Chalut à tous, nous sommes aujourd'hui mercredi et qui dit mercredi dit je poste ^^ J'espère que tous ceux qui ont passé le BAC s'en sont bien sorti et j'espère qu'ils l'auront ^^ Dites le moi si c'est le cas ^^ Je souhaite aussi bon courage à tous ceux qui vont passer le BREVET à la fin de la semaine ^^ Bisous à tous et bonne lecture ^^ A la semaine prochaine ^^

Tsukino: Je sais que c'est un peu loin de ton chapitre mais oui, Rihito devant le Duc de Redford est de ma création ^^ Enfin une lectrice qui connais Mei's Butler ^^ ou Mei-chan no shitsuji ^^ Bisous

Celeste31: Chalut ^^ Tu m'as laissée un roman ^^ C'est génial... Bon la réponse maintenant ^^ Et encore, tu n'as pas vu Sebastian dans tout son art pour les scènes suivantes ^^ Et oui, l'enfant à dépasser le père... comme l'élève à surpasser le maitre ^^ Le sourire crispé de Sebastian n'était, en effet, pas feint ^^ Mais il ne va finalement pas se venger vu l'état de Ciel au début de l'interlude dernière partie de l'enquête... Ce serait amusant de les voirs jouer l'un contre l'autre aux échecs... mais ce n'est pas moi qui essayerais de le faire... faut demander à Yana ^^ En effet, ce serait drôle que Sebastian le chien aille chercher Sebastian par la manche mais en même temps je crois que le chien ne survivra pas longtemps s'il faisait ça ^^ Mais oui... mais non il est tombé amoureux de Ciel... ce n'est pas pour cela qu'il le regarde ainsi mais il aura tout le temps pour ça comme tu le verras à la fin de la scène de la semaine prochaine. Sebastian reste toujours égal à lui même ^^ Bon c'est vrai que l'on voit plutôt Sebastian comme un magnifique chat que l'on a envie de caresser et de serrer contre soi... Ciel va pas vraiment dormir cette nuit là ^^ Les prochaines peut être mais je n'en parle pas ^^ Et oui, être un comte demande de la tenue, même quand Sebastian fait un rire à faire entrer disgracieusement dans la chambre ^^ XD Moi je me suis bien amusée à imaginer le manoir sous l'orage ^^ Mon script reste important tout de même pour valider l'hypothèse du lecteur... je vous laisse trop souvent dans le noir pour ne pas éclairer votre lanterne sur de petits détails ^^ Pour l'arbre généalogique, je pensais plus à l'arbre qu'à la partie manquante: ayant du temps à perdre, Angelina avait refait celui-ci... En effet, tu as devinée que Sebastian laissais exprès Rachel se casser la figure ^^ Après tout cela lui apporte un peu de divertissement ^^ Les domestiques se perdent aussi en effet. Sebastian leur a donc dessiné une carte avec une croix aux endroits importants ^^ Pratique, non ? ^^ Tu ne trouves pas ça surnaturel que Sebastian s'y retrouve dans le manoir alors qu'Angelina elle même s'y perd ? La fille a dépassé la mère, comme le fils avec le père ^^ c'est de famille ^^ J'ai fait EXPRÈS de préciser l'attitude de Sebastian... ^^ EN même temps contre l'ordi, c'est pas gagné ^^ Sebastian avait tout prévu, comme tu le verras dans la chapitre qui arrive ou le suivant... Mais ce n'était pas la raison de son sourire... Oui, Sebastian revit au travers de cet acte... enfin être lui même sans que personne n'est le moindre doute... ^^ De plus cela lui servira de couverture pour l'avenir... Bref bonne lecture et gros bisous.

