Bonjour tous!
Je vous promets que dès le début du mois de juillet vous aurez des updates plus régulières!
Merci à tous ceux qui ont reviewés!
L'histoire appartient à LeighKelly (s/9174156/36/Finding-the-Way-Back)
Bonne lecture!
Après l'anniversaire de Brittany, les choses commencèrent très vite à bouger. Chaque jour semblait marquer une nouvelle étape importante. Annalise mangeait bien, gagnait du poids et ses signes vitaux allaient de mieux en mieux. Notre optimisme ne flanchait pas et la première semaine d'aout, une semaine avant la date ou Annie était censée être née, le Dr. Kellen nous appela Britt et moi dans son bureau pour une conversation.
Nos mains étaient liées, et j'essayais d'empêcher la peur d'exploser dans ma poitrine. Brittany me regarda lorsqu'un frisson couru le long de mon dos, et ses yeux étaient assombris par l'incertitude. Nous avions toujours parlé au médecin en étant aux côtés du bébé, don être dans ce bureau ne semblait pas normal. Lorsque nous nous assîmes devant le bureau du Dr. Kellen, il nous fit un sourire chaleureux et je pris ma lèvre entre mes dents.
"Mesdames." Commença-t-il, ses yeux passant de mon visage à celui de Britt. "Que se passe-t-il? Est-ce que tout va bien?"
"Quoi? Vous êtes celui qui nous a demandé de venir ici." Répondis-je, indignée. "Comment pourrait-on le savoir?"
"Oh, non, je suis désolé Santana, Brittany. Ce n'est absolument pas des mauvaises nouvelles! Au contraire, je veux vous parler de la décharge d'Annalise."
J'entendis Brittany haleter lorsqu'elle plaça ma main sur sa poitrine. Sérieusement, la décharge? Cela faisait sept semaine et amener le bébé à la maison semblait si loin. Même si elle avait dépassé les 1kg800 et passait de plus en plus de temps hors de l'incubateur, nous n'avions pas réalisé à quel point elle allait bien.
"Elle maintient seule sa température corporelle, elle n'est plus reliée à aucune machine, vraiment, nous n'avons plus aucune raison de la garder ici." Expliqua le docteur.
"Quand peut-elle venir à la maison?" Demanda Britt, d'une petite voix pleine d'émerveillement.
"Demain." Dr. Kellen sourit, et je sus que ce sourire se reflétait sur nos deux visages.
"Mais il y a quelques petites choses dont nous devons parler."
Je plaçai ma chaise plus près de celle de Brittany pour pouvoir enrouler mon bras autour d'elle pour les choses qui étaient toujours difficiles à entendre. Pour la millionième fois en sept semaines, nous écoutâmes le Dr. Kellen parler de la possibilité de retards de développement qui n'avaient pas été vus, de l'importance de ne pas comparer Annie aux autres bébés, de lui donner tout l'amour et les contacts physiques qu'on souhaitait, de la porter sans s'inquiéter qu'on la gâte trop. Il nous donna aussi un livre avec les spécialistes chez lesquelles on voudrait peut-être emmener Annie lors de sa croissance, et Britt l'attrapa. J'étais trop hébétée, digérant toujours le futur d'Annie, digérant le fait qu'elle allait rentrer à la maison avec nous, que demain n'était pas un jour si lointain.
Mon esprit était aussi fixé sur les inquiétudes que l'on ne cessait pas d'entendre. Notre fille pourrait avoir des difficultés, pourrait être différente des autres. Mais je pensais à ma magnifique femme, qui avait toujours été différente, et je l'aimais pour ça et malgré ça. Je pensais à moi-même, qui m'étais battue tellement fort cintre le fait d'être différente que je m'étais rendue misérable. Je pensais à nos amis; Kurt, l'original licorne de Brittany, qui mettait en évidence ses différences et qui avait énormément de succès grâce à elles. Rachel, qui n'avait jamais laissé les slushies et les moqueries sans pitié de tout le monde (malheureusement, je m'incluais dans ce groupe) l'empêcher de devenir une star. Même Finn et Quinn, qui avait défiés les attentes de tout le monde pour faire ce qu'ils aimaient.
