avec elle ! Je réalise que je n'ai pas été assez clair. J'ai omis de te dire ce qui allait arriver si tu ne m'obéissais pas. Bien sûr, j'ai toujours laissé planer la menace, mais sans jamais te l'expliquer vraiment. N'est-ce pas, Drago ? »
Voldemort s'arrêta de parler et fixa le blond. Il sembla attendre une réponse, mais Drago n'ouvrit pas la bouche. Que pouvait-il dire à cela ?
« Je ne vais pas t'ordonner à nouveau de ne plus parler à Hermione Granger. Tu sembles trouver un plaisir étrange à me contredire de toute manière. Voilà ce qu'il va se passer, Drago. Dans ma grande bonté, et parce que Narcissa m'a supplié à genoux, je suis décidé à t'accorder une ultime chance de me prouver que tu tiens plus à ta vie qu'à cette sang-de-bourbe. Tu as deux jours pour trouver où se cache Harry Potter et me le livrer. Quarante-huit heures, et pas une minute de plus. Si tu échoues, je te tue toi, ta chère mère et puisque tu sembles tant tenir à me faire croire que tu t'es amourachée d'Astoria, je la tuerai également. », termina Voldemort d'une voix plus glaciale que jamais. « Va-t-en maintenant. Je ne veux plus te revoir, sauf si tu es avec Harry Potter. »
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« Vois le bon côté des choses Drago, tu es encore en vie. », fit Astoria en lui frottant le bras.
Drago se releva d'un bond de son lit, sur lequel il s'était installé avec la jeune fille et se mit à faire les cent pas. Il ricana sèchement.
« Tu parles ! Je suis déjà mort… comment veux-tu que je capture Potter ? Je n'ai aucune idée de où il est, aucune idée de comment communiquer avec lui… RIEN ! Je n'ai strictement rien, quedal ! Et par-dessus tout, en plus de risquer ma vie et celle de ma mère, je risque la tienne à présent ! Alors excuse-moi de ne pas voir de côté positif. », s'écria-t-il en fureur.
« Alors fuis. Va-t-en d'ici, prends ta mère avec toi et va-t-en. »
« On ne peut pas Le fuir. », rétorqua Drago. « Et en plus, il te tuerait aussi. »
« Je viendrais avec vous. »
« Alors il tuera ta sœur, ta mère, ta copine ! Tu ne comprends donc rien ? On ne peut pas s'échapper ! Où qu'on aille Il nous retrouvera, il aura de nouveaux moyens de pression pour nous forcer à faire ce qu'il veut. On… On n'a aucun choix ! C'est obéir ou mourir. »
« Il y a forcément une solution. Tu ne peux pas baisser les bras comme ça… Pense à Granger, elle voudrait que tu te battes ! »
« Ne parle pas d'elle ! », s'énerva Drago en se s'arrêtant d'un coup de tourner en rond, avant de reprendre. « De toute manière je suis certain qu'elle s'est déjà mise en couple avec Weasmoche. », marmonna-t-il dans sa barbe d'une voix où perçait nettement de la jalousie.
Astoria leva les yeux au ciel et esquissa un sourire en coin. Elle ouvrit la bouche pour lancer une petite pique, mais au même moment Narcissa déboula dans la chambre.
« Mère, je vous ai déjà dit de frapper avant de… », commença Drago en s'insurgeant.
« Dehors ! Vite ! », coupa Narcissa complètement affolée. « Il faut évacuer le manoir, le sous-sol a pris feu ! Allez, allez, dépêchez-vous ! »
« Quoi ? », s'exclama Astoria paniquée.
Elle jeta un regard alarmé à Drago qui haussa les épaules avec un air coupable.
« Le manoir est en feu ! », répéta Narcissa en tirant la jeune fille par le bras pour la faire sortir de la chambre. « Drago, dehors ! »
« Pourquoi n'avez-vous pas éteint le feu par magie ? », demanda-t-il en se dirigeant plutôt vers son armoire.
Sa mère eut une petite moue ennuyée, et Drago sut qu'elle n'allait pas dire la vérité.