Scène 4 : Vadrouille dans le manoir

Ciel était à peine entré dans la chambre qu'il partageait avec Lizzie que celle-ci lui sauta au cou à l'en étrangler. C'est fou comment une si petite et fragile personne pouvait avoir de la poigne. Elle enfouit son visage dans le cou de son frère qui sentit celui-ci devenir tout humide. Il ne tarda pas à comprendre que sa petite sœur sanglotait tant il la sentait trembler contre lui. Déstabilisé, il poussa un petit soupir puis se mit à lui caresser doucement sa longue chevelure blonde pour la calmer avant de lui dire maladroitement mais doucement quelques mots en tentant d'y dissimuler son impatience devant la situation.

- Calme-toi, Lizzie. Tu es une Phantomhive, que Diable !

Au même instant, Sebastian éternua dans l'une des pièces du manoir avant d'esquisser un profond sourire ravi : cela ne lui arrivait que très rarement et seulement dans une situation particulière. Comme à chaque fois, cela l'amusait beaucoup et le mit de merveilleuse humeur pour continuer ses tâches de majordome.

Lizzie regardait penaude son frère et s'excusa en reniflant bruyamment, ce qui eut le don d'énervé d'autant plus Ciel, puis, enfin, elle lui expliqua son comportement.

- Ciel, j'ai eut si peur toute seule tout à l'heure dans le noir. Ce manoir est si grand, si sombre et terrifiant… Sans compter ces bruits bizarres que j'ai entendu tout à l'heure.

Elle frissonna devant Ciel qui hésita entre adorer ce manoir qui lui procurait une paix et une tranquillité qu'il n'avait jamais eut nulle part ailleurs et le haïr parce que s sœur devenait encore plus collante que jamais lorsqu'il avait le malheur de se trouver dans la même pièce qu'elle.

A ce moment là, un bruit étrange résonna dans la pièce, comme si quelque chose cherchait à de l'endroit où il était enfermé. Lizzie vient alors se coller de nouveau à son frère et lui chuchota d'une voix rendue aigue par la peur.

- Cieell… C'est encore ce bruit…. Hiiiii !

Ciel tenta de faire taire sa sœur pour découvrir l'origine du bruit mais, le temps qu'il y parvienne, celui-ci c'était tu. Il poussa alors un soupir mi exaspéré, mi inquiet. Il se secoua mentalement pour se remettre les idées en place : ce manoir avait décidément une mauvaise influence sur lui. Sans le moindre indice, il parcourut la pièce du regard pour tenter de trouver une explication logique à tout ça.

La pièce était spacieuse et sobre, ce qui convenait parfaitement à Ciel et moins à Lizzie, bien entendu. Deux lits à baldaquin, aux rideaux couleur pourpre dissimulant les draps et oreillers à son regard aiguisé, se trouvaient du côté droit de la pièce tout en l'occupant pour une bonne moitié. En face de lui se dressait une cheminée en marbre où un grand feu dansait sur les bûches. Ciel resta un moment à le contempler avant de conclure que le bruit suspect qu'ils avaient entendu ne pouvait provenir d'aucun ses deux lieux. Il voulut donc poursuivre son inspection mais Lizzie se remit à lui gémir dans les oreilles qu'elle n'aimait pas ce lieu, déconcentrant Ciel dans sa mission. Il perdit alors un peu de son sang froid et dit sèchement à sa sœur quelques mots.

- Tais-toi un peu, Lizzie : je réfléchis !

La petite blonde fut si surprise qu'elle cessa net ses jérémiades. Ciel, ravi de son effet, poursuivit donc ses investigations.

Le côté gauche de la pièce comportait un bureau sur lequel était posée une feuille de papier vierge recouverte de poussière et un porteplume. Ciel ignora rapidement ce dernier, dénué d'intérêt et focalisa son attention sur la grande armoire en ébène gravée de scènes champêtres qui occupait le reste de la pièce. Il fit un pas pour s'en approcher plus près afin de l'examiner mais il fut retenu par Lizzie qui s'accrochait encore à son bras. Il lui jeta un regard noir qui lui fit baisser la tête, penaude, avant de finir par le lâcher à contrecœur.