Des mots auxquels je n'avaient pas pensé depuis longtemps firent écho dans ma tête pendant que Dr. Kellen parlait de compétences cognitives et de services d'intervention précoce, je peux seulement être qui je suis. Bien sur, nous ferions tout ce qui était en notre pouvoir pour rendre la vie de Petite Fève aussi facile que possible mais je n'étais pas complètement terrorisée à l'idée qu'elle ai besoin de plus d'aide pour y arriver. Evidemment, il y aurait toujours des gens dans le monde qui sauteraient sur la première occasion de rabaisser une autre personne, mais j'espérai que cette magnifique fille était née avec la capacité de Mama de voir au-delà de ce que les autres pensent. Et si elle ne l'avait pas, elle avait une Mamí qui n'hésiterait pas à mettre du plomb dans la cervelle de quiconque pensait que c'était normal de lui dire qu'elle n'était rien de moins que spéciale.
Ce qui comptait vraiment était qu'elle serait élevée avec des gens qui l'aimaient et l'acceptaient sans conditions. Et c'était ce que nous faisions dans notre drôle de petite famille, on faisait ce que j'avais appris de Brittany, on embrassait notre licorne intérieure. Annalise avait survécu à une naissance traumatique, elle grandissait à pas de géants, et elle rentrait à la maison, nos bébé était une licorne.
Cette nuit, nous étions en fait rentrées avec deux bonnes nouvelles. Non seulement pourrions nous ramener notre bébé à la maison le lendemain, mais en plus Dr. Singh avait déclaré que Brittany avait terminé sa convalescence. Brittany m'avait fait un clin d'œil depuis la table d'examen, et comme je l'avais juré plusieurs fois, cette femme allait me tuer.
Dans ma tête, j'avais fait des plans pour quand nous rentrerions à la maison. Nous nous laverions, mangerions quelque chose (non, je n'avais pas d'arrière pensées à propos de ça), et ensuite nous irions au lit. Ouais, c'était bien en théorie, mais apparemment j'avais donné à Britt et à moi dans mon esprit beaucoup plus de crédit que ce qu'on méritait vraiment. Dès que la porte fut fermée derrière nous, ça y était. Nous réalisâmes que c'était la première fois que nous pouvions vraiment toucher l'autre en sept semaines (Brittany avait passé quatre de ces semaines à m'allumer) et nous étions l'une sur l'autre. Je ne savais même pas qui avait bougé en premier, peut-être l'avions nous fait toutes les deux au même moment, contrôlées par le magnétisme qui nous avait toujours attirées ensembles.
Nos lèvres se rencontrèrent, et les mains de Brittany trouvèrent leur place dans mes cheveux pendant que les miennes trouvèrent la leur sur ses hanches, l'attirant plus près de moi. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine lorsque je mordillait son cou, trouvant rapidement l'endroit que je cherchai. Elle gémit doucement, et quelques secondes après, elle me poussait sur notre lit, passant son t-shirt par dessus sa tête. Je ne pouvais pas garder mes mains pour moi, et je les tendis désespérément, voulant que son corps touche le mien à nouveau.
"Tu m'as manqué" Souffla-t-elle dans mon oreille, et sa voix accentua le désir douloureux entre mes cuisses. Nous avions passé presque chaque moment ensembles pendant deux mois, mais je savais ce qu'elle voulait dire, le fait que nos corps ne fassent plus qu'un lui avait manqué.
"Merde, Britt, tu es tellement magnifique. Et tu es trop loin de moi."
Elle secoua la tête et tira sur le out de mon t-shirt. Je courbai le dos pour qu'elle puisse l'enlever et mon corps s'enflamma quand nos peaux entrèrent finalement en contact. Dans ma tête, les choses allaient se passer lentement et doucement, mais mon corps n'était vraiment pas d'accord avec mon esprit. Tout à propos de notre contact était rapide, désireux et décidément pas doux, mais Britt le contrôlait et elle savait ce que son corps pouvait tolérer. Ses mains étaient partout sur moi et elle tira sur mon jean, ayant besoin de plus de contact.
"Touche moi." Commanda-t-elle, et je jouis presque.
Je sortis de la rêverie dans laquelle je m'étais glissée, la regardant jeter son short sur le sol et je déplaçais mes mains vers là où elle en avait le plus besoin. Mes yeux étaient liés à ceux de Brittany, lorsqu'elle bougea ses hanches, essayant de contrôler mon contact avec elle. Utilisant ma main libre, j'attrapai l'arrière de sa tête et attirai ses lèvres aux miennes, suçotant et mordillant sa lèvre inférieure. Sans que je sache comment, je me retrouvai sans pantalon et les long doigts de Britt se promenèrent à l'extrémité de mes sous-vêtements.