« Nous avons découvert trop tard l'incendie et il a pris des proportions démesurées. Quelques personnes sont dans les sous-sols pour tenter de le contenir mais il est peu probable qu'on réu- qu'est-ce que tu fais Drago ? »
« Je tiens beaucoup à ces affaires, je ne compte pas les laisser là à brûler. », répliqua Drago.
Sa mère dramatisait surement, le Manoir n'allait pas s'écrouler d'une minute à l'autre, d'ailleurs il ne sentait ni chaleur ni odeur de brûlé.
« Il n'y a pas de temps pour ça ! », hurla Narcissa à moitié hystérique. « Le manoir est en feu, qu'est-ce que tu… tu… », continua-t-elle en perdant ses mots. « Sors tout de suite de ta chambre ! »
Comme elle l'avait fait avec Astoria, elle lui attrapa le bras et chercha à le tirer hors de la chambre. Drago eut juste le temps d'attraper le sac dans lequel il avait fourré quelques affaires et d'attraper le cadre photo sur sa table de nuit avant que sa mère ne le précipite dans les escaliers.
Il se rendit alors compte à quel point il avait minimisé la situation. Les rideaux du salon étaient en lambeaux, détruits par les flammes qui commençaient à lécher le plafond, et une fumée noire irrespirable envahissait toute la pièce. Drago se couvrit la bouche et le nez par son bras et courut vers la porte d'entrée, traînant derrière lui sa mère. Il respira une grande bouffée d'air à peine sortit et recula de quelques pas pour avoir une vue sur le Manoir, qui craquait sous les flammes.
Son père et d'autres Mangemorts lançaient flots d'eau pour tenter de contenir les flammes, mais ce n'était pas suffisant. Le Manoir brûlait et rien ne pourrait le sauver. Etrangement, Drago ne ressentait aucune peine à voir disparaître sa maison. Il n'avait jamais été heureux là dedans et il avait toujours voulu foutre le camp. D'ailleurs, ces derniers temps il avait passé plus de journées chez Blaise que chez lui. Astoria se rapprocha de lui et posa une main sur son épaule pour le faire réagir.
« Ils nous ramènent à Poudlard Drago, viens. »
Le blond regarda encore un instant le Manoir enflammé, puis se détourna et quelques minutes plus tard, il était de retour au château.
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Hermione hurla lorsque le dragon fit un virage brutal et chercha à se cramponner, mais il n'y avait pas beaucoup de point pour s'accrocher sur son dos écailleux. Elle n'arrivait pas à réaliser qu'ils avaient réussi – en quelque sorte – à pénétrer dans la chambre forte des Lestrange et à s'emparer de l'horcruxe.
Et à en sortir.
Vivants.
Certes, ce traître de Gripsec leur avait dérobé l'épée et en même temps le moyen de détruire la coupe de Poufsouffle, mais ils s'occuperaient de cela plus tard, l'épée ne pouvait pas être la seule manière de détruire un horcruxe, il y avait forcément d'autres moyens.
Le dragon montait de plus en plus haut au désespoir de la Gryffondor. Hermione avait toujours détesté être dans l'air, ça lui faisait peur et elle se voyait déjà tomber en chute libre dans sa tête. Il n'y avait aucun moyen de contrôler le dragon et si jamais il faisait de nouveau un virage brusque, elle n'était pas certaine de réussir à tenir. Elle osa jeter un coup d'œil vers le bas, à cette altitude elle n'avait strictement aucune chance. Hermione sentit les larmes lui monter aux yeux et elle se mit à sangloter sans vraiment savoir pourquoi : de peur, de fatigue, à cause de tout ce qui venait de se passer à Gringotts… un trop pleins d'émotions qu'il fallait maintenant faire sortir.
Hermione ne savait pas depuis combien de temps le dragon volait. Il semblait chercher à s'éloigner le plus loin possible de son ancienne prison. Elle se demanda combien de temps les dragons pouvaient voler avant d'avoir besoin de repos ou de nourriture.