A chaque pas qu'il faisait son cœur se mettait à battre plus fort jusqu'à ce que le bruit recommence à résonner une nouvelle fois dans la pièce silencieuse. Lizzie poussa un petit cri terrifié mais il n'y prit pas garde, se concentrant sur sa destination dont semblait, bel et bien, provenir le son étrange. Il posa sa main devenu moite sur la poignée mais l'ouvrit avec une fermeté dont il ne se sentait plus capable.

Rachel avait tout essayé pour parvenir à sortir du passage secret. Elle s'en mordait même beaucoup les doigts à présent d'avoir céder à sa curiosité mais elle ne pouvait plus revenir en arrière. Personne ne le pouvait… Elle avait poussé de toutes se forces contre le tableau pour tenter de le faire bouger, elle avait même tenté de le déchirer ou de le brûler sans parvenir au moindre résultat concluant. Elle avait ensuite appuyé sur toutes les dalles du sol et des murs de l'entrer du passage, remit et enlevé la torche en espérant déclencher le mécanisme inverse mais rien ne bougea. Rachel dut alors se résigner à la seule solution qui lui restait : s'enfoncer dans le tunnel sombre qui s'ouvrait devant elle, ce qu'elle fit, munie de sa torche…

Sebastian pénétra aussi silencieux qu'une ombre dans la bibliothèque où il avait laissé seule sa future victime. Il se glissa d'étagères en étagères comme un souffle de vent pour finalement arriver au niveau du tableau sans trouver âme qui vive. Il en inspecta les contours et finit par découvrir au sol des petites particules de cendres provenant de la torche allumée ce trouvant à l'entrée du passage secret. Un fin sourire victorieux et amusé se dessina alors sur ses lèvres avant de ressortir de la pièce, toujours sans le moindre bruit.

Sa destination suivante fut la chambre que partageaient les deux enfants. Il entrebâilla légèrement la porte et fut totalement satisfait de la scène qui se déroula sous ses yeux. Son plan marchait à merveille, plan qu'il avait concocté en accord avec les différentes personnalités de leurs invités. Il s'empressa d'aller faire signe à Angelina que tout était fin prêt, sans que Vincent, figé sur sa chaise, ne s'en rende compte. Si tout ce passait comme prévu, et il y veillerait personnellement, Lady Red réaliserait son souhait le soir même et lui… lui sera enfin libre…

Ciel recula de deux pas lorsqu'une boule d'énergie bleutée jaillit de l'armoire qu'il venait d'ouvrir. Lizzie poussa alors un cri silencieux avant de tomber dans les pommes et de s'effondrer au sol. Mais, Ciel ne s'en rendit même pas compte, hypnotisé qu'il était par la chose. Il murmura pour lui-même en approchant sa main de l'étrange phénomène.

- Ce n'est pas possible, ça n'existe pas…

Lorsque sa main entra en contact avec le lobe lumineux, il y eut un flash lumineux et Ciel se retrouva dans une pièce inconnue. La pièce était sombre car tous les rideaux étaient tirés sur les grandes fenêtres derrière lesquels on devinait les rayons du soleil. Au centre de la pièce, se trouvait un piano à queue devant lequel était assise une jeune femme. Il s'approcha alors d'elle pour découvrir où il était. Il s'aperçut alors qu'il s'agissait de son hôtesse. Il poussa un soupir soulagé puis s'excusa avant de lui demander poliment.

- Lady Red, je me suis perdu. Pourriez-vous m'indiquer la sortie, je vous pris ?

La jeune femme l'ignora et commença à jouer. Sa mélodie était superbe et divulguait tout un panel d'émotions : l'amour, la tendresse, la tristesse, le besoin de tendresse, la douceur et tellement d'autres encore. Ciel entendit à ce moment là un pas et il vit un homme sortir de l'ombre pour s'approcher doucement d'elle. Lorsque Ciel reconnut son père sur les traits de l'homme, il s'exclama joyeusement, heureux de voir enfin une tête connue :

- Père !