"Non. Je veux prendre soin de toi en premier." Je n'étais même pas sure que mes mots étaient sortis en quelque chose de cohérent.
"Ensemble." Demanda-t-elle. "C'est mieux ensemble."
Ma bouche tenta de protester, je voulais vraiment que ce soir à propos de Brittany mais mon corps me trahit une fois de plus à la minute où ces doigts entrèrent en contact. C'était ridicule à quel point je devenais impuissante dès qu'elle me touchait (ok, peut-être que j'étais tout le temps faible quand il s'agissait de Britt). Je m'attardais pour la fixer, son corps avait tellement changé et était , si c'était possible, encore plus beau qu'avant. Cependant, nous nous assemblions toujours parfaitement et elle ne cessait pas de m'émerveiller.
Nos lèvres se lièrent à nouveau, et je gardai les yeux ouverts pour pouvoir voir les siens. Je me battais contre mon inévitable orgasme, demandant à mon corps de coopérer pour que Britt soit là en première. Lorsqu'elle cria une combinaison de plus, plus vite et peut-être fuck, je pensai que j'allais perdre ma bataille avec moi-même. Quand ces mots furent remplacés par mon nom et que ses yeux roulèrent dans leurs orbites, je me laissai me briser en dessous d'elle lorsqu'elle se laissa tomber sur moi.
"Sainte merde." Haletais-je, ayant l'impression de ne plus avoir d'os dans mon corps.
"Mmhmm." Répondit Britt, son visage enfouis dans mes cheveux. Ouaip, on l'a toujours.
"Tu sais," Britt parla dans mon oreille, me réveillant le lendemain matin. "Si on avait pu faire ça ces dernières semaines, il se pourraient qu'elles n'aillent pas eu l'air de passer aussi lentement."
"Tu as sans doute raison. Et Britt?" Demandais-je, regardant l'horloge. "Pourquoi sommes-nous réveillées à 5h17?"
"Je me suis réveillée de moi-même, puis ensuite je voulais que tu sois réveillée aussi. On du temps à rattraper."
Brittany avait toujours été un génie. Nous avions définitivement rattrapé le temps perdu. Ensuite, nous avions pris une douche, et rattrapé encore un peu. Finalement, à 7h05, nous étions habillées, debout devant la chambre d'Annalise, regardant parmi l'absurde tas de vêtements que Kurt avait déposé. Pour une raison quelconque, il semblait important que nous choisissions la tenue parfaite pour l'arrivée à la maison d'Annalise, mais nous étions toutes deux submergées par le choix.
"Que penses-tu de celui là?" Demanda Britt, montrant une minuscule robe d'été rouge et blanche.
"Je ne sais pas, tu penses pas qu'elle aura froid?"
"Peut-être." Peu importe qu'on soit en aout à New York et que NY1 disait que la température serait de 39 degrés. Mais NY1 était de la merde, pour ce qu'ils en savaient il pourrait faire -25 degrés et avoir eu un tsunami, nous ne leur faisions pas confiance à propos du temps lors d'un jour si important. "Attends, je sais lequel serait parfait!"
Après avoir cherché dans les armoires, Brittany trouva ce qu'elle cherchait et se tourna vers moi, tenant la tenue avec un grand sourire sur le visage. Dans une main, elle tenait un pyjama avec des pieds blancs et des chats oranges dessus, et dans l'autre, il y avait un chapeau rose avec des oreilles de chat. Je n'avais aucune idée d'où ça provenait mais c'était définitivement la bonne taille et cela tiendrait Annie suffisamment au chaud. De plus, l'expression sur le visage de Brittany était incroyable, donc je lui souris en retour et hochai la tête, ayant mes lèvres immédiatement attaquées par les siennes.
"On y est." Annonça Britt lorsque nous sortîmes. "Elle rentre à la maison avec nous aujourd'hui."
Brittany sautillait et j'avais l'impression que j'allais être malade d'excitation et de nervosité quand nous arrivâmes à l'hôpital. Pour la première fois, Britt et moi étions debout devant l'incubateur d'Annalise (qui avait, remarquais-je, été éteint et elle avait toujours l'air assez chaude) et nous changeâmes sa couche et l'habillèrent. elle avait l'air de nager, même dans les minuscules vêtements, mais j'eu un petit pincement au cœur en voyant à qu'elle point elle avait l'air grande habillé dans de vrais vêtements.