« A ton avis, qu'est-ce qu'il cherche ? », cria Ron.
« Aucune idée. », répondit Harry, obligé de crier lui aussi.
Hermione se mit à claquer des dents, incapable de prendre part à la discussion qui s'arrêta d'ailleurs là. Ses vêtements beaucoup trop fins pour une telle altitude étaient complètement trempés depuis qu'ils avaient traversé un nuage. Elle ne sentait plus ses doigts et avait de plus en plus de mal à rester accrochée car tous ses membres étaient raides par le froid. Au dessous d'elle, les champs et les villes défilaient sans qu'elle ne puisse réellement distinguer quoi que ce soit. Le jour commençait à tomber. Hermione ferma les yeux pour essayer de calmer les battements de son cœur, et maintenant qu'elle ne voyait plus à quel point elle était haut dans le ciel, elle sentit la peur la quitter un petit peu.
« Est-ce mon imagination », cria Ron après une très longue plage de silence, « ou est-ce qu'on perd de l'altitude ? »
Hermione entrouvrit les paupières pour regarder le sol. C'était vrai que les champs étaient plus précis, elle pouvait voir des routes se dessiner, quelques lacs. De plus en plus bas, le dragon descendait, dans une vaste spirale, visant apparemment l'un des plus petits lacs.
« Dès qu'on sera suffisamment près, on saute ! », cria Harry par-dessus son épaule. « Droit dans l'eau, avant qu'il s'aperçoive qu'on est là. »
Hermione approuva d'une petite voix, terrifiée à l'idée de manquer le lac et de s'écraser sur le sol. Mais Harry avait raison, ils devaient partir ou bien ils serviraient de repas au dragon.
« MAINTENANT ! »
Harry se laissa glisser le long du dragon et tomba droit dans le lac. Hermione l'imita en hurlant de terreur durant toute sa chute, qui lui sembla durer une éternité. Elle sentit son estomac remonter et eut envie de vomir, des larmes défilaient sur ses joues et au moment où elle commençait à se dire qu'elle allait mourir, elle percuta la surface de l'eau avec une violence inouïe et eut l'impression que tous ses os se brisaient. Elle s'enfonça dans le lac jusqu'au fond, avalant de l'eau, puis donna un grand coup de pied et battit des bras dans tous les sens pour revenir à la surface. Elle émergea à l'air libre et pris une grande goulée d'air en crachotant de l'eau en même temps. Elle était en vie. Merlin.
Hermione rejoignit le rivage en quelques brasses et s'allongea sur le bord dans l'herbe humide, les bras écartés de chaque côté d'elle. Elle resta ainsi jusqu'à ce que son cœur ait cessé de battre à toute allure. Elle aurait voulu aider Harry qui mettait en place les sorts de protection, mais même avec toute la volonté du monde, elle n'aurait pas pu faire un seul mouvement tant elle était à bout de force. Finalement après un long moment elle finit par se redresser en grimaçant. Ses bras et jambes étaient couverts de brûlures dues aux sortilèges placés dans la chambre forte des Lestrange. Elle fouilla dans son sac pour trouver l'essence de dictame et en appliqua sur ses blessures avant de la passer à Harry, puis elle sortit trois bouteilles de jus de citrouille, ainsi que des robes propres pour chacun d'entre eux. Une fois changés et rassasiés, ils se sentirent un peu mieux.
« L'aspect positif », dit enfin Ron qui regardait sa peau se reconstruire, « c'est qu'on a réussi à trouver l'horcruxe. L'aspect négatif… »
« … c'est qu'on n'a plus d'épée. », acheva Harry, les dents serrées.
« Plus d'épée », répéta Ron, « cet ignoble petit traître. »
Hermione préféra ne pas répondre à cela. C'était vrai que Gripsec n'avait pas agi à la loyale, mais ils lui avaient promis l'épée en échange de son aide pour entrer à Gringotts... ils s'étaient fait prendre à leur propre jeu. Elle regarda le dragon qui s'était posé sur la rive opposée et était en train de boire.