Mais l'homme l'ignora tout autant que la jeune femme pour s'approcher d'elle jusqu'à se tenir à son côté pour la complimenter.

- Tu joues magnifiquement maintenant, Anne.

La jeune femme lui offrit alors un sourire si brillant qu'une pensée traversa Ciel comme de la foudre : Lady Red était amoureuse den son père… ou, du moins, d'une personne lui ressemblant beaucoup. Il y eut alors un second flash lumineux et Ciel se retrouva de nouveau dans la chambre qu'il partageait avec Lizzie, devant la boule lumineuse qui s'agitait dans tous les sens sous son regard. Son esprit vif et structuré ne tarda pas à comprendre ce qu'il c'était passé : Ciel avait revisité les souvenirs de quelqu'un…

Rachel avançait dans le couloir dérobé pendant un temps lui semblant infini. Enfin, elle parvient à un cul de sac. Elle allait crier de désespoir de se retrouver à jamais enfermée ici lorsque le passage s'ouvrit devant elle. Sans hésiter, ne souhaitant pas rester éternellement prisonnière de ses lieux, elle sortit. Un tableau où était peint un cadenas de la même couleur que la clé de l'entrée du couloir secret se rabattit derrière elle quelques temps après. Elle frissonna et s'éloigna aussi vite que possible de celui-ci dans le nouveau couloir qui s'ouvrait devant elle.

Aucune porte ne se présentant à elle, Rachel continua à avancer en priant désespérément de trouver la sortie. Elle finit par arriver dans une grande salle vide où seul un immense tableau habillait le mur. Elle leva sa torche pour le regarder et poussa un cri d'horreur en reconnaissant le portrait de son mari. Sous la toile se tenait une légende à moitié effacée par le temps : Vincent Phantomhive, suivi de deux dates qu'elle ne parvient pas à déchiffrer. Un sombre pressentiment la saisi ainsi qu'un sentiment d'urgence. Elle sortit donc de la salle au pas de course pour tenter de trouver au plus vite la sortie afin de s'enfuir d'ici avant qu'il ne soit trop tard, bien qu'elle ne sache pas en quoi…

La boule lumineuse inspecta Ciel puis Lizzie sous toutes les coutures mais ne sembla pas avoir trouvé ce qu'elle recherchait. Elle sortit donc dehors en traversant la porte. Ciel fit reprendre ses esprits à Lizzie en la secouant puis lui dit simplement quelques mots avant de poursuivre le lobe en dehors de la pièce.

- Suis-moi !

La petite blonde ne souhaitant pas rester seule, elle n'eut pas d'autres choix que de sortir à la suite de son frère pour le rejoindre.

Ciel pensait qu'ils obtiendraient des réponses en suivant la sphère, aussi avait-il décidé de la suivre. Celle-ci entrait et sortait de chaque pièce pour tenter d'y trouver quelque chose, ou quelqu'un. Lizzie rattrapa son frère au bout du couloir et lui demanda, quelque peu essoufflée.

- Ciel, mais qu'est-ce… ?

Ciel lui fit signe de se taire, lui prit la main et l'entraina avec lui derrière la sphère qui ne les attendait pas.

Ils descendirent des escaliers, traversèrent des couloirs, ouvrirent des portes sans trouver jusqu'à le moindre indice de leur destination ou de ce que cherchait l'étrange lobe lumineux. A un moment, la boule pénétra une pièce sans en ressortir immédiatement. Ciel, convaincu qu'il tenait les réponses à portée de main, ouvrit la porte à la volée pour se figer sur place quand il reconnu la pièce où il c'était retrouvé dans le souvenir, bien qu'il n'y avait plus à présent la moindre trace de vie humaine.

Ce fut Lizzie qui le sortit de sa torpeur en lui tirant sur la manche : le globe était sortit et avait reprit son inspection. Il remercia sa sœur d'un hochement de tête et ils reprirent leur course derrière leur guide avant qu'elle ne disparaisse de leur champ de vision.