"Merci, pour tout." Dit Britt au Dr. Kellen lorsqu'elle signa les derniers papiers.
"Je suis heureuse qu'elle soit prête à rentrer à la maison avec vous. Mesdames, vous avez attendu assez longtemps pour que ce jour arrive, et vous aller être très bien. Je vous verrai dans mon bureau la semaine prochaine, et n'hésitez pas à appeler, à n'importe quel moment pour quoique ce soit dont vous avez besoin."
"Merci." Ajoutais-je doucement, berçant Annie dans mes bras. "Prête à voir la maison, mija?"
Nous avions une poussette très chère toujours dans sa boite dans le placard à manteau de notre appartement. Ce n'était même pas quelque chose que nous avions pensé être une option pour ramener Annalise à la maison (ou n'importe où, si ça importe, mais j'avais l'impression qu'il faudrait un moment avant que Britt ou moi soyons prête pour partir avec elle à nouveau) à la place, nous avions décidé que je la porterai dans le châle designé exprès pour les bébés en dessous de 4 kg que Finn et Rachel avaient trouvé pour nous. Tenant Annie contre ma poitrine, Britt nous emballa comme elle l'avait vu dans la vidéo sur Youtube que nous avions vu au moins quatre douzaines de fois.
Une fois que Petite Fève étais attachée correctement, Britt attrapa le sac qui contenait tout ce que nous avions apporté avec nous, plus les couches et le lait en poudre pour prématuré 'au cas où" que les infirmières nous avaient donné. Après avoir enroulé son bras autour de ma taille, Britt murmura quelque chose au bébé et nous fîmes un dernier geste d'au revoir aux gens qui avaient été tellement bon avec nous tous, pendant la vie entière d'Annalise.
Notre marche vers la maison se passa sans rien d'exceptionnel, mais nous nous arrêtâmes plusieurs fois simplement pour observer notre magnifique petite fille qui clignait des yeux à la lumière du soleil, baillait ou faisait des petits bruits contre ma poitrine. Quand nous rentrâmes finalement dans notre appartement, ce fut la première fois que l'endroit semblait être la "maison" à nouveau. Tous les Lopez-Pierce étaient ensembles pour la première fois.
"Bienvenue à la maison, Annalise." Murmura Britt, même si elle s'était endormie.
"Elle est vraiment ici avec nous." Dis-je, émerveillée.
Notre première nuit se passa sans encombres, et Britt et moi décidèrent toutes deux que nous étions sans doute gâtées avec un bébé aussi bon que le nôtre. Quand nous sentîmes que nous devrions arrêter de la porter et de la poser pour la nuit, nous la berçâmes et la déposâmes dans le couffin au pied de notre lit (j'étais tellement heureuse que nous aillons écouté Kurt et l'aillons acheté, la mettre dans la nurserie semblait être comme la mettre à des kilomètres loin de nous). Notre propre fatigue nous rattrapant, Britt et moi nous changeâmes et grimpâmes dans le lit avec nos pieds du côté où on mettait la tête et nos têtes du côté où on mettait les pieds pour pouvoir être plus proches d'Annie.
Nous l'observâmes pendant un moment, n'ayant jamais passé la nuit avec elle si proche de nous, mais finalement je me pelotonnais contre Britt et nous nous endormîmes. Quand Annie se réveilla pour manger, je me couchai avec ma tête posée sur ma main, regardant ma femme et ma fille à la lueur de la lune qui passait par la fenêtre. Je ne verrai sans doute jamais rien d'aussi beau que ça, et même si j'avais réussi à passer la journée sans pleurer, des larmes se formèrent dans mes yeux. Brittany me tendit le bébé pour que je puisse lui faire un bisous de bonne nuit et je la bordai à nouveau dans le couffin, je plaçai aussi un baiser sur le front de Britt.
"Je t'aime bébé. Je t'aime Santana." Murmura-t-elle.
"Je t'aime bébé. Je t'aime Brittany." Fis-je écho.
Elles étaient tout ce que j'avais toujours voulu. C'était nous trois contre le monde, et peu importe quoi, nous vaincrons.
Crédits:
Loser Like me, Glee