« Qu'est-ce qu'il va lui arriver ? Vous croyez qu'il va s'en sortir ? »
Elle se sentait un peu responsable, après tout il n'était pas un dragon sauvage, peut-être ne pourrait-il pas survivre seul dans la nature.
« On croirait entendre Hagrid. », répliqua Ron. « C'est un dragon, Hermione, il peut se débrouiller tout seul. Tu devrais plutôt t'inquiéter pour nous. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Eh bien, je ne sais pas comment t'annoncer la nouvelle », répondit Ron, « mais il se peut qu'ils aient remarqué qu'on était entrés chez Gringotts par effraction. »
Hermione eut un hoquet, puis se mit à rigoler d'abord doucement, mais bientôt elle ne put plus s'arrêter. Ron et Harry riaient eux aussi d'un rire difficile à contrôler, à s'en faire mal au ventre.
Harry se crispa soudainement et ferma ses yeux. Sa respiration devint plus forte, il serra ses poings… Hermione eut un soupir. Encore une de ses visions. Néanmoins, elle comprenait qu'en cet instant il ne soit pas capable de contrôler son esprit, pas avec tout ce qu'ils venaient de vivre. Elle jeta un coup d'œil à Ron qui haussa les épaules, et tous les deux attendirent que leur ami rouvre les yeux.
« Voldemort sait. », dit finalement Harry. « Il sait et il va vérifier les cachettes des autres Horcruxes. Le dernier se trouve à Poudlard. Je le savais. Je le savais. »
Bien sur que Voldemort savait, pensa Hermione, il le savait depuis que Drago le lui avait dit, à cause d'elle. D'ailleurs, il était étonnant qu'Harry ne l'ait pas vu en vision plus tôt, mais sans doute n'avait-il même pas pensé que Voldemort ait pu être au courant. Bizarrement Hermione se sentit plutôt soulagée que leur entrée à Gringotts se soit faite remarquée. Au moins comme ça, elle se sentait un peu moins coupable de sa trahison.
« As-tu vu où se trouve l'Horcruxe à Poudlard ? », demanda Ron.
« Non, il songeait surtout à avertir Rogue, il ne pensait pas à la cachette… »
« Attendez, attendez ! », s'écria Hermione en se rendant soudainement compte que Ron et Harry semblaient prêts à partir pour Poudlard. « Nous ne pouvons pas y aller comme ça, nous n'avons aucun plan, il faut d'abord… »
« Nous devons partir tout de suite. », l'interrompit Harry d'un ton ferme. « Qu'est-ce qu'on fera s'il décide que la cachette de Poudlard n'est pas assez sûre et qu'il déplace l'Horcruxe ? »
Il marquait un point. Mais c'était une très mauvaise idée.
« Poudlard ne ressemble plus à Poudlard… Il va falloir se montrer très prudent. »
« Comment fait-on pour y retourner ? », demanda Ron en la regardant.
Hermione soupira en se pinçant l'arrête du nez, puis abdiqua.
« Nous allons passer par Pré-au-Lard, en allant à La Tête de Sanglier. Il y a un passage secret qui ramène à Poudlard, le seul qui n'est pas surveillé. Mettons la cape. », fit-elle en la désignant du bras.
« Mais on ne tiendra pas tous les trois… »
« Peu importe. », répondit Hermione. « La nuit sera tombée, on ne verra pas nos pieds, et de toute manière le couvre feu va nous signaler à l'instant où nous allons arriver. C'est simplement un moyen de gagner un peu de temps. »
Hermione s'avança et se glissa entre Harry et Ron. Harry déploya la cape en la faisant pendre le plus bas possible puis, d'un même mouvement, ils pivotèrent sur place et s'enfoncèrent dans l'obscurité oppressante.
Et voilà pour ce chapitre ! J'espère qu'il vous aura plu. Le trio arrive donc à Poudlard, c'est bientôt la bataille finale ! (et les retrouvailles entre Drago et Hermione hihihi). Je repars en vacances le 2 août, mais je posterai le prochain chapitre avant mon départ, promis ! Bisous