Rachel était arrivée devant un autre cul de sac et se trouvait à présent nez à nez avec une porte. Celle-ci était entrebâillée mais les bruits étranges qui en provenaient ne motivèrent pas Rachel à y entrer. Elle sursauta brusquement lorsqu'une voix retentit, l'appelant.

- Entre, ma chère, entre. Je sais que tu es là, Yumi sait toujours tout…

Rachel, n'ayant pas plus le choix que pour sortir du passage secret où elle était prisonnière, finit par entrer dans une petite pièce chaleureuse rappelant la caravane d'une voyante gitane où elle avait été avec l'une de ses amies qui voulait se faire lire son avenir, Rachel ayant refusé. Sur la petite table au centre de la pièce était posée une boule de cristal mais la pièce était vide de toute présence humaine. Rachel marmonnait pour elle-même qu'il lui faudrait pendre un rendez-vous avec un psychologue quand elle sera rentrée chez elle lorsque la voix retentit de nouveau alors qu'un visage apparaissait dans la boule de cristal.

- Assied-toi, ma chère.

Un siège, sortit de nulle part, la força à s'asseoir alors que le beau visage encadré de longs cheveux noirs continuait à parler.

- Je vois l'avenir, je lis l'avenir, je connais ton avenir…

Soudain, elle se mit à dire gravement à Rachel un avertissement.

- Méfis-toi de l'homme au regard de braise. Il te volera ce que tu as plus cher. Quitte ce manoir au plus vite avant qu'il ne soit trop tard…

Elle se tut un instant puis reprit, le visage plus sombre que jamais.

- Quitte ce manoir sans te retourner : il est déjà trop tard.

La boule de cristal implosa ensuite et la réaction en chaine fit exploser la pièce dans laquelle se trouvait Rachel qui fut projetée dans un autre couloir, sonnée. Un étrange rire fit alors trembler les murs puis elle entendit encore la voix de Yumi avant de sombrer dans le noir de l'inconscience.

- L'avenir… l'avenir…

Ils arrivèrent bientôt aux cachots qui, contrairement au reste du manoir, ne mentaient pas sur leur grand âge au vu des toiles d'araignée, des rats et autres créatures que croisèrent Ciel et Lizzie sur leur passage. La boule lumineuse allait moins vite, examinant parmi les cadavres en décomposition et les squelettes étalés sur le sol ce qu'elle cherchait. Un rat frôla la jambe dénudée de Lizzie qui frissonna d'horreur avant qu'une araignée géante ne lui tombe sur la tête. Elle poussa un hurlement à réveiller les morts qui rendit Ciel sourd pendant plusieurs minutes.

Un peu plus loin, elle trébucha sur une chose non identifiée et se retrouva nez à nez avec un squelette au sourire gâté. Elle se redressa alors que Ciel s'éloignait d'elle et recula pour éviter le macchabé pour tomber de nouveau sur une toile déchirée et couverte d'araignées alors qu'un vers sortait de la bouche de la femme au visage déchirée du portrait. Elle faillit vomir, ce qui étouffa un autre de ses cris puis se mit à courir devant elle pour rejoindre son frère qu'elle heurta violemment. Celui-ci, pour éviter de perdre l'équilibre, n'eut d'autre choix que de faire un pas en avant et entrer une seconde fois en contact avec la sphère.

Cette fois, le flash conduisit Ciel dans le jardin du manoir, sous une pluie battante, devant une ultime cérémonie dont pouvait assister un être humain : Ciel assistait à un enterrement. Il y avait beaucoup de monde mais il ne reconnut que deux visages : celui d'Angelina, noyé de larmes, qui se trouvait entre les bras de Vincent, la mine tout aussi sombre. Ils se chuchotaient des choses et Ciel s'approcha pour tenter de les entendre.

- … finir comme cela. C'est tellement injuste sanglota Angelina.

- Je sais, Anne, je sais mais nous n'y pouvons plus rien à présent. Je suis sur que l'Oncle Henry sera mieux où il est à présent…

Le curé commença ensuite son discours, ce qui fit taire le jeune couple mais Ciel, que cela n'intéresserait pas, se pencha pour voir la dépouille d'un vieil homme au regard serein et dont les rides de joie et d'amour marquaient son visage buriné par le temps. Il portait un complet noir et une rapière en argent ciselé. Ciel observa tout de même une minute de silence en mémoire du vieil homme qui lui semblait avoir été sage et bon.

Le flash le ramena dans le présent pour qu'il assiste à un phénomène particulièrement déstabilisant : Lizzie et lui étaient entourés de personnes dont il reconnut certaines présentes à l'enterrement mais, ce qui le troubla le plus, ce fut lorsqu'il aperçut parmi eux l'homme dont il avait assisté aux funérailles. Ciel balbutia alors, complètement désorienté alors que Lizzie avait complètement perdu l'usage de sa voix.

- Mais… mais, vous êtes mort !

Le dénommé Henry lui offrit un grand sourire avant de lui rétorquer.

- Et les fantômes mon gars ? Ca n'existe pas peut être ?

Ciel n'y réfléchit pas à deux fois : il prit la main de sa sœur et courra loin des catacombes qui regorgeaient de spectres plus réels que jamais. Leurs rires les poursuivirent longtemps au travers du manoir alors qu'ils suivaient avec plus de réticences la sphère lumineuse.

Rachel fut éveillée par un bruit familier et surprenant dans ce manoir : une sonnerie de téléphone. Par réflexe, et ne se souvenant plus où elle se trouvait, Rachel se dirigea vers la source du bruit pour répondre. L'appareil se trouvait au détour d'un couloir sur une petite table. Elle décrocha.

- Allô ? Ici Rachel Phantomhive, c'est pour quoi, je vous pris ?

Il n'y eut aucune réponse et l'instant d'après, elle se retrouva avec le bip sonore qui signalait que le correspondant venait de raccroché. Rachel fut d'abord surprise qu'on lui eut raccroché au nez puis, de colère, elle reposa le combiné en pestant avant de se rappeler où elle était, ce qui n'avait rien de rassurant. Elle soupira en comprenant qu'il ne s'agissait pas d'un cauchemar, comme elle l'avait d'abord espérer mais bel et bien de la réalité. Elle se remit donc en route, sans se douter ni sentir une seconde qu'une ombre aussi silencieuse qu'un souffle de vent la suivait à présent de prêt.

La sphère pénétra dans une énième pièce mais, cette fois encore, elle n'en ressortit pas. Ciel et Lizzie échangèrent un regard en espérant qu'il s'agissait cette fois de la bonne puis Ciel ouvrit la porte.

Au même moment, Rachel trouva une porte sur sa gauche qu'elle ouvrit pour quitter ce sinistre couloir où elle avançait seule… Elle se retrouva face à un rideau de velours mais, au moment où elle voulut l'écarter de sa trajectoire, une voix bien trop connue par elle s'éleva, la figeant dans sa lancée.

- Anne, mon amour, je me souviens enfin de toi !

La voix provenait de Vincent, Vincent sur qui la sphère lumineuse c'était précipité sous les yeux de Ciel et de Lizzie devant la porte grande ouverte du bureau. Rachel c'était figé de douleur sur place derrière le rideau sans pouvoir rien faire…

Nul ne vit le sourire satisfait d'Angelina, se trouvant auprès de Vincent, à moitié dans l'ombre, ni celui de son majordome démoniaque, victorieux, dissimulé dans l'ombre non loin de Rachel. Son plan avait porté ses fruits au-delà de ses espoirs…

A suivre...

Bien, je vous annonce que le chapitre de la semaine prochain, déjà écrit et tapé, signera la fin de cet acte ^^ Voilà, Bisous à tous et à très bientôt